Emplois durables

Profil de l’industrie : Énergie nucléaire

Le développement du secteur de l’énergie nucléaire du Canada jouera un rôle clé pour faire du pays une superpuissance énergétique propre et conventionnelle. Fort de plus de 70 ans d’innovation, d’un organisme de réglementation de calibre mondial et d’une chaîne d’approvisionnement nationale solide, le Canada possède l’expertise nécessaire pour accroître son parc nucléaire en toute sécurité et devenir un chef de file mondial.

La croissance nécessaire pour répondre à la demande énergétique du Canada entraînera la création de milliers d’emplois dans le secteur nucléaire. Selon l’Association nucléaire canadienne et l’Organisation des industries nucléaires canadiennes, l’industrie contribue à hauteur de 22 milliards de dollars par année à l’économie canadienne et emploie 89 000 personnes. À mesure que le secteur nucléaire du Canada prendra de l’expansion au cours des prochaines décennies, la demande de main-d’œuvre augmentera pour soutenir la construction de nouvelles installations et en assurer l’exploitation. Cela comprend la position du Canada en tant que fournisseur d’uranium de premier plan, qui devrait se renforcer, le potentiel d’exportation augmentant considérablement à mesure que les déploiements nucléaires mondiaux s’accélèrent. Le Canada bénéficiera également des possibilités économiques et sociétales créées par son industrie de l’énergie nucléaire grâce à diverses technologies dérivées non liées à la production d’électricité.

Le secteur de l’énergie nucléaire du Canada compte 17 réacteurs en exploitation (16 en Ontario; un au Nouveau-Brunswick), fournissant environ 15 % de l’électricité du pays. Le Canada a également réalisé des progrès importants concernant les petits réacteurs modulaires (PRM) et construit l’un des premiers projets de PRM opérationnels à l’échelle du réseau parmi les pays du G7.

Bien que l’industrie nucléaire soit concentrée principalement en Ontario et au Nouveau-Brunswick, d’autres provinces, comme la Saskatchewan et l’Alberta, souhaitent développer leur propre production d’énergie nucléaire, ce qui ferait de cette industrie une occasion pancanadienne.

Mesures en cours

  • Le gouvernement fédéral finance la recherche et le développement nucléaires depuis plus de 50 ans, et le programme de recherche et de développement nucléaires du Canada continue de générer d’importantes retombées sociales, économiques et industrielles.
  • Le Plan d’action canadien des petits réacteurs modulaires (PRM) de 2020 a établi la table de leadership pancanadienne sur l’énergie nucléaire, dirigée par RNCan, afin de coordonner et de faire progresser les priorités nationales en matière d’énergie nucléaire avec les gouvernements intéressés, les partenaires autochtones, l’industrie et d’autres parties prenantes.
  • Le Programme facilitant les petits réacteurs modulaires de RNCan fournit 29,6 millions de dollars pour soutenir 15 projets de recherche et de développement visant la gestion des déchets des PRM et la mise au point de la chaîne d’approvisionnement. Le partenariat de subventions Alliance conjoint de RNCan en collaboration avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) appuie 15 autres projets de recherche et de développement dirigés par des universités.
  • Le gouvernement fédéral élabore une stratégie en matière d’énergie nucléaire qui définira les objectifs fédéraux pour le secteur nucléaire, ainsi que les engagements qui permettront de veiller à ce que le secteur nucléaire du Canada contribue directement à la croissance économique et à la sécurité énergétique, tout en appuyant des priorités plus larges visant à diversifier le commerce, attirer des investissements et construire davantage, plus rapidement.
  • La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) fait progresser un projet de dépôt géologique en profondeur proposé pour la gestion à long terme du combustible nucléaire usé du Canada, conformément à la Loi sur les déchets de combustible nucléaire. La SGDN estime que le projet pourrait créer des centaines d’emplois spécialisés sur plusieurs générations, dont environ 200 emplois durant la phase de préconstruction, 640 emplois durant la construction et 700 emplois lors des opérations.
  • Le gouvernement fédéral offre également un soutien important au déploiement des technologies nucléaires grâce à du financement ciblé et au financement de programmes, tout en aidant à établir les conditions favorables au nouveau nucléaire (p. ex., efficacité de la réglementation, crédits d’impôt à l’investissement dans l’économie propre, etc.).

Aperçu économique

  • Projets de réfection : Les projets de réfection prévus en Ontario aux centrales de Darlington, de Bruce Power et de Pickering soutiendront plus de 47 000 emplois directs et indirects.
  • Nouvelles constructions nucléaires à grande échelle : L’Ontario a annoncé des plans pour des réacteurs nucléaires à grande échelle au site Bruce C de Bruce Power et au site de Wesleyville d’Ontario Power Generation (OPG). Le projet de Wesleyville devrait contribuer à hauteur de 263,9 milliards de dollars au PIB du Canada et soutenir 10 500 emplois.
  • Potentiel des PRM : Le premier PRM de l’Ontario, à Darlington, est maintenant la responsabilité du Bureau des grands projets du Canada et devrait soutenir une moyenne de 1 956 emplois par année au cours de sa période de construction de quatre ans. Il devrait contribuer à hauteur de plus de 38,5 milliards de dollars au produit intérieur brut du Canada et soutenir une moyenne de 3 700 emplois par année au cours des 65 prochaines années. Le déploiement de PRM est également envisagé à la centrale nucléaire de Point Lepreau au Nouveau-Brunswick et dans la région d’Estevan/Elbow en Saskatchewan. Capital Power, en collaboration avec OPG, évalue également la faisabilité des PRM en Alberta.
  • Cycle du combustible nucléaire : En 2024, les activités d’extraction et de concentration d’uranium en Saskatchewan ont contribué à hauteur de 2,6 milliards de dollars à l’économie nationale et soutenu plus de 3 400 emplois, dont près de la moitié sont occupés par des résidents du nord de la Saskatchewan. La transformation en aval en Ontario comptait environ 600 autres emplois dans le traitement de l’uranium. Au total, les activités liées au combustible nucléaire ont généré une valeur d’exportation de 4,6 milliards de dollars. À mesure que la demande mondiale d’énergie propre s’accélère et que les nouveaux déploiements nucléaires progressent au Canada et à l’étranger, ces contributions économiques devraient croître considérablement au cours des années à venir.
  • Possibilités pour les nouveaux effectifs : La demande mondiale de compétences nucléaires nécessitera environ 1,1 million de nouveaux travailleurs d’ici 2050. De plus, environ 30 % de la main-d’œuvre de l’industrie nucléaire canadienne devrait prendre sa retraite au cours de la prochaine décennie. Les nouvelles constructions devant débuter dans les années 2030, il y aura une demande importante de gens de métier durant la phase de construction, et des opérateurs supplémentaires seront nécessaires une fois les projets achevés. Cela créera de vastes possibilités pour les peuples autochtones, les jeunes et les nouveaux effectifs sur le marché du travail, y compris ceux provenant d’autres secteurs.

Exemples de carrières et de compétences dans le secteur nucléaire

Lacunes en matière de compétences et professions en forte demande :

  • Ingénieurs
  • Opérateurs de salle de commande
  • Spécialistes de la radioprotection
  • Électriciens
  • Ferronniers
  • Chaudronniers
  • Tuyauteurs
  • Soudeurs
  • Machinistes
  • Mineurs
  • Métallurgistes
  • Analystes chimiques
  • Professions liées à la sécurité

Exemples de qualifications et de certifications :

  • Diplômes en :
    • Ingénierie
    • Sciences des matériaux
    • Sciences des rayonnements
  • Certifications Sceau rouge pour :
    • Chaudronniers
    • