Direction de l’audit et de l’évaluation
Ressources Naturelles Canada
24 Octobre 2025
Sur cette page
- Liste des sigles et des abréviations
- Résumé
- Introduction
- Pertinence
- Conception et prestation
- Résultats
- Annexe A. Description des volets du PCSF
- Annexe B. Chaîne des résultats du PCSF
- Annexe C. Liste déclarée des conditions préalables et des hypothèses ainsi que des risques connexes
- Annexe D. Partenaires et intervenants du PCSF
- Annexe E. Résumé des résultats fondé sur les indicateurs de 2020 Tableau 12. Résultats du PIF (2020-2021 à 2022-2023)
- Annexe F. Recommandations d’évaluations antérieures et leurs résultats
- Annexe G. Équipe d’évaluation
Liste des sigles et des abréviations
- AC
- Accord de contribution
- ACS+
- Analyse comparative entre les sexes plus
- AMC
- Affaires mondiales Canada
- CCFB
- Centre canadien sur la fibre de bois
- CNBC
- Code national du bâtiment du Canada
- CRSNG
- Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
- CVBois
- Construction verte en bois
- EDI
- Équité, diversité et inclusion
- ETP
- Équivalent temps plein
- E et E
- Exploitation et entretien
- ForSITE
- Programme d’Information et technologie des systèmes
- GC
- Gouvernement du Canada
- GES
- Gaz à effet de serre
- IFA
- Initiative de foresterie autochtone
- IMA
- Interface du module des accords
- ITIF
- Investissements dans la transformation de l’industrie forestière
- LMFor
- Programme de leadership mondial sur les forêts
- M et C
- Modalités et conditions
- PCSF
- Programme de Compétitivité du secteur forestier
- PDM
- Programme de développement des marchés
- PHQ
- Personnel hautement qualifié
- PIB
- Produit intérieur brut
- PIF
- Programme d’innovation forestière
- R.-D.
- Recherche et développement
- R-D et D
- Recherche, développement et démonstration
- RNCan
- Ressources naturelles Canada
- SCF
- Service canadien des forêts
- SCT
- Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
- STIM
- Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques
- SGSI
- Secteur de la gestion et des services intégrés
- S et C
- Subventions et contributions
- TC
- Théorie du changement
Résumé
Contexte
Le présent rapport présente les constatations, les conclusions et les recommandations de l’évaluation du Programme de compétitivité du secteur forestier (PCSF) du Service canadien des forêts (SCF). Cette évaluation avait pour but d’évaluer la pertinence, l’efficacité et la conception du PCSF. L’évaluation porte sur la période de 2018-2019 à 2023-2024. Au cours de cette période, les dépenses réelles de l’Initiative se sont élevées à environ $564 million (M).
Le cadre du PCSF englobe actuellement les volets suivants : Programme d’innovation forestière (PIF); Investissements dans la transformation de l’industrie forestière (ITIF); Construction verte en bois (CVBois); Initiative de foresterie autochtone (IFA); Leadership mondial sur les forêts (LMFor); et le programme Information et technologie des systèmes forestiers (ForSITE). Le Programme de développement des marchés (PDM), qui a pris fin en 2023, a également été inclus dans cette évaluation. Collectivement, l’ensemble de programmes est conçu pour soutenir la transformation du secteur forestier et garantir sa compétitivité en investissant dans la recherche et le développement innovants, des démonstrations inédites, des mesures d’accès au marché, la participation des Autochtones et la promotion de la réputation internationale du Canada.
Constatations de l’évaluation
Dans l’ensemble, l’évaluation a révélé que le PCSF continue d’être pertinent et qu’il a progressé vers l’atteinte de ses résultats escomptés immédiats et intermédiaires.
Dans l’ensemble, le PCSF est demeuré pertinent, flexible et adaptable pour répondre aux besoins continus des principaux intervenants tout en soutenant les priorités ministérielles et celles du gouvernement du Canada (GC). L’intégration de la science, de l’économie et des approches politiques par le PCSF le place en bonne position pour contribuer à la compétitivité grâce à un leadership mondial en aménagement forestier durable, en innovation, en rendement environnemental et en renforcement de la chaîne d’approvisionnement. Il y a un argument convaincant en faveur du leadership fédéral dans le secteur forestier dans ces domaines, tant sur le plan national qu’international, et le PCFS démontre qu’il répond aux attentes du marché dans un contexte en évolution.
L’évaluation a constaté que la conception et la prestation de l’ensemble de programmes du PCSF étaient adéquates. Il n’y a pas de dédoublement des activités au sein du PCSF. Il existe une complémentarité étroite entre les activités d’innovation, de démonstration et d’adoption, à travers trois des volets clés du programme d’innovation (c’est-à-dire, PIF, ITIF, CVBois). En revanche, certains nouveaux volets du programme (p. ex. LMFor et ForSITE) ont eu plus de difficultés à communiquer leurs contributions aux résultats du PCSF. Tirer parti de la théorie du changement pour expliquer les réussites du PCSF pourrait aider le Service canadien des forêts (SCF) à rendre compte de son rendement de manière plus intégrée.
Il y a des indications de progrès sur les résultats du PCSF de 2019-20 à 2022-23. Toutefois, bien que la plupart des objectifs soient indiqués comme ayant été atteints ou dépassés, la mesure du rendement n’était pas suffisamment robuste pour que l’évaluation permette de tirer des conclusions complètes sur les résultats obtenus au cours de cette période.
Les révisions du cadre de mesure du rendement du Programme, terminées en 2024, ont amélioré sa cohérence, mais il faut plus de temps pour tester pleinement ses nouvelles mesures de résultats et uniformiser la collecte de données. Bien qu’il soit trop tôt pour conclure sur la réalisation probable de nombreux résultats révisés du PCSF, la plupart des cibles pour les résultats intermédiaires et finaux devant être atteintes entre 2025 et 2030, les données disponibles indiquent que le PCSF est principalement sur la bonne voie pour atteindre tous ses résultats immédiats d’ici la fin de 2025-2026 et a fait progresser les efforts pour accroître la diversité et l’inclusion dans le secteur forestier. Il progresse également vers plusieurs de ses résultats intermédiaires. Toutefois, l’atteinte du résultat ultime du PCSF dépendra d’un nombre de facteurs externes qui peuvent entraver la durabilité du secteur forestier.
Les décisions concernant les dépenses financières pour le PCSF sont prises au niveau du volet du programme plutôt qu’au niveau du Cadre ministériel des résultats. Cela a limité la capacité de l’évaluation à évaluer l’efficience du PCSF dans son ensemble. Toutefois, nous avons constaté que le PCSF a pu dépenser la plupart de ses fonds pour les activités auxquelles ils étaient alloués, alors que nous remarquons, à partir de 2020, une sous- utilisation ou un report de fonds pour certains des volets, principalement en raison des effets de la pandémie de COVID-19. Certains problèmes de sous-utilisation ont été causés par l’incapacité du volet ForSITE à recruter rapidement du personnel et à acquérir une infrastructure informatique de grande capacité de données, pour des raisons échappant au contrôle du programme. Une intégration administrative plus poussée des composantes du programme pourrait accroître l’efficience, mais pourrait être difficile à mettre en œuvre.
Recommandations et réponses de la direction et plan d’action
Compte tenu des constatations de l’évaluation, une seule recommandation est présentée, ciblant le domaine déterminé comme ayant le plus grand besoin d’amélioration. Le SCF a répondu avec un plan d’action de gestion pour aborder cette recommandation. D’autres occasions d’amélioration sont notées lorsque cela est pertinent tout au long du rapport, et la Direction de l’audit et de l’évaluation (DAE) encourage le SCF à réfléchir à ces idées lors de la prise de décisions futures liées à la conception et à la prestation des programmes.
| Recommandations | Réponse de la direction et plan d’action |
|---|---|
|
La direction est d’accord.
Les priorités du gouvernement sont axées sur l’établissement de nouvelles relations économiques avec des partenaires commerciaux fiables et sur la facilitation de la transition vers un secteur forestier moderne et compétitif qui favorise la diversification des produits et des marchés. En août 2025, le gouvernement a annoncé le renouvellement des programmes de compétitivité du secteur forestier afin de soutenir les mesures de diversification du marché. En réponse à la recommandation et aux priorités du gouvernement, le Programme de leadership mondial sur les forêts (LMFor) renouvelé élargira le programme actuel en réintroduisant des activités internationales de développement et de diversification des marchés et des produits dans les programmes internationaux du Canada pour le secteur forestier. Pour soutenir cet élargissement, le programme :
Poste responsable : SMA, CFS Calendrier : Un an après l'installation de toutes les autorités (au plus tard octobre 2026) |
Introduction
Le présent rapport présente les constatations, les conclusions et les recommandations de l’évaluation du Programme de compétitivité du secteur forestier (PCSF). L’approche et la méthodologie utilisées pour l’évaluation ont suivi la Politique sur les résultats (2016) et les Directives sur les résultats connexes. Il s’agit de la première évaluation du PCSF en tant que regroupement de volets du programme; les évaluations précédentes se concentraient sur des programmes de paiements de transfert séparés ou des grappes d’activités au sein de son ensemble de programmes.
Profil du programme
Le PCSF est un programme faisant partie du Cadre ministériel des résultats (CMR) de RNCan. Dans le CMR, ce programme s’harmonise à la Responsabilité essentielle 3, « Secteurs des ressources naturelles concurrentiels à l’échelle mondiale ». Il contribue au résultat ministériel « La compétitivité des secteurs des ressources naturelles du Canada est accrue (R9). »
Ce CMR existe depuis que Ressources naturelles Canada a terminé la transition vers son premier Cadre ministériel des résultats en 2017. Toutefois, de nombreux volets du programme précèdent cette transition. Le financement de chacun de ces volets du programme est limité dans le temps et doit être renouvelé périodiquement, sinon le volet sera supprimé. Dans le cadre de son enveloppe de financement actuelle de trois ans (exercices 2023 à 2026), le cadre du PCSF comprend quatre composantes de programme préexistantes : 1) le Programme d’innovation forestière (PIF) et le Centre canadien sur la fibre de bois (CCFB); 2) les Investissements dans la transformation de l’industrie forestière (ITIF); 3) l’Initiative de foresterie autochtone (IFA); et 4) la Construction verte en bois (CVBois). Il comprend également un volet du programme évolué, le Leadership mondial sur les forêts (LMFor), et une nouvelle composante de programme, Programme d’Information et technologie des systèmes forestiers (ForSITE).
L’Encadré 1 présente un aperçu du PCSF tel qu’il est décrit dans la description de programme destinée au public. L’annexe A fournit une description détaillée de chaque volet du PCSF.
Encadré 1 : Aperçu du Programme de Compétitivité du secteur forestier
Ce Programme répond aux ralentissements conjoncturels et structurels et aux irritants commerciaux qui menacent le secteur forestier. Le programme cherche à diversifier les marchés, les produits et les processus. Ces résultats sont indispensables pour assurer la viabilité et la croissance du secteur forestier du Canada à long terme. Ce programme aborde les défis et les besoins du secteur forestier grâce aux initiatives qui font progresser la bioéconomie canadienne et qui créent et maintiennent des débouchés commerciaux. Le succès du programme est aussi appuyé par des travaux qui favorisent des politiques forestières internationales favorables et une participation accrue des Autochtones à la mise en valeur des ressources naturelles. Des initiatives incluent la prestation des programmes de paiements de transfert, l’élaboration des stratégies, les plaidoyers / les conseils et du travail politique au niveau international, qui, ensemble, font avancer les priorités du Canada liées sur le plan du commerce, de l’emploi, de l’économie, du changement climatique et d’autres enjeux environnementaux.
Source: GC InfoBase
Contexte opérationnel
Le Canada possède 9 % des forêts du monde. Ses forêts sont une source majeure de revenus, offrant des avantages économiques, environnementaux, sociaux et culturels considérables pour tous les Canadiens (voir Encadré 2). Depuis 2023, le Canada est un chef de file mondial dans la production de papier journal, de pâte kraft blanchie de résineux de l’hémisphère Nord et de bois d’œuvre résineux. Le Canada continue de maintenir un solide équilibre commercial des produits forestiers.
Encadré 2. Contribution des forêts du Canada à l’emploi et aux revenus
Contribution du secteur forestier au PIB nominal du Canada (2023) : 27 G$
Revenu total des biens fabriqués (2022) : 97,6 G$
Salaires et traitements totaux (2022) : Plus de 12 G$
Nombre total de personnes employées dans la forêt secteur (2023) : 199 345 (une diminution de 1,6 % par rapport à 2022)
Total des Autochtones employés dans le secteur forestier (2021) : Plus de 11 000.
Diversité dans le secteur forestier : Selon le dernier recensement (2021), environ 19 % des travailleurs du secteur forestier sont des femmes, 13 % sont des immigrants, 12 % sont des minorités visibles et 6 % sont des Autochtones.
Source : Adapté de : L’état des forêts au Canada. Rapport annuel 2024.
Au Canada, il existe trois principaux sous-secteurs de l’industrie forestière :
- Fabrication de produits en bois massif : Les entreprises de ce sous-secteur sont des fabricants primaires (c’est-à-dire, le bois d’œuvre de résineux et les panneaux de charpente) et secondaires (c’est-à-dire, les produits de menuiserie et de bois d’ingénierie) de produits destinés à la consommation intérieure et à l’exportation.
- Fabrication de produits de pâtes et de papiers : Les entreprises de ce sous-secteur produisent une vaste gamme de produits, allant du papier journal et du papier hygiénique jusqu’à la pâte pour transformation chimique destinée à la production de rayonne.
- Foresterie et exploitation forestière : Les entreprises de ce sous-secteur s’occupent des opérations sur le terrain et de la récolte du bois, notamment l’abattage des arbres et leur transport vers la scierie.
Dans le Rapport annuel de 2024 sur L’état des forêts au Canada, le ministre indique dans son message que le Canada se trouve à un moment charnière – c’est-à-dire que, face à des feux de forêt dont la fréquence et la gravité augmentent au Canada, et les mesures commerciales sur les exportations de bois d’œuvre qui se poursuivent, il est plus important que jamais d’incarner un leadership résolu dans le secteur forestier.
Au cours de la phase de réalisation de cette évaluation, environ 20 % des exportations du secteur forestier étaient soumises à des tarifs commerciaux, principalement en provenance des États-Unis. Le différend entre le Canada et les États-Unis sur le bois d’œuvre est devenu l’un des différends commerciaux les plus importants et durables entre les deux pays et continue d’affecter les exportations. Le différend devrait continuer à avoir des impacts de plus en plus importants sur l’ensemble du secteur forestier canadien.
Dans le document Aperçu de l’industrie forestière du Canada, de RNCan, on indique que l’industrie forestière du Canada a également récemment connu un déclin cyclique particulièrement important, qui s’est ajouté aux changements structuraux survenus dans les marchés mondiaux. La croissance des médias électroniques a particulièrement mené au déclin important des produits de communication imprimés — notamment des produits (p. ex. les journaux) qui ont toujours été essentiels au sous-secteur canadien des pâtes et des papiers. De plus, les répercussions du changement climatique sur les perturbations forestières (c.-à-d. les ravageurs et les incendies de forêt) menacent la sécurité publique, la santé des forêts, les infrastructures industrielles et l’approvisionnement futur en fibres de bois. L’accès à des travailleurs qualifiés et l’augmentation des goulots d’étranglement de l’approvisionnement compliquent davantage les modèles traditionnels de foresterie à travers le pays. La situation entraîne une vulnérabilité croissante des communautés dépendantes du secteur forestier pour l’emploi et la prospérité globale. En réaction aux difficultés auxquelles est confronté le secteur forestier du Canada, celui-ci a commencé à se transformer sur quatre plans distincts : le développement des marchés, l’efficacité opérationnelle, la transformation des processus opérationnels et la création de nouveaux produits.
Structure du Programme de Compétitivité du secteur forestier
RNCan a élaboré un ensemble de programmes conçus pour accélérer la transformation et la compétitivité du secteur forestier (voir l’annexe 1). Ces programmes ont été initialement financés entre 2010 et 2017, et la plupart ont été renouvelés en 2020, sous la portée générale du PCSF.
En 2023, le renouvellement du PCSF a donné lieu à un ajustement de son mandat pour inclure davantage de considérations environnementales, se concentrer sur la réputation internationale plutôt que sur la diversification des marchés, et soutenir davantage la participation des Autochtones. Le Programme a toujours eu comme mandat principal de faciliter et d’améliorer la compétitivité du secteur forestier canadien, et il poursuit stratégiquement des solutions forestières pour faire avancer les objectifs fédéraux grâce aux six volets du programme. Ces volets visent à soutenir collectivement un secteur forestier résilient, innovant et écologiquement durable en catalysant l’innovation de la semence au marché (PIF et ITIF), en encourageant la participation significative des peuples autochtones (IFA), en améliorant les connaissances liées au climat autour des forêts (ForSITE), en améliorant la réputation du secteur forestier (LMFor) et en élargissant l’utilisation novatrice du bois dans la construction comme matériau à faible émission de carbone (CVBois).
Gouvernance du programme
Tous les volets du PCSF relèvent de la responsabilité du sous-ministre adjoint du SCF de RNCan. Bien qu’ils soient sous la portée d’un seul Programme du CMR, les volets du programme sont administrées séparément. Le PIF, l’ITIF, le CVBois, l’IFA et le LMFor relèvent de la responsabilité du directeur général de la Direction du commerce, de l’économie et de l’industrie, tandis que le ForSITE relève de la responsabilité du directeur général de la Direction de l’intégration de la science et des politiques. ForSITE travaille en collaboration avec des directions régionales (centres de recherche), chacune dirigée par un directeur général distinct. Les centres de recherche sont l’endroit où travaille la plupart du personnel scientifique ou de recherche, tandis que les directions à Ottawa s’occupent principalement des fonctions de politique, d’analyse économique et de gestion de programme.
Pour assurer le succès et la portée de l’ensemble de programmes du PCSF, le Programme collabore également activement avec des partenaires de mise en œuvre au sein de la famille fédérale, des organisations indépendantes et des partenaires et intervenants externes (voir l’annexe D).
Ressources du programme
RNCan a reçu un financement total de 340 millions de dollars (fonds temporaires) sur une période de trois ans (2023-2024 à 2025-2026) pour soutenir le PCSF.Footnote 1 La figure 1 montre l’attribution du financement temporaire par volet du PCSF.
Figure 1. Attribution du financement par volet du PCSF (millions $)
Version textuelle
Attribution du financement par volet du PCSF. Investissements dans la transformation de l'industrie forestière 136,6 millions de dollars, 40 %. Programme d'innovation forestière 98,3 millions de dollars, 29 %. Programme d'information et technologie des systèmes 41,8 millions de dollars, 12 %. Construction verte en bois 34,1 millions de dollars, 10 %. Programme de leadership mondial sur les forêts 15,8 millions de dollars, 5 %. Initiative de foresterie autochtone 13,6 millions de dollars, 4 %. (Source des données: SGSI, 2025)
La majorité de ce financement (69 %) est attribué à des subventions et des contributions (figure 2). Ces ressources sont utilisées pour soutenir les activités dans l’ensemble du spectre des objectifs du PCSF en matière d’innovation et de compétitivité du secteur forestier (figure 3).
Figure 2. Attribution du financement par type de dépense (millions $)
Version textuelle
Attribution du financement par type de dépense (en millions de dollars). Allocation totale, 2023-2024 à 2025-2026. Subventions et contributions : 234,1 millions de dollars. Exploitation et entretien : 71,2 millions de dollars. Salaire et avantages pour les employés : 29,5 millions de dollars. Capital : 2,9 millions de dollars. Locaux du programme : 2,5 millions de dollars. (Source des données : SGSI, 2025) Remarque : (1) Les dépenses salariales comprennent un nombre record de 79 équivalents temps plein (ETP) de 2023-2024 à 2025-2026. (2) L’hébergement du programme est composé des coûts liés au lieu de travail, en particulier les frais généraux de Services publics et Approvisionnement Canada.
(Source de données : SCMC, 2025)
Remarque : (1) Les dépenses salariales comprennent un nombre maximal de 79 équivalents temps plein (ETP) pour la période de 2023- 2024 à 2025-2026. (2) L’hébergement du programme est composé des coûts liés au lieu de travail, en particulier des frais généraux de Services publics et Approvisionnement Canada.
Figure 3. Activités de soutien du PCSF par volet du programme
Version textuelle
Activités de soutien du PCSF par volet de programme. Le diagramme représente les composants du programme sous forme de figures géométriques (ellipses ou cercles de formes et de tailles diverses). Le type d'intervention est indiqué sur l'axe X, allant de la recherche et développement fondamentale en bas, suivie de la recherche et développement et des démonstrations industrielle, puis de l'adoption par le marché, de l'accès aux marchés (y compris des normes), et enfin du financement au sommet. L'axe Y montre le soutien typique d'un projet en millions de dollars, allant de moins de 1 million de dollars à plus de 20 millions de dollars. Deux composantes se trouvent à droite du diagramme, soit Programme d'information et technologie des systèmes, qui est considérée comme un facilitateur du secteur forestier grâce aux moyen des données, et le Programme de leadership mondial sur les forêts, qui est considéré comme un facilitateur du secteur forestier au moyen des relations internationales. La composante Initiative de foresterie autochtone couvre la recherche et développement industrielle et les démonstrations, l'adoption par le marché, l'accès aux marchés et le financement. Le support typique est inférieur à un million de dollars. La composante du Programme d'innovation forestière est représentée par deux formes distinctes, la plus petite étant un cercle à côté de l'accès au marché d'une valeur approximatif un million de dollars. Une ellipse Programme d'innovation forestière plus grande est également située près du bas du diagramme, allant de la recherche et du développement fondamentaux à la recherche développement et démonstrations industrielle, d’une valeur approximatif entre 1 à 10 millions de dollars. Une ellipse pour la Construction verte en bois s'étend de l'adoption du marché à l'accès aux marchés, et de 1 million de dollars à moins de 10 millions de dollars. Une ellipse d'Investissements dans la transformation de l'industrie forestière s'étend de la recherche développement et de la démonstration industriels, en passant par l'adoption par le marché et l'accès aux marchés, de l'ordre de 1 million de dollars à moins de 15 millions de dollars. (Adapté du schéma fourni par le PCSF, 2025). Remarque : Soutien à l'ensemble du secteur forestier : PIF, ITIF, ForSITE et LMFor. Soutien de Construction en bois : CVBois. Soutien du secteur forestier autochtone : IFA.
Remarque :
-Soutien à l’échelle du secteur forestier : PIF, ITIF, ForSITE et LMFor.
-Soutien de construction en bois : CVBois.
-Soutien du secteur forestier autochtone : IFA.
Théorie du changement du PCSF
Un énoncé des résultats du PCSF liée à ce financement le plus récent a été approuvée par le SCT en mai 2024 (tableau 1).
Tableau 1. Énoncé des résultats du PCSF
| Résultats finaux | Le secteur forestier est compétitif, contribue à l’avenir carboneutre du Canada et apporte une valeur socio-économique aux Canadiens. |
|---|
| Résultats immédiats | Résultat immédiat 1 : | Résultat immédiat 2 : |
Résultat immédiat 3 : | Résultat immédiat 4 : |
|---|---|---|---|---|
| Le Secteur canadien des forêts a des outils pour soutenir les forêts durables, l’acceptation de l’industrie forestière par les marchés au Canada et le leadership forestier international.
(Liens vers les résultats immédiats 1 et 2) | Le secteur forestier est novateur et contribue au développement économique du Canada. (Liens vers les résultats immédiats 1 et 2) |
Possibilités accrues pour les groupes historiquement
sous-représentés de participer au développement économique du secteur forestier.
(Liens vers les résultats immédiats 2 et 3) |
Le secteur forestier canadien contribue aux objectifs environnementaux du Canada. (Liens vers les résultats immédiats 1 et 3) |
| Résultats immédiats | Résultat immédiat 1 : | Résultat immédiat 2 : | Résultat immédiat 3 : | Résultat immédiat 4 : |
|---|---|---|---|---|
| Des renseignements, des conseils, des directives, des données scientifiques, des outils et/ou des connaissances précis sont mis à la disposition des intervenants.
(Liens vers les extrants du PIF, ForSITE) |
Les intervenants mettent en œuvre des projets au pays et/ou à l’étranger.
(Liens vers les extrants de ITIF, LMFor, IFA) |
Les intervenants connaissent les programmes et y participent. (Liens vers les extrants de ITIF, CVBois et LMFor) |
Les intervenants de l’industrie de la construction ont l’information et les outils nécessaires pour poursuivre des projets de construction en bois.
(Liens vers les extrants de CVBois) |
(Source : PCSF, 2024)
Au cours de la phase de planification de l’évaluation, cette énoncé des résultats a été utilisée pour développer une théorie du changement pour le PCSF en tant que document distinct qui a été transmis au SCF. La figure 4 résume cela dans une représentation visuelle de la théorie du changement. Pour tous les détails, veuillez consulter l’annexe B (chaîne de résultats), l’annexe C (conditions préalables, hypothèses et risques connexes) et l’annexe D (partenaires et intervenants).
Figure 4 : Représentation visuelle de la théorie du changement du PCSF
Version textuelle
Représentation visuelle de la théorie du changement du PCSF. Un organigramme composé de deux colonnes parallèles de cases est illustré. Les cases de la colonne de gauche sont reliées vers le haut à la suivante en commençant par le bas. La plupart des espaces entre les cases de la colonne de gauche ont une flèche menant à partir d'une case de la colonne de droite. Première colonne, encadré un. Intrants : budget, infrastructure (physique, informatique), capital humain et connaissances de l’entreprise, relations. La première case de la première colonne est dotée d'une flèche pointant l'espace entre les cases un et deux de la première colonne. Conditions préalables à la mise en œuvre du programme entre les intrants et les activités. Des mesures de diversité et d'inclusion sont adoptées. La réconciliation économique est une priorité centrale. Participation des parties prenantes. Infrastructure opérationnelle de technologie de l'information. Les outils habilitants (communications, services juridiques, approvisionnement, ressources humaines) répondent aux besoins du programme. Des talents pertinents et qualifiés sont disponibles et embauchés. Les professionnels du secteur (gestion de l'information, technologies de l'information, ressources humaines, approvisionnement) sont prêts à postuler à des emplois. Colonne un, encadré deux. Activités : promouvoir la recherche fondamentale et le développement (Programme d'innovation forestière). Soutenir la recherche développement et les démonstrations industriels (Programme d'innovation forestière, Investissements dans la transformation de l'industrie forestière, Construction verte par le bois. Soutenir l'adoption par le marché (Initiative de foresterie autochtone, Construction verte en bois, Investissements dans la transformation de l'industrie forestière. Promouvoir l'accès aux marchés (Initiative de foresterie autochtone, Programme d'innovation forestière, Construction verte en bois. Contribuer au financement (Initiative de foresterie autochtone). Première colonne, encadré trois. Résultats. Recherches menées. Documents de référence produits. Demandes de fonds traitées. Accords de Contribution signée. Distribution des fonds en temps opportun. Deuxième colonne, encadré deux, hypothèses entre les extrants et les résultats immédiats. Le recherche de données et l’innovation sont menées/rendues disponibles. Les parties prenantes ciblées acceptent et adoptent les technologies. Les processus de demande sont conçus pour minimiser les obstacles. Des partenariats multisectoriels sont développes/maintenus avec des parties prenantes nationaux et internationaux. La collaboration entre les parties prenantes est efficace. Les entreprises de construction choisissent le bois plutôt que les matériaux à forte intensité carbone. Première colonne, encadré quatre. Résultats immédiats. Les parties prenantes disposent d’informations, de conseils, des orientations, des données, des outils et des connaissances précis. Les parties prenants mettent en œuvre des projets à l’echelle nationale/internationale. Les parties prenantes connaissent les programmes et y participent. L'industrie de la construction dispose des informations et des outils nécessaires pour mener à bien des projets de construction à base de bois. Deuxième colonne, encadré trois. Hypothèses entre les résultats immédiats et intermédiaires. Le secteur contribue à établir le rôle de chef de file du Canada. Les produits du secteur sont adoptés par les parties prenantes ciblées. Les processus et technologies transformateurs/à forte valeur ajoutée sont adoptés par l'industrie. L'approvisionnement en bois et en fibres est assuré. Le bois récolté est utilisé au maximum. Les mesures de reboisement et de conservation des forêts sont intégrées dans les politiques de gestion forestière. Le bois massif est le matériau de choix pour la construction de taille moyenne. Le secteur contribue aux objectifs environnementaux du Canada et est bien compris par le gouvernement et le public. Première colonne, case cinq, résultats intermédiaires. Le secteur contribue aux objectifs environnementaux du Canada. Augmentation des possibilités pour les groupes sous-représentés de participer au développement économique du secteur. Le secteur est innovateur et contribue au développement économique du Canada. Le secteur dispose d'outils pour soutenir la durabilité, l'acceptation du marché national et le leadership à l'échelle internationale. Colonne deux, encadré quatre, hypothèses entre les résultats intermédiaires et finaux. Les hypothèses relatives aux résultats immédiats et intermédiaires sont respectées. Résultats finaux. Le secteur est concurrentiel, contribue à l'avenir neutre en carbon du Canada et apport une valeur socioéconomique aux Canadiens.
À propos de l’évaluation
Objectif
L’évaluation avait pour but d’examiner la pertinence, l’efficacité et l’efficience de la conception et de l’exécution du PCSF. Il s’agit de la première évaluation du PCSF en tant qu’ensemble de programmes; les évaluations précédentes se concentraient sur des programmes de paiements de transfert séparés ou des grappes d’activités au sein de son ensemble.
Portée
L’évaluation a examiné les activités du programme au cours de la période de cinq ans (2018-2019 et 2023-2024), en accordant une attention particulière au premier exercice de mise en œuvre selon la structure révisée du PCSF (c’est-à-dire 2023-2024). Les changements au niveau de la prestation des programmes et de la mesure du rendement ont signifié que les résultats des quatre derniers exercices (c’est-à-dire 2019-2020 à 2022- 2023) ont été examinés séparément. Étant donné qu’une évaluation de CVBois a été réalisée en 2023 et couvrait les exercices de 2018-2019 à 2021-2022, seule une année de ses résultats du cadre du rendement précédent a été examinée aux fins de la présente évaluation (c’est-à-dire 2022-2023).
Approche
L’approche d’évaluation a été élaborée en collaboration avec le SCF pour veiller à ce qu’elle réponde à ses besoins de renseignement en vue d’une planification future. L’évaluation a été menée au moyen d’une approche de théorie du changement (TDC) qui comportait deux étapes :
- Préparation d’une théorie du changement du PCSF, en étroite collaboration avec le SCF. La TDC a été achevée en tant que document distinct et a été transmise à le PCSF. Un énoncé des résultats a été utilisée pour achever la TDC, en fonction de l’annexe des résultats du PCSF approuvée par le SCT en mai 2024. Cette TDC ajoute des intrants, des activités et des extrants au modèle logique, tout en déterminant les hypothèses et les risques qui existent dans la théorie du programme. Cet exercice collaboratif a aidé les évaluateurs à comprendre comment le PCSF est censé produire les résultats escomptés (c’est-à-dire ses résultats et les conditions de succès) et ainsi terminer les questions d’évaluation.
- Examen des progrès vers les résultats à chaque niveau de la théorie du changement. Guidé par les questions d’évaluation (tableau 2), cet examen a mis en évidence à la fois les premières indications de progrès vers les résultats attendus et l’intégration entre les volets du programme en termes de planification, de prestation et de suivi des données.
Tableau 2. Questions d’évaluation
| Questions |
|---|
Pertinence; conception et exécution
|
Efficacité et rendement
|
Méthodes
Les méthodes utilisées pour l’évaluation sont présentées au tableau 3.
Tableau 3. Méthodes d’évaluation
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Examen des documents |
Démonstrations de système de suivi |
Enquête |
Entrevue avec un informateur clé |
Étude de cas
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Un examen de documents a été effectué pour fournir une compréhension globale du programme, de ses résultats rapportés et de son efficacité. L’examen du document a également fourni des renseignements sur le rendement, la gouvernance, les priorités et la planification, l’attribution des ressources, les processus décisionnels, les structures opérationnelles et les défis. Des documents fondamentaux et stratégiques, des dossiers de projets et de programmes, ainsi que des rapports sur les résultats des programmes ont été examinés. |
Les démonstrations du système de suivi ont fourni un aperçu de la manière dont le PCSF recueille des données au sein des volets du programme ainsi que des rapports sur les résultats, les stocke et en fait le suivi. Cette évaluation comprenait trois démonstrations visant à examiner la relation entre le système de suivi et production de rapport de données et le mandat du PCSF :
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Cette évaluation a mené une enquête auprès des employés de RNCan qui travaillent directement à la conception et la prestation du PCSF. L’enquête visait à recueillir des données qualitatives et quantitatives concernant le rendement du PCSF pour l’exercice 2023-2024. Il a été mené de septembre à novembre 2024. Avec un taux de réponse d’environ 25 %, il a recueilli les opinions de 17 gestionnaires et membres du personnel du PCSF sur des questions liées aux progrès réalisés pour atteindre les cibles des indicateurs du PCSF, ainsi que sur les activités et les résultats généraux des volets du PCSF. L’enquête a permis aux participants de faire des suggestions pour des résultats et des indicateurs supplémentaires nécessaires afin de saisir adéquatement les activités du PCSF. |
Des entrevues avec des informateurs clés ont été utilisées pour répondre aux questions d’évaluation concernant la pertinence et le rendement. Les sujets d’entrevue comprenaient :
1) La mesure dans laquelle le PCSF est sur la bonne voie d’atteindre ses résultats; et 2) les perspectives sur la conception, la prestation, la mise en œuvre, l’évolution et la portée du programme. Les entrevues ont également été utilisées pour corroborer des détails qui ont émergé de l’examen des documents.
Un total de 35 entrevues a été réalisé de juin 2024 à décembre 2024. Cela comprenait 16 personnes interrogées du PCSF (p. ex. des représentants de programme et des cadres supérieurs), 11 personnes interrogées occupant des fonctions habilitantes au sein de RNCan (c’est-à-dire finances, communications, juridiques) et 8 promoteurs (y compris l’industrie, les organismes à but non lucratif). |
Une approche d’étude de cas a été utilisée pour fournir une compréhension approfondie de l’efficacité de l’ensemble de programmes du PCSF en examinant de près le processus en cause dans la mise en œuvre. Dans le cadre de l’évaluation, six études de cas complètes ont été entreprises pour mettre en valeur certains des projets financés dans le cadre du PCSF. Les cas portaient spécifiquement sur des exemples de résultats obtenus, leur contribution aux résultats immédiats, intermédiaires et finaux du PCSF, ainsi que sur les domaines à améliorer. |
Limites
Mesure du rendement. L’approche du PCSF en matière de mesure du rendement a changé de manière importante en 2023-2024. Avant 2023-2024, la stratégie de mesure du rendement pour tous les volets préexistants du programme (c’est-à-dire, PIF, ITIF, IFA, PDM et CVBois) était généralement spécifique à chaque volet, sauf au niveau des résultats finaux. Dans l’ensemble, il y avait un manque de suivi cohérent et complet des résultats pour ces composantes du programme, qui faciliterait la production de rapport sur leur efficacité ou sur l’efficacité du PCSF en général. Les méthodes pour les résultats cibles ou les données de référence étaient souvent peu claires. Les résultats par rapport à la nouvelle matrice de résultats du programme du CMR plus large pouvaient être analysés uniquement à partir d’une partie de la première année (c’est-à-dire 2024-2025). Des détails supplémentaires sur cette limite sont fournis dans la section Résultats du présent rapport.
Participation des intervenants. Plusieurs méthodes ont été incorporées à la présente évaluation (c’est-à-dire, des entrevues, des études de cas) grâce auxquelles l’évaluation a été reliée aux intervenants du PCSF. Bien que le taux de participation global ait été généralement adéquat et que les efforts de l’équipe d’évaluation aient été bien accueillis par la plupart des intervenants du PCSF, certains intervenants (c’est-à-dire, les promoteurs autochtones, d’autres ministères fédéraux) n’ont pas répondu ou ont refusé de participer. Cela a eu une incidence sur la collecte de données, en particulier sur le développement des études de cas.
Analyse financière. Bien que le personnel du programme ait indiqué qu’il disposait des données nécessaires à la prise de décision, nous avons constaté que le système de gestion financière utilisé par RNCan n’était pas organisé de manière à faciliter l’analyse des liens entre les données sur les dépenses et sur les résultats dans le cadre de cette évaluation. Par exemple, une unité administrative fait généralement le suivi des dépenses. La structure de gouvernance complexe du PCSF implique un grand nombre de différentes directions, divisions et bureaux au sein du SCF et de plusieurs centres de coûts qui se chevauchent. Les dépenses pour certains volets, en particulier ForSITE, sont également financées en partie par des programmes extérieurs au PCSF. Ces problèmes compliquent l’interprétation des rapports financiers intégrés pour le Programme dans son ensemble. Par conséquent, l’analyse financière a été limitée à l’examen de la capacité du PCSF à utiliser efficacement ses ressources financières pendant la période d’évaluation (2018-2019 à 2023-2024).
Pertinence
Le PCSF est harmonisé aux besoins des intervenants et y répond.
Toutes les sources de données confirment qu’il y a un besoin continu pour l’ensemble de programmes du PCSF. Collectivement, ces programmes visent à accroître la compétitivité du secteur forestier tout en soutenant la transition vers la bioéconomie et un avenir à faible émission de carbone. Les intervenants internes et externes interrogés confirment qu’il est nécessaire que les programmes du PCSF s’attaquent aux défis de la compétitivité du secteur forestier canadien et contribuent aux objectifs de développement durable ainsi qu’aux efforts d’adaptation et d’atténuation au changement climatique. Il est nécessaire de réduire les risques liés à la recherche et au développement et de favoriser l’innovation et la croissance économique.
Un élément clé de cette transition a été les nouveaux produits, matériaux et services innovants produits dans le secteur forestier du Canada. Le soutien du PCSF a contribué au développement de nouveaux matériaux de construction, de biocombustibles pouvant remplacer les combustibles fossiles, et de produits biochimiques pouvant être utilisés pour produire des médicaments d’origine biologique, des plastiques biodégradables, des produits de soins personnels et des produits chimiques industriels. Un exemple est les fibrilles cellulosiques et la cellulose nanocristalline – des produits à base de pâte de prochaine génération ayant le potentiel de révolutionner le secteur de la pâte et du papier.
