Bulletin-électronique

Centre de foresterie des Grands Lacs (CFGL)

 

No 58, août 2026


Allées et venues

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Félicitations à Mike Wotton, Ph. D., à l’occasion de son départ à la retraite!

Mike Wotton, devant un feu de forêt qui brûle à l’arrière-plan.

La carrière de Mike Wotton au sein du Service canadien des forêts (SCF), amorcée en 1990 à titre de spécialiste des sciences physiques à la Forêt expérimentale de Petawawa, s’étend sur plus de trois décennies. Au fil des ans, il a occupé des postes comportant des responsabilités croissantes, notamment ceux de chercheur et, finalement, de chercheur scientifique principal au Centre de foresterie des Grands Lacs (CFGL). Tout au long de son parcours au SCF, ses travaux ont principalement porté sur le comportement des feux, la modélisation de l’occurrence des feux et les effets des changements climatiques sur l’activité des feux.

Depuis 2009, il assurait la direction scientifique du Groupe de travail sur les dangers d’incendie. À ce titre, il a dirigé l’élaboration de la prochaine génération de la Méthode canadienne d’évaluation des dangers d’incendie de forêt (MCEDIF), soit une importante mise à jour de la méthode qui constitue la pierre angulaire de la planification quotidienne des activités de gestion des feux partout au Canada. Les améliorations apportées sous sa direction constituent la première évolution majeure de la MCEDIF depuis le début des années 1990. Mike a également encadré et formé de nombreux chercheurs en début de carrière, contribuant ainsi à perpétuer la tradition d’excellence scientifique du SCF, tant au Canada qu’à l’international.

En plus de ses recherches, il a occupé les fonctions de professeur associé à l’Université de Toronto, où il a encadré des étudiants de deuxième cycle, donné des cours sur le comportement des feux et l’évaluation du danger d’incendie, et formé la prochaine génération de spécialistes du feu. Tout au long de sa carrière, Mike s’est imposé comme un chef de file de renommée internationale dans le domaine de la science des feux de végétation. Grâce à ses publications scientifiques, à ses fonctions de conseiller et à ses collaborations avec des organismes de gestion des feux au Canada et ailleurs dans le monde, il a largement contribué à transformer les avancées de la recherche en outils opérationnels utilisés quotidiennement par les responsables de la lutte contre les feux.

Bien qu’il soit à la retraite, Mike demeure joignable à son adresse courriel de l’Université de Toronto.

 

Une beauté ravageuse!

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Une photo du scarabée japonais prise par Quentin Guignard, Ph. D., a été sélectionnée pour la couverture des Annals of the American Entomological Society.

Un scarabée sur une branche.

Page couverture : Le scarabée japonais (Popillia japonica). Photo gracieuseté de Quentin Guignard, Ressources naturelles Canada.

La couverture des Annals of the Entomological Society of America de mars 2026 (vol. 119, numéro 2) met en vedette une photo captivante du scarabée japonais, réalisée par Quentin Guignard, du CFGL. Une image saisissante qui mérite le détour!

Pour en savoir plus, communiquez avec Quentin Guignard.

 

La présence du fulgore tacheté signalée dans le sud-est du Canada

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Les inquiétudes grandissent depuis l’observation et l’interception du fulgore tacheté dans le sud-est du Canada.

Deux fulgores tachetés sur le tronc d’un arbre.

Crédit photo : Anna Turbelin, RNCan

Le fulgore tacheté (Lycorma delicatula), un insecte envahissant détecté pour la première fois aux États-Unis en 2014, a été observé et intercepté dans le sud-est du Canada depuis 2022, mais aucune population ne s’y est encore établie, selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Amanda Roe, Ph. D., chercheuse au CFGL, a suivi la progression de cet insecte vers le nord des États-Unis. Elle indique que le fulgore est fréquemment transporté de façon accidentelle dans des cargaisons. L’insecte peut également s’agripper à des surfaces planes, comme les véhicules revenant de sites de camping aux États-Unis. 

Si les climats plus chauds favorisent son établissement, selon Amanda, l’hiver ne semble pas freiner sa propagation. « Les insectes sont souvent empêchés de s’établir au Canada parce qu’ils ne survivent pas à nos hivers », explique-t-elle. « Malheureusement, le fulgore tacheté dispose de plusieurs stratégies qui lui permettent de passer l’hiver. » C’est ce qu’ont confirmé des expériences auxquelles Amanda a participé au Tennessee et à Chicago afin d’évaluer la survie des œufs durant l’hiver sous différentes conditions climatiques. À Chicago, malgré des températures inférieures à −20 °C à de nombreuses reprises, les œufs ont tout de même survécu jusqu’au printemps.

