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La science de la préparation des sites à l’appui de la plantation d’arbres

Le programme 2 milliards d’arbres (2GA) met à la disposition de ses bénéficiaires et du grand public les nouvelles scientifiques et les produits de connaissance les plus récents dans le but d’orienter les projets de plantation d’arbres à l’échelle du pays. La recherche et les connaissances portant sur les sujets liés à la préparation des sites peuvent contribuer à la sélection et à la préparation des sites en vue d’améliorer la croissance et les taux de survie des arbres, en plus de maximiser la séquestration du carbone à long terme.

Une excavatrice est déployée pour créer des buttes en vue d’améliorer les conditions de plantation
Une technique de préparation de site que l’on appelle « buttage » est mise en œuvre sur un site à Grande Prairie, en Alberta.

Préparation des sites de plantation

Entre six et 12 mois avant la plantation, il est essentiel de préparer le terrain de manière à favoriser la survie des arbres qui y seront plantés et, par conséquent, à s’assurer que ceux-ci pousseront dans des conditions optimales. La préparation du site commence par la détermination des facteurs qui limitent ou empêchent la croissance d’arbres, comme :

  • la compaction du sol;
  • la concurrence entre espèces végétales;
  • la disponibilité des nutriments dans le sol;
  • les taux d’humidité du sol;
  • la température.

Cela dit, il existe diverses méthodes et techniques de préparation pour améliorer les conditions de croissance sur un site.

Avantages des espèces à croissance rapide

Sur les sites de boisement, surtout les sites contaminés, les sites miniers et les gravières déclassés, les sites d’enfouissement et les installations de traitement des eaux usées, les espèces à croissance rapide, comme le saule et le peuplier, peuvent jouer un rôle clé en tant qu’espèces pionnières dans la remise en état des paysages forestiers, la restauration des sites et la phytoremédiation. À titre d’exemple, le saule peut s’avérer un choix judicieux dans les endroits où d’autres espèces ont de la difficulté à s’enraciner et à croître sans intrants intensifs fournis par le site.

Les espèces à croissance rapide peuvent offrir une multitude d’avantages environnementaux, sociaux et économiques, dont :

  • des taux de séquestration du carbone plus élevés (17,8 à 24,3 tonnes par hectare par année comparativement à six tonnes par hectare par année pour les forêts matures);
  • l’amélioration des sols dans les sites dégradés par les activités industrielles;
  • la réduction des coûts par rapport à d’autres méthodes de traitement des eaux usées, des lixiviats de sites d’enfouissement et des biosolides organiques municipaux et industriels;
  • la réduction des risques de contamination des eaux souterraines et d’érosion éolienne et du sol;
  • la fourniture de milieux forestiers et de sources alimentaires pour la faune;
  • l’augmentation de la biodiversité (p. ex., papillons, coléoptères, végétation au sol), de l’hétérogénéité des paysages et de la connectivité entre les habitats fauniques et les aires de récréation forestières.

Produits de connaissance et activités d’acquisition de connaissances, en cours ou à venir, à l’appui de la préparation des sites

  • Trousse à outils sylvicole sur le boisement
  • Guides sur la réduction des GES par le boisement s’adressant aux propriétaires fonciers et aux entrepreneurs
  • Projet de recherche – Lier les conditions de site à la croissance et à la qualité du bois de frêne noir

Ressources supplémentaires

Notre inventaire de connaissances comporte une collection de publications du Service canadien des forêts qui peuvent aider à orienter les activités liées à la plantation d’arbres.

Cette trousse à outils (en anglais seulement) présente des approches de restauration, propose des techniques, des astuces et des méthodes d’évaluation et de préparation des sites et offre des tournées virtuelles de remise en état. (en anglais seulement)

La présente série de ressources techniques (en anglais seulement) sur les processus et les technologies liés aux semences, publiée par les centres de recherche appliquée du NAIT (Institut de technologie du Nord de l’Alberta), peut également contribuer à orienter les initiatives de plantation.

Complément d’information

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