Transcription
L’extérieur de l’entrepôt du Programme du plateau continental polaire est affiché à l’écran. Joël Houle, animateur de La Science simplifiée, se tient à l’entrée de la porte de garage de l’entrepôt.
Joël : « Je suis ici au centre du Programme du plateau continental polaire à Ottawa. Le PPCP, comme on l’appelle, c’est un peu comme une agence de voyage et un pourvoyeur pour les travaux scientifiques sur le terrain.
Voici l’entrepôt d’équipement. Les scientifiques et les experts peuvent venir ici pour se préparer en empruntant à peu près tout ce dont ils ont besoin pour travailler sur le terrain. Nous avons donc pensé rencontrer un coordinateur ici afin de passer en revue ce qu’un scientifique doit faire pour se préparer au travail sur le terrain.
Voyons ce que fait un coordinateur de la planification opérationnelle et des services dans la vraie vie. »
La séquence d’introduction est présentée. Joël, à l’intérieur de l’entrepôt, rencontre Daniel Hepell, coordonnateur de la planification opérationnelle et des services du Programme du plateau continental polaire.
Joël : « Dan, comment ça va? »
Dan : « Bien et toi? »
Joël : « Très bien, merci. »
Dan : « Bienvenue au PPCP. »
Joël : « Je suis très heureux d’être ici. C’est la première fois que je viens à l’entrepôt. Vous faites quoi ici? »
Différentes sections de l’entrepôt sont affichées à l’écran.
Dan : « Ici à Ottawa, nous avons notre entrepôt et aussi notre siège social, donc la majeure partie du personnel administratif et opérationnel est ici. Mais on ne fait pas de science, on fournit un soutien logistique à la science. Le soutien logistique prend plusieurs formes : prêt de matériel, expédition, réception… on manipule environ 300 à 400 tonnes de marchandises par année. »
Joël : « Des tonnes métriques? »
Dan : « Ouais »
Joël : « Waouh. »
Des images d’employés du ministère de la Défense nationale situés à Resolute Bay sont affichées.
Dan : « Par transport terrestre, aérien et maritime vers l’Arctique et à travers le Canada. Les aéronefs sont également affrétés en collaboration avec l’un de nos partenaires, le ministère de la Défense nationale, qui partage aussi nos installations de Resolute Bay. »
Joël : « Donc, vos installations à Resolute Bay sont un peu comme une plaque tournante, n’est-ce pas? »
Dan : « Exactement. »
Joël : « OK. »
Une carte du Canada apparaît, avec une punaise indiquant l’île Cornwallis.
Dan : « Exactement. Nos installations de Resolute Bay sont sur l’île de Cornwallis, au cœur de l’archipel Arctique : la plateforme de lancement idéale pour les scientifiques. Comme je le disais, on soutient les scientifiques, on les aide en les hébergeant. »
Des images des installations sont affichées.
« Il y a une cuisine complète. On peut héberger entre 250 et 300 personnes à la fois quand on est à pleine capacité. Il y a des zones de loisirs. Des aéronefs affrétés pour le travail local ou le transport de matériel et de scientifiques vers des îles proches de Resolute Bay. Il se fait peu de travaux scientifiques sur l’île de Cornwallis, mais beaucoup dans les îles adjacentes de l’Arctique canadien. Nous avons un mini-entrepôt avec du matériel de terrain. On n’a pas à Resolute Bay tout l’équipement de terrain que tu vas voir ici, mais il y a un assez grand choix en stock. »
Joël, dans l’entrepôt d’Ottawa demande : « C’est vraiment grand. Quel type d’équipement avez-vous ici? »
Une photo d’un paysage arctique isolé montre des scientifiques qui sortent d’un avion nolisé avec de l’équipement.
Dan : « Donc, le type d’équipement qu’on a ici, c’est – imagine que tu vas dans l’Arctique sur une île isolée, loin de tout réseau électrique, de toute ville ou infrastructure. De quoi auriez-vous besoin, toi et ton groupe, pour survivre là-bas deux ou trois semaines?
Eh bien, nous avons tout cet équipement, tout ce qu’il faut à part la nourriture et l’eau. Je me plais à dire que c’est le nec plus ultra des magasins de plein air. »
Joël : « Ça a l’air d’un endroit de rêve. »
Dan : « Ça l’est. C’est un établissement de rêve. C’est aussi un travail de rêve quand on aime le plein air. »
Joël : « Je suis un peu arrivé ici avec une idée derrière la tête. J’espérais que, comme on a tout ce matériel, on pourrait peut-être faire semblant que je suis un expert ou un scientifique qui part faire des recherches dans l’Arctique et que vous devez m’équiper.
Qu’en pensez-vous? »
Dan : « Oui, on peut faire ça. »
Joël : « Génial! Allons-y. »
Dan : « Allons faire le tour des allées et examiner l’équipement. »
Une longue allée, bordée de sections organisées contenant différents équipements, est affichée.
Dan : « On peut commencer ici. »
Joël : « OK. »
Dan : « C’est notre première allée. Il s’agit essentiellement d’ustensiles de cuisine : des ustensiles de style camping ou des ustensiles de cuisine industriels. J’ai quelque chose pour toi. »
Joël : « OK, parfait. »
Dan : « Donc, tout d’abord, le téléphone satellite. »
Joël, tenant la boîte, l’ouvre pour en examiner le contenu.
Joël : « OK. »
Dan : « Et il y a ici tout ce qu’il faut pour le faire fonctionner. Il y a même une carte qui montre comment composer, comment utiliser le téléphone et comment nous joindre. Mais par contre il n’y a pas de jeux dedans. »
Joël : « Ah non? Pas de jeux donc. »
Dan : « Je savais que tu allais me le demander. »
Joël : « Ah oui, je me demande bien pourquoi…»
Dan : « Non, il n’y en a pas. Des données et euh... »
Joël : « Vous en avez un avec des jeux? »
Dan : « et du texte. »
Joël a de la difficulté à refermer la boîte.
Joël : « Bon, je n’arrive même pas à m’en servir. »
Dan : « C’est un test de QI. Tu ne t’en sors pas très bien. »
Joël : « Oui, j’ai échoué. Comment ça marche? Ah, il faut appuyer dessus. »
Dan : « Oui, c’est ça le truc. »
Joël : « Oh, d’accord, voilà. »
Dan : « OK, alors tu as compris. »
Joël : « OK. »
Dan : « Et j’ai autre chose dont tu pourrais avoir besoin. Oh, ici. Tu as besoin de ça. »
Dan entre dans l’allée et prend divers articles qu’il remet à Joël.
Joël : « Des gants isolants, bien sûr. Évidemment. »
Dan : « Tu ne veux pas te brûler. »
Joël : « Oui, d’accord. »
Dan : « Trousse de premiers secours »
Joël : « OK. »
Dan : « Couteau. Pour ours blanc »
Joël : « Vous me confiez un couteau? »
Dan : « Eh bien, du moment que tu ne le dégaines pas à côté de moi. »
Joël : « OK, c’est bon. »
Dan : « Carnet, boussole, bloc-notes. »
Joël : « OK, parfait. »
Dan : « Un bidon. Il faut un bidon pour l’eau, non? »
Joël : « Génial, d’accord, il y a aussi des balais. J’ai besoin d’un balai ou vous pensez que je peux m’en passer? »
Dan : « Je vais plutôt te donner une brosse à neige. Je ne te fais pas confiance avec un balai, alors une brosse à neige. »
Joël : « OK. OK, c’est bon. OK. »
Dan : « Maintenant, allons par là. On va te trouver des vêtements. »
Joël : « Oh, cool. OK »
Ils se dirigent vers l’allée des vêtements, où sont rangés des vêtements d’hiver. Joël continue de transporter tout l’équipement que Dan lui a remis.
Dan : « C’est le rayon des vêtements. »
Joël : « OK, les vêtements. »
Dan : « Donc, tu m’as dit que tu voulais t’équiper comme si tu allais dans l’Arctique. »
Joël : « 100 %. »
Dan : « C’est ce que je vais faire. Voilà ta parka. »
Joël : « OK, il fait environ 30 degrés dehors. »
Dan : « Arctique ou pas? Qu’est-ce que tu veux? »
Joël : « Arctique je suppose. »
Dan : « Alors voilà. »
Joël : « Oh, oh, OK, parfait. D’accord, j’ai compris, d’accord. »
Dan : « Les pantalons. »
Joël : « Des pantalons? »
Dan : « Même chose. Tu ne veux pas avoir froid. »
Joël : « Ah oui, je pense qu’il y a de la place en haut de la pile. »
Dan : « D’accord. »
Joël : « D’accord. »
Dan : « Ça va? »
Joël : « Oui, ça va. »
Dan : « Je vais te chercher des bottes. »
Joël : « Très bien, oh, merci. »
Dan : « Ensuite, nous allons te trouver un véhicule. »
Ils reviennent sur leurs pas et se dirigent vers le côté gauche.
Joël : « D’accord. »
Dan : « Bien, allons-y. »
Joël : « Par ici? »
Dan : « En fait, est-ce qu’on voulait aller voir les véhicules de l’autre côté? »
Joël : « Oh, c’est par là? »
Dan : « Ouais. »
Joël : « Je ne vois pas où je vais. »
Ils se dirigent vers la section des véhicules. Des motoneiges, des VTT et d’autres véhicules spécialisés sont rangés sur des étagères.
Dan : « OK, donc les véhicules sont ici. »
Joël : « Ok, j’ai l’équipement. Je suis prêt à y aller, allons-y. Qu’est-ce qu’on fait maintenant? »
Dan : « Là, il faut s’occuper du transport, du transport motorisé. On a des VTT ici. Quand je regarde le VTT derrière moi, par exemple, je le trouve un peu petit pour toi. »
Joël : « OK. »
Dan : « Alors j’ai autre chose en tête pour toi et ça va te plaire. On t’a préparé quelque chose à l’extérieur aussi. »
Joël : « Vraiment? »
Dan : « Oui, on t’a préparé un camp. »
Joël : « Un camp de terrain à moi! C’est génial. »
Dan : « C’est exact, oui. »
Joël : « Cool. OK, alors dois-je tout enfiler? »
Dan : « Eh bien, tu devrais. L’expérience complète, non? »
Joël : « Ok alors on apporte tout ça dehors et on s’en va au camp de terrain.
Dan : « C’est bon, allons-y. »
Ils sortent du garage. Dans le stationnement, ils conduisent un véhicule utilitaire jusqu’à un campement. Deux tentes de taille moyenne et une table sont installées. Joël descend du véhicule et se promène dans le campement pour l’explorer.
Joël : « C’est plutôt bien organisé. Regardez mon camp de terrain. J’ai une tente, un lit. J’ai une cuisine, du propane, de l’eau, mes gants et ma brosse scientifique, c’est plutôt bien. Un générateur, une chaise, et on m’a dit que c’était pour, vous savez, un espace privé si vous voulez utiliser les toilettes, donc c’est plutôt bien. Et bien sûr, le plus important, c’est que j’ai mon téléphone satellite sur moi, car la sécurité est primordiale pour le PPCP. Allons-y, je pense que je suis prêt. Vous savez, je vais... Je vais peut-être commencer à faire des recherches scientifiques ici. »
Joël s’assoit sur une chaise de camping.
« Ah oui, j’ai l’impression d’être un scientifique. C’est génial. »
Le mot-symbole du Canada apparaît.