À ce jour, aucune population établie de fulgore tacheté n’a été confirmée au Canada, c’est-à-dire qu’aucune population reproductrice n’a été recensée en conditions naturelles. Les spécialistes estiment néanmoins que l’insecte représente une menace importante pour les vignobles, les arbres fruitiers et les feuillus, car il se nourrit de la sève des plantes et peut entraîner la mort des vignes.

Pour en savoir plus, communiquez avec Amanda Roe et signalez toute observation éventuelle du fulgore tacheté à l’ACIA. Lisez également l’article de la CBC, intitulé Fulgore tacheté envahissant détecté en Ontario : les autorités américaines invitent la population à l’écraser (en anglais seulement).

 

L’Initiative de foresterie autochtone de RNCan renouvelée jusqu’en 2029

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L’Initiative de foresterie autochtone continue d’appuyer des projets dans les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

En août 2025, le premier ministre du Canada a annoncé le renouvellement de l’Initiative de foresterie autochtone (IFA), grâce à un financement de 16,9 millions de dollars pour la période de 2026 à 2029, dans le cadre d’un ensemble plus vaste de mesures visant à transformer l’industrie canadienne du bois d’œuvre résineux. Ce renouvellement comprend un investissement de 13 millions de dollars consacrés directement à faire progresser la réconciliation, et ce, en appuyant les priorités établies par les Autochtones visant à accroître la sensibilisation, l’influence, l’inclusion et le leadership des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans le secteur forestier.

L’IFA propose deux volets de financement : les contributions et les subventions.

Dans le cadre du volet des contributions, l’IFA accorde des contributions non remboursables pour appuyer des activités menées par des Autochtones dans le secteur forestier. Les projets admissibles peuvent s’étaler sur plusieurs années et soutenir des activités liées à la mobilisation et à la consultation, au savoir et aux sciences, à la planification et à la prise de décisions, ainsi qu’au développement, à la préservation et à la diversification de la main-d’œuvre dans le secteur forestier. Le plus récent appel de demandes de contribution a pris fin le 13 mai 2026 et a suscité un vif intérêt de la part de collectivités et d’organisations partout au Canada, témoignant du besoin réel pour ce type de soutien.

Afin d’offrir un financement plus souple, l’IFA propose également un volet de subventions accessible en continu, permettant aux collectivités de présenter une demande selon l’évolution de leurs besoins. Les demandes sont évaluées chaque trimestre, et des subventions pouvant atteindre 45 000 $ par projet sont offertes pour renforcer la participation et l’influence des Autochtones dans l’aménagement durable des forêts du Canada.

Au CFGL, Stephanie Seymour, conseillère en mobilisation des Autochtones et en politiques des sciences forestières, agit à titre d’agente de liaison régionale pour l’IFA et dirige les activités de mobilisation communautaire en Ontario.

Bien qu’une grande partie de son travail soit consacrée à la mise en œuvre de l’IFA, elle accompagne également le personnel du CFGL dans son parcours d’apprentissage sur les cultures autochtones et dans l’intégration des savoirs autochtones à la recherche scientifique.

« On observe désormais un véritable élan en faveur de l’intégration des savoirs autochtones aux travaux de recherche scientifique, et je trouve cela très inspirant », souligne-t-elle.

À mesure que l’IFA a pris de l’ampleur, Stephanie a constaté une plus grande diversité de projets soutenus, qui vont bien au-delà de la participation économique au secteur forestier. En plus d’appuyer la participation des Premières Nations aux discussions sur l’aménagement forestier, le financement de l’IFA a notamment permis aux collectivités d’organiser des symposiums sur la santé des forêts, de former les jeunes aux activités des scieries et de créer des occasions où les aînés et les jeunes peuvent transmettre les savoirs liés au territoire ainsi que les enseignements culturels.

Pour en savoir plus sur l’IFA, notamment sur les projets financés par le passé, les critères d’admissibilité et les documents nécessaires à la présentation d’une demande, consultez le site Web de l’IFA (Guide du demandeur, formulaire de demande de contribution et formulaire de demande de subvention), ou communiquez avec Stephanie Seymour.

 

Cartes de l’épaisseur de la couche organique et de la charge de combustible de la couche organique élaborées pour les régions forestières du Canada

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De nouvelles cartes fournissent des données importantes à la Méthode canadienne d’évaluation des risques d’incendie de forêt et à d’autres modèles.

