Détails
- Date de publication
- Auteur(e)s
Ressources naturelles Canada - ISBN
978-0-660-99944-9
Présenté au Comité ministériel d’audit (CMA)
23 avril 2026
Sur cette page
Reconnaissance des terres autochtones
Refléter les voix autochtones
Résumé
Recommandations et réponses de la direction
Introduction
Constatations
Harmonisation aux priorités de réconciliation
Gouvernance, surveillance et responsabilité
Pilier 1 : Accroître la sensibilisation et la compréhension
Pilier 2 : Mobiliser les peuples autochtones en vue d’établir des relations
Pilier 3 : Être représenté là ou ça compte
Pilier 4 : Accroître notre souplesse
Pilier 5 : Transformer la façon dont nous travaillons à RNCan
Le parcours continu de RNCan
Conclusion
Annexe A : Sous-objectifs et critères du projet
Annexe B : Limites et éléments du projet à prendre en considération
Reconnaissance des terres autochtones
L’équipe du projet conjoint reconnaît que les terres sur lesquelles elle travaille et vit est le territoire traditionnel de divers peuples autochtones, et que les bureaux de la Direction de l’audit et de l’évaluation (DAE) à Ottawa se trouvent sur le territoire traditionnel et non cédé de la Nation Algonquin Anishinaabe. Nous exprimons également notre gratitude aux peuples autochtones qui vivent sur ce qui est maintenant le Canada de leur intendance des terres depuis des temps immémoriaux, et nous honorons leurs relations durables avec ces terres et ces eaux. Cette reconnaissance reflète notre engagement envers la réconciliation et l’intégration des perspectives autochtones dans notre travail.
Refléter les voix autochtones
La réconciliation est un concept complexe, compris et vécu de diverses manières selon la perspective de chacun. Pour la Commission de vérité et réconciliation du Canada, « la réconciliation consiste à établir et à maintenir une relation mutuellement respectueuse entre les peuples autochtones et les non-autochtones dans ce pays. Pour y arriver, il faut prendre conscience du passé, reconnaître les torts qui ont été causés, expier les causes et agir pour changer les comportements ».Note de bas de page 1
Ressources naturelles Canada (RNCan) s’engage à collaborer avec les peuples autochtones pour bâtir des relations nation-à-nation fondées sur le respect mutuel, le partenariat et la reconnaissance des droits. Faire avancer la réconciliation signifie non seulement transformer nos paroles, mais aussi nos actions, particulièrement en ce qui concerne le développement de projets liés à l’extraction des ressources.Note de bas de page 2
Pour refléter un engagement envers l’inclusion et l’intégration de diverses perspectives et idées, la Direction de l’audit et de l’évaluation a été conseillée par un groupe de travail d’évaluation et d’audit, composé d’aînés autochtones en résidence (Aînés), de membres du Réseau des employés autochtones de RNCan, d’employés du Programme de recrutement et de perfectionnement d’analystes de politiques – Volet destiné aux Autochtone et d’employés représentant tous les secteurs de RNCan. Le projet conjoint a reçu le titre de travail « Partager notre vérité, faire avancer la réconciliation » sur les recommandations des Aînés autochtones. Ce titre vise à reconnaître que RNCan sera dans un parcours continu vers la réconciliation à long terme.Note de bas de page 3
« Nous devons parler de la vérité pour parvenir à la réconciliation. Ce rapport a offert l’occasion à Ressources naturelles Canada de réfléchir à son rendement et aux approches qu’il adopte pour faire avancer la réconciliation. Sont-ils bénéfiques ou nous nuisent-ils d’une manière quelconque? En faisons-nous assez? Comment déterminons-nous comment aller de l’avant à l’avenir, pour améliorer les choses pour toutes les personnes et atteindre nos objectifs? »
– Grand-mère Barbara Bruce, octobre 2025
« Il est nécessaire d’honorer ce qui est fait, ce qui n’est pas fait, et ce qu’il reste à faire. »
– Aînée Heather Poitras, octobre 2025
« La réconciliation nécessitera plus que le seul travail de Ressources naturelles Canada. RNCan ne peut pas, seul, tracer une voie. La réconciliation doit prendre en compte ce qui est réalisé dans l’ensemble du Canada et de quelle façon cela touche notre comportement sur les terres couvertes et non couvertes par un traité. »
– Aîné Vince Teddy, octobre 2025
Résumé
Ce rapport présente les constatations, les conclusions et les recommandations pour Partager notre vérité, faire avancer la réconciliation. Dirigé par la Direction de l’audit et de l’évaluation (DAE) de Ressources naturelles Canada (RNCan), le but de ce projet conjoint d’audit et d’évaluation était d’évaluer les répercussions préliminaires des mesures de réconciliation et de fournir une compréhension globale de la façon dont la réconciliation progresse au sein du Ministère. Le projet conjoint examine les activités pertinentes des exercices fiscaux 2016-2017 à 2023-2024, tenant compte des activités pertinentes jusqu’en 2024-2025.
Ce que le projet conjoint a conclu
Harmonisation et communication des priorités de réconciliation
Dans le cadre de l’une des premières étapes de son parcours de réconciliation, RNCan a finalisé, en 2021, un cadre de travail des voies vers la réconciliation pour définir les mesures prioritaires du ministère. Avec le cadre comme base, le Plan d’action des voies vers la réconciliation de RNCan a été élaboré et formellement approuvé en juin 2024. Avec le soutien de la haute direction, RNCan a également commencé à communiquer et à souligner l’importance des priorités de réconciliation auprès de ses employés. Cependant, des occasions ont été identifiées pour améliorer la clarté et l’accessibilité des communications connexes tant en interne qu’en externe.
Tous les secteurs de RNCan ont élaboré une gamme d’initiatives pour faire progresser les priorités fédérales et ministérielles en matière de réconciliation. Ces activités sont conformes au mandat plus large de RNCan qui vise à soutenir le développement durable des ressources et à favoriser les possibilités économiques. Quoi qu’il en soit, les données probantes indiquent qu’il existe encore des obstacles systémiques qui entravent la réalisation de résultats significatifs et équitables pour les peuples autochtones. RNCan a reconnu qu’il doit continuer à intégrer les connaissances autochtones et les perspectives dans ses processus de planification et de prise de décisions afin de favoriser la confiance et la collaboration et de garantir que les activités mises en œuvre reflètent les priorités des communautés autochtones.
Gouvernance et coordination
RNCan souligne la réconciliation comme une responsabilité ministérielle partagée avec une surveillance et une responsabilité répartie à travers plusieurs instances. Plusieurs comités de gouvernance intègrent la réconciliation comme un prisme pour soutenir leur mandat. Les données probantes indiquent que cette gouvernance diffuse a entraîné certains défis de coordination et une responsabilité imprécise.
RNCan a progressé dans la définition des rôles, des responsabilités et des obligations des cadres supérieurs pour soutenir l’avancement des objectifs de réconciliation au niveau stratégique, avec un leadership visible du secteur Nòkwewashk. Cependant, des possibilités existent pour clarifier le mandat et la structure interne de Nòkwewashk, ainsi que pour définir et communiquer les responsabilités au niveau opérationnel.
Bien que RNCan n’ait pas de processus définis pour accroître la représentation des Autochtones dans ses comités de gouvernance, il a mis en œuvre des processus pour garantir que Nòkwewashk soit représenté dans les comités de gouvernance ministériels.
Les données probantes indiquent que les principaux efforts de réconciliation sont soutenus par quelques groupes ou individus, plaçant un fardeau disproportionné sur des personnes et des équipes spécifiques. Les personnes interrogées ont noté que les employés de certains secteurs se tourneront vers Nòkwewashk pour obtenir des conseils au lieu de développer leur propre connaissance et capacité internes. Les employés ont exprimé le désir d’obtenir davantage de directives adaptées à leurs rôles pour améliorer leur capacité à intégrer la réconciliation dans leur travail quotidien.
RNCan a mis en place des processus de planification pour permettre la planification et la mise en œuvre d’activités liées à la réconciliation à tous les niveaux stratégique, opérationnel, ministériel et sectoriel. Le Plan d’action « Voies vers la réconciliation » identifie les activités clés nécessaires pour faire avancer la réconciliation, y compris les responsabilités et un échéancier estimatif pour sa mise en œuvre.
Inclusion de la main-d’œuvre
RNCan a mis en œuvre plusieurs initiatives pour promouvoir un milieu de travail inclusif et favorable pour les employés autochtones, y compris des programmes de soutien aux employés et de perfectionnement professionnel, des stratégies de recrutement ciblées pour augmenter la représentation autochtone, ainsi que des activités pour surveiller et rendre compte des données démographiques d’effectif. Des initiatives telles que le programme des Aînés en résidence de RNCan, le Navigateur de carrière autochtone et le Réseau des employés autochtones contribuent à la sécurité culturelle et à l’inclusion des employés autochtones tout au long de leur parcours professionnel.
Malgré ces efforts, des occasions demeurent pour déterminer et aborder les besoins particuliers et les défis auxquels sont confrontés les employés autochtones à RNCan, renforcer les outils et pratiques ministériels actuels pour soutenir des possibilités équitables tout au long du cycle de carrière, et améliorer l’utilité des données de représentation autochtone au sein de l’effectif de RNCan.
Augmentation des compétences culturelles
En 2021-2022, RNCan a rendu obligatoire pour tous les employés de compléter huit heures par an d’apprentissage autonome sur les Autochtones. Bien que la plupart des employés soient au courant de cette exigence, il n’existe aucun mécanisme pour rendre compte sur la mesure dans laquelle elle est respectée au sein du ministère. Cependant, le nombre d’heures complétées peut également ne pas être la mesure des résultats d’apprentissage la plus pertinente.
RNCan a mis en œuvre diverses activités de renforcement des capacités pour accroître la sensibilisation et la compréhension de la culture, de l’histoire et des traditions autochtones. Le sondage mené dans le cadre du projet conjoint a indiqué que la plupart des employés convenaient que de telles activités ont augmenté leur compréhension. Des pistes ont été explorées pour mieux cerner les besoins en compétences, suivre la participation des employés et évaluer l’impact de la formation sur la sensibilisation culturelle.
Coordination de la mobilisation des Autochtones et du renforcement des relations
Il n’existe pas de données complètes sur l’historique, la fréquence ou la répartition des groupes autochtones avec lesquels RNCan collabore. Les données probantes indiquent que les approches actuelles en matière de mobilisation, souvent caractérisées par des demandes fragmentées provenant de multiples personnes-ressources au sein des ministères fédéraux et entre eux, peuvent submerger les communautés autochtones et limiter leur capacité à participer de manière significative.
RNCan a reconnu la nécessité d’améliorer son approche de mobilisation auprès des peuples autochtones et déploie des efforts continus pour rendre ces collaborations plus significatifs et mieux coordonnés. Il existe des données probantes de plusieurs initiatives mettant en œuvre des approches adaptées à la culture.
Cependant, deux enjeux majeurs persistent : l’absence d’un système centralisé à l’échelle du ministère pour coordonner les activités de mobilisation des Autochtones, et un soutien insuffisant pour l’utilisation des outils existants. Certains employés de RNCan signalent encore un manque de compétences culturelles pour s’engager efficacement. Les restrictions imposées par les processus administratifs peuvent également entraver l’établissement de relations significatives.
Pratiques exemplaires et leçons tirées des initiatives de RNCan
Le Cadre sur les voies vers la réconciliation et son Plan d’action tracent une voie pour transformer le fonctionnement de RNCan. Le ministère a créé un secteur (Nòkwewashk) pour jouer un rôle de leadership et a mobilisé des Aînés en résidence. RNCan a également officiellement intégré la réconciliation à son code de valeurs et d’éthique, la reconnaissant comme l’une de ses valeurs fondamentales. Ce sont là des étapes positives.
Dans l’ensemble, l’approche de RNCan pour faire progresser la réconciliation peut se caractériser par une démarche de plus en plus intentionnelle, évolutive et réactive. Bien que cette approche ne soit pas encore nécessairement uniforme à l’échelle du ministère, les études de cas du projet conjoint ont révélé que la conception et la mise en œuvre des initiatives de RNCan étaient influencées par une compréhension et un respect accrus pour des approches ancrées dans les principes de réconciliation, le respect culturel et la prise de décision partagée.
RNCan progresse dans la prise en compte des besoins de ses partenaires autochtones et sollicite activement leurs commentaires afin d’éclairer la planification et la conception de ses programmes. Bien qu’il existe encore des obstacles à la participation (dont plusieurs externes à RNCan), un nombre croissant de programmes de RNCan intègrent des mesures de flexibilité pour mieux soutenir la participation des peuples et communautés autochtones. Certains programmes de RNCan intègrent également une approche de financement fondée sur les distinctions. Bien que considéré comme une pratique exemplaire, il est important de considérer si cela crée des obstacles pour les groupes non affiliés et les groupes sans statut.
En tant que ministère à vocation scientifique, RNCan a également déployé d’importants efforts pour transformer la manière dont il mène ses activités scientifiques et de recherche. Avec des efforts qui n’ont souvent pas atteint la pleine maturité, les études de cas soulignent un changement délibéré vers la reconnaissance et le respect des systèmes de connaissances autochtones, de la souveraineté des données et de l’identité culturelle.
Bien que ces exemples montrent les progrès réalisés par RNCan, il reste encore des améliorations à apporter. Les efforts pour inclure systématiquement des mesures de résultats et des indicateurs de résultats dans les politiques et les programmes nouveaux et existants, y compris le suivi des progrès globaux de RNCan en matière de réconciliation, sont encore en cours de développement. Les leçons tirées des processus précédents ou existants sont également souvent difficiles d’accès, ce qui complique l’adoption de principes et de pratiques exemplaires à l’échelle du ministère.
Le parcours continu de RNCan
RNCan a déjà pris conscience de nombreuses lacunes identifiées dans ce rapport et s’est engagé à apporter des changements significatifs pour traiter ces questions par le biais de son Plan d’action des voies vers la réconciliation, qui définit les priorités collectives de RNCan pour les cinq prochaines années. Ces piliers et mesures associées sont interconnectés, chacun visant à renforcer et à soutenir les autres. Le ministère prévoit que le Plan d’action reste évolutif et s’ajuste au besoin durant la mise en œuvre à l’environnement en évolution. Une fois mises en œuvre, RNCan s’attend à ce que ces mesures permettent au ministère de mieux concevoir, mettre en œuvre et évaluer l’incidence de ses mesures de réconciliation, et ce, de manière à favoriser des meilleures relations.
Recommandations et réponses de la direction
À la lumière de ces constatations, le projet conjoint fait les recommandations suivantes :
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Recommandation |
Réponse de la direction |
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La direction est d’accord.
Calendrier : Le Forum des cadres des Voies vers la réconciliation se réunit mensuellement pour discuter de l’état d’avancement des objectifs et des livrables prévus dans le Plan d’action. |
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La direction est d’accord. |
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La direction est d’accord. |
Introduction
Ce rapport présente les résultats, conclusions et recommandations du projet « Partager notre vérité, faire avancer la réconciliation », une évaluation et un audit conjoints de la progression de la réconciliation. Ce projet a été conçu pour faire le point sur les mesures prises jusqu’à présent par Ressources naturelles Canada (RNCan) en vue de faire progresser la réconciliation, pour mesurer leur incidence et déterminer les pratiques exemplaires et les leçons apprises qui pourraient jouer un rôle dans l’orientation future du ministère.
Contexte
Conformément à son mandat et aux engagements fédéraux en matière de réconciliation, RNCan s’est engagé à tenir compte de l’intérêt du ministère pour faire avancer la réconciliation en appuyant une relation renouvelée avec les peuples autochtones, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
En 2021, RNCan a finalisé l’élaboration d’un « Cadre des voies vers la réconciliation » destiné à établir un plan durable, évolutif et significatif afin de faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones au sein de RNCan. Ce cadre, créé par le dialogue avec les Aînés, les représentants de tout le RNCan et le Réseau des employés autochtones, et approuvé par le sous-ministre, propose cinq piliers d’action (Figure 1).