Ces technologies et d’autres technologies émergentes et processus opérationnels offrent de nouvelles façons de générer des valeurs sociales, économiques et environnementales pour les Canadiens à partir de nos abondantes ressources forestières. Ils génèrent de la valeur à partir d’une plus large gamme de produits et de procédés forestiers que le sciage et la pâte traditionnels, et augmentent la productivité globale de l’industrie : des sources de revenus supplémentaires sont disponibles pour chaque billot récolté, diversifiant les gammes de produits pour stabiliser le rendement économique et augmenter la part des produits renouvelables sur le marché. Ces nouvelles technologies créeront également des opportunités pour de nouveaux entrants, renforçant la concurrence et l’entrepreneuriat dans le secteur.
Il existe une forte relation entre les données, la recherche et le développement, et la
compétitivité. À la suite de l’examen de la documentation universitaire, l’équipe d’évaluation a conclu que la numérisation, l’intégration des données et l’intelligence artificielle (IA) à travers les processus et les opérations sont nécessaires pour transformer la précision de l’état des connaissances sur l’approvisionnement en fibres du Canada et la livraison d’informations afin d’améliorer le flux de ressources entre les différents stades de la chaîne de valeur forestière. L’optimisation de la chaîne de valeur reposera sur la capacité du secteur forestier à développer des voies pour faciliter l’adoption de ces processus et de ces systèmes techniques.
Il peut y avoir des besoins non satisfaits, en particulier pour le développement des marchés internationaux.
Une enquête menée auprès des gestionnaires et des analystes du SCF a révélé que les répondants étaient tout à fait persuadés (100 %) que l’ensemble de programmes du PCSF est pertinent pour ses intervenants. Les répondants de l’industrie confirment que le PCSF répond à leurs besoins en matière d’innovation en amont et des technologies de test, mais ils indiquent des besoins non satisfaits au niveau du marketing international des produits. Les personnes interrogées ont souligné qu’il est toujours nécessaire de démontrer le leadership fédéral pour répondre aux obstacles géopolitiques, y compris les obstacles commerciaux non liés aux tarifs.
Certains fonctionnaires fédéraux et professionnels de l’industrie ont laissé entendre que des activités étaient nécessaires afin de développer et de maintenir des relations de marché à marché internationales, indiquant que la fin du Programme de développement des marchés avait laissé un vide dans les efforts de développement des marchés internationaux. Bien que le rôle joué précédemment par le PDM ait été en partie assumé par d’autres programmes et d’autres ministères (par exemple, CVBois a depuis assumé le travail national du PDM), les répondants ont perçu que ce programme n’a pas été aussi efficace pour maintenir des relations et des points de contact réguliers avec les personnes- ressources du secteur forestier sur les marchés cibles internationaux. Les répondants de l’industrie ont également fait part de leur appréciation pour le leadership pancanadien incarné par les opérations du PDM et ont indiqué que certaines provinces pourraient ne pas être en mesure de reproduire ces efforts.
L’évaluation a indiqué que l’arrêt du PDM a permis de rediriger certains financements vers d’autres domaines pertinents, tels que les efforts de LMFor pour promouvoir la réputation environnementale du Canada. Bien que le retour d’un volet de prestation similaire au PDM puisse être difficile, des représentants fédéraux et de l’industrie ont indiqué que, sans autre solution comparable, les concurrents du Canada pourraient être en mesure de pénétrer les marchés cibles et de tirer parti des relations et de la demande accrue de bois qui ont été cultivées par le PDM. Toutefois, ces personnes interrogées ont également souligné que l’administration d’une approche renouvelée doit être financièrement solide. Il peut également exister des approches de rechange qui peuvent être utilisées pour développer et maintenir des relations de marché à marché internationales sans présence dans le pays.
D’autres besoins non satisfaits pour les industries peuvent inclure :
Le PCSF correspond aux priorités, aux stratégies et aux cadres ministériels et gouvernementaux et y réagit.
Les activités d’innovation et de compétitivité menées par l’entremise du PCSF sont conformes au rôle du gouvernement fédéral dans le secteur forestier. La Loi sur le ministère des Ressources naturelles stipule que le ministre des Ressources naturelles « s’efforce de faire valoir l’utilisation et l’exploitation rationnelles des ressources naturelles du pays et la compétitivité du Canada dans le domaine des produits liés aux ressources naturelles. » Le PCSF est également conforme à la Loi sur les forêts, qui stipule que le ministre « assure la conduite de recherches sur la protection, la gestion et l’utilisation des ressources forestières canadiennes. »
Des évaluations antérieures ont révélé que le leadership du gouvernement du Canada, tant au niveau national qu’international, est essentiel au succès du secteur forestier. Cette opinion a également été soutenue par les personnes interrogées pour la présente évaluation. Grâce au PCSF, le gouvernement fédéral tire efficacement parti de son influence pour développer et partager de nouvelles connaissances, promouvoir la cohérence des politiques, faciliter l’harmonisation du secteur privé avec les objectifs de carboneutralité, sécuriser et élargir l’accès au marché, et faire progresser l’inclusion des Autochtones dans le secteur forestier. Les répondants à l’entrevue ont reconnu que la mise en œuvre des programmes au niveau fédéral aide à « équilibrer les règles du jeu » dans les situations où il existe des variations dans les capacités provinciales ou territoriales à soutenir l’innovation, l’acceptation sur le marché et le commerce dans le secteur forestier, et fournit un aperçu général des opportunités et des menaces affectant le secteur forestier national.
Le PCSF est harmonisé aux engagements récents du mandat du ministre des Ressources naturelles pour soutenir la compétitivité du secteur forestier et bâtir une économie solide. Bien que d’autres ministères fédéraux soutiennent également le développement de marchés et les programmes d’innovation, RNCan est la voix nationale et internationale du secteur forestier du Canada.
Le PCSF est également harmonisé aux engagements du gouvernement du Canada à faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones. Cela inclut le soutien aux engagements en vertu de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en priorisant l’avancement de la réconciliation et en finançant le leadership autochtone dans le secteur forestier au moyen de son Initiative de foresterie autochtone. Grâce à ce programme, RNCan a démontré qu’il progresse vers la réconciliation en établissant des partenariats fructueux et en veillant à ce que les peuples autochtones bénéficient de la mise en valeur des ressources naturelles du Canada. L’évaluation a révélé que l’IFA renforce le soutien aux entreprises et aux travailleurs autochtones impliqués dans le secteur forestier grâce au financement du développement économique fondé sur la forêt pour les communautés autochtones du Canada.
L’ensemble de programmes du PCSF est harmonisé à plusieurs engagements du GC visant à atténuer les effets du changement climatique, y compris le Plan de réduction des émissions de 2030, la carboneutralité d’ici 2050 et l’Accord de Paris de la CCNUCC. Un examen des documents du programme a révélé que le programme est harmonisé à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone en déterminant des opportunités de produire des bioproduits et de la bioénergie, en soutenant l’innovation pour des opérations forestières durables et des produits forestiers à grande valeur, et en facilitant l’adoption sur le marché de constructions et de bioproduits en bois respectueux de l’environnement. CVBois a fait progresser l’adoption de matériaux de construction à faibles émissions de carbone dans le cadre de la Stratégie canadienne pour les bâtiments verts. ForSITE est également bien positionné pour améliorer la production de rapports sur le carbone forestier grâce à une meilleure surveillance et à une meilleure production de rapports sur l’état des forêts du Canada, y compris sur l’état de la dégradation des forêts.
Les programmes du PCSF sont harmonisés au Cadre de la bioéconomie forestière renouvelé de 2021 du Conseil canadien des ministres des forêts. L’objectif du cadre est de faire progresser la prochaine génération des efforts de transformation et de diversification du secteur forestier au Canada en réagissant au besoin critique d’une meilleure cohérence des politiques. Cela représente une occasion de mieux collaborer et de mobiliser des initiatives, de déterminer des lacunes en matière de connaissances et de les combler, et de mesurer les progrès.
Les programmes reflètent également les engagements en faveur de l’avancement des objectifs de développement durable 8, 10, 12, 13 et 15 de la Stratégie fédérale de développement durable du Canada 2022 à 2026Footnote 2.
Les programmes du PCSF sont harmonisés à plusieurs autres forums nationaux et internationaux auxquels le GC est membre ou partie, y compris :
- Déclaration de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres (COP 26, 2011).
- Cadre mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal (COP 15 de la Convention sur la diversité biologique, 2022).
- United Nations Strategic Plan for Forests (2017-2030).
- Le Processus de Montréal;
- Le Réseau international de forêts modèles.
Dans l’ensemble, le rôle de leadership du SCF dans la facilitation de la transformation du secteur est approprié, en particulier dans le contexte de l’approche collaborative utilisée par le PCSF. Étant donné son mandat, son expérience et son expertise, le SCF est bien placé
Conception et prestation
Le PCSF a amélioré son cadre de mesure du rendement, mais l’intégration de certains volets du programme a été difficile.
Le cadre de mesure du rendement pour le PCSF a considérablement évolué au cours de la période d’évaluation. Avant 2023-2024, la stratégie de mesure du rendement pour toutes les composantes de programme préexistant (PIF, ITIF, IFA, PDM et CVBois) était généralement spécifique à chaque volet (autre qu’au niveau des résultats finaux). Certaines personnes interrogées du SCF ont laissé entendre que les composantes du programme du PCSF avaient été regroupées de manière quelque peu arbitraire aux fins de la production de rapports pour le Cadre ministériel des résultats de RNCan. Pris dans son ensemble, ce cadre comprenait plus de 50 indicateurs, car de nombreux indicateurs cherchaient à mesurer les répercussions des programmes pour les groupes d’intervenants spécifiques ciblés par chaque volet. Dans l’ensemble, les volets du programme qui constituaient le PCSF manquaient d’un suivi des résultats cohérent et complet, qui faciliterait la production de rapports sur leur efficacité ou sur l’efficacité du PCSF dans son ensemble.
Dans le cadre du renouvellement de 2023, le PCSF a remanié sa matrice de résultats pour intégrer les changements de programme et développer des indicateurs appropriés. Cela a été achevé tel qu’il était requis avant mars 2024, réduisant à 33 le nombre total d’indicateurs du PCSF et améliorant la cohérence de sa stratégie de mesure du rendement. Bien que la nouvelle matrice de résultats soit perçue par le personnel comme représentant mieux le changement positif prévu menant au résultat final, le SCF aura encore besoin de temps pour faire pleinement l’essai de ses nouvelles mesures et uniformiser la collecte de données.
Comme les volets du programme sont administrés séparément sous l’égide d’un seul programme du CMR, le système de suivi et de production de rapports sur le rendement du PCSF reste également cloisonné. Par conséquent, pour certains des volets du PCSF, le défi a résidé dans la détermination de manière significative des indicateurs et des cibles spécifiques. Quoi qu’il en soit, le personnel du PCSF estime que la théorie du changement du programme est solide. Le personnel et la direction du PCSF ont perçu que les résultats présentent une représentation logique de ce que le PCSF est censé réaliser et n’ont pas suggéré d’autres résultats ou indicateurs.
L’évaluation a révélé de fortes indications que les volets préexistants (c’est-à-dire, le PIF, l’ITIF, le CVBois et l’IFA) ont contribué à établir une base solide pour l’efficacité, grâce à de nombreuses années de perfectionnement de la conception et de la mise en œuvre des programmes du SCF. ForSITE et LMFor exercent également d’importantes influences sur la compétitivité, bien que leur influence soit moins directe. Les preuves d’entrevue indiquent que les priorités mondiales évoluent et que la pression continue pour la numérisation du secteur forestier constitue une justification solide du besoin de ces volets sous l’égide de la compétitivité du secteur forestier. Toutefois, il pourrait être utile pour les programmes ForSITE et LMFor de renforcer leur communication sur les contributions positives qu’ils apportent aux résultats du PCSF.
Le personnel de ForSITE a fait savoir que, pour ce volet, il éprouve le plus de difficulté à communiquer de quelle manière ses activités contribuent aux résultats du PCSF en matière de compétitivité. Il s’agit d’un nouveau volet du PCSF; le modèle du bilan de carbone du Canada et les activités d’inventaire forestier améliorées étaient auparavant harmonisés aux éléments d’inventaire du programme associés de plus près au changement climatique et à la science forestière. Toutefois, ForSITE semble bien positionné pour contribuer aux domaines pour lesquels les intervenants ont déterminé des besoins accrus en matière d’intégration de la science et des politiques dans le secteur forestier afin de répondre aux demandes du marché. Ces besoins incluent des mesures de traçabilité adoptées pour l’Union européenne, ainsi qu’un besoin accru de déterminer les attributs environnementaux des produits en bois (mesures de récolte durable, carbone incorporé dans les produits en bois, etc.) afin de maintenir l’accès au marché. De même, les entrevues avec les intervenants et la documentation du programme indiquent que LMFor devrait contribuer à la compétitivité en renforçant la réputation du Canada en tant que chef de file mondial du secteur forestier.
Les avantages du PCSF se manifestent dans plusieurs domaines, y compris socio- économique (p. ex. la réconciliation et le développement rural) et environnemental (p. ex. l’adaptation au changement climatique et son atténuation, la protection et la conservation de la biodiversité). Les études de cas examinées dans le cadre de l’évaluation ont confirmé que certains projets fonctionnaient à travers ce spectre, leur permettant d’accéder à plus d’un instrument de financement du PCSF. L’adoption d’une approche similaire au cycle de vie du secteur forestier pour expliquer les histoires de réussite du PCSF pourrait aider le SCF à rendre compte de ses rendements de manière plus convaincante. Le fait d’établir des liens plus directs entre la valeur économique du carbone séquestré, les catastrophes environnementales, évitées ou atténuées, et divers autres avantages ainsi que leurs répercussions sur les moyens de subsistance canadiens pourrait avoir une plus grande incidence.
Le PCSF a fait des progrès en matière de diversité et d’inclusion.
En 2018, le gouvernement du Canada a introduit un nouveau Cadre des résultats relatifs aux genres. Ce Cadre reconnaît que la participation économique des femmes stimule la croissance économique tout en augmentant le revenu des familles canadiennes. On pourrait en dire autant de la participation d’autres groupes diversifiés de Canadiens, y compris les peuples autochtones et les nouveaux Canadiens. Le renouvellement du financement des programmes en vertu du Programme de Compétitivité du secteur forestier avait comme condition l’élaboration des mesures basées sur l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) dans la prestation des programmes. Le secteur offre des emplois de qualité, avec des revenus supérieurs à la moyenne par rapport à l’ensemble du secteur manufacturier.
Bien que certaines personnes interrogées aient déclaré que l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) ne sont pas le principal objectif de la plupart des volets du PCSF, tout indique que le PCSF a contribué aux mesures d’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) et d’EDI. Les programmes du PCSF encouragent les promoteurs de projets à réfléchir à leurs efforts pour garantir la diversité dans le cadre de la réalisation de leurs projets, et incite les organismes à avoir des politiques, des plans ou des comités en matière d’EDI. Certains promoteurs sont soutenus par les politiques globales de leurs associations industrielles. Par exemple, l’Association des produits forestiers du Canada maintient un Comité EDI qui est responsable de la mise en œuvre de sa Politique sur l’équité, la diversité et l’inclusion.
Environ 10 % des répondants à l’enquête d’évaluation ont affirmé que les volets du PCSF étaient parmi les premiers du ministère à commencer à demander des renseignements aux promoteurs de projet sur la représentation et l’inclusivité dans les fonctions décisionnelles, comme les conseils d’administration ou les postes de direction; l’autre 90 % n’a pas commenté ce sujet. Dans le cadre de la production de rapports du PCSF, plusieurs composantes sondent les promoteurs sur la diversité de leur main-d’œuvre. L’évaluation a permis de confirmer cette pratique à travers les études de cas pour les promoteurs ayant des projets de biochar et de nanocristaux de cellulose dans le cadre du programme de financement de l’ITIF. Tous les promoteurs d’études de cas sélectionnés par l’évaluation ont rempli une enquête sur l’EDI, qui a fourni des aperçus sur la diversité des équipes impliquées dans les projets financés.
Bien qu’il n’implique pas d’accords de contribution, la conception et la mise en œuvre du volet ForSITE intègrent également des principes de diversité et d’inclusion en appliquant une ACS+ afin de garantir un accès équitable à ses outils et à ses données à tous les intervenants. L’accessibilité est abordée en veillant à ce que ses outils et ses données soient disponibles pour un large éventail d’intervenants, quelle que soit leur capacité technique ou physique.
Ces efforts ont contribué à des résultats concrets. Par exemple, l’initiative Silva21 regroupe plus de 50 collaborateurs, y compris un consortium de cinq universités, cinq entreprises privées en foresterie, une communauté des Premières Nations, cinq agences gouvernementales provinciales, ainsi que le CCFB et FPInnovations, une organisation nationale de recherche. Grâce à cette initiative, des personnes hautement qualifiées (étudiants à la maîtrise et doctorants) travaillent en collaboration avec des chercheurs du SCF et de l’industrie pour fournir des données, des outils et des solutions pratiques afin d’améliorer la résilience des forêts canadiennes, contribuant ainsi à la santé de ces écosystèmes et au bien-être des communautés. Un candidat a déclaré que Silva21 a atteint la parité hommes-femmes à l’exercice 2023-2024, ce qui est un résultat positif pour un domaine de recherche traditionnellement dominé par les hommes.
Les promoteurs de l’étude de cas pour les efforts du volet LMFor dans le Réseau international des forêts modèles ont noté que le contenu en matière d’EDI du Canada lié à la demande de financement du Réseau international des forêts modèles a motivé les pays partenaires de la Pologne et du Costa Rica à prendre en compte les questions d’EDI dans le déploiement de leurs activités.
La contribution la plus directe du PCSF à l’EDI se fait au moyen de la composante IFA. L’objectif de l’IFA est de faire progresser la réconciliation dans le secteur forestier en appuyant les priorités déterminées par les Autochtones pour accélérer la sensibilisation, l’influence, l’inclusion et le leadership des Autochtones. En ciblant spécifiquement les communautés autochtones, le volet IFA encourage le développement économique et le renforcement des capacités au sein des communautés forestières mal desservies. Les personnes interrogées ont estimé que l’expansion de l’IFA pour inclure des subventions et faire avancer des priorités au-delà du développement économique (précédemment financé uniquement par des contributions) a amélioré les niveaux et les taux de participation des demandeurs à faible capacité et des demandeurs ayant des intérêts divers. Ces répondants ont indiqué qu’il y a un intérêt croissant pour les programmes de l’IFA chez les communautés et les entreprises autochtones; et la capacité financière des programmes de l’IFA est insuffisante pour répondre à cette demande croissante.
L’évaluation a également révélé que l’IFA pourrait bénéficier d’une meilleure coordination et collaboration avec les autres programmes autochtones de RNCan afin d’améliorer la communication, l’engagement ou la gestion des relations avec les intervenants. Les agents de liaison régionaux travaillent à établir et à maintenir des relations avec les communautés autochtones, perçues comme un élément essentiel pour un engagement positif et productif. Toutefois, des données probantes indiquent que la demande d’engagement avec les agents d’engagement régional peut désormais dépasser leur capacité. Une meilleure coordination pourrait également aider à réduire le chevauchement des demandes de participation récurrentes, ce qui pourrait être plus efficace pour les deux communautés et le gouvernement fédéral.
