La mission GardeFeu Bulletin-électronique

 

No 6, août 2026

Sur cette page :


Renforcer la collaboration

Rencontre avec les organismes gouvernementaux de gestion des feux de végétation

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L’équipe de la mission GardeFeu collabore avec les organismes gouvernementaux responsables de la gestion des feux de végétation et des mesures d’urgence grâce à des rencontres et à des activités de mobilisation continues.

L’atelier de 2025 de la mission GardeFeu avec les provinces et les territoires s’est tenu à Winnipeg (Manitoba), en octobre dernier, sous la coordination du Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC). Des représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables de la gestion des feux de végétation, de Parcs Canada, de l’Association canadienne des chefs de pompiers, de l’Agence spatiale canadienne (ASC), du ministère de la Défense nationale et de Sécurité publique Canada y ont rencontré l’équipe de la mission GardeFeu afin de poursuivre leur collaboration. Au total, 32 participants représentant 18 organismes ont pris part à l’atelier.

En plus de favoriser la confiance et la collaboration, l’atelier visait à faciliter le partage d’information afin d’appuyer l’adoption future des produits de la mission GardeFeu, en veillant à ce qu’ils répondent aux besoins des organismes de gestion des feux de végétation partout au Canada et qu’ils soient pertinents, pratiques et faciles à utiliser.

Les participants ont souligné la nécessité d’améliorer la formation sur l’utilisation des données satellitaires. Au cours de l’atelier, ils ont répondu à des sondages en direct visant à orienter l’élaboration des futures activités de formation. Les modules de microapprentissage (de courtes leçons ciblées) ont été désignés comme le format privilégié, particulièrement en raison des exigences des saisons des feux. Lorsqu’on leur a demandé quel type de formation sur les données satellitaires serait le plus utile pour leur organisme, les participants ont indiqué que la formation fonctionnelle (c’est-à-dire la formation directement liée aux fonctions opérationnelles, comme la gestion des incidents) constituait la priorité (39 %), suivie de la formation technique et de la catégorie « autre » (22 % chacune) [Figure 1].

Figure 1. Types de formation sur les données satellitaires jugés les plus utiles par les participants (N = 18) à l’atelier de 2025 de la mission GardeFeu avec les provinces et les territoires
Diagramme circulaire illustrant les types de formation sur les données satellitaires jugés les plus utiles lors de l’atelier de 2025 du CIFFC sur la mission GardeFeu avec les provinces et les territoires; description longue ci-dessous.
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Diagramme circulaire présentant la répartition des votes des participants entre les six catégories de formation sur les données satellitaires. Les résultats sont les suivants : technique (données, outils et analyses), 22 %; fonctionnelle (application de l’observation de la Terre dans les opérations), 39 %; axée sur les besoins (selon le rôle, la collectivité ou la région), 5 %; stratégique (planification, politiques ou utilisation à long terme), 6 %; autre, 22 %; et incertain, 6 %.

Remarque : Les résultats proviennent d’un sondage en direct réalisé pendant l’atelier. Les participants représentaient 18 organismes.

 

Au cours de l’atelier, les responsables de la gestion des feux ont souligné le besoin de disposer de produits simples et de grande qualité pour appuyer les interventions urgentes, tout en ayant accès à des données plus détaillées lorsque le temps permet des analyses plus approfondies. À la suite de ces échanges, l’équipe de la mission GardeFeu a présenté des prototypes de produits et discuté de leur conception.

Pour en savoir plus sur cette séance, consultez les actes de l’atelier Constellations en Collaboration.

 

Mobilisation des partenaires autochtones en gestion des feux et des situations d’urgence

Établir des relations avec les organismes autochtones

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L’équipe de la mission GardeFeu reconnaît le rôle important des pratiques autochtones en matière de gestion des feux et s’engage à être à l’écoute des organismes autochtones, à apprendre de leurs expériences et à échanger avec eux sur les possibilités et les défis que présente la mission.

En octobre 2025, l’équipe de la mission GardeFeu et des représentants de neuf organismes autochtones œuvrant dans le domaine de la gestion des feux et des situations d’urgence se sont réunis à Winnipeg (Manitoba), sur le territoire visé par le Traité no 1, terres traditionnelles des peuples anichinabé (ojibwé), ininew (cri), oji-cri, déné et dakota, et patrie de la Nation métisse. Cette rencontre a réuni 12 représentants de partout au Canada et a permis à l’équipe d’établir un dialogue avec des responsables autochtones de la gestion des feux et des situations d’urgence. Elle a été coordonnée par le CIFFC et animée par Whitestone Industry Services, avec l’appui du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada.

