Méthode canadienne de prévision du comportement des incendies de forêt – Types de combustibles

La Méthode canadienne de prévision du comportement des incendies de forêt (PCI) repose sur une série d’équations mathématiques permettant de déterminer le rapport entre les caractéristiques du feu et le vent, la teneur en humidité des combustibles et les conditions topographiques pour 16 types de combustibles végétaux. La Méthode de PCI permet d’évaluer le comportement potentiel des feux de végétation.

Description des types de combustibles utilisés par la Méthode de PCI

C-1 – Pessière à lichens

Un peuplement ouvert de conifères de hauteurs variées. Les branches des arbres s’étendent jusqu’au sol forestier qui est couvert par un tapis de cladonies.
Type de combustible C-1
(pessière à lichens)

Ce type de combustible se caractérise par des peuplements ouverts — évoquant un parc — d’épinettes noires (Picea mariana), qui occupent les hautes terres bien drainées de la zone subarctique du Nord canadien. L’étage dominant compte également, comme essences associées, le pin gris (Pinus banksiana) et le bouleau à papier (Betula papyrifera).

Le couvert forestier se présente sous la forme d’arbres clairsemés et de bouquets denses. La hauteur des arbres varie considérablement, mais les branches, qu’elles soient vivantes ou mortes, s’étendent uniformément jusqu’au sol forestier et le marcottage est considérable. L’accumulation de combustibles ligneux de surface est très faible et dispersée. La couverture arbustive est extrêmement clairsemée.

La surface terrestre est complètement exposée au soleil et couverte par un tapis de cladonies arbuscules (Cladonia spp.) quasi continu, dont l’épaisseur moyenne au-dessus du sol minéral est de 3 à 4 cm.

 

C-2 – Pessière boréale

Un peuplement pur et relativement dense de conifères. Les branches des arbres s’étendent jusqu’au sol forestier. Les branches mortes sont recouvertes de lichens et une couche épaisse de matières organiques est présente.
Type de combustible C-2 
(pessière boréale)

Ce type de combustible se caractérise par des peuplements d’épinettes noires (Picea mariana) relativement denses et purs, occupant tant les basses terres que les hautes terres. Les terres présentant une couverture importante de sphaignes ne sont pas classées comme combustibles de type C-2.

La base des cimes effleure le sol et les branches mortes sont généralement recouvertes de lichens barbus (Usnea spp.). L’écorce sur la partie inférieure des troncs est fortement écailleuse. Les débris ligneux au sol sont présents en volumes faibles à modérés. Le thé du Labrador (Rhododendron groenlandicum) est souvent la principale espèce arbustive.

Le parterre forestier est dominé par un tapis de mousses hypnacées ou de lichens (principalement des cladonies). Les sphaignes peuvent parfois être présentes, mais elles empêchent peu la propagation du feu en surface. Une couche organique compactée dépasse généralement 20 à 30 cm.

 

C-3 – Pins gris ou pins tordus latifoliés matures

Un peuplement dense de conifères matures. Des arbres de plus petite dimension poussent sous un couvert épais. Le parterre forestier est parsemé de débris et de mousses hypnacées.
Type de combustible C-3
(pins gris ou pins tordus latifoliés matures)

Ce type de combustible se caractérise par des peuplements de pins gris (Pinus banksiana) ou de pins tordus latifoliés (Pinus contorta) purs et de densité relative adéquate (1 000 à 2 000 tiges/ha), qui ont atteint le stade de fermeture complète du couvert.

La base de la cime vivante est bien au-dessus du sol. Un sous-étage clairsemé de conifères peut être présent.

Les combustibles de surface morts sont faibles et dispersés. La couverture terrestre est constituée de mousses hypnacées (p. ex., Pleurozium schreberi) sur une couche organique compactée d’une profondeur moyenne (environ 10 cm).

 

C-4 – Jeunes pins gris ou pins tordus latifoliés

Un peuplement dense de conifères. On y note plusieurs arbres morts sur pied et des débris au sol. La surface terrestre est couverte d’une litière d’aiguilles.
Type de combustible C-4 
(jeunes pins gris ou pins tordus latifoliés)

Ce type de combustible se caractérise par des peuplements purs et denses (10 000 à 30 000 tiges/ha) composés de pins gris (Pinus banksiana) ou de pins tordus latifoliés (Pinus contorta), dans lesquels la mortalité attribuable à l’éclaircie naturelle se traduit par la présence d’un grand nombre de tiges mortes sur pied et de combustibles ligneux morts au sol.

La continuité verticale et horizontale du combustible constitue un élément caractéristique de ce type de combustible. L’accumulation de combustibles de surface est supérieure à celle que l’on observe chez le type C-3 et les couches organiques sont moins profondes et moins compactes.

La couverture terrestre est constituée principalement d’une litière d’aiguilles en suspension dans une strate arbustive basse (Vaccinium spp.).

 

C-5 – Pins rouges et pins blancs

Un peuplement mature de conifères et quelques arbres et arbustes de petite dimension. Les débris sont peu présents et la couverture terrestre est constituée d’herbacées et d’une litière d’aiguilles de pin.
Type de combustible C5 
(pins rouges et pins blancs)

Ce type de combustible se caractérise par des peuplements matures de pins rouges (Pinus resinosa) et de pins blancs (Pinus strobus) en diverses proportions, comportant parfois une faible proportion d’épinettes blanches (Picea glauca) et de vieux bouleaux à papier (Betula papyrifera) ou de peupliers faux-trembles (Populus spp.).

Le sous-étage est de densité moyenne et se compose typiquement d’érables rouges (Acer rubrum) ou de sapins baumiers (Abies balsamea). Une strate arbustive, habituellement de noisetiers à long bec (Corylus cornuta), peut être présente en proportions modérées.

La couverture terrestre se compose d’une combinaison d’herbacées et d'une litière d’aiguilles de pin. La couche organique est généralement d’une profondeur de 5 à 10 cm.

 

C-6 – Plantation de conifères

Une plantation mature de conifères. Le couvert est luxuriant et fermé. On y note l’absence de végétation de sous-bois. Le parterre forestier est recouvert d’une couche épaisse de litière d’aiguilles.
Type de combustible C-6 
(plantation de conifères)

Ce type de combustible se caractérise par des plantations pures de conifères de densité relative adéquate et à couvert fermé, sans sous-étage ni strate arbustive.

Le parterre forestier est recouvert d’une litière d’aiguilles au-dessus d’une couche d’humus qui atteint une profondeur de 10 cm.

Les prévisions sur la vitesse de propagation des feux et l’embrasement des cimes tiennent compte de la hauteur de la base de la cime.

 

C-7 – Pins ponderosa et douglas verts

Un peuplement mixte inéquienne de conifères. Les arbres sont espacés et le parterre forestier est dominé par des graminées, des herbacées et des arbustes dispersés, ainsi qu’une litière d’aiguilles
Type de combustible C-7 
(pins ponderosa et douglas verts)

Ce type de combustible se caractérise par des peuplements inéquiennes de pins ponderosa (Pinus ponderosa) et de douglas verts (Pseudotsuga menziesii) en diverses proportions. Dans certaines stations et à certaines altitudes, le mélèze de l’Ouest (Larix occidentalis) et le pin tordu latifolié (Pinus contorta) peuvent constituer une proportion importante des peuplements.

Les peuplements sont ouverts et parsemés de bouquets de douglas verts ou de mélèzes d’âges divers, qui forment un sous-étage discontinu. La fermeture du couvert est inférieure à 50 %, même si les bouquets d’arbres forment un couvert fermé et souvent dense. L’accumulation de combustibles ligneux de surface est faible et dispersée.

À l’exception des bouquets de douglas verts, le parterre forestier est dominé par des graminées vivaces, des herbacées et des arbustes dispersés. Dans les bouquets d’arbres, la litière d’aiguilles est le principal combustible de surface. L’épaisseur de l’humus varie de nulle à faible (<3 cm).

 

D-1 – Peupliers faux-trembles, sans feuilles

Un peuplement pur semi-mature de résineux, avant le débourrement ou après la chute des feuilles. Il n’y a aucune présence de conifères. Une strate d’arbustes de hauteur moyenne à élevée est présente. On observe une couche de matière végétale fanée au sol.
Type de combustible D-1 
(Peupliers faux-trembles, sans feuilles)

Ce type de combustible se caractérise par des peuplements purs et semi-matures de peupliers faux-trembles (Populus tremuloides) avant le débourrement printanier ou après la chute des feuilles et le fanage de la végétation secondaire à l’automne.

