Ce que nous avons entendu : Table ronde sur la participation des Autochtones - Rapport sommaire

Le Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre (CCCOT) à Ressources naturelles Canada (RNCan), en partenariat avec le Conseil canadien de géomatique (COCG)

25 avril 2025

Avis de non-responsabilité

Ressources naturelles Canada et ses employés n’offrent aucune garantie expresse ou implicite ni n’assument aucune obligation ni responsabilité légale, quant à l’exactitude, à l’exhaustivité ou à l’utilité du contenu du présent rapport. Dans ce document, toute mention d’un produit, d’un procédé, d’un service ou d’une organisation commercial en particulier ne signifie aucunement que Ressources naturelles Canada l’endosse, le recommande ou l’appuie. Les points de vue et les opinions des participants à la table ronde exprimées dans ce rapport ne représentent ou ne reflètent pas nécessairement celles de Ressources naturelles Canada.

Le présent document a été préparé ou réalisé par TDV Global en leur qualité personnelle. Les opinions exprimées dans le présent résumé ne reflètent pas nécessairement les points de vue et les opinions de Ressources naturelles Canada.

Table des matières

Résumé

Objet

La Table ronde « Renforcer la participation des Autochtones à l’avenir géospatial du Canada » a été organisée dans le cadre d’un effort concerté codirigé par le Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre (CCCOT) et le Conseil canadien de géomatique (COCG) visant à obtenir les points de vue des partenaires et des intervenants sur la façon de moderniser l’infrastructure de données spatiales (IDS) du Canada. Bien que cette séance visait à réunir des gouvernements et des organisations autochtones pour qu’ils puissent échanger leurs points de vue, la plupart des participants à la table ronde n’étaient pas des Autochtones et, par conséquent, la discussion ne reflétait pas la diversité des voix, des expériences et des points de vue autochtones à l’échelle du pays, comme prévu.

Les participants ont formulé des suggestions axées sur le renforcement de la participation des Autochtones dans l’ensemble des voies stratégiques qui composent le Cadre intégré d’information géospatiale des Nations Unies (CIIG des NU) :

  1. Gouvernance (gouvernance et institutions, aspects juridiques et liés aux politiques, viabilité financière);
  2. Technologie (données, innovation, normes);
  3. Personnel (partenariats, capacité et éducation, communication et mobilisation).

Cette table ronde fait partie de huit tables rondes qui ont également examiné en général des sujets comme la gouvernance, la technologie, les personnes, ainsi que l’infrastructure et la sécurité publique.

Points importants

Les participants à la table ronde ont déterminé les forces, les domaines à améliorer et les recommandations suivantes, qui devront être vérifiés et complétés par les organisations et les communautés autochtones :

1. Gouvernance

  • Il n’y a pas de stratégie de gouvernance géospatiale autochtone.
  • Il n’y a pas de représentation officielle des Autochtones au sein de l’Infrastructure canadienne de données géospatiales (ICDG).
  • Les politiques fédérales ne s’alignent pas suffisamment sur les principes de souveraineté des données autochtones, comme les principes de propriété, de contrôle, d’accès et de possession (PCAP®).
  • Les communautés autochtones se heurtent à des obstacles pour accéder à des ensembles de données essentiels comme les régimes fonciers, les inventaires de ressources et les données de surveillance de l’environnement.

2. Technologie

  • La connectivité Internet dans les communautés autochtones rurales et éloignées est insuffisante.
  • Les technologies émergentes (p. ex. les drones, l’intelligence artificielle [IA], la télédétection) sont sous-utilisées en raison d’un accès ou d’une formation limités.
  • Les normes relatives aux métadonnées et les plateformes de systèmes d’information géographique (SIG) ne sont pas harmonisées avec les systèmes de connaissances autochtones.
  • De nombreux territoires traditionnels ne sont pas cartographiés ou le sont à faible résolution, ce qui entrave les travaux de planification et de résilience.

3. Personnes

  • Il y a des obstacles systémiques à la participation des Autochtones aux carrières liées aux SIG et aux projets géospatiaux.
  • L’accès à des programmes de formation et de mentorat adaptés à la culture est limité.
  • De nombreuses communautés manquent de capacités internes en matière de SIG, ce qui limite la participation à la gestion des données et à la prise de décisions.
  • Il n’y a pas de réseaux de pairs pour favoriser l’apprentissage partagé et la collaboration entre les praticiens autochtones.

