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Essai d’épandage de cendre de bois à Senneterre 2

Carte du Canada illustrant la parcelle d’essai d’épandage de cendre de bois de Senneterre 2, au Québec.
Parcelle d’essai d’épandage de cendre de bois de Senneterre 2, au Québec, Canada.

Emplacement

Nord-Ouest du Québec
Écozone : Bouclier boréal
Altitude : 330 m

Climat

Estimations climatiques ponctuelles mensuelles de 1981 à 2010, obtenues dans le cadre du projet de modélisation du climat de Ressources naturelles Canada.
Précipitations moyennes annuelles : 934 mm et 920 mm
Température minimale moyenne en janvier : −23,3 °C et −23,6 °C
Température maximale moyenne en juillet : 23,6 °C et 23,5 °C

Description du site

Avant l’essai, le site recensait un peuplement de pins gris (Pinus banksiana Lamb.) s’étant régénéré après un feu de forêt. Le sol s’est formé sur des dépôts glaciolacustres et sa texture est de limoneux à sable loameux. Il est principalement de l’ordre brunisol dystrique éluvié, avec une couche holorganique de 10 à 15 cm, composée essentiellement de mousse hypnacée.

Description de la cendre

La cendre utilisée dans cet essai provenait d’une chaudière à biomasse produisant de l’énergie thermique. La matière première la composant comprenait principalement de l’écorce et des copeaux de rabotage de conifères. On a seulement utilisé la cendre volante n’ayant subi aucun traitement avant l’épandage.

Épandeur mécanique répandant la cendre  de bois dans les parcelles d’essai de Senneterre 2. Photo : Toma Guillemette

Épandage de cendre de bois dans les parcelles d’essai de Senneterre 2.

Description du traitement

En 2005, le peuplement a subi une coupe à blanc. À l’automne 2006, on a répandu de la cendre selon trois taux : 0 Mg de cendre par ha (traitement témoin), 2,5 Mg de cendre par ha ou 5 Mg de cendre par ha. On a calculé la quantité de cendre utilisée (Mg par ha) selon son poids sec et ce dernier variait pour chaque point d’observation, selon le besoin en chaux. On a répandu la cendre sur le sol à l’aide d’un épandeur mécanique. Après l’épandage, on a créé des rangées parallèles à l’aide d’une trancheuse à disques, ce qui a créé des tranchées pour le peuplement. On a répété les traitements dans trois points d’observation, comme déterminé au moment de la planification de l’essai. En mai 2007, on a planté des semis d’épinettes blanches (Picea glauca (Moench) Voss), de pins gris (Pinus banksiana Lamb.) et de mélèzes hybrides (Larix ×marschlinsii) à une densité de 2 500 tiges par ha.

Surveillance

On surveille de façon continue l’effet du traitement sur les arbres et sur la chimie du sol. Les données collectées comprennent:

  • Les arbres
    • La survie et la santé
    • La hauteur et le diamètre
    • Les nutriments foliaires
  • La chimie du sol
    • L’acidité (pH)
    • La totalité du carbone et de l’azote
    • Les cations échangeables
    • Le phosphore assimilable
    • La spéciation manganique

Personnes-ressources principales

Nicolas Bélanger, professeur, Département science et technologie, Université TÉLUQ
Suzanne Brais, professeure retraitée, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

 

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