Un profil de sol avec une règle pour indiquer l’échelle.

Crédit photo : Patrick Deane, RNCan

Des cartes de l’épaisseur de la couche organique (ECO), incluant les couches F (fermentation) et H (humus), ainsi que de la charge de combustible de la couche organique (CCCO) ont été élaborées pour les régions forestières du Canada et présentées dans une nouvelle publication. La CCCO correspond à la quantité de biomasse (kg/m2) présente dans les couches organiques et susceptible de brûler. Les cartes résultantes, d’une résolution de 30 m, reposent sur la méthodologie établie pour les forêts des hautes terres. Cette approche a ensuite été combinée à la cartographie des terres humides ainsi qu’au Système nord-américain de surveillance des changements dans la couverture terrestre (NALCMS) afin d’intégrer adéquatement ces environnements.

Ces nouvelles cartes fourniront des données importantes à la Méthode canadienne d’évaluation des dangers d’incendie de forêt ainsi qu’aux modèles d’émissions de carbone, et permettront, à terme, de mieux distinguer les mesures prises par satellite de l’humidité des sols organiques et minéraux.

Pour en savoir plus, communiquez avec Chelene Hanes, Ph. D., et consultez la publication Épaisseur de la couche organique et charge de combustible de la couche organique dans les régions forestières du Canada (version 1).

 

Préparation des échantillons de sol en vue d’analyses chimiques

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Un nouveau guide décrit la préparation des échantillons de sol après leur prélèvement.

Pour donner suite au document « Guide pour la collecte d’échantillons de sol forestier » (Nelson et coll., 2025), ce guide propose des directives générales sur la préparation des échantillons de sol forestier en vue d’analyses chimiques après leur collecte sur le terrain. Si la collecte d’échantillons n’est pas destinée à l’analyse chimique (p. ex., ADN environnemental [ADNe], enzymes, oligo-éléments, etc.), il peut être nécessaire de modifier le traitement et l’entreposage.

Ce guide décrit les méthodes de traitement d’échantillons de la couche organique et de sols minéraux, ainsi que les méthodes permettant de déterminer la densité apparente. De telles méthodes sont fondées sur celles couramment utilisées dans les laboratoires du SCF.

Pour en savoir plus, communiquez avec Stephanie Nelson et consultez le Guide de préparation des échantillons de sol pour la mesure de la densité apparente et l’analyse chimique.

 

La science simplifiée de RNCan se penche sur la diversité fantôme

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La diversité fantôme : un nouvel outil pour la restauration.

Les scientifiques du CFGL explorent de nouvelles approches pour favoriser le rétablissement des milieux naturels, en particulier dans les milieux touchés par l’activité humaine. L’un des outils qu’ils utilisent est ce que l’on appelle la « diversité fantôme », une approche qui consiste à déterminer quelles espèces devraient être présentes dans un écosystème, mais en sont absentes, afin de mieux comprendre pourquoi certaines plantes recolonisent un site alors que d’autres ne le font pas. Elle peut aider à révéler les effets invisibles des activités humaines et est déjà mise en application à Sudbury pour améliorer les efforts de restauration. Découvrez la diversité fantôme dans cette vidéo (La diversité fantôme : Un nouvel outil pour la restauration) de La science simplifiée de RNCan.

Pour en savoir plus, communiquez avec Élise Deschênes ou Kierann Santala.

 

Évaluer la vulnérabilité des forêts canadiennes aux insectes envahissants dans un contexte de changements climatiques

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Les forêts canadiennes sont plus vulnérables aux espèces envahissantes sous l’effet des changements climatiques.

Les insectes envahissants compromettent la résilience et la durabilité des forêts canadiennes. Pourtant, aucune évaluation nationale de l’ampleur de cette vulnérabilité n’existait jusqu’ici. Afin de combler cette lacune, on a évalué l’exposition des forêts canadiennes aux ravageurs envahissants. Pour ce faire, on a quantifié les essences hôtes qui recoupent les niches climatiques récentes (1981 à 2010) et à court terme (2021 à 2040) de 14 insectes envahissants. Parmi les 37 essences les plus abondantes au Canada, 24 sont vulnérables à au moins un des 14 ravageurs étudiés. Les évaluations spatiales de l’exposition et de la gravité des infestations ont ensuite été combinées afin de dresser un portrait spatial intégré de la vulnérabilité des forêts canadiennes.

