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Observations - Pour un positionnement des sciences et technologies de Ressources naturelles Canada dans le système d’innovation

Observations

International

Les systèmes d’innovation sont complexes, interdépendants et en continuelle évolution, et ils sont tous uniques.

Le système d’innovation d’aujourd’hui se compose d’un ensemble d’intervenants plus variés et plus exigeants, c.-à-d. le milieu scientifique, le gouvernement, le secteur des affaires et la société civile, qui s’attendent à des réponses plus concrètes, et ce, dans des délais plus courts.

RNCan a étudié des systèmes d’innovation en Australie, en Chine, aux États-Unis, en Finlande, en France, en Israël, au Japon, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni, ainsi que de manière plus générale au sein de l’OCDE. L’objectif de cette analyse était d’apprendre de ces pays et de cerner les pratiques exemplaires applicables à RNCan.

Tous les pays doivent relever des défis économiques et sociaux similaires. Par exemple, les changements démographiques entraînent des pressions sociétales, économiques et géopolitiques complexes et d’une grande portée qui auront des répercussions profondes sur la force et la capacité des systèmes d’innovation. Tout comme le Canada, d’autres pays vivent déjà, ou vivront bientôt, une pénurie de personnel hautement qualifié. Néanmoins, chaque pays y a réagi avec sa propre combinaison de stratégie des S et T, de financement, de mesures fiscales et de règlementations simplifiées pour créer des conditions favorables à des S et T novatrices. Les enjeux sont importants, puisque les pays qui sont en mesure de prévoir et de saisir les occasions que présentent les demandes de nature sociétale ou les S et T dont les applications n’apparaissent pas évidentes au départ connaîtront davantage de succès et développeront des avantages concurrentiels.

La réussite de la Finlande est fondée sur la souplesse : les secteurs public et privé ont été en mesure de s’ajuster et de profiter des occasions créées par un nouvel environnement technologique et économique. Une coopération inter-organisationnelle importante est un élément essentiel du système d’innovation finnois. Un soutien à la R-D, industrielle et sectorielle, la régionalisation et des changements structurels et opérationnels importants dans les universités ont joué un rôle clé de la stratégie de croissance de la R-D du gouvernement.

Le rôle du gouvernement et les manières dont la structure institutionnelle peut maximiser l’investissement en S et T ont aussi été évalués. Les résultats sont les suivants :

  • On privilégie une approche de leadership dans laquelle le gouvernement choisit l’orientation.
  • Les gouvernements jouent un rôle accru dans les S et T afin de :
    • soutenir la recherche fondamentale;
    • servir et soutenir l’intérêt du public;
  • Les ministères responsables effectuent rarement des activités de S et T; des organisations spécialisées ont été créées à cette fin;
  • Les décisions sur l’orientation et le financement sont clairement séparées du rendement des S et T;
  • Les trois piliers du système d’innovation – l’industrie, le milieu universitaire et le gouvernement – travaillent en collaboration.

National

Figure 1: Évolution du paysage fédéral des sciences et technologies
Version textuelle - Figure 1
Figure 1

Le paysage des sciences et technologies fédérales canadiennes a connu une évolution complexe qui a duré des dizaines d’années. Il est marqué par les fluctuations des niveaux de financement et par l’examen de diverses facettes du système d’innovation du Canada découlant de la publication de politiques fédérales sur les sciences et technologies en 1987, 1996, 2002 et 2007. Depuis 1996, il y a eu un mouvement important du financement des sciences et technologies vers les universités, l’industrie ou les mécanismes de recherche collaborative.

La collectivité fédérale des S et T est composée d’organismes centraux, de ministères et d’organismes à vocation scientifique et de comités horizontaux ayant chacun des rôles et des responsabilités précis. Le paysage des S et T fédérales canadiennes a connu une évolution complexe qui a duré des dizaines d’années et a mobilisé de nombreux intervenants nationaux et internationaux (voir Figure 1). Il a aussi été un catalyseur de changement dans de nombreux ministères et organismes à vocation scientifique. Par exemple, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Recherche et développement pour la défense Canada, Pêches et Océans Canada, Environnement Canada et le Conseil national de recherches du Canada ont récemment élaboré des stratégies de S et T pour aligner, recentrer et réorganiser la science au sein de leur organisation. Leurs stratégies portent sur trois grandes préoccupations : les systèmes et les structures de gouvernance des S et T, l’accès à une main-d’œuvre hautement qualifiée et, enfin, la collaboration efficace des intervenants et leur mobilisation.

« Les cadres politiques et les hauts fonctionnaires doivent adhérer à la vision d’un réseau en S-T et encourager la collaboration pour assurer qu’elle devienne un élément fondamental de la culture gouvernementale en S-T. En prêchant par l’exemple, ils doivent démontrer que la collaboration n’est pas une tâche à accomplir “quand on n’a rien de mieux à faire”, ni un travail “supplémentaire”... »

CEST, LSNC, 2005

Au cours des dernières années, les organismes consultatifs, soit le Conseil consultatif des sciences et de la technologie (CCST), le Conseil d’experts en S et T (CEST)Note de bas de page1 et le Conseil des académies canadiennes, ont aussi eu une influence sur l’action fédérale en S et T ainsi que sur le travail du Bureau du conseiller national des sciences et sur celui des commissions et des comités fédéraux clés en S et T. La collectivité des conseillers a favorisé la formation du cœur des initiatives fédérales de S et T ainsi que l’orientation de la transformation continue des S et T fédérales et du système d’innovation.

Le paysage fédéral des S et T et la collectivité fédérale des S et T continueront d’influer sur l’évolution de RNCan.

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