Réponse du ministre au Rapport annuel de 2025 du Conseil du partenariat pour des emplois durables

Aux membres du Conseil du partenariat pour des emplois durables,

Je vous remercie pour le premier rapport annuel du Conseil de partenariat pour des emplois durables, qui a été présenté à la ministre de l’Emploi et des Familles et à moi-même le 14 novembre 2025. Je salue l’important travail réalisé par le Conseil, y compris ses activités de mobilisation en personne, et j’apprécie son expertise et ses conseils. Je suis heureux de répondre aux recommandations du Conseil et de faire le point sur les efforts de collaboration soutenus que déploient les ministères pour appuyer les objectifs de la Loi canadienne sur les emplois durables.

Les recommandations et le travail du Conseil sont pertinents et opportuns à l’heure où le Canada connaît d’importantes transformations économiques sous l’effet du climat géopolitique et de la dynamique du commerce mondial. Parallèlement, de nombreux pays dans le monde opèrent une transition vers l’énergie propre et les industries à faibles émissions de carbone, et le Canada ne doit pas être laissé pour compte. La Stratégie de compétitivité climatique, annoncée dans le budget de 2025, crée les conditions idéales pour générer les investissements nécessaires à l’édification d’un avenir prospère et carboneutre dans lequel les entreprises et les industries canadiennes seront bien placées pour faire face à la concurrence et pour s’imposer comme chefs de file dans l’économie mondiale à faibles émissions de carbone.

Pour bâtir une économie canadienne forte, le gouvernement du Canada stimule les investissements, accélère les projets d’intérêt national et diversifie ses relations commerciales, tout en faisant progresser la compétitivité climatique. Les énergies propres et conventionnelles, les ressources naturelles et les secteurs essentiels à la transition vers la carboneutralité sont d’importants moteurs de création d’emplois et de croissance économique qui ouvrent de belles possibilités d’exportation.

Partout au pays, on trouve d’excellents exemples de leadership autochtone dans des secteurs essentiels, notamment l’énergie et les ressources naturelles, exemples qui témoignent clairement de la concordance entre la mission du Canada et certaines priorités économiques autodéterminées mises de l’avant par les nations autochtones. Le gouvernement du Canada demeure déterminé à bâtir en partenariat une économie forte, à rechercher des occasions d’harmoniser les intérêts et les priorités économiques ainsi qu’à collaborer en s’engageant fermement à respecter les droits des Autochtones et à créer, pour ceux-ci, des possibilités de participation active, notamment par la prise de participation.

Stratégies industrielles : Le rapport du Conseil recommande l’élaboration de stratégies industrielles à long terme qui contribuent à la création d’emplois durables et remédient aux pertes d’emplois actuelles, notamment en tirant parti des marchés publics et de nouvelles façons de mobiliser le capital privé pour favoriser les investissements industriels, en investissant dans les économies régionales et en soutenant la propriété, la participation et les modèles de surveillance autochtones dans le cadre des grands projets.

Pour bâtir l’économie de demain, il faut veiller à ce que les travailleurs et les industries soient bien outillés pour être en mesure de saisir les occasions qui se présentent. Le gouvernement du Canada adopte une approche à trois volets pour réaliser sa vision industrielle, axée sur la protection des industries et des emplois, la création d’emplois et d’industries ainsi que l’attraction des investissements et des talents.

Le gouvernement du Canada a récemment lancé le Fonds d’intervention stratégique pour protéger les bons emplois dans des secteurs clés tels que l’acier, l’aluminium, l’automobile et les produits forestiers, en soutenant de grands projets qui renforcent la résilience économique des industries touchées par les perturbations commerciales. Plusieurs de ces secteurs sont essentiels à la transition du Canada vers la carboneutralité et à la compétitivité climatique, comme l’acier vert, la fabrication de technologies propres et les véhicules électriques. Le gouvernement met également en œuvre la Politique d’achat canadienne, qui donne la priorité au contenu et aux fournisseurs canadiens dans les marchés publics fédéraux stratégiques, tout en renforçant l’économie nationale pour les entreprises et les travailleurs. Cette approche, qui inclut la priorisation des matériaux canadiens comme l’acier et les produits forestiers, est fortement susceptible d’accroître les possibilités pour les travailleurs canadiens, notamment dans les entreprises et les industries directement liées à l’atteinte de la carboneutralité.