De manière plus générale, un examen de la documentation universitaire a conclu que les pénuries de main-d’œuvre actuelles dans le secteur forestier pourraient constituer un obstacle à la compétitivité. Il y a également un besoin accru d’attirer des travailleurs ayant des compétences plus spécialisées dans des domaines tels que la numérisation, l’intégration des données et l’IA. Le PIF fournit un financement pour des bourses et des subventions afin de promouvoir le secteur forestier auprès des étudiants et des nouveaux diplômés des établissements d’enseignement postsecondaire au Canada. Ces bourses et subventions, offertes par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), visent à attirer les jeunes, les femmes, les Autochtones, les minorités visibles et les immigrants vers la recherche et les carrières dans des domaines connexes afin d’améliorer la diversité et la représentation au sein du secteur forestier canadien. En dehors du PCSF, le Programme de stages en sciences et en technologie (PSST) offert par le Bureau du scientifique principal de RNCan encourage également le développement des talents et la formation dans les secteurs des ressources naturelles. Comme cela a été positivement démontré par le PSST, les efforts pour remédier aux pénuries de main- d’œuvre devraient être conçus de manière à tenir compte de l’importance d’une participation accrue des groupes sous-représentés.
Les conditions présumées dans la théorie du changement seront probablement remplies.
La théorie du changement élaborée pour le PCSF par l’évaluation comprend un certain nombre d’hypothèses sur les conditions nécessaires à la réussite des résultats du programme (voir les annexes). Dans le cadre de l’évaluation, une enquête a été menée auprès des gestionnaires et du personnel des programmes du PCSF sélectionnés pour leur connaissance approfondie du programme, afin de tester leurs perceptions quant à la mesure dans laquelle ces conditions sont respectéesFootnote 3. Il y a eu 19 réponses reçues d’un total d’environ 70 personnes sélectionnées. Les résultats sont présentés dans les tableaux 4 et 5.
Tableau 4. Le personnel du PCSF perçoit que les conditions de réussite des résultats immédiats seront probablement remplies.
| Ordre | Hypothèse |
Score moyen Très confiant : 3 Plutôt confiant : 2 confiant : 1 |
|---|---|---|
| 1 | Les programmes sont pertinents pour les intervenants. | 2,59 |
| 2 |
Des relations et des partenariats multisectoriels sont développés et maintenus avec des intervenants nationaux et internationaux. |
2,50 |
| 3 | La collaboration entre les intervenants est efficace. | 2,36 |
| 4 |
Les processus de demande sont conçus pour minimiser les obstacles à l’accès. |
2,27 |
| 5 |
Les entreprises de construction sont désireuses d’utiliser du bois plutôt que des matériaux à intensité carbonique. |
2,13 |
| 6 |
La recherche et l’innovation en matière de données sont menées et diffusées. |
2,07 |
| 7 |
Les intervenants ciblés sont prêts à recevoir et à adopter les technologies. |
2,06 |
| 8 |
Des talents pertinents et qualifiés sont disponibles et embauchés. |
2,06 |
| 9 | L’infrastructure informatique des programmes est opérationnelle. | 1,86 |
(Source : Enquête d’évaluation du PCSF, 2024)
Les résultats de l’enquête révèlent que les gestionnaires de programme et le personnel sont plutôt confiants à très confiants que la plupart des neuf conditions supposées nécessaires pour atteindre des résultats immédiats étaient respectées. Deux domaines qui semblent être les plus difficiles incluent la pertinence de l’infrastructure informatique et la recherche de personnel hautement qualifié (PHQ) pour livrer les programmes du PCSF. Ces défis sont confirmés par d’autres données probantes provenant de l’évaluation. Par exemple, l’évaluation a révélé que le recrutement de talents qualifiés pertinents en vue de soutenir la production de rapports sur le carbone forestier et les évaluations et la production de rapports sur la dégradation des forêts de ForSITE a été un « point de douleur » pour le PCSF (voir Facteurs).
Les données probantes découlant de l’évaluation indiquent que l’innovation prend du temps, allant de quelques années à des décennies; ce qui signifie que les conditions liées au développement et à l’adoption de technologies innovantes du secteur forestier sont plus susceptibles de se produire à moyen terme. Il n’est donc pas surprenant que les répondants à l’enquête aient moins confiance que ces conditions soient atteintes afin de soutenir des résultats immédiats (tableau 4). En revanche, les répondants étaient plus persuadés que les conditions liées à l’innovation étaient remplies en soutien aux résultats intermédiaires (tableau 5).
Tableau 5 : Le personnel du PCSF perçoit que les conditions de réussite des résultats intermédiaires seront probablement remplies.
| Ordre | Hypothèse |
Score moyen
Très confiant : 3 Plutôt confiant : 2 Pas du tout confiant : 1 |
|---|---|---|
| 1 | Des technologies et des processus transformateurs et de grande valeur adoptés par l’industrie. | 2,36 |
| 2 | Les produits du secteur forestier sont adoptés par des intervenants ciblés. | 2,25 |
| 3 | Les mesures de reboisement et de conservation des forêts sont intégrées dans les politiques de gestion forestière. | 2,33 |
| 4 | Des mesures de diversité et d’inclusion sont adoptées dans le secteur forestier canadien. | 2,14 |
| 5 | La capacité du programme à produire et à disposer des bons outils pour soutenir l’aménagement forestier durable et le secteur forestier, qui est reconnu comme précieux, contribue à établir le rôle de leadership du Canada. | 2,13 |
| 6 | Les contributions du secteur forestier canadien aux objectifs environnementaux du Canada sont bien comprises par le gouvernement et le public. | 2,12 |
| 7 | La réconciliation économique est au cœur des priorités du programme. | 2,08 |
| 8 | La perspective et le système de connaissances autochtones sont reconnus et amplifiés. | 2,00 |
| 9 | Le bois massif sera le matériau de choix pour les constructions de taille moyenne. | 2,00 |
| 10 | Le bois récolté est utilisé au maximum. | 1,83 |
| 11 | L’approvisionnement en bois et en fibres est assuré. | 1,69 |
(Source : Enquête d’évaluation du PCSF, 2024)
D’autres observations clés liées aux résultats de l’enquête concernant les condition favorisant les résultats intermédiaires :
- Réputation du secteur. La compréhension du public canadien des contributions du secteur forestier aux objectifs environnementaux est évaluée comme étant « dans la moyenne », ce qui indique peut-être que le personnel estime qu’il est nécessaire de faire davantage pour promouvoir la réputation environnementale du Canada et les contributions positives du secteur forestier au Canada. Dans l’enquête et les entrevues, le personnel du SCF a mentionné que la communication au public des rôles importants joués par le SCF et la foresterie dans la poursuite des objectifs climatiques et environnementaux du Canada pourrait être inefficace ou insuffisante. Dans l’évaluation, on a noté que des projets phares de premier plan, comme le Limberlost Place du George Brown College à Toronto, avec son utilisation innovante de la construction en bois massif, offrent un grand potentiel pour exposer les résidents urbains et les personnes participant de l’établissement d’enseignement à construire avec du bois, surtout que ce type de construction n’a pas été l’objet d’une forte promotion auparavant à Toronto.
- La réconciliation économique. Les conditions liées aux enjeux d’intérêt pour les communautés autochtones étaient associées à des taux de confiance du personnel relativement bas. Les entrevues avec le personnel du PCSF confirment qu’il reste encore du travail à faire en matière de partenariats autochtones et de réconciliation. Bien que la plupart des employés n’aient pas été précis sur les types de travail spécifiques qui pourraient être réalisés pour faire avancer la réconciliation, l’examen du volet de l’Initiative de foresterie autochtone suggère que ce qui constitue la réconciliation, ainsi que les moyens de mesurer les progrès sur les résultats connexes, sont plus précieux lorsqu’il y a une contribution autochtone significative et importante dans les processus gouvernementaux.
- Défis dans le secteur forestier. Le classement montrait un niveau de confiance relativement faible pour ce qui est de garantir l’approvisionnement en fibres, d’utiliser le bois récolté au maximum et de faire du bois massif un matériau de choix pour l’industrie de la construction. Les données probantes indiquent que le changement climatique pourrait avoir une incidence négative sur l’approvisionnement en fibres, ce qui amplifie les préoccupations concernant la poursuite des pratiques de « maintien du statu quo » dans lesquelles les déchets de bois sont sous-utilisés. Bien que les efforts pour promouvoir le bois comme matériau de construction se poursuivent, jusqu’à maintenant, le béton et l’acier continuent de dominer pour les projets de construction intermédiaires à plus grands.
Certains facteurs facilitent et limitent considérablement la mise en œuvre du PCSF.
Les facteurs clés qui facilitent la mise en œuvre ou l’achèvement des résultats du PCSF sont résumés au tableau 6.
Tableau 6. Facteurs qui facilitent la mise en œuvre ou les résultats du PCSF
| Facteurs | Description |
|---|---|
| Collaboration interne du SCF | Les personnes interrogées s’accordaient généralement pour dire que la collaboration interne et une bonne gouvernance aidaient le SCF à faciliter une mobilisation efficace pour de nouveaux défis sans perturber les forces existantes. Par exemple, la gestion des trois composantes du programme d’innovation forestière (c’est-à-dire, PIF, ITIF et CVBois) par un seul directeur renforce les connexions et le flux des domaines clés de développement et des projets, allant de la R-D fondamentale aux études, aux investissements de capitaux et aux démonstrations. La coordination interéquipes et l’exploitation des liens entre les données opérationnelles et la capacité de recherche ont également facilité des flux de travail plus fluides et l’intégration de l’information, ce qui a contribué à accélérer les progrès vers les résultats escomptés. |
| Des relations de longue date | Les relations, principalement celles avec les provinces et territoires, l’industrie et les communautés autochtones, ont facilité les progrès en raison de la compétence fédérale-provinciale partagée du secteur forestier au Canada. Le secteur forestier du Canada bénéficie du leadership fédéral et de la collaboration entre les partenaires. Selon le personnel du SCF, il y a également eu un changement important d’une approche descendante vers une approche qui respecte de plus en plus les territoires traditionnels et qui mobilise les communautés concernant leurs besoins scientifiques. |
| But commun dans les forums internationaux | Des liens solides avec la communauté internationale ont aidé le Canada à renforcer ses activités de mobilisation de programme avec un public international. Les études de cas menées auprès des Initiatives internationales de forêt modèle et les activités entreprises en Pologne et au Costa Rica ont démontré les répercussions positives de ces relationsFootnote 4. |
| Environnement réglementaire au Canada pour la construction en bois | L’élaboration de codes et de normes ainsi que de mesures stratégiques pour soutenir de nouveaux types de construction en bois pouvant remplacer des matériaux de construction à fortes émissions (c’est-à-dire le bois lamellé- croisé remplaçant le ciment et le béton dans les immeubles de moyenne et de grande hauteur) semble gagner en popularité. Cela aura un effet positif sur l’utilisation du bois au Canada et, dans une moindre mesure, à l’étranger. |
| Demande externe d’expertise du SCF | Il y a actuellement une demande d’informations liées à la dégradation des forêts et à la modélisation du carbone forestier. Ceci est illustré, par exemple, par l’utilisation internationale et les demandes de formation sur l’utilisation du Bilan de Carbone du Canada. Les personnes interrogées ont déclaré que le SCF est en bonne position pour exercer un leadership canadien tant au niveau national qu’international. |
Les facteurs qui ont limité la mise en œuvre ou l’achèvement des résultats du programme sont résumés dans le tableau 7. Certains facteurs, comme la nature cyclique de l’industrie forestière, échappent au contrôle du Programme. D’autres sont des facteurs internes sur lesquels RNCan et le Service canadien des forêts exercent un plus grand contrôle ou une plus grande influence.
Tableau 7. Facteurs limitant la mise en œuvre ou les résultats du PCSF
| Facteurs | Description |
|---|---|
| Capacité limitée à rapidement mettre à niveau l’infrastructure informatique actuelle. | Ce facteur présente des défis, en particulier pour le volet ForSITE, qui prévoyait de réaliser une mise à niveau rapide de l’infrastructure informatique et du personnel associé pour permettre au SCF de gérer l’inventaire forestier et les données spatiales à un ordre de grandeur supérieur aux efforts précédents. L’approvisionnement de la TI a pris beaucoup plus de temps que prévu et l’acquisition était toujours en cours au moment de la rédaction du rapport. |
| Défis pour attirer et retenir des talents appropriés |
Le SCF a rencontré des défis pour recruter du personnel hautement qualifié, en particulier dans les catégories TI et sciences physiques. Les personnes interrogées laissent entendre que le rythme rapide des avancées technologiques (c’est-à-dire, l’intelligence artificielle, le registre des transactions pour la traçabilité) dépasse la capacité des établissements d’enseignement à attribuer des diplômes aux étudiants ayant à la fois une expertise en TI et en foresterie. Les effets de ces limites sont les plus prononcés pour ForSITE, pour lequel le SCF doit rivaliser avec d’autres employeurs pour un bassin de talents relativement restreint possédant une expertise en télédétection avancée, en apprentissage machine et en modélisation du carbone forestier. Au-delà du SCF, la pénurie de compétences signalée peut également limiter la capacité du secteur à tirer pleinement parti des nouveaux outils pour la durabilité et la compétitivité sur le marché.
Silva21, un modèle de collaboration réussi entre le PCSF, le CRSNG, les universités et les établissements de recherche pour aider à former des PHQ, pourrait être envisagé pour le perfectionnement et le recrutement de personnel, en particulier pour ForSITE. L’expansion du mandat de ForSITE afin d’inclure le perfectionnement et la formation des talents à double sens – c’est-à-dire l’engagement avec les collèges et les universités afin de communiquer à la fois la science générée par le programme et de promouvoir les carrières en foresterie – pourrait aider à augmenter le bassin de talents disponible nécessaire pour garantir son succès à court et moyen terme. |
| Période de financement limitée | Le gouvernement du Canada attribue des ressources en fonction d’uneanalyse de ses priorités et de ses besoins en matière de dépenses. Toutefois, tant les personnes interrogées internes qu’externes ont indiqué que la transition vers une période de financement plus courte pour les composantes du PCSF (d’une attribution de cinq ans vers une attribution de trois ans) a augmenté les risques pour une prestation efficace. Par exemple, la période de financement plus courte a augmenté le risque de sélection de projets en fonction de la capacité à respecter les échéances (projets qui présentent un risque moindre ou qui ont des échéances plus courtes) plutôt que de sélectionner les meilleurs projets. En particulier lorsque les volets du programme incluent des exigences de partage des coûts, cela a également diminué la certitude requise par les promoteurs et leurs partenaires pour investir dans l’innovation et la transformation du marché (chacune de ces démarches pouvant nécessiter des années d’efforts soutenus). |
| Nature cyclique de l’industrie forestière et difficultés économiques |
L’industrie forestière au Canada est actuellement confrontée à une combinaison de facteurs géopolitiques, commerciaux et climatiques qui jouent tous un rôle dans la création d’un paysage économique difficile. Pour certaines entreprises, en particulier dans des domaines traditionnels de l’industrie forestière, comme la production de bois de construction de dimensions courantes, la viabilité réduite des affaires rend difficile l’investissement dans l’innovation et la mise en œuvre de changements pour accroître l’efficience, ce qui limite encore la viabilité à long terme des entreprises. La perte des opérations d’entreprise dans le secteur forestier peut entraîner des pertes d’emplois et économiques pour les communautés rurales et éloignées vulnérables, qui ont une capacité limitée à diversifier ou à trouver des solutions de rechange pour générer une activité économique. |
| Droits sur le bois d’œuvre | Au moment de la phase de réalisation de l’évaluation, environ 20 % des exportations du secteur forestier étaient soumises à des tarifs commerciaux, principalement en provenance des États-Unis. On s’attend à ce que le conflit en cours sur le bois d’œuvre continue d’avoir des répercussions de plus en plus graves sur l’ensemble du secteur forestier canadien. |
| Limitations à l’approvisionnement en fibres et en bois | L’étendue à laquelle les provinces permettent aux entreprises de récolter peut être un facteur pouvant influencer le rendement économique du secteur forestier. Le montant pour la « possibilité de coupe » peut également être affecté par le changement climatique, les perturbations liées aux incendies de forêt et aux ravageurs, influençant la quantité pouvant être récoltée de manière durable. La diminution de l’approvisionnement en fibres causée par les incendies de forêt antérieurs et le changement climatique ajoute de la complexité aux défis auxquels est confronté le secteur forestier canadien. La dépendance du Canada aux forêts naturelles entraîne également un coût de production de fibre comparativement plus élevé, par rapport aux pays qui extraient des portions significatives de fibre des plantations forestières. |
À part ForSITE, les composantes du PCSF ont utilisé la plupart du budget alloué.
Nous avons examiné dans quelle mesure le PCSF a pu utiliser efficacement les ressources qui lui étaient attribuées pendant la période d’évaluation (2018-2019 à 2023-2024). La figure 5 présente les dépenses du programme par volet par rapport au budget attribué. Dans l’ensemble, de 2018-2019 à 2023-2024, le PCSF a dépensé environ 89,6 % de son budget attribué.
Figure 5. Dépenses du PCSF par rapport à l’allocation budgétaireFootnote 5
Version textuelle
Dépenses PCSF par rapport à l'allocation budgétaire. Ce tableau présente l'allocation budgétaire rajustée pour chaque composante de programme, c'est-à-dire l'allocation après transfert de fonds entre les programmes ou les composantes de programme. Le graphique montre des millions de dollars sur l'axe des x, et l'axe des y est divisé en six composantes PCSF. Une série de trois barres parallèles est présentée pour les dépenses de chaque composante, pour un, l'allocation budgétaire, deux, les dépenses totales, et trois, le solde. Allocation budgétaire du volet du PIF de 2018 à 2024 : Affectation budgétaire 177 millions de dollars : Dépenses totales 174 millions de dollars : Solde 3 millions de dollars. Investissements dans la transformation de l'industrie forestière affectation budgétaire 2018 à 2024 : affectation budgétaire 250 millions de dollars : Dépenses totales 213 millions de dollars : solde 21 millions de dollars. Construction verte en bois de 2019 à 2024 : affectation budgétaire 57 millions de dollars : dépenses totales 48 millions de dollars : solde 9 millions de dollars. Initiative de foresterie autochtone 2018 à 2024 : affectation budgétaire 33 millions de dollars : dépenses totales 32 millions de dollars : solde 1 million de dollars. Expansion des opportunités de marché/Programme de leadership forestier mondial de 2018 à 2024 affectation budgétaire 109 millions de dollars : dépenses totales 95 millions de dollars ; solde 14 millions de dollars. Composante d'amélioration de l'information et de la technologie des systèmes forestiers 2023 à 2024 affectation budgétaire 4 millions de dollars : dépenses totales 2 millions de dollars : solde 2 millions de dollars. (Source : Système SAP du SCMC).
Certains volets du programme ont reçu des transferts d’autres volets ou d’autres programmes, qui nécessitaient un ajustement des montants d’affectation initiaux. Dans certains cas, des fonds non dépensés ont été reclassés pour les exercices fiscaux ultérieurs. De même, une certaine conversion de fonds d’un poste de dépense à un autre, par exemple, de l’Exploitation et entretien au salaire, a été signalée. Toutefois, le tableau 8 montre que certains volets du programme n’ont pas dépensé le budget alloué.