Le sous-étage de conifères brille par son absence, mais une strate arbustive bien développée — de hauteur moyenne à élevée — est généralement présente. Le combustible constitué de bois ronds morts jonchant le sol est un élément mineur du complexe des combustibles.

Les principaux combustibles de surface comprennent surtout la litière foliaire et les herbes fanées qui sont exposées directement au vent et au rayonnement solaire. Au printemps, la couche d’humus (horizons F et H) contribue rarement aux combustibles disponibles en raison de sa forte teneur en humidité.

 

M-1 – Forêt boréale mixte, sans feuilles

Un peuplement mixte de conifères et de feuillus dépourvus de feuilles. La structure et les stades de développement des arbres sont variés.
Type de combustible M-1 
(Forêt boréale mixte, sans feuilles)

Ce type de combustible (et sa contrepartie « avec feuilles », M-2) se caractérise par des peuplements mélangés constitués de conifères et de feuillus en proportions variées. Les essences comprennent notamment :

  • l’épinette noire (Picea mariana);
  • l’épinette blanche (Picea glauca);
  • le sapin baumier (Abies balsamea);
  • le sapin subalpin (Abies lasiocarpa);
  • le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides);
  • le bouleau à papier (Betula papyrifera).

En une station donnée, certaines des essences susmentionnées peuvent être présentes ou absentes. Outre la diversité des essences, les peuplements présentent une structure et un développement variables, mais, de façon générale, ils sont confinés aux hautes terres moyennement drainées.

Le type de combustible M-1, soit la première phase de la variation saisonnière de l’inflammabilité, a lieu durant le printemps et l’automne. La vitesse de propagation est pondérée selon la proportion (exprimée en pourcentage) des composantes feuillues et résineuses (conifères).

 

M-2 – Forêt boréale mixte, avec feuilles

Un peuplement mixte de conifères et de feuillus de hauteurs et de dimensions variées. Les arbres sont en feuilles et le parterre forestier est indiscernable.
Type de combustible M-2 
(Forêt boréale mixte, avec feuilles)

Ce type de combustible (et sa contrepartie « sans feuilles », M-1) se caractérise par des peuplements mélangés constitués de conifères et de feuillus en proportions variées. Les essences comprennent notamment :

  • l’épinette noire (Picea mariana);
  • l’épinette blanche (Picea glauca);
  • le sapin baumier (Abies balsamea);
  • le sapin subalpin (Abies lasiocarpa);
  • le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides);
  • le bouleau à papier (Betula papyrifera).

En une station donnée, certaines des essences susmentionnées peuvent être présentes ou absentes. Outre la diversité des essences, les peuplements présentent une structure et un développement variables, mais, de façon générale, ils sont confinés aux hautes terres moyennement drainées.

Le type de combustible M-2, soit la deuxième phase de la variation saisonnière de l’inflammabilité, a lieu durant l’été. La vitesse de propagation est pondérée selon la proportion (exprimée en pourcentage) des composantes feuillues et résineuses (conifères). Durant l’été, lorsque les arbres de l’étage dominant et du sous-étage sont en feuilles, la propagation du feu est considérablement réduite. En effet, la vitesse de propagation n’est qu’un cinquième de celle que l’on observe au cours du printemps ou de l’automne dans des conditions par ailleurs semblables.

 

M-3 – Forêt mixte à sapins baumiers morts, sans feuilles

Un peuplement mixte défolié présentant une importante proportion d’arbres déracinés par le vent ou dont la cime est brisée. On y note également des arbres recouverts de lichens et d’autres débris ligneux. Le parterre forestier est marqué par la présence de mousses, d’aiguilles et de feuilles.
Type de combustible M-3 
(Forêt mixte à sapins baumiers morts, sans feuilles)

Ce type de combustible (et sa contrepartie « avec feuilles », M-4) se caractérise par des peuplements mixtes où croît le sapin baumier (Abies balsamea) — souvent en sous-étage — en mélange hétérogène avec les essences suivantes :

  • l’épinette (Picea spp.);
  • le pin (Pinus spp.);
  • le bouleau (Betula spp.).

Ces peuplements s’observent dans les régions forestières des Grands Lacs et du Saint-Laurent ainsi que dans les régions boréales du Canada. Cependant, ils ne doivent pas être confondus avec les peuplements purs de sapins baumiers qui sont typiques de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.