Grâce au Bureau des grands projets, le gouvernement du Canada fait avancer des projets et des stratégies transformatrices visant à unifier l’économie canadienne, à diversifier ses industries et ses débouchés commerciaux et à créer des emplois bien rémunérés. Plusieurs de ces initiatives feront progresser la compétitivité climatique et la croissance propre du Canada, y compris divers projets de minéraux critiques, le projet nucléaire Darlington New Nuclear et la stratégie énergétique éolienne de l’Atlantique Ouest. Le gouvernement s’est engagé à accélérer le développement de ces projets dans le cadre de sa stratégie industrielle, en concertation et en partenariat avec les Premières Nations, les Inuits, les Métis et les peuples visés par des traités modernes ou jouissant d’une autonomie gouvernementale, ce qui passe notamment par le respect des engagements énoncés dans les traités historiques et modernes et les accords d’autonomie gouvernementale et par l’application de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Le gouvernement du Canada reconnaît que la stratégie industrielle et le développement de la main-d’œuvre doivent aller de pair pour soutenir la transformation économique du pays. Les mesures fédérales de développement de la main-d’œuvre qui touchent l’ensemble de l’économie auront des retombées directes et positives sur les secteurs liés à l’atteinte de la carboneutralité et sur les travailleurs qui y évoluent. Les mesures clés récentes comprennent les suivantes :

  • Le lancement de nouvelles alliances pour la main-d’œuvre qui permettront de rassembler les employeurs, les syndicats et les groupes sectoriels pour relever les défis urgents du marché du travail, coordonner les investissements dans le développement des compétences et mettre en œuvre des stratégies de développement de la main-d’œuvre taillées sur mesure, notamment dans les secteurs qui opèrent d’importants changements pour réduire leurs émissions et qui sont très importants pour l’atteinte de la carboneutralité, comme l’énergie et les minéraux critiques.
  • Les investissements effectués dans le Fonds d’innovation pour la main-d’œuvre sectorielle afin d’aider les entreprises des secteurs clés et des régions à recruter et à maintenir en poste la main-d’œuvre dont elles ont besoin, ce qui favorisera la croissance, fera progresser les stratégies industrielles et répondra aux besoins de développement des compétences à l’échelle régionale et locale.

Développement des compétences et formation : Le rapport du Conseil recommande de renforcer les compétences et la formation pour les travailleurs actuels et les nouveaux venus sur le marché du travail, notamment par le renforcement des capacités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Le rapport souligne les pénuries de main-d’œuvre prévues dans des secteurs clés comme l’énergie et la construction ainsi que la nécessité d’accroître la collaboration avec les gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones sur le plan des métiers spécialisés, de la mobilité de la main-d’œuvre et de la reconnaissance des titres de compétences.

Le gouvernement du Canada prend des mesures pour élargir l’accès au développement des compétences et au soutien pour les travailleurs et les employeurs à mesure qu’évoluent les industries. Renforcer les systèmes de formation et veiller à ce que les travailleurs puissent s’adapter aux transitions industrielles, y compris le virage vers l’énergie à faibles émissions de carbone et les technologies propres, est essentiel à la réussite économique à long terme du Canada.