Figure 1 : Les cinq piliers du Cadre sur les voies vers la réconciliation de RNCan

Version texte
Les cinq piliers du Cadre sur les voies vers la réconciliation de RNCan :
Accroître la sensibilisation et la compréhension : Lancement d’efforts éducatifs pour améliorer les connaissances et l’empathie
Être représenté là où cela compte : Assurer la représentation et l’influence dans les processus de prise de décision
Transformer la façon dont nous travaillons à RNCan : Mettre en œuvre des pratiques innovantes pour améliorer l’efficacité et l’efficience
Mobiliser les peuples autochtones en vue d’établir des relations : Encourager les interactions pour renforcer les liens et la confiance
Accroître notre souplesse : Adapter les stratégies et les approches pour répondre aux besoins en évolution
Avec le cadre comme base, le « Plan d’action Voies vers la réconciliation » de RNCan a été élaboré et formellement approuvé en juin 2024. Le Plan d’action contient des mesures identifiées par les employés pour mettre en œuvre les cinq piliers du Cadre et a été façonné grâce aux conseils et l’orientation des Aînés en résidence de RNCan, des cadres et d’autres partenaires importants.
Objectifs et portée du projet conjoint
La Direction de l’audit et de l’évaluation (DAE) de RNCan a lancé l’audit et l’évaluation conjoints (projet conjoint) visant à évaluer les répercussions préliminaires des mesures de réconciliation et à fournir une compréhension globale de la manière dont la réconciliation progresse au sein du ministère. Alors que les audits et évaluations précédents de RNCan se sont concentrés sur des programmes ou des initiatives individuels visant à faire progresser la réconciliation, il s’agit de la première évaluation axée sur les efforts de réconciliation à l’échelle du ministère.
Le projet conjoint examine les activités pertinentes des exercices financiers 2016-2017 à 2023-2024. La phase d’exécution a été en grande partie achevée à l’été 2025, cependant le projet conjoint a pris en compte les informations nouvelles ou ayant subi des modifications importantes à partir de décembre 2025 afin d’assurer la pertinence continue des résultats par rapport aux objectifs du projet conjoint.
Les objectifs spécifiques du projet sont :
- Évaluer dans quelle mesure le ministère dispose des capacités nécessaires pour prioriser et appuyer les actions de réconciliation de RNCan; et; et
- Évaluer les étapes formatives entreprises vers la réconciliation, y compris les pratiques exemplaires et les enseignements tirés.
Les questions du projet sont présentées ci-dessous. Les sous-objectifs pour chaque question et les critères détaillés appliqués dans leur évaluation sont fournis à l’Annexe A.
- RNCan a-t-il défini et communiqué de manière adéquate ses priorités pour faire avancer la réconciliation?
- RNCan a-t-il mis en place un cadre de gouvernance et de coordination adéquat pour appuyer la planification, la mise en œuvre et le suivi de ses mesures de réconciliation en cours?
- Quels progrès a réalisé RNCan en matière d’inclusion complète des Autochtones dans son effectif?
- RNCan dispose-t-il de mécanismes et de processus efficaces pour accroître les compétences culturelles internes?
- RNCan dispose-t-il de mécanismes efficaces et efficients pour la coordination de la mobilisation des Autochtones et le renforcement des relations?
- Dans quelle mesure les initiatives sélectionnées de RNCan font-elles avancer la réconciliation? Y a-t-il des pratiques exemplaires et des leçons retenues des initiatives de RNCan qui peuvent aider RNCan à surmonter les défis liés à la promotion de la réconciliation?
La portée du projet conjoint excluait l’examen des activités de RNCan en relation avec l’obligation légale de consultation de la Couronne découlant de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Toute référence à l’engagement pris dans le présent rapport fait référence à des interactions en dehors de la portée de l’obligation légale de consulter. Notre examen de l’engagement concerne plutôt les activités menées dans l’intention de bâtir des relations, de la confiance et de la compréhension entre les parties, de communiquer et de solliciter des commentaires ou de collaborer sur des questions d’intérêt commun.
Approche et méthodologie
Le projet conjoint a été réalisé de manière à assurer la neutralité et l’objectivité de l’équipe, conformément aux exigences et aux normes professionnelles respectives, et a veillé à ce que les observations et les conclusions soient fondées sur des preuves. L’approche et la méthodologie utilisées dans ce projet ont suivi la Politique sur les résultats du Conseil du Trésor, y compris les Normes sur l’évaluation connexes, les Normes internationales d’audit interne de l’Institute of Internal Auditors (Normes mondiales de l’IIA) et la Politique sur l’audit interne du Conseil du Trésor. Ces normes et politiques exigent que le projet soit planifié et exécuté de manière à donner l’assurance raisonnable que les objectifs du projet sont atteints. Le projet conjoint comportait des méthodes jugées nécessaires pour offrir une telle assurance.
Le projet conjoint a utilisé sept méthodes de collecte de données, conçues pour garantir la validité des informations recueillies et permettre la triangulation des résultats. La figure 2 résume chacune des méthodes. Des détails supplémentaires sont fournis à l’annexe B.
Figure 2 : Méthodes de collecte de données utilisées par le projet conjointstrong>

Version texte
Méthodes de collecte de données utilisées par le projet conjoint :
Examen de la documentation: Un examen approfondi de la documentation du gouvernement du Canada et de RNCan
Entrevues avec les informateurs clés: 30 entrevues avec 55 employés de RNCan de tous les secteurs
Analyse documentaire et analyse comparative: Analyse documentaire disponible. 10 entrevues d’analyse comparative avec d’autres ministères
Sondage auprès des employés: Le sondage en ligne de plus de 5 700 employés de RNCan a reçu 668 réponses (taux de réponse de 11,6 %)
Études de cas: 15 études de cas d’activités et d’initiatives sélectionnées de RNCan dans tous les secteurs de RNCan conçus pour identifier les forces et les leçons apprises
Cercles de discussion: Quatre cercles de discussion avec des groupes cibles clés co‑animés par des aînés en résidence
Analyses des medias: Examen de 126 sources pour comprendre les perceptions du public et la visibilité des efforts de réconciliation de RNCan
Le calendrier du projet conjoint a coïncidé avec l’élaboration du Cadre sur les voies vers la réconciliation par RNCan. Par conséquent, il n’était pas possible pour la DAE d’évaluer sa mise en œuvre. Cependant, dans la mesure du possible, le rapport a été structuré de façon à aligner ses conclusions et recommandations avec les cinq piliers du Cadre. Cette approche met en évidence les progrès de RNCan vers l’atteinte des objectifs de chaque pilier et des domaines nécessitant des améliorations supplémentaires. Les observations du projet conjoint concernant l’harmonisation des priorités de réconciliation et de la gouvernance globale de RNCan permettent de contextualiser l’analyse des constatations relatives aux piliers.
Constatations
Harmonisation aux priorités de réconciliation
Le projet conjoint a examiné dans quelle mesure les priorités de RNCan en matière de promotion de la réconciliation sont alignées sur son mandat ministériel, ainsi que sur les priorités du gouvernement du Canada et des peuples autochtones.
Harmonisation aux priorités de réconciliation fédérales et ministérielles
Le gouvernement du Canada est déterminé à parvenir à une réconciliation avec les peuples autochtones au moyen d’une relation renouvelée de nation à nation, de gouvernement à gouvernement et d’une relation inuit-Couronne fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat en tant que fondement du changement transformateur.Note de bas de page 4 Les peuples autochtones ont une relation constitutionnelle spéciale avec la Couronne. Cette relation, y compris les droits ancestraux et issus de traités existants, est reconnue et confirmée à l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.
En 1998, le GC a publié une déclaration de réconciliation qui reconnaissait les torts causés aux peuples autochtones, en particulier les politiques visant l’assimilation et le rôle des pensionnats.Note de bas de page 5 Depuis, les engagements du GC à faire progresser la réconciliation se sont reflétés dans diverses mesures et actions (voir la Figure 3).
Figure 3 : Il y a de nombreux événements clés dans le récent parcours de réconciliation du CanadaNote de bas de page 6

Version texte
Il y a de nombreux événements clés dans le récent parcours de réconciliation du Canada :
1982 : Loi constitutionnelle de 1982 : L’article 35 affirme les droits ancestraux et issus de traités
1998 : Forces de rassemblement : Le plan d’action du Canada pour les questions autochtones
comprend une déclaration de réconciliation
2015 : Le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada comprend 94 Appels à l’action
2016 : La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones approuvée par le gouvernement du Canada
2017 : Unis dans la diversité rend compte sur les obstacles rencontrés par les Peuples autochtones au sein de la Fonction publique. Le gouvernement du Canada s’engage à mettre en œuvre les recommandations de rapport en 2019.
2019 : Femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Rapport final de l’enquête nationale comprend 231 appels à la justice. Le Plan d’action national de réponse du gouvernement du Canada est publié en 2021.
2021 : La Loi sur la déclaration des Nations Unies reçoit sanction royale.
2022 : Réconciliation économique. Création de la Stratégie économique nationale autochtone pour le Canada et engagement du GC à soutenir l’élaboration conjointe d’un Cadre de réconciliation économique
2023: Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. Le gouvernement du Canada publie le premier plan d’action en vertu de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies (2023 2028)
Plusieurs sources de données confirment que les efforts de réconciliation de RNCan sont alignés aux engagements pertinents du GC, y compris ceux en réponse aux appels à l’action (par exemple, Appels à l’action de la CVR, Appels à la justice de l’enquête sur les FFADA). L’examen des documents du projet conjoint a permis de recenser plus de 50 mesures spécifiques issues des appels collectifs récents qui sont pertinentes au mandat de RNCan. Une analyse comparative a révélé qu’au moins une activité en cours ou terminée de RNCan répond à chacune de ces mesures.
Les efforts de réconciliation de RNCan sont également alignés à son mandat ministériel. Le personnel interrogé au sein de RNCan perçoit que le ministère a positionné la réconciliation comme une priorité essentielle. L’examen des documents a permis de relever plus de 70 initiatives ministérielles liées à l’avancement de la réconciliation mises en œuvre au sein de RNCan depuis 2016-2017. Cela comprend des activités conçues pour aborder le développement économique autochtone et garantir des avantages directs pour les collectivités autochtones issus de projets de ressources naturelles, ainsi que des politiques, stratégies ou initiatives internes mises en œuvre au sein du ministère pour faire avancer les objectifs et les résultats de réconciliation. Ces activités sont conformes au mandat plus large de RNCan qui consiste à soutenir le développement durable des ressources et de favoriser les possibilités économiques.
Harmonisation aux priorités autochtones
« L’histoire a entraîné des différences importantes dans les relations des divers peuples des Premières Nations, les Inuits et les Métis avec Ressources naturelles Canada. Chacun examine sa relation avec le Canada par le biais de sa propre optique. L’article 35 de la Constitution nous unit tous. »
– Aînée Vince Teddy,
Octobre 2025
Bien que les perspectives et les priorités des peuples autochtones à travers le Canada diffèrent, les résultats indiquent que RNCan a mis en œuvre des initiatives qui s’alignent largement aux priorités des Autochtones en se concentrant sur la réconciliation, la participation économique, l’intendance environnementale et le respect culturel. Les personnes interrogées ont souligné que ces efforts visent à garantir que les peuples autochtones aient accès à des capitaux pour participer à de grands projets et reçoivent des avantages durables à long terme provenant des aménagements sur leurs territoires traditionnels.
Malgré cette harmonisation, l’analyse des médias a également indiqué qu’il existe encore des obstacles systémiques qui entravent la réalisation de résultats significatifs et équitables pour les collectivités autochtones. Les données probantes indiquent une nécessité pour RNCan d’intégrer les connaissances autochtones et les perspectives dans les processus de planification et de prise de décision pour les projets et initiatives liés à la réconciliation afin de favoriser la confiance et la collaboration et de garantir que les activités mises en œuvre reflètent véritablement et répondent aux objectifs et besoins des collectivités autochtones. Ce point de vue a été souligné à la fois dans le Cadre sur les voies vers la réconciliation et par les cercles de discussion du projet conjoint.
« Il est important que les voix inuites soient incluses là où la politique qui nous concerne est élaborée. Les peuples autochtones ne se contenteront plus de secouer la tête et de dire : « C’est comme ça » – ces jours sont terminés. Nous sommes les premiers peuples de cette grande terre, et nous ne resterons pas les bras croisés à regarder. »
– Aînée Edna Agnes Ekhivalak Elias, octobre 2025
Les commentaires du sondage en ligne ont également relevé des occasions d’améliorer cette harmonisation par le biais des processus de RNCan pour collaborer avec les peuples autochtones. En particulier, les répondants ont indiqué la nécessité d’une meilleure communication et d’une transparence accrue concernant les projets, politiques et décisions affectant les communautés autochtones. Ils ont également souligné l’importance de bâtir la confiance et de nouer des relations pour mieux comprendre les priorités autochtones par le biais de réunions régulières, de visites communautaires et d’initiatives de collaboration.
Gouvernance, surveillance et responsabilité
Dans le cadre du projet conjoint, on a examiné si les rôles, les responsabilités et la reddition de comptes liés aux efforts du ministère en matière de réconciliation sont clairement définis et communiqués aux partenaires et aux parties prenantes.
Le rôle de Nòkwewashk
Ce nom, donné par les Aînés, est un mot algonquin pour désigner l’herbe sainte, l’un des quatre médicaments sacrés dans de nombreuses traditions autochtones. Nòkwewashk est devenu le premier secteur d’un ministère fédéral à être officiellement nommé dans une langue autochtone, marquant un pas en avant dans le parcours de réconciliation du Canada.
En tant que secteur, Nòkwewashk reçoit du financement par le biais de divers mécanismes comprenant un financement permanent, un financement de programmes à durée limitée et complété par des fonds générés par le modèle de calcul des coûts corporatifs et par la réserve ministérielle.
Encadré 1 : Le don de « Nòkwewashk
Ce nom, donné par les Aînés, est un mot algonquin pour désigner l’herbe sainte, l’un des quatre médicaments sacrés dans de nombreuses traditions autochtones. Nòkwewashk est devenu le premier secteur d’un ministère fédéral à être officiellement nommé dans une langue autochtone, marquant un pas en avant dans le parcours de réconciliation du Canada.
Nòkwewashk est reconnu dans tout le ministère comme le centre névralgique pour les conseils, la coordination et le leadership en matière de réconciliation. À l’été 2025, les quatre directions du secteur, axées sur la coordination réglementaire, la mise en œuvre de la réconciliation, les partenariats et l’engagement, ainsi que la politique horizontale, étaient définies dans la documentation interne. Le rôle de Nòkwewashk dans l’orientation et la facilitation de l’engagement avec les peuples autochtones, la fourniture de conseils au personnel et le soutien aux initiatives de renforcement des capacités internes (par exemple, les enseignements culturels, les cercles de partage et les programmes de recrutement autochtone) a été largement reconnu et apprécié par les employés de RNCan.
Bien que Nòkwewashk soit reconnu comme une ressource ministérielle clé, de nombreux participants aux entrevues et aux cercles de discussion ont exprimé des difficultés à la fois à comprendre les spécificités du mandat de Nòkwewashk et à identifier des points de contact clés au sein du secteur. Les personnes interrogées à l’échelle du ministère ont cité une restructuration interne fréquente et un roulement au sein de Nòkwewashk comme des facteurs ayant contribué à ces défis.
Réconciliation comme une responsabilité à l’échelle du ministère
Considérant que RNCan ait centralisé la fonction de Nòkwewashk, les principaux documents et structures de gouvernance insistent constamment sur le fait que la réconciliation est une responsabilité ministérielle partagée. Bien que généralement reconnues à l’interne comme nécessaires pour faire avancer la réconciliation, les données probantes indiquent que le manque de clarté et la compréhension des rôles et des responsabilités ont conduit à certains défis de coordination et à un chevauchement des responsabilités. Ces chevauchements étaient les plus visibles dans des domaines qui comprennent le recrutement d’Autochtones, ainsi que la formation et le perfectionnement des compétences culturelles du personnel. Les personnes interrogées ont indiqué que les chevauchements de responsabilités ont entraîné des inefficacités et de la confusion, citant une collaboration et une communication incohérentes entre les groupes comme des obstacles potentiels à l’avancement de la réconciliation de manière cohérente et coordonnée à l’échelle de RNCan.
De plus, malgré la responsabilité partagée, les personnes interrogées ont noté que les efforts de réconciliation sont souvent menés par quelques personnes, plaçant un fardeau disproportionné sur des personnes spécifiques et des équipes, et peuvent entraîner un leadership fragmenté et des progrès incohérents.
De nombreux répondants au sondage et personnes interrogées ont fait part de leur incertitude quant à leurs rôles individuels dans l’avancement de la réconciliation, citant l’absence de directives claires et exploitables pour mettre en œuvre les engagements stratégiques et les principes de réconciliation au sein de leurs équipes respectives. Les personnes interrogées ont noté que les employés de certains secteurs se tourneront vers Nòkwewashk pour obtenir des conseils au lieu de développer leur propre connaissance interne. Bien que les relations solides de certains secteurs avec Nòkwewashk et les processus de communication informels comblent actuellement ces lacunes, les personnes interrogées ont exprimé le besoin d’orientation plus complète et détaillée sur leurs rôles et responsabilités afin de garantir une mise en œuvre et une intégration cohérentes.
Structures de gouvernance
Le projet conjoint a examiné si une structure de surveillance adéquate et des processus de coordination, de suivi, de communication et de rapport efficaces sont définis pour appuyer les efforts du ministère en matière d’avancement de la réconciliation.
Le ministère a démontré une volonté d’incorporer les principes de réconciliation à travers divers niveaux de gouvernance. RNCan a pris certaines mesures pour intégrer la réconciliation au sein de plusieurs comités de gouvernance dans sa structure organisationnelle officielle. Ces comités ont inclus dans leurs mandats un objectif d’appliquer une optique de réconciliation dans leurs rôles respectifs de surveillance, de conseil ou de prise de décision. Bien que conformes à la vision de RNCan de la réconciliation en tant que priorité à l’échelle du ministère, les données probantes indiquent que la communication et l’harmonisation entre ces organismes de gouvernance sur les questions liées à la réconciliation sont limitées, réduisant ainsi les possibilités de planification intégrée.
Auparavant, RNCan avait des organes de gouvernance axés sur les Autochtones qui soutenaient la coordination et la surveillance des initiatives liées à la réconciliation, cependant, aucun d’eux n’est actuellement opérationnel. Le Comité des priorités et de la mobilisation autochtones (CPMA) du directeur général (DG) a été dissous en 2023 et remplacé par le Comité des politiques et programmes d’engagement des Autochtones (CPPIE), qui est maintenant inactif. Actuellement, RNCan n’a pas de comité de gouvernance axé sur les Autochtones au sein de sa structure officielle de gouvernance.
D’autres forums de gouvernance informels, de consultation et de collaboration, y compris des communautés de pratique internes, des comités sectoriels et des groupes de travail, ainsi que des groupes intersectoriels, jouent un rôle dans la facilitation de la mobilisation externe des Autochtones. Par exemple, bien qu’il ne fasse pas partie de la structure de gouvernance officielle de RNCan, un groupe consultatif sur la mise en œuvre des voies au niveau EX a été créé pour guider et coordonner les activités de réconciliation au sein de RNCan en soutien à la mise en œuvre du Plan d’action pour la réconciliation. Le comité a repris ses réunions mensuelles à partir de janvier 2025. Toutefois, bien qu’ils puissent influencer le progrès, ces forums fonctionnent en dehors de la structure de gouvernance formelle de RNCan et n’ont pas l’autorité ni le mandat ministériel pour provoquer des changements au sein de RNCan.
Processus de planification ministériels
Le projet a examiné si le ministère dispose de processus en place pour soutenir la planification et la mise en œuvre des activités de réconciliation liées à l’avancement de la réconciliation.
RNCan a intégré les besoins et les considérations en matière de réconciliation dans l’ensemble de l’organisation, notamment par le biais de cadres stratégiques et de processus de planification ministériels qui incluent :
- Cadre sur les voies vers la réconciliation et plan d’action connexe – Ces documents décrivent l’orientation interne ministérielle pour la réconciliation, y compris les objectifs et engagements. Les principales mesures et activités nécessaires pour faire progresser la réconciliation sont identifiées dans le Plan d’action, ainsi que les responsabilités et un calendrier estimé pour la mise en œuvre.
- Plan ministériel (PM) – Ce plan annuel décrit les priorités ministérielles, les activités prévues et les responsabilités essentielles. Il présente les dépenses budgétaires prévues et les besoins en équivalents temps plein au niveau de la responsabilité essentielle, avec des indicateurs de rendement et des cibles alignés sur les résultats ministériels clés. Alors que les itérations antérieures reconnaissaient la réconciliation comme une priorité stratégique, en 2023-2024, le PM a élevé la réconciliation en tant que priorité transversale pour l’ensemble des responsabilités essentielles.
- Planification financière – Le Plan d’activités intégré (PAI) de RNCan était un exercice annuel qui examinait l’affectation des ressources pour réaliser les activités prévues.Note de bas de page 7. À partir de 2024-2025, le modèle de priorités et de résultats du PAI a servi de principal mécanisme interne pour déterminer et allouer des ressources aux priorités ministérielles, exigeant des directions qu’elles précisent et étiquettent les mesures propres à la réconciliation, ainsi que les ressources connexes. Cependant, puisque la réconciliation est une priorité transversale et que chaque dollar ne peut être comptabilisé qu’une seule fois dans les rapports du PAI, ces processus posaient un défi pour obtenir une estimation représentative des fonds alloués spécifiquement aux efforts de réconciliation. Un nouveau processus de planification financière, dirigé par la direction des finances et des achats, a ensuite remplacé ce processus.
Pilier 1 : Accroître la sensibilisation et la compréhension
Comprendre l’histoire, les protocoles, les systèmes de connaissances, les pratiques et l’expertise des Premières Nations, des Inuits et des Métis, ainsi que les répercussions continues du colonialisme, est la première étape vers un changement significatif. Le développement de la compétence culturelle au sein de RNCan permettra aux employés de mieux comprendre les facteurs historiques et systémiques qui façonnent le présent, et de déterminer de nouvelles façons d’avancer. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre du passé, mais aussi de réparer les torts causés, de soutenir la guérison et de construire une voie à suivre plus solide.
Source : Adapté du Cadre sur les voies vers la réconciliation de RNCan.
Communication interne des priorités de réconciliation
Le projet conjoint a examiné si RNCan a défini et communiqué, tant en interne qu’en externe, ses priorités liées à la réconciliation de manière cohérente et transparente.
Dans le cadre de l’une des premières étapes de son parcours de réconciliation, RNCan a défini un cadre pour faire avancer son plan de réconciliation. Avec les mesures prioritaires établies, RNCan a commencé à communiquer et à souligner l’importance de celles-ci auprès de ses employés.
Le projet conjoint a constaté que le ministère communique activement ses priorités de réconciliation par divers moyens tels que des courriels du sous-ministre et des articles réguliers sur La Source (l’intranet de RNCan) pour informer les employés des événements ou des dates importantes liés à la culture et à l’histoire autochtones. Ces communications encouragent également les employés à apprendre et soulignent parfois comment ils peuvent contribuer à faire avancer la réconciliation dans leur travail quotidien. Les communications d’autres cadres supérieurs, tels que les sous-ministres adjoints et les directeurs généraux, ont également été essentielles pour faire progresser la sensibilisation et l’action en matière de réconciliation. Ces approches sont conformes aux pratiques exemplaires observées dans les ministères de référence.
Dans l’ensemble, les résultats du sondage montrent qu’il y a une large reconnaissance parmi les employés que la réconciliation est une priorité organisationnelle fondamentale et partagée. Les employés de RNCan reconnaissent également que le ministère a déployé des efforts pour renforcer la sensibilisation et la compréhension de ses priorités et engagements en matière d’avancement de la réconciliation. Les personnes interrogées ont estimé que la communication directe du sous-ministre a un ton positif et démontre un soutien en faveur de la réconciliation de la part de la haute direction.
Énoncé : Je suis au courant des priorités de RNCan pour faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones.

Version texte
Un graphique à barres horizontales qui présente la part (en pourcentage) de chaque réponse. 698 répondants.
Sans objet : 8%
Je ne sais pas : 1%
Tout à fait d’accord : 40%
D’accord : 38%
Ni d’accord, ni pas d’accord : 10%
En désaccord : 2%
Tout à fait en désaccord : 1%
Cependant, bien que la majorité des répondants au sondage (82 %) ait déclaré être au courant des priorités de RNCan en matière de réconciliation, les entrevues et des résultats du sondage ont suggéré une compréhension inégale des priorités spécifiques et des étapes concrètes au sein de l’ensemble du ministère.
La plupart des personnes interrogées et environ 50 % des répondants au sondage ont identifié la nécessité d’une amélioration significative dans la façon dont les priorités et les efforts de réconciliation de RNCan sont communiqués au sein du ministère. L’accès à des renseignements et des documents à jour concernant les priorités de réconciliation de RNCan demeure un défi, car les renseignements clés ne sont pas facilement accessibles ou intelligibles pour tous les employés. Ces derniers peuvent consulter l’information par le biais de l’intranet et d’autres sources internes. Cependant, la mesure dans laquelle ils le font n’est pas claire. Près de la moitié (42 %) des répondants au sondage ont déclaré ne pas être familiers avec le Cadre sur les voies vers la réconciliation. De plus, certains documents clés demeurent inaccessibles. Notamment, bien que la page d’engagement signée du Plan d’action des voies vers la réconciliation soit affichée dans les bâtiments ministériels, RNCan n’a pas communiqué le contenu du Plan d’action à tous les employés.
Les employés de RNCan ont également exprimé un vif désir d’une communication plus claire, plus accessible et adaptées à leur rôle afin de s’assurer que les priorités sont transmises de manière facilement compréhensible. Des communications spécifiques au rôle pourraient faciliter l’intégration de ces priorités en étapes concrètes dans le travail quotidien des employés. Parmi les répondants au sondage indiquant que RNCan pourrait améliorer sa communication interne, 62 % étaient des employés au niveau opérationnel et 16 % étaient des gestionnaires ou des superviseurs. Les données suggèrent que les employés participant directement à la mobilisation des Autochtones, l’élaboration de politique, ou ceux qui s’intéressent davantage au sujet ont démontré une meilleure compréhension des priorités de réconciliation de RNCan que les employés dans des rôles non liés aux politiques ou dans des rôles techniques. Les employés ont également suggéré une communication plus fréquente et concrète autour des efforts de réconciliation, ainsi que l’intégration de la réconciliation dans l’expérience des employés dans les documents d’intégration, les processus de gestion du rendement et les modules de formation obligatoire.
Communication externe des priorités de réconciliation
RNCan utilise son site Web officiel et tire également parti de diverses plateformes de médias sociaux pour communiquer son engagement à faire progresser la réconciliation et mettre en valeur les efforts déployés à cet égard. De plus, des méthodes plus directes telles que des réunions, des présentations et des dialogues sont utilisées pour mobiliser les partenaires autochtones dans des activités de réconciliation. Cependant, les personnes interrogées ont perçu que les priorités de réconciliation de RNCan pourraient être communiquées de manière plus claire et plus large aux communautés autochtones. En particulier, le Cadre sur les voies vers la réconciliation de RNCan et son plan d’action connexe n’ont pas été formellement partagés avec le public. Les personnes interrogées ont exprimé que rendre ces documents plus largement disponibles pourrait être bénéfique, tant pour la transparence que pour renforcer les relations avec les partenaires autochtones et les collectivités autochtones.
Bien que les approches de communication de RNCan soient globalement cohérentes avec celles des autres ministères fédéraux, certains d’entre eux ont choisi de communiquer publiquement leurs « voies » de réconciliation (par exemple, le Plan d’action d’Affaires mondiales Canada sur la réconciliation avec les peuples autochtones – 2021–2025, et la https://www.rcmp.ca/fr/reconciliation/voie-grc-vers-reconciliation). Parcs Canada a adopté une approche où le public est invité à demander une copie de sa ressource « Des voies prometteuses ».
Apprentissage autodirigé obligatoire sur les Autochtones
Le projet conjoint a examiné si la formation suivie par les employés de RNCan en vue de promouvoir la sensibilisation culturelle et la compréhension est suivie.
En réponse à l’Appel à l’action no 57 de la Commission de vérité et réconciliation, RNCan a mis en œuvre diverses activités de renforcement des capacités afin de sensibiliser et de mieux comprendre la culture autochtone, l’histoire et les traditions. Au cours de l’exercice financier 2021-2022, RNCan a introduit une exigence d’apprentissage autodirigé obligatoire sur les questions autochtones afin de promouvoir et de renforcer la compétence culturelle autochtone au sein du ministère. Tous les employés doivent compléter au moins huit heures par année d’activités d’apprentissage liées aux Autochtones et suivre leurs progrès à l’aide de l’application de gestion du rendement de la fonction publique.
« Nous demandons aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de même qu’aux administrations municipales de s’assurer que les fonctionnaires sont formés sur l’histoire des peuples autochtones, y compris en ce qui a trait à l’histoire et aux séquelles des pensionnats, à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, aux traités et aux droits des Autochtones, au droit autochtone ainsi qu’aux enseignements et aux pratiques autochtones. À cet égard, il faudra, plus particulièrement, offrir une formation axée sur les compétences pour ce qui est de l’aptitude interculturelle, du règlement de différends, des droits de la personne et de la lutte contre le racisme ».
– Appel à l’action no 57 de la CVR
Les répondants au sondage ont indiqué que l’exigence d’apprentissage sur les Autochtones était généralement bien communiquée et comprise; 94 % des répondants sont au courant de l’exigence de compléter huit heures par année d’apprentissage lié aux Autochtones.
Les gestionnaires jouent un rôle clé dans la mise en œuvre de cette exigence en guidant les activités du plan d’apprentissage, en veillant à leur intégration dans les évaluations du rendement de mi-exercice et de fin d’exercice, et en évaluant les progrès. Toutefois, les personnes interrogées ont indiqué que la mesure dans laquelle les gestionnaires promeuvent activement les possibilités d’apprentissage variait et dépendait en grande partie de l’initiative individuelle, ce qui peut entraîner des niveaux de mobilisation incohérents dans au sein du ministère.
L’équipe de projet conjoint a également noté que, bien qu’il existe des directives sur la manière dont l’apprentissage autodirigé doit être consigné par les employés et suivi par leurs gestionnaires, il n’existe aucun mécanisme formel pour regrouper les données au niveau du secteur ou de l’organisation afin de permettre une surveillance et un contrôle plus larges au niveau du ministère.
Renforcement des capacités pour augmenter les compétences culturelles
Le projet conjoint a examiné si les besoins du ministère en matière de compétences nécessaires pour faire progresser la réconciliation sont identifiés et pris en compte.
Au moment du projet conjoint, aucune analyse exhaustive n’avait été réalisée pour déterminer, regrouper et rendre compte des besoins et des lacunes de RNCan en matière de compétences liées à la réconciliation. Cependant, plusieurs analyses individuelles avaient été réalisées indépendamment les unes des autres pour déterminer les besoins en compétences liés à la réconciliation, y compris des sondages, des ateliers, des discussions, des évaluations et des consultations. En plus des produits d’apprentissage fournis par l’École de la fonction publique du Canada, RNCan a développé à l’interne diverses initiatives de renforcement des capacités qui visent à contribuer à renforcer la sensibilisation et la compréhension culturelle pour faire avancer la réconciliation.