Tableau 8. Pourcentage des dépenses par rapport au budget alloué
| Volets du programme | 2018-19 | 2019-20 | 2020-21 | 2021-22 | 2022-23 | 2023-24 | Pourcentage global |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PIF | 99 | 98 | 98 | 99 | 98 | 97 | 98 |
| ITIFFootnote 6 | 99 | 70 | 96 | 95 | 91 | 93 | 85 |
| CVBois | 93 | 82 | 81 | 99 | 75 | 90 | 84 |
| IFA | 99 | 99 | 97 | 99 | 97 | 93 | 98 |
| PDM-LMFor | 97 | 93 | 80 | 82 | 86 | 89 | 87 |
| ForSITE | - | - | - | - | - | 48 | 48 |
| Total pour le PCSF (2018- 2024) | 90 | ||||||
(Source: CMSS Finance SAP System)
Le plus grand pourcentage des fonds sous-utilisés a été réalisé par le volet ForSITE, qui n’a dépensé qu’environ 48 % de son allocation en 2023-2024. ForSITE a dû composer avec des défis au moment d’intensifier ses activités en fonction des échéances prévues au cours de cette première année de mise en œuvre du programme. Il a connu des retards au niveau de l’acquisition d’une nouvelle infrastructure technologique de l’information, grande et complexe, ainsi que de l’embauche de personnel hautement qualifié. Ces facteurs échappaient en grande partie au contrôle du programme.
Le ITIF n’a dépensé que 70 % des fonds alloués en 2019-2020. Les fonds qu’il a reçus d’un autre ministère pour l’Accord de conservation du caribou des montagnes du Sud n’ont pas pu être utilisés à temps, car il a eu besoin de temps pour préciser les modalités et conditions de financement.
CVBois a dépensé moins de 85 % des fonds alloués au cours de trois exercices. Pour 2020-2021 et 2022-2023, les gestionnaires de programme ont indiqué que cette situation était liée en grande partie à la pandémie de COVID-19. En particulier, la pandémie a eu une incidence sur le programme principalement sous la forme de retards de projets en raison de pénuries de main-d’œuvre, d’augmentations de prix et d’interruptions de la chaîne d’approvisionnement; de retards dans la recherche et les tests en raison de la fermeture de laboratoires; et de retards dans le processus de délivrance des permis de projet, ce qui a ralenti l’approbation et entraîné des retards dans la construction de certains projets innovants. De plus, le fonctionnement du programme a été affecté par les interdictions de voyage liées à la pandémie et par les restrictions sur les services professionnels en personne. Aucune explication raisonnable n’a été fournie pour la part de 18 % des fonds sous-utilisés en 2019-2020.
PDM-LMFor a dépensé moins de 90 % des fonds alloués au cours de certains exercices en raison des restrictions sur les voyages internationaux imposées par le gouvernement du Canada pendant la pandémie. Les restrictions de voyage sur le marché en Asie ont également entraîné le report ou l’annulation de nombreux salons professionnels et séminaires éducatifs, à partir du dernier trimestre de l’exercice 2019-2020. Par conséquent, les coûts des bureaux du marché ont été réduits. De plus, certains paiements anticipés n’ont pas été reflétés dans le système financier de RNCan pour l’exercice 2023-2024, mais sont apparus l’année suivante.
En revanche, l’IFA et le PIF avaient des ratios de dépenses constamment élevés (les deux ont dépensé entre 97 et 99 % de leur budget alloué sur une base annuelle). Ces volets de programme fonctionnent avec un nombre limité de promoteurs, qui reçoivent un financement dans le cadre de subventions et de contributions, et par conséquent, les budgets alloués ont été plus pleinement utilisés.
Une intégration administrative plus poussée des composantes du programme pourrait accroître l’efficience, mais cela pourrait être difficile.
Le PCSF a connu un certain succès dans l’amélioration de l’administration intégrée des volets des programmes. Par exemple, le SCF a déployé des efforts pour normaliser les technologies de l’information et la gestion de l’information du PCSF par l’adoption de systèmes de gestion de la clientèle. Bien que de nombreux programmes aient déjà des processus d’acceptation des demandes en ligne, faire en sorte que les promoteurs postulent numériquement et rendent compte de manière intégrale dans un système CRM en ligne a longtemps été un objectif des programmes du PCSF. Cela peut offrir une interface efficace et cohérente pour le programme de GC et potentiellement promouvoir la collecte et le traitement efficaces de l’information. Au moment de la rédaction, le ITIF et CVBois avaient commencé à utiliser un système de gestion de la clientèle, et le PIF et l’IFA étaient en attente en vue d’adopter le même système. Les personnes interrogées ont laissé entendre qu’un soutien serait nécessaire en offrant au personnel une formation sur le système de gestion de la clientèle et sur son interface de rapport graphique connexe.
À l’avenir, le PCSF pourrait envisager d’améliorer davantage l’intégration des opérations dans les cas où cela est susceptible de générer des gains d’efficience et des résultats positifs sous l’angle coûts-avantages. Toutefois, l’intégration plus poussée des systèmes a été difficile. Bon nombre de ces problèmes échappent en grande partie au contrôle direct du programme. Par exemple, les solutions de gestion de la clientèle « prêtes à l’emploi » ne sont généralement pas adaptées aux besoins uniques du gouvernement, tandis que la conception de solutions sur mesures développées à « l’interne » n’est généralement ni réalisable ni rentable. De plus, la nécessité de maintenir des systèmes et des procédures hérités pour assurer la cohérence et la responsabilité limite le potentiel de systèmes connexes à « communiquer entre eux » et à harmoniser le contenu et le format. Des considérations doivent également être prises en compte pour l’efficacité du programme. Par exemple, bien que la gestion de la clientèle puisse contribuer à l’efficience du programme, une solution de rechange à la demande en ligne est également nécessaire pour les groupes à faible capacité, et ce, à court et moyen terme; un accès à la gestion de la clientèle seulement pourrait créer une iniquité, qui permettrait aux promoteurs de grande capacité d’accéder au financement tandis que les intervenants à faible capacité pourraient être laissés pour compte.
Résultats
Étant donné le changement important dans la conception et la prestation des programmes qui a eu lieu avec le renouvellement du programme en 2023, la mesure du rendement du PCSF a changé de manière significative en 2023-2024. Par conséquent, les résultats de cette évaluation concernant l’efficacité du programme sont divisés en deux parties :
- Les résultats « rétrospectifs » pour les quatre premiers exercices couverts par la présente évaluation (2019-2020 à 2022-2023), et
- Les résultats pour le premier exercice de la prestation du programme utilisant l’annexe des résultats la plus récemment approuvée du PCSF (2023-2024).
On a constaté des progrès de 2019-2020 à 2022-2023, mais la mesure des résultats n’était pas suffisamment solide pour l’évaluation.
Le tableau 9 résume les résultats rapportés par les composantes du programme de 2019- 2020 à 2022-2023. Une analyse détaillée est présentée à l’annexe E.
Bien que les cadres supérieurs aient indiqué qu’ils disposaient généralement des renseignements nécessaires pour gérer efficacement leurs activités de programme sur une base « quotidienne », l’évaluation a déterminé plusieurs problèmes avec la qualité des données. Par exemple, les données disponibles contenaient des incohérences, qui rendaient les renseignements difficiles à interpréter à des fins d’évaluation. Les hypothèses utilisées pour estimer les progrès par rapport aux objectifs et aux méthodes de calcul et de prévision des répercussions, en particulier les nouveaux indicateurs environnementaux, n’étaient pas toujours bien documentées. Les gestionnaires des volets du programme ont convenu que la collecte systématique de données et les calculs laissaient place à l’amélioration au cours de ces quatre années. Ainsi, les résultats présentés ici laissent entendre de bons progrès, la plupart des objectifs étant rapportés comme ayant été atteints ou dépassés, mais ne peuvent pas être utilisés pour établir des conclusions définitives sur les résultats obtenus.
Tableau 9. Résumé des résultats déclarés par les volets du programme (2019-2020 à 2022-2023)
| Volets du programme | Niveau des résultats | État du résultat | Description des résultats |
|---|---|---|---|
| PIF | Immédiat | 2 cibles sur 3 atteintes/ dépassées |
|
| Intermédiaire |
2 cibles sur 3 atteintes/ dépassées D’autres cibles n’étaient soit pas applicables, soit ne pouvaient pas être évaluées. |
modifiée. |
|
| Final | 4 cibles sur 4 atteintes/ dépassées |
main-d’œuvre. |
|
| ITIF | Immédiat | 2 cibles sur 3 atteintes/ dépassées |
|
| Intermédiaire |
2 cibles sur 4 dépassées; 1 cible est sur la bonne voie; et 1 cible n’a pas été atteinte. |
|
|
| Final | 2 cibles sur 3 atteintes; 1 cible |
|
|
| CVBois | Immédiat | 4 cibles sur 4 atteintes/ dépassées |
|
| Intermédiaire | 6 cibles sur 8 atteintes/ dépassées |
|
|
| Final | 1 cible sur 2 sur la bonne voie |
|
|
| IFA | Immédiat |
1 cible sur 2 dépassée L’autre cible n’a pas pu être évaluée. |
|
| Intermédiaire | Suivi partiel |
|
|
| Final | 1 cible sur 1 atteinte |
|
|
| PDM | Immédiat | 1 cible sur 1 atteinte |
|
| Intermédiaire | 2 cibles sur 2 dépassées |
|
|
| Final | 1 cible sur 1 atteinte |
|
La Direction de l’audit et de l’évaluation de RNCan a terminé trois évaluations récentes des composantes du programme qui constituent l’ensemble du PCSF, à savoir : Évaluation du Programme de construction verte en bois (CVBois) (2023); Évaluation des programmes d’Innovation dans le secteur forestier (2019); et Évaluation du Programme de développement des marchés (PDM) (2019). Ces évaluations fournissent une analyse plus approfondie de l’incidence du programme que le rapport des résultats réalisé par le SCF. Bien que ces évaluations se soient principalement concentrées sur des résultats antérieurs à la portée de la présente évaluation, elles ont trouvé des résultats globalement positifs dans tous les programmes, avec des possibilités d’amélioration limitées. Les évaluations ont abouti à un total de 13 recommandations réparties dans les quatre domaines suivants : objectifs du programme/prestation du programme (6); partenariats (3); communication (1); et mesure du rendement (3).
Nous avons constaté que les composantes du programme ont depuis mis en œuvre toutes les recommandations d’évaluation précédentes (voir l’annexe F). De nombreuses actions connexes ont contribué à améliorer la planification et la prestation des programmes, la portée et le rendement global. Cependant, l’évaluation de leur incidence sur les résultats à long terme nécessitera des heures supplémentaires, surtout en tenant compte du délai entre l’innovation, l’adoption de la technologie et la réalisation des bénéfices.
Les résultats du PCSF pour 2023-2024 jusqu’au milieu de l’exercice 2024- 2025 sont généralement sur la bonne voie.
L’évaluation a utilisé les données disponibles dans le nouveau cadre de rendement du PCSF (approuvé en mars 2024) pour examiner les premières indications que les volets du programme étaient sur la bonne voie pour atteindre les résultats escomptés. Au moment de la rédaction, les données des résultats n’étaient disponibles que jusqu’au milieu de 2024- 2025.
Il est trop tôt pour conclure sur la réalisation probable de nombreux résultats révisés du PCSF, la plupart des cibles pour les résultats intermédiaires et finaux devant être atteintes entre 2025 et 2030. L’enquête d’évaluation du personnel du PCSF a révélé qu’en se basant sur la première année de mise en œuvre, la majorité du personnel est convaincue que le programme est sur la bonne voie pour atteindre tous ses résultats prévus. Toutefois, comme on pourrait s’y attendre, ce niveau de confiance est légèrement plus élevé pour les résultats immédiats. Là où le personnel n’a pas indiqué avoir confiance que le programme était sur la bonne voie, la plupart ont indiqué « ne sait pas/sans objet ». Il y avait également un petit nombre de réponses « pas du tout confiance » (c’est-à-dire, 6 % à 12 % pour les résultats intermédiaires et seulement une pour le résultat final). Néanmoins, ces résultats démontrent une grande confiance du personnel quant au fait que le PCSF est conçu et exécuté de manière à faciliter l’atteinte des résultats.
Dans l’ensemble, les répondants étaient les moins persuadés que le PCSF était sur la bonne voie pour atteindre son résultat intermédiaire lié à « l’augmentation des opportunités pour les groupes historiquement sous-représentés de participer au développement économique fondé sur le secteur forestier »; seulement 59 % des répondants ont déclaré être quelque peu ou très persuadés que ce résultat serait atteint. Bien que cela ne signifie pas nécessairement que le programme n’est pas sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs, réaliser des progrès sur le plan de réconciliation est un défi pour l’ensemble du gouvernement. Il y a aussi une reconnaissance croissante que l’apport des Autochtones est nécessaire pour aider à définir les résultats de la réconciliation. Bien que le récent renouvellement de l’IFA ait élargi son champ d’application au-delà du développement économique afin d’inclure la réconciliation, il reste encore des possibilités d’améliorer la production de rapports sur les objectifs connexes, certaines personnes interrogées ayant indiqué que l’IFA a de la difficulté à déterminer des indicateurs de rendement significatifs. Le personnel a indiqué que les définitions du succès des communautés autochtones pouvaient être très différentes de celles généralement utilisées par le gouvernement du Canada et qu’elles étaient difficiles à saisir, principalement parce que les mesures gouvernementales standard (p. ex. les revenus générés et les emplois créés) n’étaient pas le seul aspect considéré comme important par les communautés. Il sera probablement nécessaire de faire davantage de travail pour développer des indicateurs adaptés aux projets et initiatives impliquant des peuples et des partenaires autochtones.
Le PCSF est principalement sur la bonne voie pour atteindre tous ses résultats immédiats d’ici la fin de 2025-2026.
Un examen des résultats rapportés par le PCSF indique que ce dernier était sur la bonne voie pour atteindre la plupart de ses résultats immédiats d’ici 2025-2026. À la mi-2024-2025, deux activités avaient déjà dépassé les résultats ciblés. Bien que la plupart des autres aient été indiqués comme respectant l’échéancier, quelques-uns n’avaient pas encore recueilli les renseignements connexes sur les résultats. Le tableau 10 présente un résumé des résultats par résultat immédiat.
Tableau 10. Progrès sur les résultats immédiats du PCSF, au milieu de 2024-2025
| Résultats immédiats | Volets du programme | Résultats | Description des résultats |
|---|---|---|---|
| Des renseignements, des conseils, des directives, des données scientifiques, des connaissances et/ou des outils précis sont mis à la disposition des intervenants. | PIF | Cible 1 : Dépassée |
Le CCFB a déclaré avoir produit 69 des 50 produits de transfert de technologie ciblés. |
| Cible 2 : Sur la bonne voie | Le PIF a réalisé 33 activités de partage d’information en 2023-2024. (Cible : 50 par an). | ||
| ForSITE | Cible 1 : Sur la bonne voie | Il a terminé 2 produits de données ciblés sur 5. | |
| Cible 2 : Sur la bonne voie | Environ 16 % de la superficie forestière du Canada était associée à des renseignements plus précis sur le carbone forestier et l’état des forêts. (Cible : 30 %). | ||
| Les intervenants mettent en œuvre des projets, au pays et/ou à l’étranger. | ITIF | Cible : Sur la bonne voie | Le ratio des contributions des partenaires du programme ITIF par rapport au financement fédéral a été rapporté à 2,3:1, mais devrait augmenter au fur et à mesure que les projets avancent. (Cible : 3:1). |
| LMFor | Cible : Dépassée |
LMFor a déclaré 24 arrangements avec des bénéficiaires de S et C, et 19 arrangements avec des bénéficiaires du Réseau international de forêts modèles, avec un résultat dépassant la cible totale de 16 arrangements. |
|
| IFA | Cible 1 : Sur la bonne voie | L’IFA a déclaré avoir signé 155 ententes de S et C avec des communautés autochtones. (Cible : 200). | |
| Cible 2 : S.O. | Les données sur le nombre de séances collaboratives tenues n’étaient pas encore disponibles. | ||
| Les intervenants connaissent les programmes et y participent. | ITIF | Cible : Sur la bonne voie |
Le ITIF a terminé 3 activités ciblées de sensibilisation à l’EDI sur 5. |
| CVBois | Cible : Sur la bonne voie |
Les données indiquent qu’aucune des 10 activités ciblées de sensibilisation à l’EDI devant être menées par les bénéficiaires financés n’était encore terminée à la fin de 2023-2024. Ce n’était pas obligatoire pour les promoteurs. |
|
| LMFor | Cible : S.O. |
Aucune donnée sur les résultats n’était encore disponible pour éclairer les résultats. LMFor cible un certain nombre d’activités de mobilisation du public devant être réalisées au moyen de publications sur les réseaux sociaux. |
|
|
Les intervenants de l’industrie de la construction ont l’information et les outils nécessaires pour poursuivre des projets de construction en bois. |
CVBois | Cible 1 : Sur la bonne voie | CVBois a déclaré avoir rejoint un total de 5 784 intervenants de l’industrie de la construction (Cible : 15 000). |
| Cible 2 : Sur la bonne voie | Cinq des 60 à 70 produits d’information ciblés avaient jusqu’à présent été mis à la disposition des intervenants de l’industrie de la construction. |
Bien que les données indiquent des progrès, il est trop tôt pour produire un rapport sur près de la moitié des résultats intermédiaires du PCSF.
Le tableau 11 présente un résumé des résultats intermédiaires rapportés. La plupart des objectifs doivent être atteints entre 2025 et 2030. D’ici la fin de 2023-2024, deux indicateurs ayant des résultats à court terme avaient déjà dépassé leurs cibles, et dix autres indicateurs étaient indiqués comme étant sur la bonne voie. Toutefois, des données manquaient encore pour informer 9 des 21 indicateurs au niveau intermédiaire.