Les défoliations annuelles répétées provoquées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana) entraînent la mort des sapins baumiers. Il en résulte que l’écorce se détache de l’arbre, que ce dernier est recouvert de lichens (mousse espagnole ou usnée barbue [Usnea spp.]), et qu’il est exposé au chablis et au bris de la cime. Ces phénomènes atteignent leur maximum cinq à huit ans après la mort de l’arbre. Le volume de débris ligneux au sol est d’abord faible, mais il augmente considérablement avec la décomposition du peuplement consécutive à la mortalité.

Le parterre forestier est constitué d’un mélange de mousses hypnacées, d’aiguilles et de feuilles. La couche organique est moyennement compactée et sa profondeur varie de 8 à 10 cm.

Après la mortalité du peuplement, les incendies printaniers émanant de ce type de combustible brûlent rapidement, se propageant de façon continue par les cimes et à la faveur des flammes transportées par le vent.

 

M-4 – Forêt mixte à sapins baumiers morts, avec feuilles

Un peuplement mixte présentant une importante proportion d’arbres déracinés par le vent ou dont la cime est brisée. On y note également des arbres recouverts de lichens et d’autres débris ligneux. Le parterre forestier est marqué par la présence de mousses, d’aiguilles et de feuilles.
Type de combustible M-4 
(Forêt mixte à sapins baumiers, avec feuilles)

Ce type de combustible (et sa contrepartie « sans feuilles », M-3) se caractérise par des peuplements mixtes où croît le sapin baumier (Abies balsamea [L.] Mill.) — souvent en sous-étage — en mélange hétérogène avec les essences suivantes :

  • l’épinette (Picea spp.);
  • le pin (Pinus spp.);
  • le bouleau (Betula spp.).

Ces peuplements s’observent dans les régions forestières des Grands Lacs et du Saint-Laurent ainsi que dans les régions boréales du Canada. Cependant, ils ne doivent pas être confondus avec les peuplements purs de sapins baumiers qui sont typiques de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.

Les défoliations annuelles répétées provoquées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana) entraînent la mort des sapins baumiers. Il en résulte que l’écorce se détache de l’arbre, que ce dernier est recouvert de lichens (mousse espagnole ou usnée barbue [Usnea spp.]), et qu’il est exposé au chablis et au bris de la cime. Ces phénomènes atteignent leur maximum cinq à huit ans après la mort de l’arbre. Le volume de débris ligneux au sol est d’abord faible, mais il augmente considérablement avec la décomposition du peuplement consécutive à la mortalité.

Le parterre forestier est constitué d’un mélange de mousses hypnacées, d’aiguilles et de feuilles. La couche organique est moyennement compactée et sa profondeur varie de 8 à 10 cm.

Les incendies d’été sont ralentis par la prolifération de végétation de sous-bois favorisée par l’ouverture du couvert. Lorsqu’une quantité suffisante de combustible de surface s’est accumulée à la faveur de la décomposition du peuplement (généralement après quatre à cinq ans), les incendies se propageront dans le complexe de combustibles, mais pas aussi rapidement qu’au printemps. La possibilité qu’un incendie se déclenche est à son maximum dans les cinq à huit ans après la mortalité du peuplement, puis elle diminue progressivement avec la décomposition des combustibles de surface et la prolifération de la végétation de sous-bois.

 

O-1 – Herbes

Une superficie herbacée avec des arbres et des arbustes en arrière-fond. La superficie herbacée est marquée par la présence de matières mortes ou fanées.
Type de combustible O-1 
(Herbes)

Ce type de combustible se caractérise par une couverture herbacée continue où l’on ne trouve pas plus que quelques arbres ou bouquets d’arbustes. Ces derniers n’exercent aucune influence notable sur le comportement des incendies.

On distingue deux sous-types de formations herbeuses :

  • O-1-a, soit l’enchevêtrement d’herbes aplaties que l’on observe souvent après la fonte des neiges;
  • O-1-b, soit les herbes mortes sur pied que l’on observe souvent de la fin d’été jusqu’au début de l’automne.

La proportion de matières mortes ou fanées dans les paysages herbeux a un effet marqué sur la propagation du feu et elle doit être estimée avec prudence.

