Dépenses en capital

Bulletin d’information sur les dépenses en capital

(publié en mai 2026)

L’exploitation minière est une industrie à forte intensité de capital, avec des projets à grande échelle qui sont souvent évalués en milliards de dollars et peuvent s’étendre sur plusieurs années.

Une dépense en capitalNote de bas de page 1 est une somme déboursée pour construire ou améliorer des actifs, tels qu’une mine, des machines et de l’équipement, lesquels profiteront à une entreprise sur une longue période. Étant donné que ces actifs contribuent à soutenir ou à faire croître la production future de minéraux et de métaux, les informations sur les dépenses d’investissement peuvent être un indicateur utile de la manière dont l’industrie perçoit la demande future du marché par rapport à la capacité d’approvisionnement actuelle.

Renseignez-vous sur les dépenses en capital et les intentions de dépenses du secteur canadien des minéraux :

Aperçu

En 2025, les dépenses en capital dans l’ensemble du secteur canadien des minérauxNote de bas de page 2 ont baissé de 4 % pour atteindre 23,1 milliards de dollars, reflétant la volatilité de plusieurs marchés de batteries et de métaux de base. Les prix du nickel et du lithium ont diminué pendant la majeure partie de l’année, la croissance de l’offre mondiale ayant dépassé la demande. En revanche, les marchés du cuivre et de l’aluminium se sont renforcés en raison des contraintes de l’offre et de l’augmentation de la demande liée à l’expansion des réseaux électriques et des infrastructures numériques (par exemple, les centres de données).

En ce qui concerne 2026, les dépenses en capital devraient connaître une légère reprise, avec une croissance prévue de 5 % pour atteindre 24,2 milliards de dollars. Ce léger rebond est principalement attribuable à des investissements accrus dans l’or et le cuivre.

Les tendances en matière de dépenses en capital dans le secteur des minéraux sont déterminées en grande partie par l’industrie minière en amont, qui est le segment le plus intensif en capital du secteur. À moyen terme, la demande de minéraux et de métaux devrait être soutenue par une série de facteurs structurels, notamment le développement des infrastructures, l’augmentation des dépenses de défense, l’électrification en cours et l’expansion des technologies numériques. Ces tendances devraient nécessiter des investissements soutenus pour maintenir et accroître la capacité de production, tandis que les contraintes d’approvisionnement potentielles pourraient exercer une pression à la hausse sur les prix.

Malgré la diminution de l’inflation par rapport au pic de 2022, les coûts élevés de la main-d’œuvre, des matériaux, de l’énergie et des équipements continuent de limiter l’ampleur des investissements miniers de développement minier.

Figure 1 : Dépenses en capital dans le secteur des minéraux et l’indice des prix des bâtiments non résidentiels, des machines et de l’équipement, de 2016 à 2026

Figure 1 : Dépenses en capital dans le secteur des minéraux et l’indice des prix des bâtiments non résidentiels, des machines et de l’équipement, de 2016 à 2026
Version textuelle — Figure 1

Ce graphique linéaire montre la tendance des dépenses en capital dans le secteur des minéraux en dollars constants et courants par rapport à l’évolution de l’indice des prix des bâtiments non résidentiels, des machines et de l’équipement. Ce graphique illustre l’impact de l’indice sur les dépenses d’investissementNote de bas de page 5 .

Sources : Ressources naturelles Canada, Banque du Canada, Statistique Canada

Figure 2 : dépenses en capital dans le secteur des minéraux, par sous-secteur, en 2025 (dpr)

Figure 2 : dépenses en capital dans le secteur des minéraux, par sous-secteur, en 2025 (dpr)
Version textuelle — Figure 2
Figure 2 : dépenses en capital dans le secteur des minéraux, par sous-secteur (millions de dollars), 2025 (dpr)
Secteur Valeur
Exploitation minière 17 254,0
Métaux 11 925,0
Or-argent 6 790,2
Minerai de fer 1 144,6
Nickel-cuivre 1 321,5
Cuivre-zinc 1 944,2
Autres métaux N/D
Charbon et non-métaux 5 328,5
Potasse 4 223,7
Autres non-métaux (y compris le charbon) 1 104,8
Sable, gravier et argile 187,9
Pierre 182,4
Activités de soutien 549,3
Transformation et fabrication 5 247,4
Première transformation des métaux 3 082,9
Fabrication de produits métalliques 1 335,8
Fabrication de produits non métalliques 828,7
Secteur des minéraux 23 050,7

Sources : Ressources naturelles Canada, Statistique Canada
G = milliard, dpr = dépenses préliminaires; N/D = non disponible

Dépenses en capital dans l’industrie minière en amont

En 2025, les dépenses en capital dans l’extraction minière et exploitation en carrière (sauf l’extraction de pétrole et de gaz)Footnote 2du Canada ont diminué de 2 % pour s’établir à 17,2 milliards de dollars. Cependant, les intentions de dépenses pour 2026 indiquent une légère reprise; les dépenses en capital prévues augmentant de 7 % pour s’établir à 18,5 milliards de dollars.