Mesures recommandées

  • Élaborer conjointement des outils pratiques, des modèles et des lignes directrices pour appliquer les principes de PCAP® et de FAIR dans la gouvernance des données géospatiales.
  • Accroître le financement pour le renforcement des capacités géospatiales des Autochtones (embauche de personnel pour le SIG, formation, développement des infrastructures, etc.)
  • Donner la priorité aux investissements dans l’accès à Internet haute vitesse, les solutions infonuagiques et les services de TI dans les communautés autochtones éloignées et rurales.

Conclusion

Les participants à la Table ronde « Renforcer la participation des Autochtones à l’avenir géospatial du Canada » ont souligné l’urgence d’intégrer les perspectives, la souveraineté et le leadership des Autochtones dans la modernisation de l’infrastructure de données spatiales du Canada. Ils ont souligné le potentiel de transformation d’une gouvernance géospatiale inclusive et collaborative et ont recommandé qu’une voie claire vers l’avenir pour placer les communautés autochtones au centre de l’avenir géospatial du Canada soit élaborée conjointement.

Pour une mobilisation continue, consultez le site Parlons Ressources Naturelles.

Remerciements

La rédaction de ce rapport n’aurait pas été possible sans la contribution des personnes et des organisations qui ont pris le temps de participer à la table ronde. Nous exprimons notre gratitude aux participants de l’industrie, du milieu universitaire, d’organisations autochtones, des ONG et des administrations fédérales, provinciales et municipales pour leurs précieux commentaires sur l’infrastructure géospatiale du Canada.

Introduction

Le CCCOT et le COCG utilisent le modèle de pratiques exemplaires du CIIG des NU (en anglais seulement) comme cadre pour évaluer l’état actuel et la planification de l’évolution future de l’écosystème des données géospatiales du Canada – l’Infrastructure canadienne des données géospatiales (ICDG). L’ICDG regroupe l’ensemble des données géospatiales, ainsi que les normes, les politiques, les applications et les mécanismes de gouvernance qui facilitent leur accès, leur utilisation, leur intégration et leur préservation au Canada.

La phase 1 comprenait un exercice de bilan réalisé à l’aide de trois méthodes de collecte de données : 1) des entrevues individuelles ou en petits groupes avec des producteurs et des utilisateurs de données géospatiales provinciaux, territoriaux et fédéraux; 2) un inventaire/sondage écrit pour recueillir des informations plus détaillées auprès des organisations interrogées; 3) une étude documentaire fondée sur la recherche et réalisée par une tierce partie.

La phase 2 est passée de l’évaluation de l’ICDG à la collecte de divers points de vue afin de contribuer à la modernisation et à l’évolution de la manière dont le Canada gère et utilise les données spatiales. Dans le cadre d’une table ronde, les intervenants et partenaires ont été invités à faire part de leurs points de vue pour contribuer à orienter l’avenir géospatial du Canada, en le rendant plus réactif, plus novateur et plus efficace. Les résultats des tables rondes seront examinés par le Conseil canadien de géomatique (COCG) en vue de l’élaboration d’une stratégie géospatiale concertée.

Les voies de la collaboration : La table ronde sur les voies stratégiques « Renforcer la participation des Autochtones à l’avenir géospatial du Canada » a eu lieu virtuellement le 17 mars 2025. La séance portait sur des façons de renforcer la participation autochtone à la gestion de l’information géospatiale dans l’ensemble des voies stratégiques clés déterminées par le Cadre intégré d’information géospatiale des Nations Unies (CIIG des NU) :

  1. Gouvernance et institutions (gouvernance et institutions, aspects juridiques et liés aux politiques, viabilité financière);
  2. Technologie (données, innovation, normes);
  3. Personnes (partenariats, capacité et éducation, communication et mobilisation).

Les sections suivantes donnent des détails sur les défis, les solutions, les possibilités et les réflexions des participants à la table ronde de chacune des voies stratégiques.