 

S-1 – Rémanents de pins gris ou de pins tordus latifoliés

Un terrain dégagé avec des rémanents de l’exploitation de conifères matures. Les cimes et les branches restantes conservent encore la moitié de leur feuillage.
Type de combustible S-1 
(Rémanents de pins gris ou de pins tordus latifoliés)

Ce type de combustible se caractérise par des rémanents de la coupe à blanc réalisée à l’aide de tracteurs ou de débusqueuses dans les peuplements matures composés des essences suivantes :

  • le pin gris (Pinus banksiana);
  • le pin tordu latifolié (Pinus contorta).

Les rémanents remontent généralement à une ou deux saisons et ils conservent jusqu’à 50 % du feuillage, en particulier les branches les plus rapprochées du sol. Aucun traitement n’a été appliqué après la coupe et les combustibles forment une couche continue sur le sol. Les cimes et les branches laissées sur place font que la charge et la profondeur du combustible sont modérées.

La couverture terrestre est constituée d’une strate continue de mousses hypnacées (p. ex., Pleurozium schreberi) et d’une litière discontinue d’aiguilles. Les couches organiques sont moyennement profondes et plutôt compactes.

 

S-2 – Rémanents d’épinettes blanches et de sapins baumiers

Un terrain exploité où les rémanents de la coupe de conifères matures sont visibles. Les cimes et les branches restantes conservent encore la moitié de leur feuillage et des mousses, des aiguilles et du bois en décomposition demeurent sur place.
Type de combustible S-2 
(Rémanents d’épinettes blanches et de sapins baumiers)

Ce type de combustible se caractérise par des rémanents de la coupe à blanc réalisée à l’aide de tracteurs ou de débusqueuses dans les peuplements matures à surannés composés des essences suivantes :

  • l’épinette blanche (Picea glauca);
  • le sapin subalpin (Abies lasiocarpa) ou le sapin baumier (Abies balsamea).

Les rémanents remontent généralement à une ou deux saisons et ils conservent de 10 à 50 % du feuillage sur les branches. Aucun traitement n’a été appliqué après la coupe.

La continuité du combustible peut être interrompue par les pistes suivies par les débusqueuses, à moins que la coupe ait eu lieu en hiver. Les cimes ont été laissées sur place et la majeure partie des branches se sont brisées durant le débusquage jusqu’aux dépôts. Il en résulte que la charge et la profondeur du combustible sont modérées. Les combustibles ligneux fracassés et décomposés peuvent abonder.

La couverture terrestre est constituée de mousses hypnacées (p. ex., Pleurozium schreberi) et d’une litière considérable d’aiguilles tombées à la suite de la coupe. Les couches organiques sont moyennement profondes et compactes.

 

S-3 – Rémanents de thuyas, de pruches et de douglas verts côtiers

Un terrain exploité marqué par la présence de rémanents de la coupe. Plusieurs branches, débris ligneux et aiguilles demeurent sur place.
Type de combustible S-3 
(Rémanents de thuyas, de pruches et de douglas verts côtiers)

Ce type de combustible se caractérise par des rémanents de l’exploitation par téléphérage relevé, réalisée dans des peuplements mixtes matures à surannés composés de conifères de la région côtière de la Colombie-Britannique. Les essences prédominantes sont les suivantes :

  • le thuya géant (Thuja plicata);
  • la pruche de l’Ouest (Tsuga heterophylla);
  • le douglas vert (Pseudotsuga menziesii).

Les rémanents remontent généralement à la saison précédente et les thuyas conservent tout leur feuillage sur les branches; ce feuillage est pourtant fané. À l’inverse, les pruches et les douglas verts auront perdu jusqu’à la moitié de leur feuillage.

Le combustible tend à être continu et décompacté. On observe parfois de très grandes quantités non marchandes de bois brisé et décomposé, selon l’état de dépérissement du peuplement. La profondeur du combustible peut atteindre entre 0,5 et 2,0 m.

La couverture terrestre peut être constituée de mousses hypnacées (p. ex., Pleurozium schreberi) ou uniquement d’une litière de vieilles aiguilles compactées formant une couche en dessous d’une quantité importante d’aiguilles récemment tombées. Les couches organiques sont moyennement profondes à profondes, et compactées. Un sous-étage d’arbustes et d’herbacées — peu prononcé à moyennement prononcé — peut être présent.

Ce type de combustible peut également se retrouver dans les rémanents de thuyas et de pruches de la zone humide des régions côtières et intérieurs de la Colombie-Britannique où le douglas vert est absent.

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