Dans les conditions climatiques actuelles, 3,2 milliards de tonnes de biomasse forestière pourraient être exposées à au moins un de ces ravageurs, un chiffre qui devrait atteindre 13,6 milliards de tonnes au cours des deux prochaines décennies. Les projections mettent également en évidence deux foyers de vulnérabilité : le centre-nord de la Colombie-Britannique, près de la frontière albertaine, et la Voie maritime du Saint-Laurent, à proximité de la frontière américaine.

Afin de souligner l’importance des programmes de surveillance et d’éradication précoce, l’étude montre qu’une réintroduction du longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis) dans les forêts canadiennes mettrait en péril six autres essences ainsi que 3,1 milliards de tonnes de biomasse forestière. Ce portrait national vise à appuyer les évaluations des risques, à orienter les priorités en matière de surveillance et à éclairer la gestion forestière adaptative.

Pour en savoir plus, communiquez avec Isabelle Aubin, Ph. D.

 

Publications

Publications récentes

Alamanda, K.; Woolford, D. G.; De Jong, M.; Evens, J.; Crowley, M.; Johnston, J. (2026). Exploring patterns and potential impact of cloud cover at public satellite overpass times used for wildfires: a case study of two regions in Canada. International Journal of Wildland Fire (en anglais seulement), 35, 4, WF25063.


Aubin, I.; Roe, A. D.; Marquis, B.; Boisvert-Marsh, L.; Pedlar, J.; Erni, S.; Hamel, B.; Lawrence, G.; McKenney, D. W.; Scarr, T. A., 2026. Vulnerability of Canadian forests to invasive insects under climate change. Canadian Journal of Forest Research. 56: 1-17.


Hanes, C. C.; Swystun, T.; Brookes, A.; Jurko, N.; Thompson, D. K. 2026. Épaisseur de la couche organique et charge de combustible de la couche organique dans les régions forestières du Canada (version 1). Rapport d’information, GLC-X-43F. XX. 18 p.


Lacarte, S.; Guindon, L.; Beckers, J.; Evens, J.; Manka, F.; Correia, D.; Swystun, T.; Smiley, B.; Hanes, C. C. (2026). Cartographie des types de combustibles utilisés pour la prévision du comportement des incendies de forêt. Ressources Naturelles Canada. 40.


McFayden, C. B.; Dobbin, J.; De Jong, M.; Crowley, M. A.; Hope, E.; Turbelin, A.; Morton, D. C.; MacPherson, L.; Thompson, D.; Sloane, M.; Sponarski, C. C.; Nadeau, S.; Nason, S.; Johnston, J. (2026). A mixed-methods approach to identify archetypes of wildfire management end-users of active fire Earth observation satellite data. International Journal of Digital Earth, 19, 1, 2640779


Nelson, S. A.; Paré, D.; Crumbaugh, J. A.; Dagnault, S.; Dunn, D.; Hazlett, P. W.; Laganière, J.; Michaud, F.; Norris, C.; Webster, K. L. (2026). Guide de préparation des échantillons de sol pour la mesure de la densité apparente et l’analyse chimique. Ressources Naturelles Canada.


Ressources Naturelles Canada (2026). Carbone du passé, du présent et de l’avenir : Modélisation du carbone des tourbières dans les basses terres de la baie d’Hudson. Ressources Naturelles Canada.


Stockdale, C.; Uchmanowicz, E.; Dawe, D.; Ladouceur, M.; Johnston, D.; Newman, M.; Wollis, C.; Cox, K.; Gossell, A.; Loewen, P. C.; Murphy, S.; Robinson, B.; Verdiel, S.; Westwick, M.; Boucher, J.; Collins, L.; Forbes, K.; Johnston, L.; Nason, S.; Parisien, M.-A.; Robinne, F.-N.; Zahara, A. (2026). Cadre canadien d’évaluation des risques de feux de forêt. 50. Natural Resources Canada.


Syed, M. A.; Melles, S. J.; Smenderovac, E. E.; Emilson, E.; Huang, H.; Mackereth, R. W.; Mitchell, C. P. J. (2026). Evidence of increased mercury methylation in boreal soils following vehicular disturbance by forest harvesting (en anglais seulement). Forest Ecology and Management, 612, 123701.


Woodman, S. G.; Meadows, E.; Barr, E.; Gunn, J. M.; Beckett, P. J.; Emilson, E. J. S. (2026). LANDSAT satellite monitoring of forest recovery (1984-2025) in the Laurentian University Greenspace (LUGS), Lake Laurentian Conservation Area (LLCA), Daisy Lake Uplands Provincial Park (DLUP), and the Vale Ltd property south of Coniston in Sudbury, Ontario (en anglais seulement). 3. Ressources naturelles Canada.



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