L’équilibre du marché et l’évolution des prix sont des facteurs déterminants des décisions d’investissement dans l’industrie minière, car ils reflètent les conditions sous-jacentes de l’offre et de la demande sur le marché.

Lorsque les conditions du marché sont défavorables et que les options de financement sont limitées, les entreprises privilégient généralement une discipline rigoureuse en matière de capital et reportent leurs investissements. À l’inverse, lorsque les perspectives de demande et de prix s’améliorent, les sociétés augmentent leurs dépenses afin d’accroître leur capacité de production et d’améliorer leurs flux de trésorerie futurs.

En 2025, les prix des métaux ont connu un regain de volatilité en raison de l’incertitude géopolitique et de l’évolution de la dynamique commerciale. Parallèlement, l’expansion de l’offre et la croissance inégale de la demande ont continué à peser sur certains produits de base.

Les prix des métaux utilisés dans les batteries, tels que le nickel et le lithium, ont baissé pendant la majeure partie de l’année 2025 en raison de l’augmentation de l’offre mondiale, du resserrement des conditions de financement et d’une croissance plus lente que prévu dans certains segments de la demande de véhicules électriques. Néanmoins, la demande à long terme pour de nombreux minéraux reste soutenue par les investissements dans les infrastructures, l’électrification, la demande liée à la défense et l’évolution de la politique industrielle.

Figure 3 : dépenses en capital dans le secteur des minéraux, par sous-secteur, et indice des prix des minéraux et des métaux, de 2016 à 2026

Figure 3 : dépenses en capital dans le secteur des minéraux, par sous-secteur, et indice des prix des minéraux et des métaux, de 2016 à 2026
Version textuelle — Figure 3
Figure 3 : Dépenses en capital dans le secteur des minéraux, par sous-secteur, et indice des prix des minéraux et des métaux, de 2016 à 2026
Année Extraction de minerais métalliques Extraction de charbon et de minerais non métalliques Indice des prix des métaux et des minéraux (2015=100)*
2016 5,1 4,5 100,0
2017 5,4 3,6 97,3
2018 6,7 3,3 104,9
2019 6,8 4,1 109,8
2020 6,3 3,1 112,6
2021 8,5 3,0 123,1
2022 10,8 3,7 159,4
2023 12,0 5,1 180,3
2024 12,1 5,6 149,3
2025 (dpr) 11,9 5,3 154,7
2026 (si) 13,5 5,0 187,2

Sources : Ressources naturelles Canada, Banque du Canada, Statistique Canada
dpr = dépenses préliminaires, si = intentions de dépenser
*L’indice des prix des métaux et des minéraux est présenté avec un décalage d’un an.

Les prix des métaux ont fortement augmenté au début de 2022 à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en raison des perturbations de l’offre, des sanctions et de l’incertitude du marché, en particulier pour les produits de base tels que le nickel, l’aluminium, le palladium et la potasse. Cette évolution fait suite à une forte baisse en 2020 due à la pandémie de COVID-19, lorsque la réduction de la demande mondiale a fait chuter les prix avant de remonter à des niveaux supérieurs à ceux d’avant la pandémie; la demande se redressant et l’offre restant limitée.

Depuis 2021, les dépenses d’investissement dans le secteur minier ont retrouvé leur niveau d’avant la pandémie, bien qu’une partie de cette augmentation soit due à la hausse des coûts des intrants plutôt qu’à un accroissement de l’activité. De manière plus générale, les dépenses d’investissement ont eu tendance à diminuer depuis le début des années 2010, atteignant leur niveau le plus bas en 2017, avant de se redresser partiellement et de diminuer à nouveau en 2020.

En ce qui concerne l’avenir, le bassin de projets du Canada souligne l’ampleur des investissements potentiels dans le secteur minier.

L’Inventaire des grands projets de Ressources naturelles Canada recense 132 projets miniers prévus ou proposés au cours des dix prochaines années (2025-2035) dans l’ensemble du Canada. Ces projets, qui comprennent la construction, le réaménagement et l’agrandissement de mines, ainsi que l’aménagement d’installations de traitement, représentent un investissement potentiel de 122,6 milliards de dollars.

Apprenez-en davantage sur grands projets de ressources naturelles actuellement en construction ou prévus dans les 10 prochaines années.

Dépenses en capital dans les sous-secteurs de l’extraction de métaux, de non-métaux et de charbon

En 2025, les dépenses en capital dans le sous-secteur de l’extraction de métaux ont diminué de 2 % pour atteindre 11,9 milliards de dollars, avec des résultats variés selon les métaux individuels.

Les intentions de dépenses pour 2026 indiquent une augmentation de 14 % pour s’établir à 13,5 milliards de dollars.

  • Cette hausse est due en partie à l’or, soutenu par des prix records et un intérêt continu de la part des investisseurs. Plusieurs projets d’exploitation aurifère ont progressé ou sont entrés en production en 2025, notamment Lynn Lake, Valentine, Elk, Blackwater, Dome Mountain et Goose, ce qui témoigne d’une dynamique continue dans le segment des métaux précieux.
  • Les dépenses en capital pour le cuivre devraient également augmenter, en raison de l’offre limitée et de l’augmentation de la demande. Au Canada, les activités comprennent la poursuite du développement de projets polymétalliques tels que la mine Onaping Depth en Ontario (nickel-cuivre-cobalt), des projets d’agrandissement tels que Red Chris et Copper Mountain en Colombie-Britannique, et le projet McIlvenna Bay en Saskatchewan.

Figure 4 : dépenses en capital dans le sous-secteur de l’extraction de métaux, de 2024 à 2026

Figure 4 : dépenses en capital dans le sous-secteur de l’extraction de métaux, de 2024 à 2026
Version textuelle — Figure 4

En 2025, l’extraction de minerais d’or et d’argent, qui représentait 57 % des dépenses d’investissement de ce sous-secteur, a connu une baisse de 5 % pour atteindre 6,8 milliards de dollars. L’extraction de minerai de nickel-cuivre, qui représentait 11 %, a connu une baisse de 23 % pour atteindre 1,3 milliard de dollars. L’extraction de minerai de fer, qui représentait 10 %, a également enregistré une baisse significative de 25 % pour s’établir à 1,1 milliard de dollars. L’extraction de minerai de cuivre et de zinc représentait 16 % de ces dépenses, dont la part s’élevait à 1,9 milliard de dollars; toutefois, la valeur pour 2024 n’est pas disponible à des fins de comparaison.

Sources : Ressources naturelles Canada, Statistique Canada
B = milliards, dpr = dépenses préliminaires, si = intentions de dépenses, N/D = non disponible, supprimé par Statistique Canada

En 2025, les dépenses en capital dans les sous-secteurs de l’extraction de charbon et de non-métaux ont diminué de 4 % pour s’établir à 5,3 milliards de dollars. Cette baisse est principalement due à la diminution des investissements dans la catégorie des mines de charbon et autres mines de non-métaux, mais elle a été partiellement compensée par l’augmentation des dépenses dans le secteur de la potasse.

  • L’extraction de potasse, qui représentait environ 79 % des dépenses d’investissement du sous-secteur en 2025, a augmenté de 36 % pour atteindre 4,2 milliards de dollars. L’un des principaux moteurs est le projet Jansen de BHP en Saskatchewan, approuvé en 2021 pour un montant de 7,5 milliards de dollars, puis révisé pour atteindre environ 11,7 milliards de dollars début 2026 ce qui en fait l’un des plus gros investissements miniers de l’histoire du Canada. La production est prévue pour mi-2027.
  • En revanche, les dépenses en capital dans les mines de charbon et de non-métaux ont diminué de 55 % pour atteindre 1,1 milliard de dollars en 2025, mais devraient enregistrer une reprise de 36 % pour atteindre 1,5 milliard de dollars en 2026.

Dans l’ensemble, les dépenses en capital dans les sous-secteurs du charbon et des non-métaux devraient diminuer de 7 % en 2026 pour s’établir à 5,0 milliards de dollars, en grande partie en raison du recul des investissements dans la potasse à mesure que les grands projets approchent de leur achèvement. Le Canada demeure le premier producteur mondial de potasse.