REMARQUE : Bien que cette table ronde ait mis l’accent sur la détermination des défis et des possibilités pour renforcer la participation autochtone à l’avenir géospatial du Canada, il est important de reconnaître que la plupart des participants à la table ronde n’étaient pas des Autochtones ou des représentants d’organisations ou des communautés autochtones, mais des représentants du milieu universitaire, du secteur privé et de divers niveaux de gouvernement public partout au Canada. Pour cette raison, les points de vue exprimés dans ce résumé ne représentent pas adéquatement les voix, les expériences et les perspectives autochtones et ne doivent pas être interprétés comme tels. La participation limitée des Autochtones à cette table ronde et aux vastes consultations de la table ronde est une lacune importante qui devra être examinée grâce à des efforts pour établir des partenariats respectueux et à long terme avec les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis afin d’élaborer conjointement des approches qui tiennent compte des droits des Autochtones, de la souveraineté des données et des priorités en matière de gouvernance des données géospatiales.

Résultats

Voies stratégiques 1-3 : Gouvernance et institutions, aspects juridiques et stratégiques, et viabilité financière

Principaux défis déterminés

  • Aucune stratégie nationale : L’absence d’une stratégie nationale de gouvernance géospatiale autochtone est une lacune dans l’infrastructure de données spatiales du Canada. Certes, les communautés autochtones contribuent activement aux initiatives géospatiales, mais elles travaillent souvent dans le cadre de systèmes qui ne reflètent pas leurs priorités ou leurs droits.
  • Absence de représentation officielle : L’Infrastructure canadienne de données géospatiales (ICDG) ne compte pas de représentants officiels des Autochtones, ce qui limite les possibilités pour les gouvernements autochtones de concevoir les politiques, les normes et les pratiques en matière de données qui ont une incidence sur leurs terres et leurs communautés.
  • Manque d’harmonisation avec la souveraineté des données : Les politiques fédérales actuelles et les structures de gouvernance ne sont pas suffisamment harmonisées avec les principes de souveraineté des données autochtones, comme le principe de PCAP® (propriété, contrôle, accès et possession). Sans cette harmonisation, les communautés autochtones risquent de perdre le contrôle de leurs données une fois qu’elles entrent dans les systèmes publics.
  • Obstacles à l’accès aux données : Les communautés autochtones se heurtent à des obstacles pour accéder à des ensembles de données essentiels, comme les registres fonciers, les inventaires des ressources naturelles et les données de surveillance de l’environnement. Ces limites peuvent nuire à la planification locale, à la prise de décisions et à l’intendance autonome des terres.

Solutions et possibilités

  • Organe consultatif autochtone : Mettre en place un organisme consultatif chargé des questions géospatiales dirigé par des Autochtones afin de veiller à ce que le leadership autochtone soit intégré dans les processus de prise de décisions à l’échelle nationale. Cet organisme pourrait fournir une orientation stratégique, coordonner les priorités régionales et plaider en faveur de la souveraineté des données au sein des différents gouvernements.
  • Stratégie nationale pour les Autochtones : Créer une stratégie nationale pour la gouvernance géospatiale autochtone, élaborée en collaboration et fondée sur les principes de PCAP® et de CARE (Collectivement bénéfique, Autorité de contrôle, Responsabilité, Éthique). Cette stratégie fournirait une orientation claire et cohérente, tout en permettant des approches propres à chaque communauté.
  • Financement stable : Assurer un financement stable et à long terme pour les initiatives géospatiales dirigées par les Autochtones, afin de permettre aux communautés d’investir dans la gérance des terres, l’infrastructure de données et les outils de gouvernance sans avoir recours à des projets à court terme.
  • Souveraineté quant aux données autochtones : Reconnaître les gouvernements autochtones comme des partenaires souverains dans la gouvernance de l’infrastructure géospatiale du Canada, avec un pouvoir égal sur les données concernant leurs territoires et leurs modes de vie.

Voix des participants

  • Participant de l’industrie : « Nous traitons les groupes autochtones comme des entités gouvernementales. Cependant, il n’existe pas de licences ou de cadres clairs pour la gérance des données autochtones. »
  • Participant de l’industrie : « Les principes de PCAP sont fondamentaux, mais chaque communauté les interprète différemment. Nous avons besoin d’une orientation et d’un soutien commun. »
  • Participant de l’industrie appartenant aux Autochtones : « Les communautés autochtones sont surchargées de demandes de consultation, mais manquent de ressources pour gérer la gouvernance des données et participer aux ateliers de cartographie pour les Autochtones. »