Tableau 11. Progrès sur les résultats intermédiaires du PCSF, au milieu de 2024-2025
| Résultats intermédiaires | Volets du programme | Résultats | Description des résultats |
|---|---|---|---|
| Le Secteur canadien des forêts a des outils pour soutenir les forêts durables, l’acceptation de l’industrie forestière par les marchés au Canada et le leadership forestier international. | PIF | Cible : Dépassée | Huit certifications ou codes et normes indiqués comme étant développés. (Cible : Six d’ici 2025-2026) |
| LMFor | Cible : S.O. | Des renseignements sur le pourcentage des engagements canadiens liés aux forêts mondiales mis en œuvre ne sont pas encore disponibles. (Cible : 60 % d’ici la cible; date non spécifiée). | |
| ForSITE | Cible 1 : S.O. | Des renseignements ne sont pas encore disponibles sur les ensembles de données ouvertes spatialement explicites de nouvelle génération mis à disposition par RNCan. (Cible : 50 d’ici la date cible non précisée). | |
| Cible 2 : Dépassée |
ForSITE a indiqué 10 citations des intervenants qui ont accédé ou utilisé les données scientifiques de RNCan. (Cible : Cinq par an). |
||
| Le secteur forestier est novateur et contribue au développement économique du Canada. | PIF | Cible 1 : Sur la bonne voie | Le PIF a déclaré que deux produits transformateurs du secteur forestier développés avec le soutien du programme, qui ont été mis à niveau ou rendus disponibles commercialement par une ou plusieurs entreprises du secteur forestier.(Cible : Trois d’ici le 31 mars 2026). |
| Cible 2 : Sur la bonne voie | Le PIF a déclaré qu’un processus et une technologie transformateurs et de grande valeur auraient été adoptés par l’industrie. (Objectif : Six d’ici le 31 mars 2026). | ||
| ITIF | Cible 1 : Sur la bonne voie | Le ITIF a déclaré qu’environ 36 emplois avaient été créés et 1000 emplois maintenus. (Cible : 250 nouveaux emplois créés d’ici 2028). | |
| Cible 2 : Sur la bonne voie | Le ITIF a déclaré un nouveau produit, comme prévu, à partir des accords de contribution signés en 2023-2024. (Cible : 25 d’ici le 31 mars 2028). | ||
| CVBois | Cible 1 : S.O. | Les résultats n’étaient pas encore disponibles pour informer le nombre de technologies ou de systèmes de construction novateurs en bois et de bioproduits de construction connexes avancés démontrés ou de reproduits. (Cible : de 10 à 16 d’ici le 31 mars 2026) | |
| Cible 2 : Non atteint |
Les résultats pour le nombre de projets de technologies ou de systèmes novateurs à base de bois et de bioproduits de construction avancés reproduits sont de 0. (Objectif : de 30 à 40 répliques d’ici le 31 mars 2028). |
||
| Cible 3 : Sur la bonne voie | Environ 8,4 % des entreprises canadiennes pourraient fournir des services d’ingénierie architecturale et de construction pour concevoir et construire avec du bois. (Cible : 12 % d’ici mars 2026) | ||
| IFA | Cible 1 : Sur la bonne voie | L’IFA a créé 387 emplois, sur un objectif de 900 (date cible non précisée). | |
| Cible 2 : S.O. | L’IFA a créé 387 emplois, sur un objectif de 900 (date cible non précisée). | ||
| Cible 3 : Sur la bonne voie. | L’IFA a déclaré 50 démarrages ou expansions d’entreprises financés qui sont entièrement capitalisés, en construction et/ou opérationnels, sur une cible de 60. (date cible non précisée) | ||
| Possibilités accrues pour les groupes historiquement sous- représentés de participer au développement économique du secteur forestier. | PIF | Cible : Sur la bonne voie. | Attribué 30 bourses fondées sur le secteur forestier pour des individus issus de groupes sous-représentés de 2023-2024 à 2024-2025. (Cible : 146 d’ici le 31 mars 2026). |
| ITIF | Cible : S.O. | Le ITIF vise à ce que 75 % des plans de diversité de la main-d’œuvre qu’il examine obtiennent un score de 75 % ou plus d’ici le 31 mars 2028. Il a déclaré être sur la bonne voie, avec six plans ayant été examinés par le SCF. Les données n’étaient pas disponibles pour harmoniser ce résultat à la cible. | |
| IFA | Cible 1 : S.O. | Les données ne sont pas encore disponibles pour informer le nombre de projets financés qui soutiennent la création, la sauvegarde et l’utilisation des connaissances autochtones dans le secteur forestier. (Cible : 25 %; date cible non précisée) | |
| Cible 2 : S.O. | Les données ne sont pas encore disponibles pour informer le nombre de stagiaires dans les projets financés par l’IFA. (Cible : 1 319 d’ici mars 2026) | ||
| Cible 3 : Sur la bonne voie. | Attribué 33 subventions qui augmentent l’inclusion dans l’aménagement forestier. (Cible : 60; date cible non précisée) | ||
| Le secteur forestier canadien contribue aux objectifs environnementaux du Canada. | PIF | Cible : S.O. | Données non disponibles pour informer le nombre de projets menant à des résultats environnementaux positifs. (Cible : Six d’ici le 31 mars 2026) |
| ITIF | Cible : S.O. | Données non disponibles pour informer le nombre de projets menant à des résultats environnementaux positifs. (Objectif : 20 d’ici mars 2028) | |
| CVBois | Cible : S.O. | Données non disponibles pour informer l’effet cumulatif d’équivalent en dioxyde de carbone (CO2e) stocké ou séquestré et évité ou atténué. (Cible : Un effet cumulatif de 0,24 à 0,42 Mt de CO2e stockés/séquestrés et de 0,1 à 0,17 Mt de CO2e évités/atténués, totalisant de 0,34 à 0,59 Mt de CO2e entre 2025 et 2030. |
(Source: FSCP program data, 2024)
Le PCSF devrait contribuer à son résultat final, mais pas avant la fin du cycle de financement actuel en 2025-2026.
Tous les volets des programmes du PCSF partagent le même résultat ultime, c’est-à-dire que « le secteur forestier est compétitif, contribue à l’avenir carboneutre du Canada et offre un avantage socio-économique aux Canadiens ». Bien que cette déclaration de résultats ait été conçue en 2024, elle est harmonisée aux résultats finaux précédemment visés par plusieurs composantes de programme qui visaient le développement durable des ressources forestières.
On ne s’attend pas à ce que les cibles pour le résultat ultime du PCSF ne soient atteintes avant 2026 à 2028. Il est donc encore trop tôt pour évaluer pleinement les progrès du PCSF par rapport à son résultat final. Pour la plupart des volets du programme, les renseignements n’étaient pas encore disponibles pour faire rapport selon les nouvelles mesures développées en 2024.
L’évaluation a confirmé que les activités du PCSF sont susceptibles de contribuer à l’avenir carboneutre du Canada, tout en offrant une valeur socio-économique aux Canadiens.
Toutefois, l’attribution directe des résultats n’est pas possible. Comme pour tous les programmes, à mesure que l’on progresse le long de la chaîne de résultats, le contrôle sur l’atteinte des résultats s’affaiblit et il devient plus difficile d’attribuer directement les résultats aux interventions du programme. La durabilité du secteur forestier nécessite également le soutien d’autres programmes au sein de Ressources naturelles Canada (p. ex. des programmes scientifiques axés sur la gestion des ravageurs et des incendies), d’autres ministères fédéraux (p. ex. AMC), ainsi que des programmes et des décisions d’autres partenaires et intervenants, y compris les provinces et les territoires. Comme mentionné, pour réussir, le PCSF doit également lutter contre un nombre important de facteurs externes, qui peuvent inhiber la durabilité du secteur forestier (p. ex. le changement climatique et les changements structurels sur les marchés mondiaux).
À un niveau macroéconomique, les tendances économiques rapportées pour le secteur forestier indiquent que le secteur forestier a contribué à hauteur de 27 milliards de dollars (0,9 %) au PIB nominal du Canada en 2023, ce qui représente une réduction de 22 % par rapport à 2022 (figure 6). Le PIB réel du secteur forestier a également diminué de 8 % d’une année à l’autreFootnote 7. Ces tendances sont influencées par divers facteurs externes, y compris, mais sans s’y limiter, les prix et les tendances de production des produits clés du secteur forestier, ainsi que les tendances de la demande des consommateurs tant sur le marché intérieur qu’à l’étranger.
Figure 6. Contribution du secteur forestier canadien au produit intérieur brut, 2013-2023
Version textuelle
Le graphique à barres montre le produit intérieur brut nominal en milliards de dollars sur l'axe des X, par rapport aux années 2013 à 2023 sur l'axe des Y. Chaque barre est composée de trois segments proportionnels à la contribution au PIB de l'un (la foresterie et exploitation forestière), de deux (la fabrication de produits du bois) et de trois (la fabrication de pâtes et papiers). Totaux annuels, 2013 19,5 milliards de dollars. 2014 20,38 milliards de dollars. 2015 21,53 milliards de dollars. 2016 22,69 milliards de dollars. 2017 24,48 milliards de dollars. 2018 27,15 milliards de dollars. 2019 22,84 milliards de dollars. 2020 24,03 milliards de dollars. 2021 32,51 milliards de dollars. 2022 34,51 milliards de dollars. 2023 27,02 milliards de dollars. Fabrication de pâtes et papiers 2013 7,42 milliards de dollars. 2014 7,93 milliards de dollars. 2015 8,58 milliards de dollars. 2016 8,61 milliards de dollars. 2017 8,84 milliards de dollars. 2018 10,47 milliards de dollars. 2019 9,22 milliards de dollars. 2020 8,11 milliards de dollars. 2021 8,69 milliards de dollars. 2022 9,67 milliards de dollars. 2023 8,81 milliards de dollars. Fabrication de produits du bois 2013 8,79 milliards de dollars. 2014 8,72 milliards de dollars. 2015 8,96 milliards de dollars. 2016 9,99 milliards de dollars. 2017 11,12 milliards de dollars. 2018 11,86 milliards de dollars. 2019 9,34 milliards de dollars. 2020 11,88 milliards de dollars. 2021 18,42 milliards de dollars. 2022 18,62 milliards de dollars. 2023 13,33 milliards de dollars. Foresterie et exploitation forestière 2013 3,39 milliards de dollars. 2014 3,73 milliards de dollars. 2015 3,99 milliards de dollars. 2016 4,09 milliards de dollars. 2017 4,52 milliards de dollars. 2018 4,82 milliards de dollars. 2019 4,28 milliards de dollars. 2020 4,04 milliards de dollars. 2021 5,41 milliards de dollars. 2022 6,22 milliards de dollars. 2023 4,88 milliards de dollars. Source : Rapport annuel sur l'état des forêts au Canada 2024.
Les personnes interrogées étaient positives quant à la valeur des produits en bois pour séquestrer le carbone, ce qui offre au Canada une voie vers son avenir carboneutre dans la construction de bâtiments et dans d’autres domaines. À la fin de 2023-2024, CVBois a indiqué être en bonne voie pour atteindre ses résultats escomptés dans ce domaine, avec une incidence cumulée estimée entre 0,54 et 4,6 Mt de CO2e qui devraient être atténuées entre 2020 et 2030. Ses données montrent également que 11 projets de construction et d’infrastructure auront été reproduits d’ici 2030, par rapport à une cible de 10 à 15. Les techniques de construction en panneau lamellé-croisé utilisent d’importantes quantités de bois d’ingénierie, qui peuvent remplacer des matériaux à forte intensité de carbone tels que le béton fabriqué avec du ciment à très forte intensité d’émissions. En remplaçant le béton, la construction en bois massif peut stocker du carbone séquestré naturellement pendant une période importante dans l’environnement bâti, tout en réduisant l’empreinte de GES de la construction des bâtiments.
L’étude de cas sur le biochar de l’évaluation a fourni un autre exemple de la manière dont les projets soutenus par le PCSF contribuent à ce résultat. La production chez un promoteur en Ontario a également montré un potentiel pour des ressources forestières de faible valeur récoltées de manière durable, telles que des branches et d’autres « déchets d’abattage » (ressources auparavant considérées comme des déchets) pour séquestrer le carbone une fois transformés en biochar. Ce carbone peut rester dans les sols pendant des centaines, voire des milliers d’années lorsqu’il est utilisé comme additif pour le sol, et il est également utilisé dans la mousse automobile où le biochar remplace le matériau de « noir de carbone » dérivé des hydrocarbures fossiles, contribuant à l’écologisation de la fabrication automobile.
Au niveau macro, le suivi des progrès dans le secteur de la bioéconomie est difficile en raison de l’information fragmentée répartie dans divers secteurs, tels que les produits chimiques, les matériaux de construction et les bioplastiques. La quantité d’information est si faible et sa concentration tellement diffuse qu’elle n’apparaît pas dans les grandes statistiques provenant de sources comme Statistique Canada. L’équipe du PCSF a tenté de mener des enquêtes internes pour recueillir des données au niveau des projets, mais ces tentatives sont des efforts exigeants en termes de ressources. Il est donc difficile de mettre en avant les réalisations du PCSF.
Aucun résultat non intentionnel n’a été déterminé par les personnes interrogées ni par les évaluateurs menant la mobilisation. Certaines personnes interrogées ont fait part de surprises ou d’éléments qui se sont plus ou moins bien déroulés que prévu, par exemple, la demande pour le programme de subventions de l’IFA a été plus élevée que prévu. Toutefois, l’évaluation a estimé ces effets comme étant largement dans la gamme des résultats attendus du programme.
Conclusion
Le PCSF a connu une évolution continue alors qu’il s’adapte au contexte changeant du secteur forestier du Canada. Dans l’ensemble, l’évaluation a révélé que le PCSF et ses volets de programme connexes continuent d’être pertinents par rapport aux besoins du secteur forestier et en réponse aux priorités gouvernementales. Cependant, il peut y avoir des besoins qui ne sont pas satisfaits, en particulier pour le développement des marchés internationaux.
Le cadre de mesure du rendement pour le PCSF a également évolué considérablement au cours de la période d’évaluation. La théorie du changement du PCSF, qui a été conçue et mise à l’essai dans le cadre de cette évaluation, s’est révélé solide. Les résultats du Programme présentent une représentation logique des résultats ciblés du PCSF en matière d’innovation et de compétitivité dans le secteur forestier. Les conditions présumées nécessaires à l’atteinte des résultats du programme dans la théorie du changement seront probablement remplies. Tirer parti de cette théorie du changement pour expliquer les histoires de succès du PCSF pourrait aider le SCF à rendre compte de son rendement de manière plus convaincante.
On constate des signes de progrès au niveau des résultats du PCSF de 2019-2020 à 2022- 2023, la plupart des cibles ayant été atteintes ou dépassées, mais la mesure des résultats n’était pas suffisamment robuste pour l’évaluation. Les révisions du cadre de mesure du rendement du Programme, achevées en 2024, ont amélioré sa cohérence, mais il faut plus de temps pour faire pleinement l’essai de ses nouvelles mesures de résultats et uniformiser la collecte de données. Il est trop tôt pour formuler des conclusions sur la réalisation probable de nombreux résultats révisés du PCSF, la plupart des objectifs pour les résultats intermédiaires et finaux devant être atteints entre 2025 et 2030. Les données disponibles indiquent que le PCSF est essentiellement sur la bonne voie pour atteindre tous ses résultats immédiats d’ici la fin de 2025-2026 et a fait progresser les efforts en vue d’accroître la diversité et l’inclusion dans le secteur forestier. Il fait également des progrès en ce qui a trait à plusieurs de ses résultats intermédiaires. L’atteinte du résultat ultime du PCSF dépendra d’un nombre important de facteurs externes pouvant inhiber la durabilité du secteur forestier.
En ce qui concerne l’efficience du programme, nous avons constaté que les volets des programmes du PCSF ont généralement utilisé la majeure partie de leur budget attribué. Toutefois, le plus récent volet du programme (ForSITE) a eu beaucoup de difficulté à démarrer ses opérations au cours de sa première année de mise en œuvre. La pandémie de COVID-19 a également eu une incidence sur la capacité d’autres volets des programmes à utiliser pleinement leurs fonds au cours de certains exercices.
Bien qu’ils soient sous la portée générale d’un seul programme de CMR, les composantes du programme sont administrées séparément. L’évaluation a révélé que le PCSF est parvenu à améliorer l’administration intégrée des volets des programmes (p. ex. adoption de systèmes de gestion de la clientèle. À l’avenir, bien que l’intégration supplémentaire puisse être difficile, le PCSF pourrait envisager d’améliorer davantage l’intégration des opérations dans les cas où cela est susceptible de générer des gains d’efficience et des résultats positifs sous l’angle coûts-avantages.
Annexes
Annexe A. Description des volets du Programme de compétitivité du secteur forestier (PCSF)
| Volet | Description |
|---|---|
| Programme d’innovation forestière (PIF) |
Depuis 2012, le PIF appuie le programme d’innovation et les priorités du secteur forestier pour faciliter la transformation dans l’industrie forestière canadienne. Il est conçu pour améliorer la compétitivité à long terme du secteur forestier en accélérant le développement de technologies et de produits à croissance propre, en soutenant les projets de R-D ainsi que les projets pilotes qui s’harmonisent aux futures exigences du marché et aux préférences des clients et en permettant au secteur d’être bien équipé pour affronter les défis actuels et futurs liés à l’approvisionnement en fibres. Le PIF soutient l’avancement de nouvelles technologies et de produits de valeur plus élevée ainsi que le développement de codes et de normes afin d’améliorer les marchés pour ces produits. Il donne à FPInnovationsFootnote 8, au milieu universitaire et au secteur forestier canadien la capacité d’agir sur la transformation du secteur en finançant la recherche et le développement, le transfert de technologie et en facilitant la transformation grâce aux liens et aux interactions entre les industries traditionnelles, les gouvernements, les organismes, les industries non traditionnelles, le milieu universitaire et les communautés autochtones Le PIF se compose de trois volets, qui œuvrent ensemble pour soutenir sa mission :
|
| Investissements dans la transformation de l’industrie forestière (ITIF) | Depuis 2010, l’ITIF a travaillé à accélérer l’adoption et la diffusion de l’innovation dans le secteur forestier en comblant l’écart entre le développement et la commercialisation de produits et de processus novateurs. Il aide le secteur forestier et les collectivités tributaires de l’industrie forestière (ITIF) de la forêt à favoriser l’innovation et la transformation qui ont diversifié les marchés avec de nouveaux produits de plus grande valeur, une compétitivité accrue, de la durabilité économique et de la performance environnementale. L’ITIF cherche à faciliter la mise en œuvre d’innovations qui entraînent une utilisation plus optimale de la fibre de bois, soutiennent un secteur qui fait face à une diminution de l’approvisionnement en bois, et accélèrent le déploiement commercial de ces innovations qui mèneront à un secteur capable de se diversifier des produits traditionnels. L’objectif du programme ITIF est d’appuyer la transformation de l’industrie forestière, ce qui la rendra plus commercialement et écologiquement durable. |
| Construction verte en bois (CVBois) | Depuis 2017, CVBois s’efforce d’encourager une plus grande utilisation des produits du bois dans la construction, notamment grâce à la mise à niveau des codes du bâtiment, à une formation avancée et à des projets de démonstration. Le programme fait la promotion de l’utilisation de matériaux de construction durables et à faibles émissions de carbone pour appuyer les priorités et les engagements du Canada à décarboniser l’environnement de la construction, à atteindre les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 et à atteindre la carboneutralité d’ici 2050. CVBois facilite la commercialisation des produits du bois en finançant des démonstrations de systèmes et de technologies novatrices à base de bois et de bioproduits de pointe utilisés dans la construction de bâtiments à faibles émissions de GES, qui sont représentatifs de la région et qui sont hautement reproductibles. Il finance également l’éducation sur le bois, le transfert de technologie, la recherche et le développement et appuie la révision du code du bâtiment afin d’accroître l’utilisation novatrice du bois dans la construction, y compris le bois massif. |
| L’Initiative de foresterie autochtone (IFA) | Depuis 2017, l’IFA a collaboré avec des partenaires autochtones pour soutenir le développement économique, favoriser la participation autochtone et s’assurer que les peuples autochtones reçoivent la formation nécessaire à leur participation significative dans le secteur forestier. Ces résultats sont obtenus grâce à des investissements dans des activités de renforcement des capacités dirigées par des Autochtones, ainsi qu’à la fourniture de subventions et de contributions aux promoteurs autochtones pour des activités du secteur forestier qui couvrent le continuum de développement des affaires. L’IFA investit dans trois domaines clés du secteur forestier : Connaissance/science autochtone, développement économique et intendance forestière autochtone. Le programme intègre également une prise de décision diversifiée en établissant un groupe d’experts majoritairement autochtones, équilibré pour ce qui est du genre et de la région. |
| Programme de leadership mondial sur les forêts (LMFor) | Financé pour la première fois en 2023, le LMFor vise à faire avancer le leadership dans le secteur forestier canadien par des mobilisations internationales, des partenariats, des collaborations et un partage d’expertise. Il s’agit de la nouvelle version du Programme de développement des marchés (PDM)Footnote 9, qui s’est déroulé de 2012 à 2023. LMFor cherche à accroître les marchés mondiaux pour les produits forestiers durables et responsables du Canada. Il vise également à faire progresser le leadership international du Canada en matière de forêts en renforçant la collaboration et l’approche du Canada à l’égard du leadership du secteur forestier avec des partenaires internationaux et nationaux, en défendant la réputation environnementale du Canada, en le protégeant contre les obstacles au commerce, et à fournir une expertise canadienne à l’échelle internationale, particulièrement en ce qui concerne les pratiques, les technologies et les produits forestiers |
| Amélioration de l’information et de la technologie des systèmes forestiers (ForSITE) | Financé pour trois ans, à compter de 2023, ForSITE cherche à offrir des données accessibles au public sur le carbone et l’inventaire forestier afin de produire des données et des cartes, des rapports et des politiques améliorés défendables sur le plan scientifique et à haute résolution spatiale. Il vise à produire des données et des cartes de comptabilisation du carbone forestier pour les forêts du Canada qui soient plus exactes et plus précises, fondées sur les changements climatiques et vérifiées, à une résolution spatiale d’un hectare. Les activités ForSITE sont offertes dans le cadre de deux volets clés :
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Annexe B. Chaîne des résultats du PCSF
L’achèvement réussi des activités par les volets du programme devrait produire des résultats tels que :
- les recherches effectuées;
- les matériaux de référence produits;
- les demandes de financement traitées;
- les accords de contribution (AC) signés; et
- les fonds distribués en temps opportun.