La séance avait pour objectif de présenter la mission GardeFeu tout en donnant aux participants l’occasion de faire part de leurs points de vue. Les discussions ont porté sur les conditions nécessaires pour que les produits de la mission GardeFeu répondent aux besoins des utilisateurs, soient utiles et inspirent confiance. Les participants ont souligné que la collaboration devait reposer sur le respect, la confiance, la transparence et la reconnaissance de la diversité des systèmes de connaissances et des structures de gouvernance autochtones. Les échanges ont également permis d’examiner les hypothèses, les rôles, les attentes et les valeurs communes des participants. Les données de la mission GardeFeu seront plus susceptibles d’être adoptées si elles répondent aux priorités des collectivités et si les points de vue des Autochtones sont véritablement pris en compte.

Les participants ont manifesté un intérêt pour des produits pratiques d’aide à la décision, particulièrement dans les régions éloignées. Ils ont également insisté sur l’importance d’un accès facile aux données, de leur interprétation et de leur communication au sein des collectivités.

Illustration des principaux thèmes abordés par les participants à l’atelier du CIFFC sur la gestion des feux de végétation et des situations d’urgence chez les Autochtones
Illustration issue de l’atelier mettant en évidence les principaux thèmes abordés; description longue ci-dessous.
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Illustration portant le titre « Gestion autochtone des feux de forêt et des situations d’urgence du CIFFC ». Les principaux thèmes mis en évidence sont la communication, la collaboration, les perspectives, le savoir autochtone, le leadership des Premières Nations, le respect et le parcours d’apprentissage.

Illustration portant le titre « Gestion autochtone des feux de forêt et des situations d’urgence du CIFFC ». Les principaux thèmes mis en évidence sont la communication, la collaboration, les perspectives, le savoir autochtone, le leadership des Premières Nations, le respect et le parcours d’apprentissage. À gauche, des personnes discutent et une poignée de main symbolise la collaboration entre une Première Nation et l’équipe de la mission GardeFeu. Au centre, un schéma circulaire relie les sciences autochtones et les sciences occidentales sous un satellite, accompagné de questions sur la définition d’un récit commun et son importance. Dans la partie inférieure, un paysage de montagnes, de forêt, de fumée et de feu illustre des thèmes liés à la préparation, à l’espoir et à la connaissance qu’ont les collectivités de leur territoire, des saisons et des vents. À droite, une grande figure représentant « Mère Nature » domine un paysage forestier. Les messages mettent l’accent sur l’autodétermination, l’adaptation des produits de données aux besoins des collectivités et la reconnaissance des savoirs autochtones.

Remarque : Le sigle CIFFC désigne le Centre interservices des feux de forêt du Canada.

 

Les participants ont mis en garde contre le risque de surcharge d’information. Ils ont également souligné l’importance de protéger les renseignements culturels et ont exprimé une nette préférence pour l’intégration des données de la mission GardeFeu à leurs propres systèmes.

Pour en savoir plus sur cette séance, consultez les actes de l’atelier Sous un même ciel et des constellations communes.

 

Renforcer la littératie en matière de données satellitaires dans le domaine de la gestion des feux de végétation

Soutenir la formation et le renforcement des capacités

Aperçu

De nouvelles ressources sont maintenant offertes afin d’améliorer la littératie en matière de données satellitaires et de mieux faire comprendre comment les satellites peuvent contribuer à la gestion des feux de végétation au Canada.

La mission GardeFeu vise à renforcer les capacités des responsables de la gestion des incendies. À cette fin, plusieurs initiatives ont récemment été réalisées, dont un nouveau cours de formation en ligne et une série d’affiches informatives portant sur les applications satellitaires en gestion des feux de végétation. Ensemble, ces ressources visent à mieux faire connaître la façon dont les observations satellitaires soutiennent la détection et la surveillance des feux de végétation, ainsi que la prise de décisions tout au long du cycle de gestion des feux de végétation.