Figure 5 : Dépenses en capital dans les sous-secteurs de l’extraction de charbon et de non-métaux, de 2024 à 2026

Figure 5 : Dépenses en capital dans les sous-secteurs de l’extraction de charbon et de non-métaux, de 2024 à 2026
Version textuelle — Figure 5

En 2025, l’extraction de potasse, qui représentait 80 % des dépenses de capital de ce sous-secteur, a connu une hausse de 35 % pour atteindre 4,2 milliards de dollars. L’extraction du charbon et de tous les autres non-métaux, qui représentait 20 %, a connu une baisse de 56 % pour s’établir à 1,1 milliard de dollars. L’extraction de potasse devrait diminuer de 17 % pour s’établir à 3,5 milliards de dollars en 2026, tandis que l’extraction de charbon et de tous les autres non-métaux devrait augmenter de 36 % pour atteindre 1,5 milliard de dollars.

Sources : Ressources naturelles Canada, Statistique Canada
G = milliard, dpr = dépenses préliminaires, si = intentions de dépenser

Dépenses en capital dans les industries de traitement de minéraux en aval

En 2025, les dépenses en capital dans les industries de traitement des minéraux en aval du CanadaNote de bas de page 2ont diminué de 10 % pour s’établir à 5,2 milliards de dollars.

Les dépenses en capital dans l’industrie de la première transformation des métaux, qui représentent 59 % des dépenses en aval, ont diminué de 8 % pour atteindre 3,1 milliards de dollars. Cette industrie comprend des installations dont l’activité concerne principalement la fonte et l’affinage de métaux ferreux et non ferreux comme l’aluminium, le cuivre, le nickel et l’or.

Les dépenses en capital dans l’industrie de la fabrication de produits métalliques ont diminué de 10 %, tandis que les dépenses dans l’industrie de la fabrication de produits minéraux non métalliques ont baissé de 17 % pour atteindre 828 millions de dollars. Ces industries comprennent des établissements dont l’activité concerne principalement les procédés de forgeage, d’estampage, de formage et d’assemblage, y compris les produits en fer et en acier, qui ont été touchés par de nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis en 2025.

Les intentions de dépenses pour 2026 indiquent une nouvelle baisse de 10 % des dépenses en capital pour atteindre 4,7 milliards de dollars, avec des diminutions attendues dans les trois industries, y compris une baisse de 13 % dans la première transformation des métaux.

Figure 6 : Dépenses en capital dans les industries de traitement de minéraux en aval, de 2024 à 2026

Figure 6 : Dépenses en capital dans les industries de traitement de minéraux en aval, de 2024 à 2026
Version textuelle — Figure 6

L’industrie de la première transformation des métaux, qui représentait 59 % des dépenses en capital de ce sous-secteur en 2025, a diminué de 8 % pour s’établir à 3,0 milliards de dollars. L’industrie de la fabrication de produits métalliques a légèrement diminué pour s’établir à 1,3 milliard de dollars, et l’industrie de la fabrication de produits non métalliques a diminué de 17 % pour atteindre 828 millions de dollars.

Sources : Ressources naturelles Canada, Statistique Canada
G = milliard, dpr = dépenses préliminaires; si = intentions de dépenses

Ventilation des dépenses par province et territoire

Les dépenses en capital dans l’ensemble des provinces et territoires du Canada peuvent varier de manière significative d’une année à l’autre, en fonction du nombre, de l’ampleur et de l’état d’avancement des projets miniers. Les provinces et territoires comptant moins de mines ont tendance à connaître une plus grande volatilité, car un seul projet peut représenter une part importante de l’investissement total.

Les dépenses en capital demeurent concentrées dans un petit nombre de principaux provinces et territoires minières du CanadaNote de bas de page 3. En 2025, la Saskatchewan (31 %), l’Ontario (22 %) et le Québec (20 %) représentaient 73 % du total des dépenses en capital de l’industrie minière. La part de la Saskatchewan reflète les dépenses importantes consacrées à l’extraction de la potasse et de l’uranium, qui sont exclusivement situées dans cette province.

Les variations d’une année sur l’autre en 2025 ont été principalement négatives. Le Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré des baisses significatives, respectivement de 55 % et 57 %. La Colombie-Britannique a connu une baisse de 28 %, tandis que l’Ontario et l’Alberta ont enregistré un recul de 11 %. Les données de certains provinces et territoires n’étaient pas disponibles en raison de restrictions en matière de confidentialité et de suppressions effectuées par la source.

Les intentions de dépenses pour 2026 présentent des perspectives mitigées. Les dépenses en capital devraient augmenter dans plusieurs provinces et territoires notamment en Colombie-Britannique (+ 63 %), au Manitoba (+ 34 %), en Ontario (+ 21 %), au Québec (+ 7 %) et en Alberta (+ 4 %). Des baisses sont prévues au Nunavut (-23 %), en Saskatchewan (-16 %) ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador (-4 %).

Figure 7 : Dépenses en capital dans l’industrie minière, par secteur de compétence (sous réserve de la disponibilité des données), de 2024 à 2026

Figure 7 : Dépenses en capital dans l’industrie minière, par secteur de compétence (sous réserve de la disponibilité des données), de 2024 à 2026
Version textuelle — Figure 7
Figure 7 : dépenses en capital dans l’industrie minière, par administration (millions de dollars), de 2024 à 2026
Province / Territoire 2024 2025 (dpr) 2026 (si)
Terre‑Neuve‑et‑Labrador 1 166,9 503,3 482,1
Île‑du‑Prince‑Édouard x x x
Nouvelle-Écosse x x 60,7
Nouveau-Brunswick x 27,6 22,0
Québec 3 637,5 3 461,5 3 696,0
Ontario 4 293,0 3 812,4 4 603,2
Manitoba 272,6 121,5 163,3
Saskatchewan 3 449,3 5 379,8 4 510,3
Alberta 99,3 83,3 86,9
Colombie-Britannique 3 117,1 2 252,6 3 682,7
Yukon x x x
Territoires du Nord-Ouest x x x
Nunavut x 1 453,0 1 120,2

Sources : Ressources naturelles Canada, Statistique Canada
dpr = dépenses préliminaires, si = intentions de dépenser, x = confidentiel

Les intentions de dépenses pour 2026 révèlent des perspectives mitigées dans l’ensemble des provinces et des territoires. Certains provinces et territoires prévoient d’augmenter leurs dépenses d’investissement, avec des hausses notables attendues en Colombie-Britannique (+63 %), au Manitoba (+34 %), en Ontario (+21 %), au Québec (+7 %) et en Alberta (+4 %). En revanche, d’autres provinces et territoires prévoient une diminution des dépenses en capital, notamment le Nunavut (-23 %), la Saskatchewan (-16 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (-4 %).

Dépenses par type de société

Les dépenses en capital dans le secteur minier canadien sont réparties presque également entre les entreprises étrangères et les entreprises canadiennes. En 2024, les entreprises multinationales étrangères représentaient 51 % du total des investissements en capital, contre 40 % pour les entreprises multinationales canadiennes. Les 9 % restants provenaient d’entreprises non multinationales (entreprises canadiennes sans activités à l’étranger).

Ces chiffres sont tirés des données de Statistique Canada sur la formation brute de capital fixe, qui mesure l’investissement en actifs physiques à long terme (tels que la construction, les machines et l’équipement) et en propriété intellectuelle, y compris la prospection minéraleNote de bas de page 4. Bien qu’associée, cette mesure diffère légèrement des données de dépenses en capital présentées ailleurs dans ce bulletin.

Les multinationales canadiennes ont investi 7,1 milliards de dollars en 2024, dont 60 % dans la construction, 29 % dans les machines et l’équipement et 11 % dans la propriété intellectuelle (c’est-à-dire la prospection minière). Les multinationales étrangères ont investi 9,1 milliards de dollars, dont 70 % dans la construction, 18 % dans les machines et l’équipement et 12 % dans la propriété intellectuelle.

Figure 8 : Formation brute de capital fixe dans le secteur minier, de 2020 à 2024

Figure 8 : Formation brute de capital fixe dans le secteur minier, de 2020 à 2024
Version textuelle — Figure 8

Des 7,1 milliards de dollars investis par les multinationales canadiennes en 2024, 4,2 milliards (60 %) ont été alloués à la construction, 2,0 milliards (29 %) aux machines et à l’équipement, et 823 millions (11 %) à la propriété intellectuelle, y compris la prospection. Une tendance semblable des dépenses a été observée pour les multinationales étrangères; 6,3 milliards de dollars (70 %) des 9,1 milliards de dollars investis ayant été consacrés à la construction, 1,7 milliard de dollars (18 %) aux machines et à l’équipement, et 1,1 milliard de dollars (12 %) à la propriété intellectuelle.

Sources : Ressources naturelles Canada, Statistique Canada
G = milliard