Les bénéficiaires de financement mettent en œuvre des projets tels que décrits dans leurs propositions, surveillent les résultats et en rendent compote au SCF. La plage de temps pour la livraison des extrants peut varier de un à trois ans, et certaines exceptions pour les activités de recherche peuvent prendre plusieurs annéesFootnote 10.
Lorsque les résultats du PCSF sont livrés conformément au plan, les résultats immédiats du Programme devraient être réalisés. Les résultats immédiats concernent la disponibilité et l’utilisation des produits du PCSF, qui incluent des intervenants de partout au Canada et de l’étranger, qui utiliseront les matériaux ou pourront demander un financement pour le programme. De plus, les bénéficiaires explorent des opportunités pour adopter et étendre la technologie en tirant parti du financement du PCSF ou du financement non-PCSF. La plage de temps pour la livraison des résultats immédiats peut varier entre trois et quatre ans, avec quelques exceptions pour les activités de recherche, qui peuvent prendre plusieurs années.
Lorsque les résultats immédiats sont livrés, les résultats intermédiaires du PCSF devraient être réalisés. Les résultats intermédiaires concernent le changement de connaissances et de pratiques des utilisateurs visés des produits livrables, ce qui peut prendre cinq ans (avec un délai de cinq à dix ans pour des recherches ou les technologies complexes).
Lorsque les résultats intermédiaires sont livrés, le résultat ultime du PCSF devrait être réalisé. La contribution du PCSF dépend de la capacité des intervenants, à savoir les provinces et territoires, l’industrie, ainsi que d’autres programmes fédéraux interdépendants, à réaliser leurs contributions présumées au résultat final. Si toutes les contributions sont harmonisées, la réalisation du résultat final peut prendre plus de dix ans, sauf quelques exceptions pour les recherches ou les technologies complexes, qui peuvent prendre plus de quinze ans.
Annexe C. Liste déclarée des conditions préalables et des hypothèses ainsi que des risques connexes
| Niveau de résultat | Résultat attendu | Conditions préalables/HypothèsesFootnote 11 | Risques hypothétiques si les hypothèses ne sont pas corroborées (contrefactuel) |
|---|---|---|---|
| Immédiat | 1. Des renseignements, des conseils, des directives, des données scientifiques, des outils et/ou des connaissances précis sont mis à la disposition des intervenants.(PIF, ForSITE) |
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| 2. L’utilisation/participation des intervenants : les intervenants mettent en œuvre des projets, au pays ou à l’étranger. (ITIF, LMFor, IFA) |
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| 3. Les intervenants connaissent les programmes et y participent. (ITIF, CVBois, LMFor) |
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| 4. Les intervenants de l’industrie de la construction ont l’information et les outils nécessaires pour poursuivre des projets de construction en bois.(CVBois) |
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| Intermédiaire | 1. Le secteur forestier canadien possède des outils pour défendre les forêts durables, l’acceptation du marché canadien par l’industrie forestière et le leadership forestier à l’échelle internationale. (Liens vers les résultats intermédiaires 1, 2) |
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| 2. Le secteur forestier est novateur et contribue au développement économique du Canada. (Liens vers les résultats intermédiaires 1, 2) |
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3. Possibilités accrues pour les groupes historiquement sous-représentés de participer au développement économique du secteur forestier. (Liens vers les résultats intermédiaires 2, 3) |
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| 4. Le secteur forestier canadien contribue aux objectifs environnementaux du Canada. (Liens vers les résultats intermédiaires 1, 3) |
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| Final | 1. Le secteur forestier est compétitif, contribue à l’avenir carboneutre du Canada et apporte une valeur socio-économique aux Canadiens. (Liens vers les résultats intermédiaires 1-4) |
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Annexe D. Partenaires et intervenants du PCSF
Pour assurer le succès et la portée de l’ensemble de programmes du PCSF, le PCSF collabore activement avec des partenaires de mise en œuvre au sein de la famille fédérale, des organisations indépendantes et des partenaires et intervenants externes. Ils sont énumérés comme suit :
- RNCan collabore avec plusieurs ministères fédéraux et/ou sociétés d’État pour faire progresser les résultats du programme et accroître la portée du PCSF, y compris Affaires mondiales Canada (AMC), Développement économique Canada et Exportation et développement Canada. Au cours des dernières années, avec la suppression du développement de marché et la fin du programme de PDM, RNCan a accru sa dépendance à l’expertise d’AMC, aux programmes d’accès au marché et au personnel dans ce domaine tout en augmentant son propre accent sur l’avancement du leadership du secteur forestier canadien au moyen de l’engagement international, des partenariats, des collaborations et du partage d’expertise.
- Les gouvernements fédéral, provincial et territorial partagent la responsabilité du secteur forestier canadien et travaillent en étroite collaboration pour les soutenir. Les experts en la matière de ForSITE collaborent avec les gouvernements provinciaux et territoriaux à la collecte de données du secteur forestier. Les efforts continus et les projets cofinancés contribuent à garantir que le bois et les produits forestiers canadiens restent compétitifs sur le marché international, et que les positions canadiennes sont avancées, comme la définition et le rapport sur la dégradation des forêts.
- RNCan collabore avec plusieurs associations de l’industrie forestière, y compris l’Association des produits forestiers du Canada, le Conseil canadien du bois, le BC Forestry Innovation Investment, l’Association nationale de foresterie Autochtone, le Conseil de l’industrie forestière du Québec, et d’autres.
- CVBois travaille avec l’industrie, le milieu universitaire, les associations du secteur forestier et d’autres ministères pour soutenir la recherche, l’éducation et l’acceptation et la croissance du marché pour le bois massif et d’autres systèmes de construction en bois, qui représentent les intérêts de l’industrie forestière et participent à des initiatives collaboratives.
- Le PIF a une longue histoire de soutien aux activités de FPInnovations, qui est une organisation de R-D privée à but non lucratif spécialisée dans la création de solutions qui accélèrent la croissance du secteur forestier canadien. Le PIF collabore également avec des laboratoires fédéraux et d’autres organisations de recherche, ainsi qu’en partenariat avec des industries affiliées, pour améliorer la compétitivité mondiale du secteur forestier canadien.
- Le ITIF s’engage avec les entreprises forestières participantes dans les opérations de foresterie, la fabrication et le traitement des produits forestiers, qui sont des intervenants clés ayant des intérêts directs dans la compétitivité du secteur.
- ForSITE mobilise des partenaires autochtones, l’industrie, ainsi que des universités et des établissements de recherche pour déterminer les lacunes en matière d’information et les priorités d’amélioration liées aux systèmes d’information forestière.
- Les universités et les établissements de recherche jouent un rôle crucial dans la réalisation de recherches et le développement de nouvelles technologies pour le secteur forestier. Ils soutiennent également le personnel hautement qualifié (PHQ) dans le secteur forestier en permettant aux chercheurs, au PHQ et aux partenaires de se rencontrer, de réseauter et de se connecter.
- Les groupes et communautés autochtones ont un intérêt important dans l’aménagement forestier et l’utilisation des ressources, et grâce aux programmes et activités de l’IFA, leurs intérêts sont soutenus et les connaissances autochtones sont incluses dans le secteur forestier.
Annexe E. Résumé des résultats fondé sur les indicateurs de 2020 Tableau 12. Résultats du PIF (2020-2021 à 2022-2023)
| Résultats | Indicateurs | Cible | RéalisationFootnote 13 | Justifications si la cible n’a pas été atteinte |
|---|---|---|---|---|
| Immédiat – Les décideurs ont accès à des conseils, des orientations, des connaissances et des renseignements opportuns et précis. | De nombreux rapports de recherche/techniques fondés sur des données scientifiques et évalués par des pairs produits ou publiés. |
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Atteinte/Dépassée |
| Pourcentage de bénéficiaires fournissant des statistiques sur la main-d’œuvre à l’appui du suivi de la diversité de la main-d’œuvre. |
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Atteinte/Dépassée | |
| Immédiat – Les intervenants sont mobilisés et mettent en œuvre des projets. | Ratio des fonds levés par d’autres partenaires de financement (industrie, autres organismes fédéraux, provinciaux, à but non lucratif et de recherche). |
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Non atteinte |
| Intermédiaire – Le Canada tire parti de sa réputation positive en matière de pratiques forestières durables pour renforcer les partenariats et la compétitivité. | Nombre de plans de travail sur le genre et la diversité qui soutiennent la diversité de la main- d’œuvre dans le secteur forestier. |
|
|
En précisant du compte rendu du budget de 2019, le SCT avait déterminé certaines classifications nationales des professions (CNP), spécifiquement les codes CNP 93XXX à 95XXX (mis à jour selon la version 2021), où le SCT souhaitait des mesures ciblées. Étant donné que le PIF cible la R-D qui ne fait pas partie des catégories de la CNP ci-dessus, aucun plan de travail sur la diversité n’était requis. Pour s’assurer que le PIF contribuait également à la diversité et à l’inclusion dans le secteur forestier, le PIF a commencé à financer le supplément de premier cycle sur la diversité de la main- d’œuvre du secteur forestier canadien du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. |
| Intermédiaire – Produits innovants et développement de marché. | Nombre de nouvelles technologies et de nouveaux procédés forestiers canadiens de plus grande valeur adoptés par l’industrie. |
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Atteinte/Dépassée |
| Nombre de produits transformateurs du secteur forestier développés avec le soutien du PIF et qui ont été mis à niveau ou sont disponibles commercialement par l’intermédiaire d’une ou de plusieurs entreprises du secteur forestier. |
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Atteinte/Dépassée | |
| Nombre de certifications, de codes et de normes développés ou en cours de développement grâce au partenariat ou au financement du PIF. |
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S.O. | |
| Résultat ultime – Les ressources forestières durables contribuent à la durabilité environnementale, sociale, culturelle et économique. | Nombre d’activités ou d’événements collaboratifs avec d’autres organisations gouvernementales ou non gouvernementales. |
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Atteinte/Dépassée |
| Pourcentage de bourses et de stages basés sur le secteur forestier attribués à des personnes provenant de groupes sous-représentés ciblés (femmes, peuples autochtones et immigrants). |
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Atteinte/Dépassée | |
| Proportion de femmes et de membres de groupes minoritaires travaillant dans le secteur forestier canadien. |
18 % pour les femmes, 13 % pour les immigrants, 10 % pour les membres des minorités visibles et
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12 % (atteint).
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2 sur 3 atteints. 1 aucune donnée. | |
| Nombre d’emplois dans le secteur forestier par million de dollars de valeur ajoutée comparé à d’autres secteurs des ressources naturelles. |
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Atteinte/Dépassée |
Tableau 13. Résultats de l’ITIF (2020-2021 à 2022-2023)
| Résultats | Indicateurs | Cible | Réalisation | Justifications si la cible n’a pas été atteinte |
|---|---|---|---|---|
| Immédiat – Les décideurs ont accès à des conseils, des orientations, des connaissances et des renseignements opportuns et précis. | Pourcentage de bénéficiaires fournissant des statistiques sur la main-d’œuvre à l’appui du suivi de la diversité de la main-d’œuvre. |
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Non atteint |
| Immédiat – Les intervenants sont mobilisés et mettent en œuvre des projets. | Ratio des fonds mis à profit par d’autres partenaires de financement (industrie, autres organismes fédéraux, provinciaux, à but non lucratif et de recherche). |
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Atteint. |
| Les demandeurs ont une compréhension claire des critères d’admissibilité au programme et des exigences de demande. |
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Remarque : Le ITIF a utilisé un portail en ligne pour la présentation des demandes. Les demandeurs n’ont pas pu présenter de demande après la date limite, donc la cible est devenue impossible à mesurer. Les mesures ont été remplacées par les normes de service des S et C liées aux demandes, car celles-ci sont normalisées pour les programmes de S et C à l’ensemble de RNCan, et cela montre le résultat stratégique que le personnel du ITIF est engagé avec les demandeurs et que les projets sont en voie d’être mis en œuvre. Pour les indicateurs initiaux et nouveaux, le résultat était de 100 % (atteint/dépassé). Accusé de réception de la proposition (cinq jours ouvrables) et envoi de la décision de financement (75 jours civils). |
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| Nombre de visites uniques sur le site web du ITIF. |
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Atteinte/Dépassée | |
| Intermédiaire – Le Canada tire parti de sa réputation positive en matière de pratiques forestières durables pour renforcer les partenariats et la compétitivité. | Nombre de plans de travail sur le genre et la diversité qui soutiennent la diversité de la main- d’œuvre dans le secteur forestier. |
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La mesure est nouvelle et aucune cible n’a été officiellement établie. Les plans de D et I sont requis deux fois par demandeur (demande et rapport final). |
| Intermédiaire – Produits innovants et développement de marché. | Nombre d’ententes de contribution du ITIF signées. |
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Atteinte/Dépassée |
| Nombre de nouveaux partenariats entre les producteurs de produits forestiers et d’autres entreprises du secteur de l’industrie (p. ex. énergie chimique, etc.) financés par le programme. |
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Atteinte/Dépassée | |
| Intermédiaire – Les intervenants sont mobilisés et mettent en œuvre des projets. | Nombre de projets du ITIF financés pour développer de nouveaux bioproduits ou processus forestiers. |
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Non atteint La cible devait être modifiée à 14 (et non 40) projets plus petits pendant la pandémie de COVID-19, mais en raison du calendrier, un appel non sollicité a été lancé et des projets plus importants ont plutôt été financés. |
| Résultats finaux – Les ressources forestières durables contribuent à la durabilité environnementale, sociale, culturelle et économique. | Nombre d’activités ou d’événements collaboratifs avec d’autres organisations gouvernementales ou non gouvernementales. |
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Atteinte/Dépassée |
| Pourcentage de bourses et de stages basés sur le secteur forestier attribués à des personnes provenant de groupes sous-représentés ciblés (femmes, peuples autochtones et immigrants). |
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Atteinte/Dépassée | |
| Proportion de femmes et de membres de groupes minoritaires travaillant dans le secteur forestier canadien. |
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2 sur 3 atteints. 1 aucune donnée. | |
| Nombre d’emplois dans le secteur forestier par million de dollars de valeur ajoutée comparé à d’autres secteurs des ressources naturelles. |
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| Final – Les marchés et les produits sont diversifiés, et l’accès au marché est amélioré. | Nombre d’emplois créés. |
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| Nombre de nouveaux produits ou processus créés qui pourraient mener à des produits forestiers plus diversifiés et résilients. |
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| Nombre de normes de durabilité obligatoires ou volontaires en place au niveau de l’établissement ou du produit (p. ex. normes ISO 50001 sur les systèmes de gestion de l’énergie, certification du Forest Stewardship Council) ou rapports de durabilité destinés au public diffusés par les candidats pendant la période d’exécution et de présentation de rapports du projet. |
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Tableau 14 : Résultats de CVBois (2020-2021 à 2022-2023)
| Résultats | Indicateurs | Cible | Réalisation | Justifications si la cible n’a pas été atteinte |
|---|---|---|---|---|
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Immédiat – Les agences de réglementation et les spécificateurs disposent des renseignements nécessaires pour déterminer les caractéristiques du produit, son rendement et ses caractéristiques environnementales. |
Nombre de produits d’information fondés sur la science produits et mis à la disposition du public pour les intervenants |
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| Immédiat – Les architectes, les spécificateurs et les constructeurs disposent des renseignements et des outils nécessaires pour poursuivre des projets de construction en bois. | Nombre de modules d’enseignement et de formation avancés conçus |
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| Nombre d’outils de conception et d’évaluation du cycle de vie créés |
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| Nombre d’événements d’enseignement et de formation |
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En raison de la COVID-19 et de la courbe d’apprentissage ainsi que du temps de préparation nécessaire pour déplacer les événements en ligne | |
| Intermédiaire – Acceptation/reconnaissance réglementaire des produits en bois et des systèmes de construction dans les codes du bâtiment, les normes et les politiques. | Nombre d’autorités ayant compétence en matière de codes et de normes qui acceptent de nouveaux produits en bois et systèmes de construction dans leurs règlements et codes. |
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Les efforts et le financement de CVBois auprès du Conseil national de recherches ont soutenu le développement de conceptions et de codes fondé sur le rendement, ce qui leur permet de devenir une priorité pour le cycle de code de 2025. Les codes fondés sur le rendement devraient être davantage développés pour le cycle de code de 2030, car la transformation du code pour devenir fondé sur le rendement est un processus progressif en raison de sa complexité. |
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Veuillez remarquer que les juridictions comprennent les PT et les villes, car l’adoption des codes est décentralisée au Canada. | ||
| IntermédiaireFootnote 14 – Les constructeurs, les architectes et les spécificateurs ont la capacité d’utiliser des produits en bois. | Nombre d’établissements universitaires qui incluent désormais des éléments en bois dans leur programme de cours. |
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| Nombre de professionnels rejoints avec des produits éducatifs |
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| Nombre d’heures consacrées à la mise en œuvre de bâtiments et d’infrastructures en bois |
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| Intermédiaire – Démonstration de l’utilisation avancée du bois dans la construction de bâtiments commerciaux de faible hauteur, de bâtiments de grande hauteur et de ponts en bois. | Nombre de projets de bâtiments et d’infrastructures en bois démontrés d’infrastructures en bois démontrés |
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Bien que la cible globale de financer 9 à 13 projets de démonstration ait été dépassée, les cibles pour les projets de démonstration d’immeubles de grande hauteur et de ponts n’ont pas été atteintes pour les raisons suivantes. Le quatrième projet d’immeubles de grande hauteur n’a pas été réalisé en raison du changement de zonage de l’avenue Broadview, à Vancouver, et des défis du marché, rendant la conception inaccessible. Dans le cadre du programme, quatre ponts avaient été présélectionnés; toutefois, un concours pour le LICC (alors INFC) a été organisé en même temps. Comme la compétition portait sur le matériau neutre, les projets présélectionnés ont choisi d’accepter un financement du LICC et d’utiliser un matériau différent (béton) pour la construction. |
| Volume de produits en bois consommés dans les nouvelles constructions en bois et les activités d’infrastructure |
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L’objectif était fondé sur une estimation fournie en étroite consultation avec des partenaires de l’industrie, qui ont réalisé une étude de marché. En 2016-2017, les partenaires ont examiné le marché de la construction actuel et ont fourni des estimations pour mars 2025. Le marché de la construction est très dynamique, et la pandémie ainsi que la chaîne d’approvisionnement ont affecté les prévisions exactes. Les volumes directs et indirects des estimations de construction en bois ont été affectés par le marché dynamique. | |
| Final – Le Canada aborde le changement climatique grâce au carbone séquestré dans l’augmentation de la quantité de bois utilisée dans l’industrie de la construction. | Émissions annuelles de GES évitées (Mt) |
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Les résultats sont en dessous des niveaux cibles, car moins de bâtiments et d’infrastructures de démonstration ont été construits. De plus, en raison de la COVID-19, moins de reproductions et d’estimations des avantages indirects des activités du programme ont été réalisées. |
| Final – Adoption et commercialisation définitives du bois dans la construction de bâtiments commerciaux de faible hauteur, de bâtiments de grande hauteur et de ponts.Footnote 17 | Nombre de projets de bâtiments et d’infrastructures en bois reproduits |
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Sur la bonne voie. L’indicateur et l’accomplissement sont toujours en cours d’examen. Le programme a signé un contrat en 2025 avec un tiers pour rechercher des reproductions des technologies et des systèmes à base de bois financés par CVBois. Les résultats seront disponibles d’ici 2030. |
Tableau 15. Progrès de l’IFA (de 2019-2020 à 2022-2023)
| Résultats | Indicateurs | Cible | Réalisation | Justifications si la cible n’a pas été atteinte |
|---|---|---|---|---|
| Immédiat – Les décideurs ont accès à des conseils, des orientations, des connaissances et des renseignements opportuns et exacts. | Pourcentage de bénéficiaires fournissant des statistiques sur la main-d’œuvre à l’appui du suivi de la diversité de la main- d’œuvre. |
|
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Remarque : Cette mesure n’a pas fait l’objet d’un suivi. |
| Immédiat – Les intervenants sont engagés et mettent en œuvre des projets. | Nombre de propositions reçues des communautés et des entrepreneurs autochtones pour l’IFA. |
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En 2022, l’IFA n’a pas lancé d’appel de propositions en raison du grand nombre de candidatures solides reçues au cours de l’exercice financier précédent. La ventilation n’est pas disponible pour plusieurs années. |
| Intermédiaire – Le Canada tire parti de sa réputation positive en matière de pratiques forestières durables pour renforcer les partenariats et la compétitivité. | Nombre de plans de travail sur le genre et la diversité qui soutiennent la diversité de la main-d’œuvre dans le secteur forestier. |
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Remarque : Il n’y a pas d’exigence obligatoire pour que cette mesure fasse l’objet d’un suivi dans le cadre de l’IFA. Par conséquent, le programme IFA a fourni des données provenant du suivi partiel de cette mesure. |
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Nombre de jalons (tâches) atteints qui favorisent la participation des Autochtones dans les possibilités de développement des ressources naturelles. |
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| Final – Les ressources forestières durables contribuent à la durabilité environnementale, sociale, culturelle et économique. | Nombre d’activités ou d’événements collaboratifs avec d’autres organismes gouvernementaux ou non gouvernementaux. |
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Cette mesure n’a pas fait l’objet d’un suivi pendant les exercices financiers demandés (le suivi a commencé uniquement après 2023). |
| Nombre de nouvelles entreprises en démarrage ou d’expansions dirigées par des Autochtones financées par l’IFA, qui sont entièrement capitalisées, en construction et/ou opérationnelles. |
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| Proportion de femmes et de personnes issues de groupes minoritaires travaillant dans le secteur forestier canadien. |
0,5 % entre le recensement de 2016 et celui de 2021, et de 0,5 % supplémentaire entre le recensement de 2021 et le recensement de 2026.