L’équipe du projet conjoint a observé que les initiatives établies sont diversifiées, couvrent un large éventail de sujets et sont généralement accessibles aux employés (Figure 4). En particulier, les programmes du Cercle des nations et des Aînés en résidence ont été largement reconnus pour leur rôle essentiel dans le renforcement de la sensibilisation et de la compréhension culturelles autochtones, notamment en offrant des occasions d’apprentissage régulières par une participation aux enseignements des Aînés sur les cultures, les traditions, l’histoire et les réalités actuelles des Autochtones. Les personnes interrogées et les participants au Cercle de discussion ont décrit ces offres comme étant particulièrement marquantes.
Figure 4 : RNCan offre une gamme d’activités de sensibilisation culturelle autochtone et de renforcement des capacités

Version texte
RNCan offre une gamme d’activités de sensibilisation culturelle autochtone et de renforcement des capacités :
- Enseignements des Aînés
- Documents de communication
- Espaces d’apprentissage physique et œuvres d’art
- Plans d’action et cadres de renforcement des capacités
- Formation, ateliers, événements et présentations
- Orientation, rapports et stratégies
- Groupes de travail, communautés de pratique et comités
Enseignements des Aînés
Le programme des Aînés en résidence du Cercle des Nations offre régulièrement des enseignements des Aînés des Premières Nations, des Inuits et des Métis au ministère, explorant divers sujets, y compris les traditions culturelles, les protocoles, l’histoire et des sujets contemporains, afin d’honorer les systèmes de connaissances traditionnelles et de promouvoir une sensibilisation et une compréhension accrues des points de vue autochtones.
Espaces d’apprentissage et œuvres d’art autochtones
Certains espaces de RNCan à travers le pays ont été consacrés à la réconciliation, à l’apprentissage, au rassemblement et à l’exposition d’œuvres d’art autochtones, afin de promouvoir la réflexion partagée, la créativité et la narration des peuples et des cultures autochtones. Cela comprend le Centre d’apprentissage du Cercle des Nations et plusieurs espaces du Service canadien des forêts.
Exercice des couvertures
Plusieurs directions de plusieurs secteurs de RNCan ont organisé des ateliers d’exercices sensibilisation à l’intention des employés. Cette expérience d’apprentissage interactive vise à les sensibiliser aux relations entre les peuples autochtones et non autochtones, tant passées que présentes. RNCan a également offert des séances d’exercice de sensibilisation à l’échelle du ministère à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones et la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Bien que ces pratiques prometteuses aient démontré des efforts significatifs pour mettre à l’avant-plan les méthodes d’enseignement autochtones, le plan d’action identifie la possibilité d’intégrer davantage les approches autochtones, y compris les initiatives axées sur le territoire, expérientielles et participatives, comme une priorité.
Évaluer l’impact de la formation de sensibilisation culturelle
Le projet conjoint a examiné si la formation sur la sensibilisation culturelle offerte par RNCan à ses employés est évaluée pour en mesurer l’incidence.
L’équipe de projet conjoint n’a trouvé aucune preuve pour confirmer si le ministère évalue l’efficacité de l’exigence annuelle d’apprentissage autochtone de huit heures. Les personnes interrogées ont reconnu qu’il était nécessaire d’établir un point de référence préliminaire du niveau de compétence actuel du ministère pour évaluer de manière significative l’incidence. Cependant, des préoccupations ont été soulevées concernant l’exigence elle-même, car huit heures de formation annuelle ne suffisent pas nécessairement à doter tout le personnel des compétences nécessaires pour avancer la réconciliation. De même, il a été soulevé lors des entrevues et des cercles de discussion que le nombre d’heures effectuées peut ne pas être un indicateur approprié des résultats d’apprentissage ou de l’incidence de la formation, réduisant ainsi l’engagement à un « exercice de case à cocher ».
Au niveau des activités, RNCan a mis en œuvre plusieurs mécanismes de rétroaction qui permettent au personnel de partager ses commentaires sur le renforcement des capacités ministérielles et sectorielles ainsi que sur les activités de formation. Certains mécanismes recueillent des commentaires lors de la conception et d’autres, à la suite de la participation des employés à l’activité d’apprentissage. Ces processus variaient en formalité, avec des rétroactions qui n’étaient pas systématiquement sollicitées à travers les activités pour soutenir une évaluation globale. Au moment de la rédaction du présent rapport, bien que certains renseignements étaient disponibles grâce à des efforts antérieurs, RNCan n’avait pas terminé une analyse complète pour identifier ses besoins globaux et ses lacunes en matière de compétences et de connaissances liées à la réconciliation.
Le sondage mené auprès des employés du projet conjoint a révélé que 78 % des répondants étaient d’accord pour dire que leur compréhension avait augmenté après avoir participé à des activités de formation ou d’apprentissage liées aux Autochtones.
Énoncé : Ma compréhension de l’histoire, des traditions, des cultures autochtones et de l’inclusion ou du respect des langues autochtones a augmenté après avoir participé à des activités de formation ou d’apprentissage liées aux Autochtones.
Version texte
Un graphique à barres horizontales qui présente la part (en pourcentage) de chaque réponse.
723 répondants.
Je ne sais pas : 1%
Tout à fait d’accord : 35%
D’accord : 46%
Ni d’accord, ni pas d’accord : 11%
En désaccord : 5%
Tout à fait en désaccord : 1%
Bien que le développement de la compétence culturelle ait été reconnu comme une exigence essentielle pour tout le personnel, des besoins d’apprentissage supplémentaires existent pour des groupes spécifiques en fonction de leur rôle et de la nature de leur travail (par exemple, les employés travaillant directement avec des partenaires autochtones ou des dossiers connexes). Les personnes interrogées de la Direction des personnes et de la culture ont également indiqué que les gestionnaires doivent être formés et habilités à s’acquitter de leurs fonctions de gestion, notamment lors de l’intégration des nouveaux employés autochtones. Les entrevues ont mis en évidence le fait que les lacunes dans ces domaines peuvent contribuer à des malentendus et à des tensions entre les gestionnaires non autochtones et les membres autochtones de leur équipe.
Les personnes interrogées ont souligné les précieux conseils fournis par les collègues et les communautés autochtones pour appuyer leur apprentissage continu. Bien que le personnel et les partenaires autochtones puissent contribuer volontairement aux efforts de renforcement des capacités, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils assument la responsabilité de la formation de leurs collègues non autochtones. Lorsque les employés autochtones choisissent de participer à ces efforts, une reconnaissance formelle devrait leur être accordée (pratique exemplaire mentionnée dans le rapport « Unis dans la diversité : une voie vers la réconciliation »).
Pilier 2 : Mobiliser les peuples autochtones en vue d’établir des relations
Transformer l’engagement signifie aller au-delà des partenariats transactionnels pour établir des relations à long terme, respectueuses et flexibles avec les communautés autochtones. L’engagement doit être cohérent, coordonné et basé sur l’écoute des priorités de la communauté plutôt que de la submerger avec des demandes fragmentées.
Source : Adapté du Cadre sur les voies vers la réconciliation de RNCan.
Coordination de la mobilisation
Le projet conjoint a examiné si RNCan a établi un processus pour garantir la coordination de ses activités de mobilisation des peuples autochtones. Il a identifié deux questions clés : l’absence d’un système centralisé à l’échelle du ministère pour coordonner les activités de mobilisation des Autochtones, et un soutien insuffisant et un renforcement pour l’utilisation des outils existants.
L’examen de la documentation a révélé que plusieurs secteurs conservent des répertoires de contacts et des dossiers de consultation distincts pour faire le suivi de leurs activités de mobilisation auprès des peuples autochtones sans partager ces informations à l’échelle du ministère. Les efforts précédents pour lancer un outil centralisé de suivi de l’engagement externe n’ont finalement pas abouti. D’autres outils existants seraient sous-utilisés en raison de la mise en œuvre limitée et des contraintes de ressources.
Nòkwewashk a établi une équipe de mobilisation dédiée qui collabore étroitement avec les organisations autochtones nationales (OAN) pour rationaliser les efforts de mobilisation auprès des peuples autochtones. Cependant, à l’exception des OAN, les efforts et les approches de mobilisation varient au sein de RNCan, car les secteurs restent responsables de leur propre mobilisation auprès des partenaires autochtones.
En l’absence d’un outil de mobilisation centralisé, le partage d’information repose davantage sur les réseaux informels. On ne dispose d’aucune donnée exhaustive sur l’historique, la fréquence et la répartition des groupes avec lesquels RNCan collabore, et le cloisonnement des activités entraîne des chevauchements et une lassitude des participants. Les données probantes indiquent que les collectivités autochtones sont généralement submergées par de nombreuses demandes de consultation et de mobilisation, souvent provenant de plusieurs ministères et de multiples personnes-ressources au sein du même ministère, ce qui limite leur capacité à participer de manière significative.
Mettre en œuvre des pratiques exemplaires pour bâtir de meilleures relations
Le projet conjoint a examiné si RNCan a déterminé et intégré les meilleures pratiques pour orienter son approche de collaboration avec les communautés autochtones.
Les données probantes indiquent que certains secteurs de RNCan ont établi des protocoles pour la planification et la réalisation de consultations auprès des Autochtones. La documentation montre que ces efforts sont comparables à ceux d’autres municipalités, gouvernements territoriaux et provinciaux au Canada qui utilisent des pratiques similaires pour honorer les traditions autochtones et les pratiques culturelles dans leurs activités. Les pratiques prometteuses comprennent :
- Adopter des pratiques respectueuses des réalités culturelles, telles que la recherche de consentement avant d’utiliser ou de partager des connaissances autochtones et reconnaître le territoire lors des réunions et des communications officielles.
- Offrir des formations à la sensibilisation culturelle et des activités de renforcement des capacités au sein des équipes, en plus des possibilités de formation disponibles à l’échelle du ministère.
- Fournir une compensation financière pour soutenir la participation des partenaires autochtones aux engagements (par exemple, des honoraires).
- Solliciter l’appui des aînés et des gardiens du savoir autochtones pour les échanges. Les personnes interrogées et les participants au Cercle de discussion ont salué la pratique croissante de consulter des Aînés en résidence, car ils offrent des perspectives et des conseils précieux qui peuvent améliorer la compréhension des protocoles culturels parmi les employés de RNCan.
Plusieurs de ces pratiques nécessitent que la réconciliation soit intégrée dans l’affectation des ressources et les processus de planification, y compris l’allocation d’un pourcentage des fonds pour soutenir la mobilisation des Autochtones et la consultation dans les programmes ou la formation du personnel de RNCan au niveau des directions. Les études de cas ont souligné que plusieurs initiatives ministérielles ont démontré des approches intentionnelles en matière de planification des ressources pour soutenir les objectifs de réconciliation.
Encadré 2 : L’exemple de Wah-ila-toos démontre des progrès vers une conception plus inclusive.
Wah-ila-toos, une initiative d’énergie propre conçue pour soutenir les collectivités autochtones dans leur transition vers l’éloignement de l’énergie diesel, se distingue par sa conception inclusive et adaptable. Wah-ila-toos n’impose pas de date limite fixe pour le dépôt des demandes, permettant aux collectivités de s’engager lorsqu’elles sont prêtes. Il offre également un soutien d’orientation pour aider les demandeurs à naviguer parmi les nombreuses options de financement fédéral complexes et prévoit des mécanismes de présentation orale qui honorent les pratiques traditionnelles de partage des connaissances. Les agents de programme travaillent avec les collectivités pour faciliter une mobilisation significative, et un conseil autochtone joue un rôle d’orientation dans l’élaboration du programme afin d’assurer la pertinence et l’harmonisation culturelles.
Ces pratiques varient considérablement d’un secteur à l’autre, certaines ayant des approches plus structurées. Les personnes interrogées mettant en œuvre de telles mesures rapportent généralement se sentir plus équipées et à l’aise d’utiliser leurs compétences et leurs connaissances de l’histoire autochtone, des protocoles et des pratiques de mobilisation pour interagir de manière efficace et respectueuse avec les peuples autochtones dans leur rôle.
Les données probantes indiquent que l’atteinte d’un engagement significatif est limitée par la compétence culturelle réelle ou perçue parmi certains employés de RNCan et l’accès à l’information sur les processus de mobilisation. Bien que 59 % des répondants au sondage aient indiqué qu’ils se sentent à l’aise d’utiliser leurs compétences pour interagir de manière efficace et respectueuse avec les peuples autochtones dans leur rôle, 15 % des répondants ont exprimé un malaise. Environ 40 % des répondants au sondage ont déclaré ne pas comprendre clairement les processus pour demander du soutien auprès des Aînés et des gardiens du savoir autochtones et ne pas comprendre ou avoir confiance en leur capacité à appliquer adéquatement les protocoles culturels.
Certaines personnes interrogées et certains répondants au sondage ont indiqué qu’il est souvent difficile d’accéder à l’information sur les processus de mobilisation, ce qui complique l’adoption de principes et de pratiques exemplaires à l’échelle du ministère. Ces employés ont également cité des exemples d’équipes qui ont élaboré des cadres réussis pour l’élaboration conjointe, mais qui n’avaient pas de canaux appropriés pour partager de telles pratiques au sein du ministère, ce qui a conduit à des occasions manquées d’améliorer et de consolider la mobilisation.
Les participants au Cercle de discussion ont estimé que les employés de RNCan ne disposent souvent pas de la formation et des ressources nécessaires pour s’engager de manière significative. Ils ont appelé à un soutien accru du ministère pour établir des protocoles qui respectent les méthodes de travail autochtones, en soulignant l’importance de relations réciproques et continues, plutôt que relations transactionnelles. Certains employés interrogés ont demandé une formation et un mentorat continus pour s’assurer que les pratiques de sensibilité culturelle soient systématiquement comprises et appliquées dans tout le ministère. Ils ont également suggéré la création d’un plus grand nombre d’occasions pour permettre aux employés ayant une expérience directe dans les protocoles culturels et l’établissement de relations d’encadrer ceux qui sont plus nouveaux dans ces rôles.
L’examen de la documentation a souligné que des approches de mobilisation inefficaces suscitent souvent des réticences de la part des peuples autochtones, ce qui entrave l’atteinte des objectifs visés. On observe certains effets de cette incidence au sein de RNCan. L’examen des documents a trouvé des instances de rétroaction de partenaires autochtones soulignant que l’insensibilité culturelle et l’utilisation d’un langage culturellement inapproprié pendant les activités de mobilisation constituaient des obstacles majeurs à la mobilisation efficace avec RNCan.
Limites administratives à la mobilisation
Les données probantes indiquent que les réunions en personne sont non seulement essentielles pour établir la confiance et montrer l’engagement dans les relations de nation à nation, mais peuvent également accroître les connaissances sur les cultures autochtones et les priorités autochtones parmi les employés de RNCan participants. Bien que l’examen des documents ait trouvé des preuves d’engagement financier pour faciliter une mobilisation efficace, le financement disponible dédié aux réunions en personne est limité et, lorsqu’il est disponible, il est souvent axé sur le projet, à court terme et soumis à des plafonds pour les déplacements. Le roulement élevé des agents de mobilisation peut également éroder la confiance précédemment établie et contribue à une capacité inégale à s’engager avec les groupes autochtones parmi les secteurs de RNCan. Ces facteurs limitent la capacité de RNCan à maintenir des relations significatives et durables.