Un nouveau cours, intitulé « Introduction aux satellites dans la gestion des incendies forestiers – types, genres et utilisations », présente un aperçu de la façon dont les technologies satellitaires appuient la gestion des feux de végétation au Canada, les principes de l’observation de la Terre, ainsi que le rôle des données satellitaires dans les opérations de gestion des feux de végétation. Offert depuis la plateforme de gestion de l’apprentissage du CIFFC, ce cours a été élaboré sur une période de trois ans par l’équipe de la mission GardeFeu, avec la collaboration de consultants de thriveGEO, d’Environnement et Changement climatique Canada, de l’ASC, d’organismes responsables de la gestion des feux de la Colombie-Britannique, de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’Ontario et du Québec, ainsi que du Secrétariat provincial des urgences et de la gestion des risques de Neuquén, en Argentine. Le cours s’appuie également sur du matériel fourni par le Bureau de gestion géospatiale du Service des forêts du Département de l’Agriculture des États-Unis, la National Aeronautics and Space Administration (NASA), la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et l’Agence spatiale européenne.

Le cours fait découvrir aux participants les différents types de satellites, leurs capteurs et les données qu’ils produisent, ainsi que la façon dont ces renseignements peuvent appuyer la prise de décisions opérationnelles. À l’aide d’exemples concrets tirés du contexte canadien et de modules interactifs, il montre aussi comment les données d’observation de la Terre par satellite soutiennent l’ensemble du cycle de gestion des feux de végétation.

Le cours comprend des modules en ligne, des ressources téléchargeables et du contenu interactif permettant aux participants d’apprendre à leur propre rythme. Publiée sous la licence Creative Commons (CC BY-NC 4.0), cette formation est offerte gratuitement et peut être adaptée aux besoins de l’ensemble de la communauté de gestion des feux de végétation.

Le cours en ligne est offert en français, en anglais et en espagnol. Des versions PowerPoint téléchargeables sont également disponibles en français, en anglais, en espagnol et en cri des Plaines. Un guide de formation, visant à faciliter la prestation de la formation, est aussi offert en français et en anglais.

Pour en savoir plus sur cette formation et sur la façon dont la télédétection par satellite peut appuyer les opérations de gestion des feux de végétation, consultez le cours dans le nouveau portail d’apprentissage du CIFFC.

En complément du cours, une série d’affiches informatives a été conçue pour présenter, sous forme de référence rapide, les principaux concepts liés aux satellites utiles aux opérations de gestion des feux de végétation. Ces affiches mettent en évidence les principaux éléments à prendre en compte pour interpréter les données satellitaires et les utiliser dans un contexte opérationnel.

La première affiche, Considérations relatives à la détection des feux de végétation par satellite au Canada, présente les avantages et les limites de la détection des feux par satellite. Elle explique comment des facteurs comme le couvert forestier, la résolution spatiale des satellites et le moment de leur passage peuvent influencer la détection des feux de faible intensité ou de petite taille. Elle rappelle également que, même si les satellites constituent un outil précieux pour détecter et surveiller les feux dans les régions éloignées, d’autres moyens, comme les patrouilles aériennes, les tours de guet et les signalements du public, demeurent essentiels dans bien des situations.

Exemple montrant l’évolution de la puissance radiative d’un feu au fil du temps et le moment où différents capteurs satellitaires peuvent détecter un feu de végétation après son déclenchement, dans certaines conditions..
Graphique stylisé illustrant la relation entre la puissance radiative du feu et le délai de détection par différents capteurs satellitaires; description longue ci-dessous.
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Le graphique présente une courbe illustrant l’augmentation de la puissance radiative d’un feu en fonction du temps écoulé depuis son allumage. Un fond illustré montre la progression d’un feu de surface (zone grise, de 0 à environ 65 minutes) vers un feu de cime intermittent (zone orange, de 65 à 160 minutes). Les satellites VIIRS, SLSTR et GOES sont représentés le long de la courbe au moment où leurs capteurs sont susceptibles de détecter le feu, selon sa puissance radiative.

Remarque : GOES signifie Geostationary Operational Environmental Satellite (Satellite d’exploitation géostationnaire pour l’étude de l’environnement); IPI, Indice de propagation initiale; VIIRS, Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (Suite de radiomètres pour imageurs dans l’infrarouge et le visible); et SLSTR, Sea and Land Surface Temperature Radiometer (Radiomètre de température de surface de la mer et de la terre).

 

La deuxième affiche, Quand recevra-t-on nouvelles données névralgiques de l’instrument VIIRS?, explique que les satellites en orbite polaire survolent le Canada à des heures prévisibles chaque jour et présente des cartes indiquant les heures de passage habituelles (précoces, moyennes et tardives) selon les régions du pays. Comme les heures de passage des satellites sont souvent exprimées en heure solaire, établie en fonction du moment où les satellites franchissent l’équateur, il peut être difficile pour les responsables de la gestion des feux de les convertir en heure locale. Cette affiche contribue à résoudre ce problème en indiquant, pour chaque fuseau horaire, la période approximative pendant laquelle on peut s’attendre à recevoir de nouvelles données de l’instrument VIIRS (Suite de radiomètres pour imageurs dans l’infrarouge et le visible).