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*Remarque : Le programme IFA est spécifiquement destiné aux peuples autochtones uniquement. Tous les emplois résultant des activités du projet seraient destinés à une personne autochtone. | |
| Nombre d’emplois dans le secteur forestier par million de dollars de valeur ajoutée comparé à d’autres secteurs des ressources naturelles. |
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Tableau 16. Résultats du PDM (2020-2021 à 2022-2023)
| Résultats | Indicateurs | Cible | Réalisation | Justifications si la cible n’a pas été atteinte |
|---|---|---|---|---|
| Immédiat – Les partenaires s’engagent dans le développement du marché. | Nombre de candidats en 2020-2021 par rapport à 2019-2020. |
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Les objectifs ont été atteints chaque année. |
| Intermédiaire – Les marchés cibles estiment que les produits forestiers canadiens sont un choix privilégié et respectueux de l’environnement. | Pourcentage des intervenants ciblés qui ont une perception positive des pratiques et des produits forestiers canadiens. |
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Le Programme de développement des marchés (PDM) collabore avec l’Association des produits forestiers du Canada et Léger pour mener une enquête auprès des acheteurs de bois à l’échelle internationale. L’étude a été réalisée en 2020 et en 2022. Les cibles ont été atteintes pour chaque année de l’étude. |
| Intermédiaire – Les partenaires créent un environnement propice à l’utilisation des produits forestiers canadiens sur les marchés cibles. | Résultats qui démontrent la capacité à aborder les questions d’accès au marché et de réglementation sur les marchés internationaux limitant le commerce des produits forestiers canadiens. |
31 mars 2022. |
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Le PDM fera le suivi du nombre de réunions réglementaires et connexes avec une représentation canadienne sur des enjeux relatifs aux codes, aux normes et aux systèmes de certification ou aux questions d’accès au marché au moyen de rapports du PDM et des bénéficiaires. ,br> Les cibles ont été atteintes chaque année. |
| Final – Croissance et diversification des marchés et des segments de marché pour les produits en bois canadiens. | Tendances (valeur en dollars des exportations de bois) sur les marchés hors-frontières ciblés (Chine, Japon, Corée du Sud, UE-28, Inde, Moyen-Orient et Asie du Sud-Est). |
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Les cibles ont été atteintes chaque année. |
Annexe F. Recommandations d’évaluations antérieures et leurs résultats
| Domaine de recommandation (nombres) | Recommandations | Évaluation (année) | Mesure(s)/Mise en œuvre | Résultats/statut |
|---|---|---|---|---|
| Objectif du programme/prestation du programme (6) | 1. Le Service canadien des forêts (SCF) devrait explorer des options pour atténuer les obstacles afin de permettre plusieurs types de projets de démonstration (c’est-à-dire, des bâtiments préfabriqués, des bâtiments plus grands, etc.). | Évaluation de CVBois (2023) | Le programme a déplacé son volet de démonstration des types de construction vers des technologies de construction innovantes, comme la préfabrication et la construction modulaire, soutenant une plus grande variété de types et de hauteurs de bâtiments. | L’évaluation des propositions de projet était en cours pendant la réalisation de cette évaluation, donc la répartition complète des fonds n’a pas été divulguée. Toutefois, les propositions étaient bien réparties entre les domaines d’intérêt et les catégories d’infrastructure, la majorité étant consacrée à la préfabrication et aux projets d’immeubles institutionnels ou d’immeubles résidentiels à logements multiples. |
| 2. Le SCF devrait collaborer avec des partenaires pour combler les lacunes dans la recherche de marché déterminées par l’évaluation et les intervenants du programme, notamment le développement d’éléments de prospective sur les opportunités de marché pour de nouveaux bioproduits. | Évaluation du Programme de développement des marchés (PDM) (2019) | La recommandation a mené à la création d’un rapport sur les bioproduits, qui fournit un aperçu succinct du secteur novateur des bioproduits forestiers au Canada tout en explorant comment le PDM peut soutenir le développement de ce secteur. Le rapport contenait plusieurs recommandations, y compris de travailler avec des demandeurs admissibles pour voir où des projets internationaux pourraient être menés et de continuer à surveiller les bioproduits tout en envisageant d’autres mesures en vue du renouvellement. | En fin de compte, de nombreux nouveaux bioproduits n’étaient pas encore au stade où l’exportation internationale était envisagée, et il n’y avait pas beaucoup d’organismes admissibles de l’industrie consacrés aux bioproduits. Notamment, le PDM a effectivement fourni un financement à NanoCanada pour des travaux sur les normes et la recherche de marché dans ce domaine. | |
| 3. Le SCF devrait examiner son projet d’infrastructure sur le marché au Moyen- Orient, en veillant à ce qu’il soit harmonisé à la stratégie internationale plus large de RNCan. Le SCF devrait également partager les leçons retenues de cet examen afin d’informer la mise en œuvre par RNCan de postes similaires dans d’autres secteurs. | Évaluation du PDM (2019) | Un rapport, intitulé Impact Analysis of the Wood Products Trade Commissioner position, Embassy of Canada, Abu Dhabi, United Arab Emirates, a été réalisé en septembre 2019. | Au cours de la période, le financement du PDM dédié au poste n’a pas produit les résultats escomptés pour les bénéficiaires. Les coûts et le travail nécessaires pour créer et maintenir le poste occupé, ainsi que pour gérer le plan de travail annuel, ont dépassé les avantages. Les leçons retenues ont été résumées et incluses dans des exposés verbaux destinés à la haute direction dans le cadre des discussions ministérielles concernant les futurs postes de Service des délégués commerciaux (SDC) à l’étranger de RNCan. | |
| 4. Le SCF doit jouer un rôle encore plus important pour s’assurer que le Programme des technologies transformatrices présente un équilibre optimal entre les activités d’innovation transformatrice et les activités d’innovation progressive pour favoriser la transition vers la bioéconomie. | Évaluation des programmes d’Innovation dans le secteur forestier (2019) | En 2020, FPInnovations a réorganisé le Programme des technologies transformatrices pour collaborer avec divers intervenants et promouvoir de nouveaux bioproduits et bioprocédés. Cette approche fonctionne indépendamment du programme traditionnel de R-D. Depuis 2021-2022, des initiatives telles que le tracteur semi- remorque hybride électrique, la lignine dans l’asphalte, les biocomposites à base de cellulose et le système de circulation en peloton de camions ont été incluses dans le financement annuel du PIF. | Les nouvelles innovations ont été acceptées comme des technologies transformatives au sein du secteur forestier, ce qui a conduit à l’adoption des produits résultants par les intervenants. Par exemple, des solutions d’asphalte plus écologiques ont gagné en popularité au Québec. | |
| 5. Le SCF devrait travailler avec des partenaires pour faire avancer des projets qui combleront les lacunes en matière d’innovation avant la commercialisation. | Évaluation des programmes d’Innovation dans le secteur forestier (2019) | En 2020, le programme a introduit un flux de financement élargi pour des études visant à soutenir l’adoption précoce de technologies innovantes dans le secteur forestier canadien, complétant ainsi l’accent existant sur les innovations jamais vues. | L’incidence de l’action sur la réduction des lacunes en matière d’innovation pourra être pleinement examinée au cours des cinq à 10 prochaines années. | |
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Évaluation des programmes d’Innovation dans le secteur forestier (2019) | Dans le cadre du renouvellement actuel du PCSF, les deux cycles de financement (2020-2023 et 2023-2026) ont intégré des modèles flexibles d’apport de financement, déterminé des stratégies qui améliorent la flexibilité du financement ainsi que des stratégies novatrices pour encourager les projets à haut risque. | L’incidence de la mesure sur la gestion des projets d’innovation complexes pourra être pleinement examinée au cours des cinq à 10 prochaines années. | |
| Partenariats (3) | 7. Le SCF devrait travailler avec des partenaires nationaux pour élargir sa portée auprès de nouveaux publics cibles dans le cadre de la composante des marchés nord-américains, y compris envisager une utilisation plus innovante des médias en ligne. | Évaluation du Programme de développement des marchés (PDM) (2019) | Le SCF a financé un nouveau poste de responsable des communications, qui sera essentiel pour élargir la communication coordonnée à l’échelle nationale vers les publics cibles ainsi que vers l’industrie. Le Conseil canadien du bois (CCB) a considérablement augmenté sa présence en ligne grâce à une série d’offres virtuelles à travers le pays et a collaboré avec des partenaires d’associations professionnelles de design et de construction afin de promouvoir ces événements virtuels sur les réseaux sociaux. De plus, le SCF collabore avec le British Columbia Forestry Innovation Investment Ltd. (BCFII) pour créer et amplifier du contenu canadien, en s’appuyant fortement sur des tactiques numériques et en ligne. | L’incidence de la mesure sur l’efficacité du programme peut être pleinement examinée au cours des cinq à 10 prochaines années. |
| 8. Le SCF devrait travailler avec ses partenaires pour élargir davantage la portée des programmes et augmenter la collaboration avec les PME, le milieu universitaire et d’autres secteurs. Le SCF devrait envisager des approches novatrices pour des projets pilotes, et mettre en œuvre, afin d’accroître la collaboration et le transfert de connaissances entre l’industrie, FPInnovations et le milieu universitaire. | Évaluation des programmes d’Innovation dans le secteur forestier (2019) | Le programme ITIF a introduit le volet Sensibilisation en plus des volets Investissement en capital et Études pour soutenir la transformation de l’industrie forestière en partageant les pratiques exemplaires. En 2021-2022 et 2022- 2023, le programme a élargi ses conditions pour inclure les municipalités et les organisations communautaires comme bénéficiaires admissibles et pour soutenir l’adoption précoce de processus émergents. | Le programme ITIF a maintenu ses trois volets de financement, attribuant des montants de proportion à peu près identique : 88 % pour des investissements en capital, 10 % pour les études et 2 % pour la sensibilisation. L’incidence des changements reste à être démontrée. | |
| 9. Le SCF devrait collaborer avec des partenaires pour améliorer la communication sur le rendement environnemental de l’industrie forestière au Canada et la commercialisation du bois sur les marchés nationaux en tant qu’option privilégiée pour la construction durable. | Évaluation du Programme de développement des marchés (PDM) (2019) | Le SCF collabore avec le BCFII pour entreprendre une campagne de communication nationale visant à promouvoir la compréhension de la manière dont les forêts sont gérées de manière durable au bénéfice des générations futures des Canadiens et des Autochtones au Canada, ainsi qu’à promouvoir l’utilisation des forêts du Canada pour lutter contre le changement climatique. De nombreuses activités sont couvertes par les composantes actuelles du programme PCSF, à savoir CVBois et ForSITE. | Augmentation de la communication sur le rendement environnemental de l’industrie forestière au Canada et le marketing national. | |
| Communication (1) |
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Évaluation de CVBois (2023) |
CVBois a établi ce qui suit :
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| Mesure du rendement (3) |
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Évaluation de CVBois (2023) | Le travail est déjà en cours pour réviser et renforcer les indicateurs de rendement actuels ainsi que les méthodes et les hypothèses qui les sous-tendent. |
2021-2022 : La Division des relations avec l’industrie et des programmes d’innovation a réuni un nouveau gestionnaire et une nouvelle équipe pour renforcer la capacité en matière de politiques, de production de rapports, de données et de communications. 2021-2022 : Rapports suivant le nouvel Annexe des résultats approuvés en mai 2024. CVBois utilise une évaluation externe pour s’assurer que la méthode est solide et pour justifier les cibles; 1. Pour la méthode des GES, CVBois utilisé un tiers (Mantle), en plus d’être validé par Environnement et Changement climatique Canada pour l’optique intégrée des changements climatiques, et 2. Un contrat avec un tiers (Sius) a été établi pour un examen externe sur la reproductibilité, tant du programme CVBois que du potentiel de marché. |
| 12. Le SCF devrait renforcer et rationaliser le système de mesure du rendement du Programme de développement de marchés, afin de réduire le fardeau de la production de rapports et d’améliorer la clarté de son histoire de rendement. Cela devrait inclure l’intégration des considérations en matière d’ACS+ dans la collecte de données. | Évaluation du Programme de développement des marchés (PDM) (2019) | Le programme a remplacé son système de gestion des fonds (SGF) vieux de 11 ans par une nouvelle version pour l’exercice 2020-2021. Il a également révisé ses indicateurs en 2021-2022 afin de réduire et de consolider les indicateurs de rendement et les résultats. De plus, il a fourni un modèle aux bénéficiaires pour la production de rapports sur les produits livrables. Les indicateurs de rendement ont été saisis/mis à jour par les bénéficiaires dans leurs rapports intérimaires ainsi que dans leurs rapports narratifs. Les indicateurs de rendement ont été consolidés et rationalisés conformément au processus de renouvellement pour le budget de 2019, qui comprenait également de nouvelles considérations en matière de genre et de diversité. Les mesures ont été suivies dans le nouveau système de rapport financier. | Ce nouveau système était mieux conçu. Cela a mieux servi les bénéficiaires et a considérablement réduit le temps de production de rapports. Contrairement à l’ancien système, il exigeait que toutes les mesures de rendement soient saisies, générant des messages d’erreur si les utilisateurs tentaient de laisser une entrée vide, et il ne permettait pas à l’utilisateur de soumettre tant que les entrées n’étaient pas entièrement remplies. De plus, le travail sur l’ACS+ a commencé, mais a été interrompu avec la fin du programme. | |
| 13. Le SCF devrait améliorer la mesure du rendement et la production de rapports sur ses programmes et projets :
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Évaluation des programmes d’Innovation dans le secteur forestier (2019) | Le programme s’est engagé à renforcer et à rationaliser son système de mesure du rendement et ses indicateurs de rendement, y compris les considérations relatives à l’ACS+. Un outil de gestion de la clientèle aurait dû être mis en place pour améliorer le suivi du rendement. | Bien que tous les volets du programme incluent des mesures relatives à l’ACS+ pour une plus grande inclusion, la haute direction a déclaré lors d’entretiens que l’EDI n’est pas le principal objectif de leurs composants. Les appels de programmes de contribution tiennent compte de l’EDI, mais les décisions de financement ne sont pas fondées sur des indicateurs d’EDI. L’outil de gestion de la clientèle a été déployé, mais tous les volets du programme n’utilisent pas l’outil ou n’y ont pas accès. |
Annexe G. Équipe d’évaluation
- Michel Gould, Dirigeant principal de l’audit et de l’évaluation
- Stephanie Kalt, Directrice de l’évaluation
- Adina Jacobson, Gestionnaire de l’évaluation
- Edmund Wolfe, Évaluateur principal
- Leonne Valantin, Évaluatrice
- Melisa Tica, Évaluatrice
- Nicola Tabata, Évaluatrice
L’équipe d’évaluation tient également à reconnaître la contribution des personnes qui ont participé à l’évaluation du Programme de compétitivité du secteur forestier, en particulier les membres du groupe de travail chargé de l’évaluation, ainsi que ceux qui ont fourni des idées et des commentaires dans le cadre de l’évaluation.