Voies stratégiques 4-6 : Données, innovation, normes

Principaux défis déterminés

  • Lacunes en matière de connectivité et d’infrastructure : Les lacunes en matière d’infrastructures, notamment le manque de services Internet haute vitesse fiables dans les communautés autochtones rurales et éloignées. Cette restriction rend difficile l’accès aux plateformes de SIG fondées sur l’infonuagique, aux outils de télédétection et aux environnements de données collaboratives.
  • Sous-utilisation des technologies émergentes : Les technologies émergentes, comme les drones, l’intelligence artificielle (IA) et les applications de cartographie en temps réel sont sous-utilisées par les communautés autochtones. Ces technologies sont largement utilisées pour la surveillance de l’environnement et la préparation aux catastrophes, mais leur accès reste limité par des obstacles liés au financement, à la formation et à l’octroi de licences.
  • Déconnexion entre les métadonnées et le système de connaissances : Il existe un décalage entre les normes actuelles en matière de métadonnées et les systèmes de connaissances autochtones. Les plateformes de SIG et les méthodes de classification des données ne sont pas toujours compatibles avec les façons autochtones de représenter les lieux, qui peuvent comprendre des histoires orales, des connaissances saisonnières et des catégories spatiales non occidentales.
  • Problèmes de cartographie à basse résolution : De nombreux territoires traditionnels ne sont pas cartographiés ou ne le sont qu’à faible résolution, ce qui limite la capacité des communautés à participer aux efforts d’adaptation au climat, d’aménagement du territoire et de développement des infrastructures.

Solutions et possibilités

  • Dépôts contrôlés par la communauté : Financer des dépôts de données sécurisés, contrôlés par les communautés, qui permettent aux communautés autochtones de gérer leurs propres données, de déterminer les conditions d’accès et de les intégrer à des systèmes nationaux plus vastes, le cas échéant.
  • Outils de SIG : Élaborer et promouvoir des outils de SIG adaptés aux utilisateurs autochtones, y compris des plateformes mobiles d’abord et hors-ligne, qui sont plus accessibles dans les zones où la connectivité est limitée.
  • Investissements dans les technologies de pointe : Investissement dans l’IA, les véhicules aériens sans équipage (VASE) et d’autres technologies de pointe pour permettre la cartographie, la surveillance et la gestion des terres par les Autochtones. Les programmes de financement devraient être conçus spécifiquement pour soutenir la participation des Autochtones dans ces domaines.
  • Élargissement de l’accès à Internet : Combler le fossé numérique en élargissant l’accès à Internet et en améliorant l’infrastructure géospatiale dans les régions mal desservies.

Voix des participants

  • Participant de l’industrie : « Nous surveillons constamment la Terre depuis l’espace, mais nous ne reconnaissons pas la valeur des méthodes traditionnelles d’enregistrement des informations au sol. »
  • Participant de l’industrie appartenant aux Autochtones : « Il existe des disparités évidentes dans l’accès des communautés à Internet et aux entreprises de TI qui sont prêtes à mettre en place une infrastructure de TI. »

Voies stratégiques 7-9 : Partenariats, capacité et éducation, communications et mobilisation

Principaux défis déterminés

  • Obstacles à l’entrée dans la vie professionnelle : Des obstacles systémiques limitent la participation des Autochtones aux carrières et aux projets géospatiaux, notamment leur sous-représentation historique dans l’enseignement des STIM, le manque de sensibilisation et le contact limité avec les SIG dès le début de l’éducation.
  • Accès inégal à la formation : L’accès à des programmes de formation et de mentorat adaptés à la culture est inégal d’une région à l’autre, ce qui crée une mosaïque de possibilités et limite la capacité de nombreuses communautés à véritablement participer aux technologies géospatiales.
  • Manque de capacité interne en matière de SIG : De nombreux gouvernements et organisations autochtones manquent de capacités internes en matière de SIG, notamment le personnel, les logiciels et l’infrastructure technique nécessaires à la gestion des données et à la prise de décisions.
  • Manque de réseaux de pairs : Il n’existe pas de réseaux formels de pairs ou de communautés de pratique pour les professionnels autochtones des SIG, ce qui contribue à l’isolement et entrave la communication des connaissances entre les régions.