Pour répondre à la demande croissante de compétences, le gouvernement a investi dans la formation et le développement de la main-d’œuvre dans l’économie à faibles émissions de carbone, notamment :

  • Le Fonds de formation pour les emplois durables, qui soutient une série de projets de formation pour aider les travailleurs à améliorer leurs compétences ou à en acquérir de nouvelles, notamment en intelligence artificielle, pour des emplois dans l’économie à faibles émissions de carbone. Le Fonds est axé sur l’énergie à faibles émissions et la gestion du carbone, les bâtiments verts et les rénovations ainsi que sur l’entretien et les infrastructures de recharge des véhicules électriques.
  • Le Programme de formation et d’innovation syndical, volet des emplois durables, investit dans des projets soutenant les syndicats et leurs partenaires dans la création de formations vertes pour les travailleurs des métiers spécialisés. Le Programme vise à soutenir plusieurs projets pour développer et offrir des formations vertes aux compagnons et aux apprentis dans les métiers du Sceau rouge essentiels à la réduction des émissions du Canada.
  • Les ententes sur le développement du marché du travail avec les provinces et les territoires prévoient un investissement de 570 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2025-2026. Ce financement aide les provinces et les territoires à offrir des mesures de formation, de reconversion et de soutien à l’emploi aux travailleurs touchés par les droits de douane et les fluctuations du marché mondial, ce qui inclut notamment jusqu’à 66 000 travailleurs dans les secteurs de l’acier et du bois d’œuvre.

En plus de financer ces programmes ciblés sur les emplois durables, le gouvernement du Canada, par l’entremise d’Emploi et Développement social Canada, investit de manière plus générale pour répondre aux besoins de main-d’œuvre dans les métiers spécialisés. Mentionnons, par exemple, l’octroi de 75 millions de dollars sur trois ans (à compter de 2026-2027) au Programme pour la formation et l'innovation en milieu syndical pour élargir la formation en apprentissage offerte par les syndicats dans les métiers du Sceau rouge, particulièrement pour les projets de construction et de logement.

Comme annoncé dans le budget de 2025, le gouvernement du Canada, par le biais d’Emploi et Développement social Canada, propose d’investir 40 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, afin de créer un service jeunesse pour le climat qui offrira, en appui à la transition du pays vers une économie résiliente et à faibles émissions de carbone, de la formation professionnelle rémunérée et des possibilités d’emplois pour les jeunes Canadiens dans les domaines suivants :

  • adaptation aux changements climatiques et atténuation de ces changements;
  • intervention d’urgence, rétablissement et renforcement de la résilience dans les collectivités partout au pays.

Approche axée sur les personnes : Le rapport du Conseil recommande de prioriser une approche axée sur les personnes à l’égard de la création et du maintien d’emplois durables, notamment en réaffirmant les principes de la Loi canadienne sur les emplois durables, comme le travail décent, et en veillant à ce que les programmes de financement fédéraux soient conformes à ces principes. Le rapport met également en évidence les investissements dans l’infrastructure communautaire et les soutiens sociaux.

Le gouvernement continue d’adhérer aux principes directeurs de la Loi canadienne sur les emplois durables. L’approche du gouvernement pour bâtir une économie résiliente consiste à veiller à ce que les travailleurs partout au Canada soient soutenus tout au long des transformations économiques, y compris pendant la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Cette approche prévoit notamment le maintien d’un dialogue continu grâce à des mesures de mobilisation et aux travaux du Conseil de partenariat pour des emplois durables.

Le Canada travaille à assurer des conditions propices à des emplois de haute qualité (y compris syndiqués) dans l’ensemble de l’économie, notamment en faisant progresser de grands projets d’énergie et de mise en valeur des ressources naturelles afin de créer des emplois bien rémunérés. Les actions du gouvernement du Canada favorisent une plus grande productivité, réduisent les obstacles à la mobilité de la main‑d’œuvre, accélèrent la réalisation des projets et améliorent les possibilités de perfectionnement des travailleurs afin de renforcer les industries et de protéger les emplois dans une économie mondiale en évolution.

Le Plan d’action sur les emplois durables 2026-2030, récemment publié, n’aurait pu être préparé sans la contribution du Conseil, que je remercie sincèrement pour son travail et ses recommandations qui ont aidé à façonner l’approche du gouvernement.

Encore une fois, je tiens à exprimer toute ma gratitude au Conseil de partenariat pour des emplois durables pour son leadership et sa collaboration sans faille.

Je vous prie d’agréer l’assurance de mes meilleurs sentiments.

L’honorable Tim Hodgson, C.P., député
Ministre de l'Énergie et des Ressources naturelle