Dans l’ensemble, les employés ont souligné la nécessité d’une plus grande flexibilité dans les processus administratifs connexes. Par exemple, les processus administratifs et les approbations nécessaires pour compenser la mobilisation avec les partenaires autochtones (par exemple, les honoraires, l’achat de tabac, etc.) ont été décrits comme souvent lents. Des entrevues avec d’autres ministères fédéraux ont révélé que certains ministères mettent en œuvre des stratégies à l’échelle du ministère pour relever ces défis. Par exemple, un ministère a utilisé des ententes de subventions ou de contribution pour couvrir les coûts de mobilisation assumés par ses partenaires autochtones, y compris les frais de déplacement pour les réunions en personne, les honoraires pour la présence et les jours de voyage, ainsi que le temps investi dans l’examen des documents. Au moment de l’exécution du projet conjoint, RNCan envisageait des options pour de nouvelles autorités d'approbation afin de simplifier les processus d'honoraires et de dons.
Pilier 3 : Être représenté là où ça compte
La réconciliation nécessite de s’assurer que les voix autochtones sont présentes et influentes dans les processus décisionnels de RNCan. Les perspectives autochtones sont trop souvent absentes des instances dirigeantes, et le personnel autochtone est surchargé de travail lorsqu’il s’agit de représenter tous les points de vue autochtones au sein du ministère. RNCan doit créer de véritables opportunités de leadership, de représentation et l’avancement professionnel pour les Autochtones.
Source : Adapté du Cadre sur les voies vers la réconciliation de RNCan
Créer un milieu de travail inclusif
Le projet conjoint a examiné si le ministère a établi des processus pour créer un environnement de travail inclusif et pour déterminer, évaluer et atténuer les obstacles rencontrés par les employés autochtones.
Le rapport Unis dans la diversité (2017) et l’Appel à l’action du greffier (2024) mettent en évidence les lacunes et les obstacles systémiques auxquels sont confrontés les employés autochtones au sein de la fonction publique fédérale. Le projet conjoint a révélé que RNCan a tiré parti de tels cadres pangouvernementaux pour développer des pratiques conçues afin de créer un environnement de travail inclusif pour les employés autochtones.
Le Cadre sur les voies vers la réconciliation, son Plan d’action de soutien, un Plan d’inclusion autochtone de RNCan (2024), ainsi qu’un Plan d’action sur l’équité en matière d’emploi et l’accessibilité plus large de RNCan formalisent et coordonnent les engagements ministériels de RNCan et les actions pour soutenir les stratégies et l’orientation pangouvernementales. À ce jour, le projet conjoint a constaté que RNCan a établi diverses pratiques pour promouvoir un environnement inclusif et sans obstacle pour les employés autochtones. Par exemple :
- Certaines flexibilités appliquées en vertu de la politique du SCT pour permettre aux employés autochtones dont le lieu de résidence est essentiel à leur identité de travailler à partir de leurs collectivités d’origine.
- Le Navigateur de carrière autochtone, les Aînés en résidence et le Réseau des employés autochtones contribuent à la sécurité culturelle et à l’inclusion des employés autochtones tout au long de leur parcours professionnel.
- La création de centres d’apprentissage, de programmes culturels et de représentation visuelle à travers l’art et les symboles culturels autochtones témoigne de la reconnaissance et du respect des cultures autochtones et contribue à créer un environnement accueillant.
Cependant, les participants au Cercle de discussion et les personnes interrogées ont décrit les mesures prises à ce jour comme n’étant pas pleinement représentatives des réalités vécues et des contraintes opérationnelles auxquelles fait face la main-d’œuvre autochtone au RNCan. Le ministère n’a pas de processus interne coordonné pour examiner activement l’efficacité de ces mesures ou pour identifier les obstacles et défis émergents auxquels font face les employés autochtones. Les conversations et les consultations qui ont lieu entre les fonctions clés (Nòkwewashk, Direction générale des personnes et de la culture, Programme de navigateurs de carrière autochtones) peuvent aider à déterminer des défis communs, mais ces interactions ont été décrites par les personnes interrogées qui occupent ces fonctions comme étant informelles et peu fréquentes, sans processus structuré en place pour guider ou informer l’action ministérielle.
Encadré 3 : Le Navigateur de carrière autochtone de RNCan
Le programme du Navigateur de carrière autochtone offre des conseils et une orientation aux fonctionnaires autochtones pour naviguer à travers les processus de recrutement, de perfectionnement et d’avancement. Le programme soutient également les gestionnaires, fournit des conseils sur la meilleure façon de soutenir les employés autochtones à RNCan et conseille sur la mise en œuvre de stratégies de recrutement et de maintien en poste des employés Autochtones.
Recrutement, maintien en poste et progression professionnelle
Le projet conjoint a examiné si le ministère dispose de politiques efficaces, d’outils et de processus en place pour garantir le recrutement équitable, le maintien en poste et l’avancement professionnel des employés autochtones.
RNCan a fait des progrès dans le soutien au recrutement d’employés autochtones en élaborant des programmes ciblés et des initiatives. Bien que des efforts consacrés à améliorer les processus de recrutement aient été un domaine d’intérêt clé, des entrevues et des cercles de discussion ont indiqué que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour soutenir les employés aux différents stades de leur parcours professionnel, y compris le perfectionnement professionnel, l’avancement et le maintien en poste.
De 2021-2022 à 2023-2024, le Programme de recrutement et de perfectionnement d’analystes de politiques – Volet destiné aux Autochtones a connu un succès remarquable dans l’augmentation de la représentation des Autochtones dans les postes d’entréeNote de bas de page 8. Bien qu’il ait réduit les obstacles initiaux à l’embauche pour les candidats autochtones et offre une occasion de progresser relativement rapidement d’un poste subalterne (EC-03) à un poste intermédiaire (EC-05), il existe un risque que les qualifications professionnelles et les exigences en langue seconde associées aux postes de niveau supérieur constituent des obstacles, lesquels pourraient empêcher les participants de progresser vers des rôles plus élevés, si les candidats ne satisfont pas aux exigences de qualification. Les exigences bilingues dans le gouvernement fédéral sont spécifiques au français et à l’anglais et ne tiennent pas compte des compétences linguistiques dans les langues autochtones.
Le Navigateur de carrière autochtone de RNCan joue un rôle important en offrant des conseils et un soutien adaptés à la culture aux employés autochtones tout au long de leur parcours professionnel. Toutefois, les personnes interrogées ont remarqué que le rôle du Navigateur de carrière autochtone est vaste et manque de priorités clairement définies pour orienter ses activités, s’harmoniser avec des résultats réalisables et l’intégration avec les stratégies ministérielles et des ressources humaines. Il a également été noté que le manque de promotion et la visibilité limitées du Navigateur, ainsi que sa position organisationnelle, peuvent contribuer à sa sous-utilisation. Au moment du projet conjoint, le poste organisationnel du Navigateur de carrière autochtone était en cours d’être transféré au sein de Nòkwewashk.
Le Programme de parrainage de RNCan, lancé en mars 2025, est une initiative créée pour soutenir le perfectionnement professionnel dans tous les groupes visés par l’équité en matière d’emploi (EE) grâce à des possibilités de mentorat sur une période d’environ 18 mois. Étant donné la relative nouveauté de ce programme, le projet conjoint n’a pas pu évaluer son incidence sur l’avancement professionnel des employés autochtones (ou d’autres groupes visés par l’EE). De même, certains outils et documents d’orientation qui existent favorisent l’équité dans les processus de recrutement et offrent des considérations générales pour les groupes visés par l’EE, sans se concentrer clairement sur les besoins distincts des employés autochtones. Au moment du projet conjoint, les politiques, les outils et les orientations liés aux RH (par exemple, le Guide d’embauche inclusif, les orientations sur l’atténuation des préjugés) restent largement axés sur l’ensemble des populations visées par l’équité en matière d’emploi.
Surveillance et production de rapports sur la représentation autochtone dans l’effectif de RNCan
Le projet conjoint a examiné si le ministère surveille et rend compte de la représentation des Autochtones dans son effectif.
La Direction générale des personnes et de la culture de RNCan a des processus en place pour surveiller et rendre compte de la représentation des Autochtones au sein de son effectif, soutenus par le développement de tableaux de bord internes de visualisation des données, et communique ces rapports à l’ensemble du ministère et par l’intermédiaire des comités de la haute direction.Note de bas de page 9 La surveillance des données comprend :
- Tableau de bord d’auto-identification de RNCan (Auto-ID) – Les données sur la représentation des Autochtones sont principalement recueillies par le biais d’un processus d’auto-identification volontaire. Le tableau de bord d’auto-ID rend compte du nombre total d’employés par secteur dans les quatre groupes désignés au titre de l’équité en matière d’emploi, et comprend également une répartition fondée sur les distinctions de la population autochtone totale (Premières Nations, Inuit et Métis). Le taux de réponse à l’auto-ID pour le 2e trimestre de 2025-2026 dans l’ensemble du ministère était de 55,4 %. Reconnaissant que les objectifs de représentation devraient être « un plancher, pas un plafond », le tableau de bord d’auto-ID indique qu’à cette date, les employés autochtones représentaient 3,5 % de l’effectif total de RNCan comparativement à une disponibilité de la main-d’œuvre de 2,3 %. Les personnes interrogées et les participants au Cercle de discussion ont exprimé séparément des préoccupations concernant l’exactitude des données d’auto-identification et leur capacité à fournir un portrait complet et précis.
- Tableau de bord d’analyse des RH – À partir de 2025-26, ce tableau de bord rend compte des niveaux de représentation parmi les sous-groupes de l’EE par secteur et catégorie professionnelle en tant qu’écart positif ou négatif par rapport aux données du recensement de la disponibilité de la main-d’œuvre. Les personnes interrogées ont remarqué que, bien que les données leur soient communiquées, elles ne fournissent pas une répartition pour la représentation des sous-groupes autochtones, ce qui peut inhiber leur capacité à déterminer les domaines où des lacunes peuvent se produire.
Bien que ces outils reflètent d’importants efforts pour fournir une visibilité à l’échelle du ministère de la représentation de l’effectif autochtone, les personnes interrogées ont noté des possibilités d’améliorer leur utilité afin d’informer efficacement les stratégies et la prise de décision. Les personnes interrogées ont indiqué qu’il n’est pas clair comment les données de représentation sont utilisées pour éclairer les stratégies de recrutement et de dotation, ainsi que d’autres activités décisionnelles connexes. Les utilisateurs de données ont remarqué un manque de clarté général concernant la fréquence à laquelle les données sont mises à jour et communiquées, et étaient incertains quant à savoir si cela correspond à leurs besoins opérationnels. Il a également été constaté que les deux tableaux de bord ne contiennent pas d’informations historiques comparatives et ne déterminent ni ne rendent compte des variations dans les niveaux de représentation au fil du temps.
Représentation autochtone dans les comités de gouvernance de RNCan
Avoir une voix là où cela compte implique également de s’assurer que les voix autochtones ne sont pas seulement présentes, mais aussi influentes dans les processus de prise de décision de RNCan. Ainsi, les « Voies vers la réconciliation » recommandent que RNCan explore des mécanismes pour amener les voix autochtones aux tables de prise de décision de RNCan. Le projet conjoint a examiné si des processus ministériels ont été définis et mis en œuvre pour accroître la représentation des Autochtones dans les comités de gouvernance de RNCan.
Le Secrétariat à la gouvernance de RNCan vise à renforcer la surveillance globale et à soutenir le bon fonctionnement des structures de gouvernance ministérielles. Le Secrétariat surveille le rendement grâce à un sondage de routine sur la gouvernance, qui sert à recueillir des données sur les activités et la participation aux comités et à évaluer la représentation sectorielle dans le cadre de gouvernance ministérielle de RNCan.
Le projet conjoint a révélé que, bien que RNCan n’ait pas de processus définis pour accroître la représentation des Autochtones dans ses comités de gouvernance, il a mis en œuvre des processus pour garantir que Nòkwewashk soit représenté dans les comités de gouvernance ministériels.
Les personnes interrogées et les participants au Cercle de discussion ont fait part d’un manque de communication, d’engagement et de transparence concernant les efforts et les objectifs du ministère pour augmenter la participation des Autochtones au sein des comités de gouvernance.
Pilier 4 : Accroître notre souplesse
Transformer les relations signifie également créer de la flexibilité dans la façon dont RNCan collabore avec les communautés autochtones. Cela inclut la restructuration de nos échéances, de nos approches de financement, de nos processus de mobilisation et de nos exigences administratives afin qu’ils ne soient pas des obstacles, mais des outils qui soutiennent un partenariat significatif. La flexibilité est essentielle pour respecter les méthodes autochtones relativement à la planification, à la mise en œuvre et au maintien des initiatives à travers toutes les étapes de travail.
Source : Adapté du Cadre sur les voies vers la réconciliation de RNCan.
Intégrer les flexibilités dans la conception et la livraison
Le projet conjoint comprenait un sous-objectif visant à déterminer les leçons apprises et les pratiques exemplaires qui pourraient aider RNCan à surmonter les défis liés à la promotion des efforts de réconciliation et évaluer dans quelle mesure ceux-ci sont efficacement exploités par RNCan.
Les organismes centraux établissent les politiques et les directives qui régissent le fonctionnement des ministères comme RNCan. Les règles établies dans les cadres pangouvernementaux définissent à la fois les contraintes et les possibilités disponibles dans des domaines tels que le financement, l’approvisionnement, la dotation et la prestation de programmes. En 2017, le Conseil du Trésor du Canada a mis à jour sa Directive sur les paiements de transfert pour inclure une annexe spécifique aux paiements de transfert aux bénéficiaires autochtones (annexe K), ce qui permet aux ministères d’accroître les flexibilités pour mieux répondre aux besoins uniques des collectivités autochtones. Bien que l’annexe K établisse les paramètres, il revient à RNCan d’interpréter, de naviguer et d’appliquer les flexibilités disponibles de manière à soutenir son mandat.
Le projet conjoint a examiné dans quelle mesure RNCan offre aux groupes autochtones des possibilités équitables de participer à ses programmes et initiatives, et dans quelle mesure il intègre une compréhension et un respect des approches culturelles traditionnelles dans leur développement et prestation. Il a révélé que les recommandations du Cadre sur les voies vers la réconciliation pour le Pilier 4 sont prises en compte grâce à un engagement évolutif à intégrer les considérations autochtones dans la conception et la prestation des programmes de paiements de transfert de RNCan. Bien que tous les programmes n’appliquent pas la même approche, des exemples d’efforts pour accroître la flexibilité incluent :
- L’établissement de volets de financement distincts pour les projets dirigés par des Autochtones.
- L’acceptation continue de propositions sans date limite de soumission de la part des partenaires autochtones.
- Le soutien à la préparation des propositions et des dossiers de demande en rendant le personnel du programme activement disponible pour clarifier les exigences pour les promoteurs autochtones.
- La mise en œuvre de stratégies de financement qui reconnaissent les besoins uniques et les contextes de divers groupes autochtones, tels que les paiements anticipés aux bénéficiaires autochtones ou les allocations de financement pluriannuelles
Le projet conjoint a également examiné dans quelle mesure la conception et la mise en œuvre de certaines initiatives de RNCan sont éclairées par des considérations liées à l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus). L’ACS Plus est un outil utilisé pour évaluer de quelle manière les politiques et les programmes affectent les gens différemment en fonction du genre et des facteurs identitaires intersectionnels, comme la race, l’âge, l’indicateur, la capacité et le revenu. L’ACS Plus aide à découvrir les répercussions imprévues, les barrières systémiques et l’inégalité, visant à créer des décisions gouvernementales plus inclusives et réactives. Depuis 2021, tous les ministères fédéraux sont formellement tenus d’appliquer l’ACS Plus en utilisant une optique intersectionnelle dans la conception et la mise en œuvre des programmes et des politiques. Les études de cas ont révélé les répercussions positives que cette considération a eues sur leurs programmes (voir exemple dans l’encadré 4).