Heures de passage moyennes en après-midi des satellites VIIRS au-dessus du Canada, montrant les périodes habituelles d’observation selon les régions et les fuseaux horaires.
Carte du Canada divisée en cellules colorées représentant les heures moyennes de passage des satellites VIIRS selon les fuseaux horaires; description longue ci-dessous.
Version texte

La carte montre que les passages des satellites VIIRS surviennent progressivement plus tard à mesure que l’on se déplace vers l’est du Canada. Chaque cellule de la grille est colorée selon le fuseau horaire auquel elle appartient, et le dégradé de couleurs représente la plage des heures moyennes de passage. Les teintes les plus foncées correspondent aux passages les plus tardifs.

 

Ensemble, ces affiches contribuent à améliorer la littératie en matière de données satellitaires en montrant comment les observations satellitaires appuient la détection et la surveillance des feux de végétation, ainsi que la prise de décisions opérationnelles.


Mise à jour sur le contrat de la mission GardeFeu

Consultation de l’industrie sur la mission GardeFeu

Aperçu

Le 22 mai 2026, l’ASC a publié une demande de renseignements (DDR) concernant la mission GardeFeu, à la suite de la résiliation d’un contrat antérieur.

Par cette DDR, l’ASC souhaite recueillir les commentaires de l’industrie afin d’appuyer le développement de la mission GardeFeu et d’évaluer la façon dont l’industrie canadienne pourrait contribuer à la mise en œuvre d’une capacité opérationnelle mondiale de surveillance des feux de végétation. Le 2 juin 2026, l’équipe de la mission GardeFeu a tenu une séance d’information virtuelle à l’intention de l’industrie afin de présenter les objectifs, la portée et le processus de la DDR. La présentation a été suivie d’une période de questions. Nous invitons les acteurs de l’industrie canadienne à mettre leur expertise à profit afin de contribuer à la définition de cette importante mission. Cette DDR ne constitue ni un appel de propositions ni un engagement contractuel. Les commentaires recueillis dans le cadre de cette démarche contribueront à orienter le développement futur de la mission GardeFeu et de ses capacités opérationnelles.

Pour en savoir plus, consultez l’avis relatif à la DDR sur la mission GardeFeu.


Nouvelles publications

Faire connaître les travaux scientifiques et les activités de mobilisation de la mission

Constellations en collaboration : réunion 2025 du CIFFC, de l’équipe de la mission Gardefeu et des organismes responsables de la gestion des incendies 
Ce document résume l’atelier de 2025 du CIFFC sur la mission GardeFeu avec les provinces et les territoires, tenu les 21 et 22 octobre derniers à Winnipeg. Cet atelier a favorisé le dialogue continu entre l’équipe de la mission GardeFeu et les organismes de gestion des feux de végétation afin que les produits répondent aux besoins des utilisateurs et aux exigences opérationnelles.

Sous un même ciel et des constellations communes : réunion d’information 2025 du CIFFC et de Gardefeu sur la gestion autochtone des incendies et des situations d’urgence
En octobre 2025, le CIFFC a tenu à Winnipeg une séance de mobilisation réunissant des organisations autochtones œuvrant dans les domaines de la gestion des feux de végétation et des situations d’urgence afin de présenter la mission GardeFeu et de recueillir leurs points de vue. Le présent rapport résume les résultats de cette rencontre.

Considérations relatives à la détection des feux de végétation par satellite au Canada
Cette affiche présente les principaux aspects de la détection des feux de végétation par satellite au Canada et montre comment elle complète les autres méthodes de détection.

Quand recevra-t-on les nouvelles données névralgiques de l’instrument VIIRS?
Cette affiche présente les heures de passage habituelles du capteur Suite de radiomètres pour imageurs dans l’infrarouge et le visible (VIIRS) au-dessus du Canada à partir de données historiques sur les feux, ainsi que les principaux éléments à prendre en compte pour interpréter les observations satellitaires des feux.


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Pour plus de renseignements, envoyez un courriel à wildfiresat-gardefeu@nrcan-rncan.gc.ca. Pour vous inscrire à la liste d’envoi du bulletin, veuillez indiquer « M’inscrire au bulletin électronique de la mission GardeFeu » dans la ligne d’objet.

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