Solutions et possibilités

  • Programmes de formation dirigés par des Autochtones : Lancer des programmes de mentorat, de bourses et de formation élaborés en partenariat avec des organisations autochtones et ancrés dans les systèmes de connaissances autochtones afin de renforcer les capacités.
  • Réseaux nationaux de pairs : Créer une communauté de pratique géospatiale autochtone nationale pour appuyer l’apprentissage continu, le partage des ressources et la collaboration entre les praticiens des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
  • Carrières communautaires : Soutenir les dépôts de données et les équipes de recherche dirigés par des Autochtones, qui peuvent offrir des cheminements de carrière stables et basés sur la communauté et renforcer la gérance des données à long terme.
  • Intégration des systèmes de connaissances traditionnelles : Intégrer les cadres de connaissances traditionnelles dans la formation géospatiale, les politiques publiques et la gouvernance des données, en veillant à ce que les modes de connaissance autochtones se reflètent dans la manière dont les données sont utilisées et interprétées.

Voix des participants

  • Participant de l’industrie : « Les dirigeants communautaires ne connaissent pas les SIG et leur valeur ajoutée. La sensibilisation au niveau des dirigeants est un élément manquant. »
  • Participant de l’industrie : « Les ateliers de cartographie pour les Autochtones sont excellents, mais trop peu de gens ont les moyens d’y participer. La sensibilisation et le financement sont essentiels. »
  • Participant de l’industrie appartenant aux Autochtones : « Nous appuyons les services de SIG des collectivités, mais la dotation en personnel et le recrutement sont des défis constants. »

Thèmes transversaux

Souveraineté des données autochtones

  • Affirmation des principes autochtones : Les participants ont souligné l’importance des principes de PCAP®, de CARE et de l’intégration du savoir traditionnel dans la gouvernance des données.
  • Priorité à la propriété communautaire : La communauté devrait s’approprier les données géospatiales sensibles et les diffuser de manière sélective.
  • Nécessité d’une gouvernance fédérée : Des modèles fédérés dans lesquels les groupes autochtones gèrent leurs données aux côtés de partenaires nationaux sont nécessaires.

Financement et capacité

  • Le financement est un obstacle majeur : Le manque de financement reste un obstacle majeur à la participation des Autochtones aux SIG.
  • Besoin d’un soutien spécialisé : Des programmes de financement spécialisés comprenant le personnel, l’infrastructure et la formation sont nécessaires.
  • Appel à l’investissement durable : Des investissements durables sont nécessaires au-delà des cycles de projets à court terme.

Sensibilisation et confiance

  • Lacunes en matière de sensibilisation au leadership : Un manque généralisé de sensibilisation aux outils et aux stratégies géospatiales au niveau des dirigeants des communautés autochtones.
  • La confiance par un dialogue : Pour instaurer la confiance dans les institutions, il faut des relations respectueuses et à long terme, et non des dialogues ponctuels.
  • Contrôle et pouvoir des données : Reconnaître que les données sont synonymes de pouvoir et les communautés autochtones doivent contrôler leurs récits et les données relatives à l’utilisation des terres.

Prochaines étapes

Mesures suggérées

  • Élaborer conjointement des outils pratiques, des modèles et des lignes directrices pour aider les communautés autochtones à appliquer les principes de PCAP® et de FAIR dans la gouvernance des données géospatiales.
  • Accroître le financement du renforcement des capacités géospatiales des Autochtones (embauche de personnel pour le SIG, formation, développement des infrastructures, etc.)
  • Donner la priorité aux investissements dans l’accès à Internet haute vitesse, les solutions infonuagiques et les services de TI dans les communautés autochtones éloignées et rurales.

Questions ouvertes mises en avant par les participants à la table ronde

  • Qui dirigera l’élaboration d’une stratégie géospatiale pour les Premières Nations?
  • Quels sont les modèles de gouvernance qui assurent la souveraineté et la codirection des Autochtones?
  • Comment le Canada peut-il soutenir la formation locale et le développement des infrastructures?
  • Quelles normes nationales devraient guider l’harmonisation des métadonnées et des plateformes de SIG avec les principes autochtones?

Conclusion

Les participants aux voies de la collaboration : La table ronde sur les voies stratégiques « Renforcer la participation des Autochtones à l’avenir géospatial du Canada » a réaffirmé l’urgence d’intégrer la souveraineté, le leadership et le savoir des Autochtones dans l’avenir géospatial du Canada. Ils ont proposé qu’une voie à suivre doive respecter la souveraineté, assurer un financement durable, renforcer les capacités techniques et humaines et placer les communautés autochtones en position de codirigeantes dans la gouvernance géospatiale nationale.

Pour une mobilisation continue, consultez le site Parlons Ressources Naturelles.