Encadré 4 : Les avantages de l’utilisation de l’ACS Plus pour éclairer la conception du programme
Depuis 1997, le Programme de stages en sciences et technologie – Emplois verts a fourni un financement aux employeurs admissibles partout au Canada pour qu’ils embauchent et encadrent des jeunes (âgés de 15 à 30 ans) dans le secteur des ressources naturelles. En 2018-2019, RNCan a mis à jour la conception du programme afin d’y intégrer les principes de l’analyse comparative entre les sexes (l’ACS Plus) pour accroître la participation des jeunes confrontés à des obstacles à l’emploi, notamment les jeunes autochtones. L’exigence relative aux études postes postsecondaire a été supprimée, des organisations axées sur les Autochtones ont été ajoutées et des cibles ont été fixées pour les groupes d’équité en matière d’emploi ainsi que pour les jeunes vivant dans les communautés nordiques et éloignées. À la suite de ces changements, le programme a enregistré une augmentation significative de la représentation des jeunes autochtones, passant de seulement 6 % des participants totaux en 2017-2018 à 28 % en 2024-2025.
De plus, l’examen des documents a révélé que plusieurs secteurs de RNCan mènent des recherches à l’interne ou par l’intermédiaire de chercheurs tiers afin de déterminer les besoins des peuples autochtones et des communautés et la façon dont ils peuvent répondre à ces besoins au moyen de leurs programmes. Par exemple, une étude approfondie a été menée pour évaluer l’inclusion des femmes autochtones impliquées à tous les niveaux de l’industrie minière, des gouvernements et des intervenants de l’industrie, ainsi que des organismes représentatifs autochtones afin de soutenir une planification supplémentaire pour la mise en œuvre du Plan canadien pour les minéraux et les métaux.Note de bas de page 10
Les études de cas ont également révélé que les considérations relatives à la souveraineté des données autochtones peuvent introduire des complexités dans l’application de l’ACS Plus et des cadres d’équité. Les communautés autochtones peuvent choisir de restreindre l’accès aux données ou leur utilisation pour des raisons culturelles, juridiques ou de gouvernance. De plus, les connaissances autochtones sont souvent régies par des protocoles ou des traités spécifiques, qui déterminent comment, quand et par qui elles peuvent être accessibles ou partagées. RNCan doit respecter ces cadres, ce qui peut prolonger les échéances des projets ou nécessiter de nouvelles formes de collaboration et de cogouvernance. En conséquence, la disponibilité et l’accessibilité des données peuvent parfois limiter la portée des évaluations de l’ACS Plus.
Bien que ce ne soit pas encore une pratique systématique, les données probantes indiquent que les équipes de programmes de RNCan sollicitent désormais de plus en plus des commentaires directs de la part des OAN et d’autres partenaires autochtones pour soutenir la planification et la mise en œuvre de leurs programmes. Les personnes interrogées ont souligné l’importance d’un engagement inclusif et équitable qui permet d’entendre toutes les voix au sein des collectivités autochtones, y compris celles des femmes, des personnes bispirituelles, des jeunes et des aînés. Les domaines d’intérêt commun incluent les demandes de rétroaction sur le processus de soumission de propositions des programmes, les types de soutien offerts pour les projets dirigés par des Autochtones, les exigences de calendrier, les allocations budgétaires par projet, les activités de projet admissibles et d’autres éléments, qui peuvent aider à mesurer conjointement à quoi ressemble un projet réussi du point de vue autochtone. Par exemple :
- Le programme 2 milliards d’arbres, qui vise à encourager et à soutenir de nouveaux projets de plantation d’arbres, a mobilisé plus de 40 collectivités autochtones et OAN dans des discussions bilatérales en vue d’élaborer conjointement une gouvernance des programmes inclusifs.
- Le programme Vers la carboneutralité vise à encourager des rénovations énergétiques profondes et des réductions d’émissions de gaz à effet de serre dans les maisons et les collectivités afin d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Ce programme a collaboré avec des organismes autochtones et a organisé des événements mettant en vedette des conférenciers autochtones. Les événements visaient à mettre en lumière les réalités du logement et de l’efficacité énergétique résidentielle, d’un point de vue autochtone, et comment le programme pourrait soutenir les priorités autochtones dans ces domaines.
Wah-ila-toos a établi des structures officielles telles que des conseils consultatifs autochtones et des comités de gouvernance dirigés par des Autochtones pour garantir une mobilisation autochtone significative.
En plus des efforts propres aux programmes, RNCan a établi un processus officiel pour mettre en œuvre la mobilisation des groupes autochtones par l’intermédiaire des Tables régionales sur l’énergie et les ressources de RNCan, qui visent à identifier et à faire progresser de manière collaborative bon nombre des possibilités à faible émission de carbone les plus prometteuses du Canada dans les secteurs de l’énergie et des ressources, y compris les priorités économiques et énergétiques des partenaires autochtones.
Les données probantes indiquent que ces activités et structures ont permis une meilleure prise en compte des droits, des intérêts et des perspectives des Autochtones. Par exemple, en fonction des commentaires reçus des partenaires autochtones, l’objectif du programme Vers un bilan zéro a permis l’ajout de rapports verbaux aux modèles d’accords de contribution. Des études de cas ont relevé des instances où les partenaires autochtones, y compris les OAN, ont exprimé leur appréciation pour les efforts déployés par le personnel de RNCan pour les faire participer à la phase de conception du programme.
« Un clin d’œil à RNCan pour travailler continuellement, par le biais du Cercle d’aînés, à la mise en œuvre de la réconciliation en écoutant nos histoires et en essayant de les intégrer dans votre travail, programme et idées. »
– Aînée Edna Agnes Ekhivalak Elias, octobre 2025
Tout en notant que la mobilisation précoce des partenaires autochtones est très utile pour façonner la conception de leur programme, les employés de RNCan ont expliqué qu’il est souvent difficile de trouver des représentants autochtones et de les encourager à donner leurs conseils. La fatigue de mobilisation vécue par les collectivités autochtones peut souvent limiter leur disponibilité à fournir des commentaires ou l’étendue des commentaires reçus. Une fois qu’ils ont été déterminés, le personnel doit également composer avec des défis liés aux processus administratifs utilisés dans l’indemnisation des partenaires autochtones pour leur temps et leur savoir. Les délais imposés à la phase de conception des initiatives nuisent également aux efforts visant à faire participer adéquatement les partenaires autochtones.
Approche fondée sur les distinctions pour la conception des programmes
Les données probantes indiquent que les collectivités et les organisations autochtones ont constamment souligné qu’une approche fondée sur les distinctions en matière de financement est une étape importante vers la réconciliation. Il existe des exemples de programmes de RNCan qui incluent cette considération. Par exemple, le programme Vers un bilan zéro a utilisé cette approche pour remettre son financement destiné aux Autochtones au moyen de flux distincts pour les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Chaque volet est adapté aux structures de gouvernance, aux priorités et aux besoins spécifiques de chaque groupe. L’examen de la documentation a également révélé que d’autres régions et territoires du Canada mettent en œuvre des approches similaires dans la prise de décisions lorsqu’ils travaillent avec les populations autochtones.
Il est à noter que, bien que les OAN soient généralement favorables à une approche fondée sur les distinctions pour les programmes de financement fédéraux, certains partenaires autochtones ont fait part de préoccupations selon lesquelles cela pourrait créer des obstacles à l’accès aux Autochtones non affiliés et non inscrits. Le projet conjoint a permis de constater que RNCan déploie des efforts pour répondre à cette préoccupation. Par exemple, le programme 2 milliards d’arbres distribue son financement dédié aux Autochtones non seulement aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis, mais aussi à un quatrième groupe nommé « groupes non affiliés ou intersectionnels ».
Domaines à améliorer
Une analyse plus approfondie de la mesure dans laquelle RNCan offre aux groupes autochtones des possibilités équitables de participer à ses programmes et à ses initiatives a été entravée par des lacunes opérationnelles dans l’information.Note de bas de page 11 Par exemple, il n’existe pas de dossier consolidé et à jour quantifiant la participation des groupes autochtones aux programmes de RNCan. L’analyse des données disponibles est également entravée par le manque de définitions claires et uniformes à travers les programmes ou initiatives de ce que l’on entend par « propriété Autochtones » ou « dirigé par des Autochtones » lorsqu’il s’agit de décrire des projets et des promoteurs.
De plus, les employés du RNCan interrogés ont souligné des obstacles qui continuent de rendre difficile le maintien des engagements nécessaires pour intégrer les perspectives autochtones dans la conception du programme ou impacter la participation des peuples autochtones dans la prestation du programme. Des problèmes tels que l’absence de paiements initiaux, le financement à court terme, les obstacles à l’admissibilité et les exigences de production de rapports jugées contraignantes constituent toujours des obstacles pour la facilitation de la mise en œuvre des programmes et pour la participation des bénéficiaires autochtones. Dans bien des cas, ces obstacles sont largement façonnés par des facteurs externes, notamment les besoins en flux de trésorerie des promoteurs et les décisions de financement à l’échelle du gouvernement.
Pilier 5 : Transformer la façon dont nous travaillons à RNCan
Les mesures passées du gouvernement étaient fondées sur des façons de penser et d’agir dépassées; la réconciliation exige que nous repensions notre approche à l’avenir. Cela comprend la réforme de nos pratiques, des politiques et des cycles de vie de programmes pour intégrer les savoirs et les méthodes de travail autochtones et les priorités à toutes les étapes de travail, et s’assurer que la manière dont RNCan effectue des recherches, y compris le travail sur le terrain, est réalisée avec respect et apprend à travailler de manière appropriée avec les connaissances autochtones. Il faut également inclure systématiquement des indicateurs dans les politiques et les programmes nouveaux et existants pour mesurer l’incidence et les résultats des efforts déployés par RNCan pour faire progresser la réconciliation.
Source : Adapté du Cadre sur les voies vers la réconciliation de RNCan
Établir les fondements pour un changement transformateur
Comme décrit dans les sections précédentes, l’une des premières mesures importantes entreprise par RNCan pour faire avancer la réconciliation a été le développement du Cadre sur les voies vers la réconciliation. Bien que certaines personnes interrogées aient pensé qu’il aurait été possible de mieux refléter les contextes régionaux et externes, les données confirment que les voix autochtones ont été incluses dans l’élaboration du Cadre en sollicitant des conseils des Aînés en résidence et en faisant participer des concepteurs autochtones à la création de supports de communication culturellement adaptés.
« On m’a demandé de donner mon avis et j’ai exprimé mes préoccupations. J’ai expliqué que l’approche de la réconciliation de cette manière [comme un « groupe de travail »] ne fonctionnerait pas. C’est à cause des systèmes colonialistes que nous sommes dans le pétrin dans lequel nous sommes aujourd’hui. Nous devions être clairs sur nos intentions, et cela signifiait faire les choses différemment, prendre notre temps et honorer les savoirs et les façons de faire autochtones. […] En me basant sur mes conseils et mes enseignements, ce [Cadre] englobe le véritable esprit et l’intention des efforts du ministère en matière de réconciliation et est inclusif pour tous ceux qui ont participé aux réunions pendant de nombreux mois. »
– Aînée Heather Poitras, Réflexion des Aînés dans le Cadre sur les voies vers la réconciliation (2021)
Pour souligner la réconciliation comme un pilier central du mandat du ministère, RNCan a également officiellement ajouté la réconciliation comme l’une de ses valeurs fondamentales dans son code de valeurs et d’éthique, aux côtés des cinq valeurs fondamentales de la fonction publique. L’intégration formelle de la réconciliation en tant que valeur fondamentale marque un changement important dans la façon dont le ministère aborde son travail, en particulier en ce qui concerne les collectivités autochtones.
« La réconciliation est une valeur fondamentale essentielle de RNCan qui revêt une grande importance […] L’un des aspects essentiels de la réconciliation consiste à intégrer les perspectives autochtones dans toutes les facettes de notre travail à RNCan. »
– Code de valeurs et d’éthique de RNCan, 2024
Réconciliation dans la science et la recherche
RNCan est un ministère à vocation scientifique. Pour cette raison, le Pilier 5 du Cadre des voies vers la réconciliation met un accent critique sur la transformation de la manière dont RNCan effectue des recherches, en particulier sur l’approche utilisée pour le travail de terrain qui doit être mené de manière respectueuse et s’intègrer de manière significative aux connaissances autochtones.
En 2020, un groupe de scientifiques et d’universitaires canadiens, d’Aînés et de chercheurs autochtones a écrit « Towards reconciliation: 10 Calls to action to natural scientists working in Canada ». Les auteurs ont choisi de se concentrer sur les scientifiques de la nature parce qu’ils soutenaient qu’un lien commun avec la terre devrait les rapprocher davantage des communautés autochtones, en comparaison avec la pratique scientifique actuelle, et également en raison de la sous-représentation des peuples autochtones dans ce domaine.
Le projet conjoint a constaté que le ministère soutient la recherche collaborative en intégrant et en mettant en relation les savoirs et connaissances autochtones avec les études scientifiques, et en tenant compte des Appels à l’action mentionnés ci-dessus. Cela commence par la reconnaissance et la communication du besoin de changement. Signal Fire, qui reformule les thèmes inclus dans les Appels à l’action en un documentaire de 30 minutes, a été développé avec le soutien de RNCan et a fait l’objet de projection et de promotion au sein de RNCan.
RNCan a également élaboré une ébauche de politique sur l’éthique pour les activités scientifiques et technologiques impliquant les peuples et les territoires autochtones. Au moment de la rédaction du rapport conjoint, alors qu’il est déjà bien avancé dans sa phase pilote, la version finale attend toujours son approbation. La politique finale est conçue pour être évolutive et continuera d’évoluer en fonction des leçons apprises. Destinée à servir de guide pour les employés de RNCan, la politique vise à favoriser des relations réciproques, respectueuses et mutuellement avantageuses ainsi que des collaborations de recherche avec des partenaires autochtones grâce à la science, à la recherche, à la cocréation de connaissances et à l’échange de connaissances, en mettant particulièrement l’accent sur la gestion des données autochtones et sur des protocoles éthiques afin d’éviter tout préjudice. Cette politique est également mentionnée dans les Plans ministériels 2024-2025 et 2025-2026 de RNCan, qui soulignent son caractère prioritaire sur la plan stratégique et l’engagement du ministère envers son achèvement et sa mise en œuvre.
Depuis 2023, la communauté de pratique de RNCan sur le rapprochement, le tressage et le tissage de divers systèmes de connaissances a rassemblé des scientifiques de la nature au sein du ministère pour faire progresser la connexion des systèmes de connaissances autochtones avec la science occidentale, tout en maintenant l’intégrité et le caractère distinctif de chaque système.
L’analyse documentaire et de la littérature attestent que RNCan a maintenant commencé à rechercher les commentaires des Autochtones et à intégrer leurs points de vue dans les discussions, en adoptant l’approche à deux yeuxNote de bas de page 12 aux études de recherche et en élaborant des politiques autour de ce type de données. Des études de cas ont révélé que des initiatives telles que le programme de Jumelage au féminin des sciences autochtones et occidentales (JFSAO) sont particulièrement remarquables pour le respect et l’intégration des systèmes de connaissances autochtones. Réalisé en tant que projet pilote, JFSAO était un programme de mentorat interne de RNCan qui jumelait des étudiantes, une autochtone et une non-autochtone, pour mener des recherches en lien avec les mandats de RNCan et les priorités des collectivités autochtones, visant à améliorer la représentation des femmes et des peuples autochtones dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM). Les partenaires autochtones interrogés ont apprécié l’accent du JFSAO sur le contrôle communautaire et l’harmonisation avec les besoins autochtones, ainsi que l’environnement de soutien créé pour les participants autochtones et non autochtones, en particulier pour favoriser la collaboration et la compréhension.
Plusieurs secteurs et programmes de RNCan reconnaissent également les contextes culturels, historiques et de gouvernance autochtones et créent d’importantes plateformes pour les voix autochtones dans la science et la recherche fédérales. Les initiatives suivantes mettent en lumière des exemples de pratiques culturelles en matière de gestion des données autochtones, de souveraineté et de validation de la propriété intellectuelle autochtone :
- Bureau des savoirs, des sciences et de l’innovation autochtones – joue un rôle central dans l’avancement des voies vers la réconciliation du ministère et de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ce bureau engage des gardiens de connaissances autochtones et prévoit de convoquer et de faire participer un cercle d’universitaires autochtones à l’élaboration d’un programme de sciences et de connaissances autochtones, actuellement en phase de planification.
- L’ensemble de données sur les noms géographiques autochtones contient plus de 20 000 toponymes officiels ayant des origines dans les visions du monde des Premières Nations, des Inuits et des Métis. L’ensemble de données comprend des noms de lieux peuplés, de cours d’eau et de nombreux autres éléments du relief dans plus de 60 langues autochtones. Ces noms sont élaborés par le Centre canadien de la cartographie et de l’observation de la Terre et la Commission de toponymie du Canada, en étroite consultation avec les collectivités autochtones liées à ce territoire.
- La plateforme des sciences et des données ouvertes offre un accès gratuit à la science, aux données, aux publications et aux renseignements sur les activités de développement à l’échelle du pays. La plateforme soutient l’évaluation des impacts, l’efficacité réglementaire, une meilleure compréhension des effets cumulatifs ainsi qu’une plus grande transparence et un meilleur accès à l’information pour les Canadiens, y compris les peuples et communautés autochtones.
Mesurer les progrès et utiliser les résultats pour éclairer l’action
Le projet conjoint a examiné si des mécanismes de surveillance et de production de rapports sont en place, ainsi que dans quelle mesure l’information sur les résultats est utilisée pour éclairer les actions futures.
Des mécanismes de mesure du rendement qui soutiennent la surveillance et la production de rapports sur les progrès en matière de réconciliation de RNCan existent à plusieurs niveaux : gouvernemental, ministériel, sectoriel et propre à chaque programme. Les données probantes indiquent que bien que les objectifs de réconciliation apparaissent dans ces divers cadres de rapport, les mécanismes existants et les indicateurs de rendement clés ne saisissent pas pleinement la portée des progrès réalisés par RNCan. Il y a une occasion de consolider et de rationaliser l’approche ministérielle en déterminant des indicateurs pertinents, qui garantissent un suivi et un rapport complets dans tous les domaines de responsabilité, permettant finalement de prendre des décisions éclairées et d’obtenir des résultats significatifs en matière de réconciliation.Note de bas de page 13
Bien que l’identification de résultats de réconciliation et d’indicateurs soit une bonne pratique pour les programmes ayant des objectifs connexes, cela peut ne pas être nécessaire ou réaliste pour tous les programmes. Les études de cas ont trouvé des exemples de programmes ou d’initiatives avec des résultats spécifiques visant à faire avancer la réconciliation. Cela comprend :
- L’Initiative de foresterie autochtone vise à faire progresser la réconciliation dans le secteur forestier en appuyant la sensibilisation, l’influence, inclusion et le leadership autochtones. Elle a révisé ses indicateurs de rendement afin de refléter les attentes et les définitions de succès des communautés autochtones.
- Le Programme d’adaptation aux changements climatiques, qui finance conjointement des projets dans l’ensemble du Canada visant à faire progresser l’adaptation dans les secteurs des ressources naturelles, a introduit des indicateurs de rendement clés liés à la mobilisation des communautés autochtones.
- Le Programme des Partenariats pour les ressources naturelles autochtones vise à accroître la participation économique des collectivités et des organisations autochtones dans l’élaboration de projets de ressources naturelles qui soutiennent la transition vers un avenir énergétique propre. Ce programme a des résultats immédiats, intermédiaires et finaux clairement définis qui sont alignés avec les objectifs de réconciliation.
Des résultats liés à la réconciliation ont été observés pour informer les mesures futures, soutenir la prise de décision et renforcer les améliorations à la conception des programmes. Plus précisément, les renseignements sur le rendement des programmes ont été utilisés pour aider à démontrer l’incidence du financement actuel des programmes, justifier les demandes d’augmentation des investissements et orienter la conception des programmes destinés à l’extérieur. De plus, au niveau du programme, des données qualitatives et quantitatives ont été utilisées pour éclairer l’élaboration de stratégies internes liées à la réconciliation, ainsi que des priorités, telles que la dotation, l’allocation des ressources et les besoins en matière d’atténuation des risques.
Néanmoins, bien que les efforts réalisés jusqu’à présent reflètent des progrès significatifs, les études de cas indiquent qu’il est nécessaire de poursuivre les efforts afin que les pratiques de mesure du rendement appuient la responsabilisation, la transparence et l’avancement du ministère dans sa démarche continue vers des résultats durables en matière de réconciliation. Bien que RNCan commence à transformer son fonctionnement, il ne mesure pas encore de manière cohérente le succès. La plupart des programmes et des initiatives compris dans les études de cas manquent ou sont encore en train d’élaborer des indicateurs de rendement spécifiques aux programmes ou aux initiatives pour les résultats liés à la réconciliation. Bien que le projet conjoint ait observé certains efforts pour engager des partenaires autochtones dans l’élaboration conjointe de mesures, le suivi des progrès se concentre plus souvent sur les processus financiers plutôt que sur la réconciliation.
Les personnes interrogées et l’examen des documents ont identifié d’autres défis :
- Le volume élevé d’indicateurs et la fréquence des cycles de rapport ont été identifiés comme des facteurs ayant eu une incidence négative sur la priorisation des mesures clés liées à la réconciliation.
- Les indicateurs liés à la réconciliation utilisés pour mesurer le succès sont souvent axés sur des extrants quantitatifs (p. ex. nombre de réunions tenues ou nombre d’ententes signées) et ne tiennent pas compte des résultats réels (effets) ou des composantes humaines de la réconciliation, y compris la qualité des relations.
- Les indicateurs de rendement clés sont souvent sélectionnés dans des délais très courts, réduisant ainsi la possibilité de travailler avec des partenaires autochtones pour élaborer des indicateurs pertinents. Les mesures de succès qui n’ont pas été élaborées conjointement avec des partenaires autochtones risquent de ne pas être adaptées à leurs cultures.
- Le manque de flexibilité dans les processus normalisés de collecte de données et de production de rapports, ce qui peut être contraignant pour les partenaires autochtones.
- Les résultats des initiatives couronnées de succès ne sont également pas systématiquement partagés avec les collectivités autochtones, limitant ainsi davantage les possibilités d’élaborer une orientation commune vers la réconciliation.
Bien que certaines pratiques de mesure du rendement sont en place, soutiennent la réconciliation et fournissent une base pour mesurer et surveiller les progrès, des occasions demeurent pour renforcer la qualité, l’exhaustivité et l’opportunité des renseignements recueillis et rapportés afin de mieux permettre une approche éclairée et fondée sur des données probantes pour la prise de décision.
Alors que RNCan poursuit ses efforts de réconciliation, le suivi et le rapport sur les progrès sont essentiels pour favoriser la responsabilisation et éclairer la prise de décision. Les rapports d’étape spécifiques au Plan d’action des voies vers la réconciliation devraient être partagés avec le Comité de la haute direction (CHD) sur une base semestrielle. Le premier rapport d’étape n’avait pas été fourni au CHD à la fin du travail sur le terrain du projet conjoint, mais a ensuite été présenté au Comité des politiques du SMA en décembre 2025.
Le parcours continu de RNCan
RNCan a déjà reconnu de nombreuses lacunes identifiées dans ce rapport et s’est engagé à apporter des changements significatifs pour résoudre ces problèmes par le biais de son Plan d’action des voies vers la réconciliation. Ce plan engage RNCan à des mesures spécifiques par rapport à chaque pilier pour donner vie au Cadre sur les voies vers la réconciliation et définir les priorités collectives de RNCan pour les cinq prochaines années (Figure 5).
Figure 5 : Le Plan d’action des voies vers la réconciliation comprend 12 mesures clés

Version texte
Le Plan d’action des voies vers la réconciliation comprend 12 mesures clés :
- Programme d’éducation dirigé par les Autochtones, y compris l’optique des femmes autochtones et 2SLGBTQIA+
- Mécanismes pour soutenir les relations et être sur la terre
- Intégrer la diversité culturelle autochtone dans les espaces de RNCan
- Système de gestion de l’engagement général
- Une approche unifiée axée sur les traumatismes pour l’engagement de RNCan
- Aligner les priorités et les résultats par le biais de cadres de gouvernance, de prise de décision, de planification et de production de rapports
- Stratégies de recrutement, de maintien en poste et de progression pour tous les niveaux et tous les groupes
- Promouvoir les langues autochtones à l’échelle de RNCan
- Stratégies pour aborder les enjeux systémiques coloniaux
- Tresser les pratiques autochtones à la conception et à l’administration des modalités et des programmes de subventions et de contributions de RNCan
- Optique intersectionnelle propre aux Autochtones pour toutes les politiques, programmes et élaboration de projets
- Outil de suivi et mesures pour évaluer toutes les mesures de RNCan qui contribuent à la réconciliation
Spécifique au pilier 1 : Accroître la sensibilisation et la compréhension, RNCan s’est engagé à analyser les besoins d’apprentissage du ministère et à évaluer l’incidence de la formation sur la sensibilisation culturelle, ainsi qu’à mettre en œuvre des mécanismes de suivi et de surveillance à l’échelle du ministère d’ici 2026-2027. L’équipe du projet a été informée que Nòkwewashk a des travaux en cours pour identifier et évaluer les domaines où les capacités peuvent être renforcées. De plus, au moment du projet, un programme d’études sur le tressage de systèmes de connaissances était en cours de développement pour soutenir l’intégration des connaissances autochtones dans la science et la recherche.
Sous le pilier 2 : Mobiliser les peuples autochtones en vue d’établir des relations RNCan s’est engagé à élaborer une approche de mobilisation cohérente qui vise à faire passer RNCan de la mobilisation transactionnelle à des relations réciproques à long terme. Le plan comprend également un engagement à réduire les chevauchements et la fatigue d’engagement grâce à un meilleur partage d’informations et à un système central de gestion de l’engagement.
Pilier 3 : Être représenté là où ça compte vise à faire progresser les stratégies de recrutement, de maintien en poste et d’avancement professionnel pour les employés autochtones à tous les niveaux et de tous les groupes, y compris au sein des groupes de direction. Les mesures prévues comprennent l’assurance de la durabilité du programme Navigateur de carrière autochtone; l’intégration de la diversité culturelle autochtone et la promotion des langues autochtones au sein des activités de RNCan; et l’amélioration des mesures utilisées pour suivre les progrès en matière de représentation de la main-d’œuvre.
Sous le pilier 4 : Accroître notre souplesse, RNCan s’est engagé à établir une approche à l’échelle du ministère pour utiliser des pratiques souples dans la conception et l’administration des programmes de paiements de transfert. Toutes ces modifications doivent être conformes à la Politique sur les paiements de transfert du CT et à ses outils de soutien, en tenant compte des approches fondées sur les risques et des flexibilités mises à disposition pour refléter les relations avec les bénéficiaires autochtones. Tout en étant lié au pilier 5 : Transformer la façon dont nous travaillons à RNCan, le Plan d’action comprend également un engagement à transformer la manière dont RNCan élabore des politiques, des programmes, des projets et prend des décisions en exigeant l’incorporation d’une optique intersectionnelle propre aux Autochtones, de la création à la mise en œuvre, et au-delà.
Enfin, le ministère a indiqué l’intention de concevoir un outil de mesure du rendement à l’échelle de RNCan pour agréger les mesures de réconciliation ministérielles et les mesures existantes. Dans le cadre de cette initiative, RNCan établirait et mettrait en œuvre un outil de suivi interne afin de surveiller la réponse du ministère aux facteurs de politique externe et d’améliorer la visibilité de ses progrès vers l’avancement du programme de réconciliation à l’échelle du gouvernement.
Le ministère s’attend à ce que le Plan d’action reste toujours pertinent et s’ajuste au besoin pendant sa mise en œuvre en réponse à l’évolution de l’environnement. Cependant, une fois mises en œuvre, RNCan s’attend à ce que ces mesures permettent au ministère de mieux concevoir, mettre en œuvre et évaluer l’impact de ses mesures de réconciliation, tout en coordonnant et en engageant les employés autochtones et les partenaires autochtones de manière à mieux favoriser les relations.
Conclusion
Guidé par le Cadre sur les voies vers la réconciliation et son Plan d’action connexe, RNCan a défini ses priorités et pris des mesures qui démontrent un engagement clair envers la réconciliation, par exemple, en soulignant l’importance de la réconciliation auprès des employés, en mettant en œuvre des stratégies de recrutement ciblées pour accroître la représentation des Autochtones, et en intégrant de plus en plus les voix autochtones et les considérations autochtones dans la conception de ses politiques et programmes. Ces mesures ont commencé à établir des bases pour le changement.
Pour soutenir les progrès continus, l’audit et l’évaluation conjoints ont identifié des possibilités d’amélioration dans tous les piliers. Cela inclut les occasions de :
- Améliorer la clarté et l’accessibilité des communications liées aux priorités de réconciliation ministérielles, tant à l’interne qu’à l’externe.
- Clarifier le mandat de Nòkwewashk et la structure interne.
- Renforcer les outils ministériels et les pratiques actuels pour soutenir et promouvoir l’engagement équitable et l’engagement adapté à la culture, les possibilités de carrière, ainsi que la conception et la prestation de programmes.
- Améliorer le suivi et le rapport sur les activités liées à la réconciliation, y compris les données sur le développement de la compétence culturelle, l’inclusion de la main-d’œuvre et la mesure du rendement.
RNCan reconnaît que faire progresser la réconciliation nécessitera un engagement constant et à long terme à tous les échelons de l’organisme. La nature « évolutive » de son plan d’action reflète une compréhension que la réconciliation doit évoluer en réponse aux contextes changeants et aux voix des partenaires autochtones. La réconciliation n’est pas une destination, mais un voyage continu, qui nécessite un apprentissage continu, l’établissement de relations significatives, la transformation des pratiques ministérielles et un effort soutenu.
Remerciements
Nous exprimons nos sincères remerciements aux Aînés en résidence de RNCan et aux employés du ministère pour leur collaboration, leurs conseils et leur soutien.
Annexe A : Sous-objectifs et critères du projet
Les objectifs de ce projet sont les suivants :
- Évaluer dans quelle mesure la capacité organisationnelle est en place pour prioriser et appuyer les mesures de réconciliation de RNCan; et
- Évaluer les étapes formatrices entreprises vers la réconciliation, y compris les meilleures pratiques et s les leçons apprises.
Le tableau suivant indique les questions abordées par le projet, ainsi que les sous-objectifs et les critères utilisés pour le mener à bien :
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Sous-objectifs |
Critères |
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Question 1 : RNCan a-t-il défini et communiqué de manière adéquate ses priorités pour faire avancer la réconciliation? |
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Sous-objectif 1 : Évaluer si les priorités en matière de réconciliation de RNCan sont harmonisées au mandat du ministère et aux priorités autochtones, et sont clairement communiquées, tant à l’interne qu’à l’externe. |
1.1 On s’attend à ce que RNCan formule clairement et communique de manière efficace, tant à l’interne qu’à l’externe, ses priorités en matière de promotion de la réconciliation. |
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1.2 On s’attend à ce que les priorités en matière de promotion de la réconciliation de RNCan soient harmonisées au mandat du ministère, aux priorités du gouvernement du Canada et des Autochtones. |
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Question 2 : RNCan a-t-il mis en place un cadre de gouvernance et de coordination adéquat pour appuyer la planification, la mise en œuvre et le suivi de ses mesures de réconciliation en cours? |
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Sous-objectif 2 : Évaluer si des structures de gouvernance, des processus de coordination et des ressources adéquats et efficaces ont été définis et mis en œuvre pour appuyer la planification et la mise en œuvre des mesures de réconciliation de RNCan et assurer une surveillance adéquate des efforts de réconciliation du ministère. |
2.1 On s’attend à ce que les rôles, les responsabilités et les obligations de compte rendu liés aux efforts du ministère en matière de réconciliation soient clairement définis et communiqués aux partenaires et aux parties prenantes. |
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2.2 On s’attend à ce que des processus efficaces soient définis et mis en œuvre pour accroître la représentation des Autochtones Note de bas de page 14 dans les comités de gouvernance de RNCan |
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2.3 On s’attend à ce que des structures de surveillance adéquates et des processus efficaces de coordination, de suivi, de rendre compte et de communication afin de soutenir les efforts du ministère en faveur de la réconciliation. |
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2.4 On s’attend à ce que RNCan dispose d’un processus en place pour s’assurer que les ressources appuient efficacement la planification et la mise en œuvre de ses efforts liés à la promotion de la réconciliation. |
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2.5 On s’attend à ce que les pratiques de mesure du rendement de RNCan appuient le suivi et la communication efficaces de ses progrès en matière de réconciliation, et que les renseignements sur les résultats soient utilisés pour éclairer les actions futures. |
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Question 3 : Quels progrès a réalisés RNCan en matière d’inclusion complète des Autochtones dans son effectif? |
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Sous-objectif 3 : Évaluer si des processus efficaces sont en place pour accroître la représentation des employés autochtones dans l’effectif de RNCan et promouvoir un milieu de travail inclusif et favorable. |
3.1 On s’attend à ce que RNCan ait des processus efficaces en place pour créer un environnement de travail inclusif, favorable et sans obstacle pour les employés autochtones de RNCan. |
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3.2 On s’attend à ce que le Ministère dispose de politiques, d’outils et de processus efficaces pour garantir le recrutement, le maintien en poste et l’avancement professionnel équitable des employés autochtones. |
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3.3 On s’attend à ce que RNCan surveille et rende compte de la représentation des Autochtones dans l’effectif de RNCan. |
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Question 4 : RNCan dispose-t-il de mécanismes et de processus efficaces pour accroître les compétences culturelles internes? |
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Sous-objectif 4 : Évaluer dans quelle mesure RNCan a mis en place des processus efficaces pour sensibiliser et faire connaître l’histoire autochtone et le respect des approches traditionnelles et culturelles. |
4.1 On s’attend à ce que les besoins du ministère en matière de compétences nécessaires (comme la compétence culturelle, l’histoire, les enseignements des Aînés, les protocoles, etc.) pour faire progresser la réconciliation soient identifiés et pris en compte. |
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4.2 On s’attend à ce que la formation suivie par les employés de RNCan en vue de promouvoir la sensibilisation et la compréhension culturelles fasse l’objet d’un suivi. |
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4.3 On s’attend à ce que la formation à la sensibilisation culturelle offerte par RNCan à ses employés soit évaluée pour en mesurer l’incidence. |
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Question 5 : RNCan dispose-t-il de mécanismes efficaces et efficients pour la coordination de la mobilisation des Autochtones et le renforcement des relations? |
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Sous-objectif 5 : Évaluer dans quelle mesure RNCan dispose de processus efficaces et efficients pour mener et coordonner la mobilisation des Autochtones et le renforcement des relations. |
5.1 On s’attend à ce que RNCan ait recensé et intégré les pratiques exemplaires en matière de mobilisation des peuples Autochtones. |
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5.2 On s’attend à ce que RNCan dispose d’un processus de coordination efficace de la mobilisation des Autochtones. |
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5.3 On s’attend à ce que RNCan offre aux groupes autochtones des possibilités équitables de participer à ses programmes et initiatives. |
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Question 6: Dans quelle mesure les initiatives sélectionnées de RNCan font-elles avancer la réconciliation? Y a-t-il des pratiques exemplaires et des leçons tirées des initiatives de RNCan qui pourraient l’aider à surmonter les défis liés à la promotion de la réconciliation? |
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Sous-objectif 6 : Recenser les leçons apprises et les pratiques exemplaires qui pourraient aider RNCan à surmonter les défis liés à la promotion des efforts de réconciliation et évaluer dans quelle mesure ceux-ci sont efficacement mis à profit par RNCan. |
6.1 On s’attend à ce que certaines initiatives de RNCan aient des objectifs propres, clairement définis, et qu’elles progressent vers la réconciliation.. |
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6.2 On s’attend à ce que la conception et la mise en œuvre de certaines initiatives de RNCan soient éclairées par une meilleure compréhension et un respect accru des approches traditionnelles et culturelles. |
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6.3 On s’attend à ce que certaines initiatives de RNCan aient contribué à bâtir des relations et des partenariats significatifs avec les Autochtones. |
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6.4 On s’attend à ce que des pratiques exemplaires soient recensées et que des leçons apprises soient tirées grâce aux efforts déployés pour faire avancer la réconciliation dans le ministère, et que celles-ci soient documentées et diffusées. |
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6.5 On s’attend à ce que les programmes soient conçus et examinés en fonction d’une analyse autochtone et comparative entre les sexes, de données probantes, et de connaissances autochtones partagées. |
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Annexe B : Limites et éléments du projet à prendre en considération
Le projet conjoint a utilisé plusieurs sources de données pour atténuer les limites inhérentes à chaque méthode. Les données recueillies étaient globalement cohérentes, seules quelques contradictions mineures ayant été observées. Ces légères variations, imputables aux caractéristiques inhérentes des différentes méthodes de collecte de données, n’ont pas affecté les résultats globaux ni la validité des constatations et conclusions du projet.
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Description |
Limites et éléments à prendre en considération |
Mesures d’atténuation |
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Examen des documents |
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Une analyse approfondie de la documentation du GC et de RNCan, y compris des engagements pris par le GC qui s’appliquent à RNCan, des Appels à l’action pertinents, du mandat de RNCan, ainsi que des dossiers de processus et de programmes de RNCan liés aux opérations, aux résultats, à l’administration, à la gestion financière, à la gestion du rendement, etc. L’examen des documents a permis de recueillir des renseignements sur le contexte et d’évaluer la planification, la mise en œuvre, les résultats et les impacts des activités liées à la réconciliation. |
La réconciliation n’est pas gérée comme un programme coordonné. De ce fait, des lacunes et des limitations subsistent quant aux informations disponibles sur les programmes, la gestion de projet et les finances des secteurs participants. Bien que tous les secteurs aient fourni des documents pour examen, il n’y a aucune certitude que tous les documents pertinents et disponibles ont été fournis, notamment compte tenu de la large période couverte par le projet conjoint (commençant en 2016-2017). Même lorsque les effectifs restent inchangés, il existe un risque inhérent de perte de mémoire institutionnelle de toutes les activités qui ont été réalisées. Certains secteurs ont peut-être fourni des documents uniquement sur la base des priorités individuelles ou de l’équipe et ont peut-être omis des documents pertinents. |
Bien qu’il n’y ait aucun moyen d’évaluer l’exhaustivité des documents reçus des secteurs, l’équipe du projet conjoint a émis plusieurs séries de demandes de documents aux gestionnaires de programme, les précisant progressivement afin de cibler des lacunes spécifiques dans les renseignements reçus. La triangulation a compensé les lacunes dans certaines sources et a servi à valider les renseignements à travers plusieurs sources de données. |
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Entrevues avec les informateurs clés |
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Un total de 30 entrevues ont été réalisées avec 55 informateurs clés, y compris des discussions individuelles et des discussions en petits groupes. Les personnes interrogées étaient des employés de RNCan provenant de tous les secteurs et des représentants de groupes ou de comités d’intervenants pertinents. Les questions d’entrevue ont permis de recueillir des renseignements approfondis et des perspectives précieuses ainsi que des leçons apprises et des pratiques exemplaires sur les efforts, les activités et les processus liés à la réconciliation au sein de RNCan. |
Les personnes interrogées peuvent ne pas représenter pleinement les diverses perspectives de tous les employés de RNCan, et leurs réponses peuvent être fondées sur des expériences et des perceptions personnelles, ce qui pourrait mener à des aperçus partiels ou incomplets des efforts de réconciliation de RNCan. De plus, les réponses fournies aux questions d’entrevue peuvent avoir été influencées par les niveaux actuel de connaissance, de sensibilisation et/ou par l’étendue des processus et les mécanismes établis. |
Des efforts ont été déployés pour inclure des participants de différents secteurs et niveaux afin de recueillir des perspectives variées. Les réponses ont été triangulées avec d’autres sources de données pour garantir une évaluation complète, précise et exhaustive. |
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Sondage en ligne auprès des employés |
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Un sondage en ligne a permis d’obtenir des renseignements sur la sensibilisation des employés et leurs perspectives concernant les efforts de réconciliation de RNCan. Les questions du sondage ont été envoyées à tous les employés de RNCan (plus de 5 700 personnes) et 668 réponses ont été reçues (taux de réponse de 11,6 %). |
Le taux de réponse global au sondage est considéré comme adéquat pour les fins de ce projet; il a légèrement dépassé le taux de réponse minimal ciblé de 10 %. Il est possible que les employés travaillant en étroite collaboration avec les dossiers liés à la réconciliation aient été plus susceptibles de répondre, ce qui aurait pu biaiser les résultats. De plus, il y avait une variabilité dans le nombre de réponses reçues pour les questions individuelles, ce qui pourrait fausser l’interprétation des réponses globales au sondage. |
Analyse des réponses des employés au sondage en tenant compte du potentiel de biais des répondants, en particulier parmi les personnes directement impliquées dans le travail lié à la réconciliation. Pour renforcer la fiabilité de cette source de données, les données ont été triangulées avec des sources supplémentaires, améliorant ainsi la profondeur et la crédibilité de l’analyse. |
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Études de cas |
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Un total de 15 études de cas sur des initiatives ou des activités sélectionnées de RNCan dans tous les secteurs du ministère ont été menées afin de fournir des renseignements riches et détaillés sur les processus, les résultats et les facteurs contextuels propres aux programmes. Les études de cas ont utilisé un mélange d’examens des documents et d’entretiens avec des informateurs clés parmi des partenaires et des intervenants internes et externes. L’objectif principal de ces études de cas était de déterminer les forces et les leçons retenues, qui pourraient être mises à profit à l’échelle du ministère pour aider RNCan à surmonter les défis liés à l’avancement de la réconciliation.
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Seules quatre des quinze études de cas comprenaient des entrevues avec des intervenants externes (c’est-à-dire des participants ou des promoteurs du programme ou de l’initiative). Par conséquent, la plupart des études de cas reflètent principalement des perspectives internes du personnel de RNCan, ce qui pourrait avoir influencé les constatations en faveur des points de vue internes. Les études de cas sélectionnées couvrent un large éventail de programmes et d’initiatives, mais ne reflètent pas tous les travaux liés à la réconciliation à RNCan. Par conséquent, les résultats pourraient ne pas refléter pleinement les efforts et les progrès réalisés dans l’ensemble du ministère. |
L’analyse a explicitement reconnu le caractère limité des apports externes et a interprété les résultats principalement comme le reflet des perspectives internes. L'équipe a replacé chaque étude de cas dans son contexte, en tenant compte du niveau de détail disponible et en évitant les comparaisons directes lorsque les données n'étaient pas homogènes. Les études de cas ont permis à l’équipe du projet conjoint de confirmer et de renforcer les principales tendances identifiées dans d’autres sources tout au long du processus de triangulation. |
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Examen de la documentation et entretiens de référence |
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Pour identifier les pratiques exemplaires, les lacunes et les domaines à améliorer, le projet conjoint a examiné la documentation existante et l’information provenant de sources externes et a réalisé un total de 10 entrevues d’analyse comparative avec d’autres ministères fédéraux qui sont reconnus pour avoir une expérience comparable de travail avec les peuples autochtones. |
Les ministères et organismes sélectionnés pour l’analyse comparative, ainsi que les réponses des personnes interrogées au sein de ces organismes, pourraient ne pas refléter la pleine complexité des expériences ni la diversité des points de vue au sein du gouvernement fédéral. Les comparateurs sélectionnés pour l’analyse documentaire pourraient être passés à côté des perspectives précieuses provenant d’autres juridictions ayant des expériences de réconciliation différentes, mais pertinentes. |
L’équipe du projet conjoint a adapté des questions aux ministères fédéraux pour se concentrer sur des éléments précis à comparer. Des questions ouvertes ont été utilisées pour encourager des réponses honnêtes et détaillées, et permettre de découvrir des perspectives plus riches. Des renseignements plus généraux ont également été obtenus en tirant parti des analyses d’analyse comparative connexes qui ont déjà été réalisées par ces autres ministères fédéraux. Les résultats ont été triangulés avec des sources de données supplémentaires pour améliorer la fiabilité et la validité globales de la recherche. |
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Cercles de discussion |
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Quatre cercles de discussion ont été organisés avec des groupes cibles clés (à savoir le Réseau des employés autochtones, le Programme de recrutement et de perfectionnement d’analystes de politiques – Volet destiné aux Autochtones, la Communauté de pratique de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies [LDNU] et la Communauté de pratique pour le rapprochement, le tressage et le tissage). Les Aînés en résidence ont co-animé chacun de ces cercles et ont également partagé leurs perspectives lors des discussions. L’objectif des cercles de discussion était d’acquérir une compréhension plus approfondie des expériences, des opinions et des perceptions, en particulier en ce qui concerne le personnel et les actions menées au sein de RNCan, dans un contexte culturellement respectueux et approprié. |
Les niveaux de participation ont varié d’un cercle de discussion à l’autre, ce qui a pu avoir une incidence sur l’étendue et la diversité des perspectives recueillies. Les personnes plus activement impliquées ou passionnées par la promotion de la réconciliation au sein du ministère étaient peut-être plus enclines à participer, ce qui pourrait légèrement biaiser les résultats en faveur des perspectives de celles qui sont les plus impliquées dans ce domaine. De plus, bien que les séances aient été structurées afin de permettre un dialogue ouvert, le temps imparti a pu limiter la profondeur des discussions et la capacité de tous les participants à contribuer de manière égale, en particulier dans les cercles de discussion plus grands avec davantage de participants. |
L’équipe du projet conjoint a choisi des groupes cibles pour les cercles de discussion afin de recueillir des informations spécifiques et de capturer des histoires provenant des points de vue uniques d’un petit groupe de participants bien informés. La triangulation de ces données a été réalisée afin de nuancer, d’enrichir et d’évaluer de manière critique les renseignements obtenus dans le cadre des cercles de discussion. |
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Analyse des médias |
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L’analyse des médias comprenait l’examen d’un large éventail de documents, y compris des communiqués de presse, des déclarations, des articles de presse, des publications sur les réseaux sociaux et des médias autochtones L’information a été recoupée entre les sources afin de déceler les points communs et les divergences. Cette analyse visait à comprendre les perceptions des Autochtones concernant les activités de RNCan liées à l’avancement de la réconciliation, ainsi que la visibilité et l’incidence de ces efforts auprès du public. |
L’analyse des médias a été limitée par le nombre restreint de médias couvrant les efforts de réconciliation de RNCan, ce qui a restreint la diversité et l’étendue des perspectives prises en compte. La représentation des voix autochtones dans les médias était également assez limitée, ce qui a pu donner une vision incomplète de leurs points de vue. |
L’équipe du projet conjoint a adapté sa stratégie de recherche en se concentrant sur des thèmes tels que le gouvernement du Canada au lieu de RNCan; elle a substitué « ressources naturelles » par des termes plus spécifiques liés au mandat de RNCan (par exemple, « forêt », « énergie », « changement climatique », « grands projets », « exploitation minière »).
L’équipe de projet a également inclus des sources francophones reflétant les perspectives autochtones, même si elles n’étaient pas détenues par des Autochtones. |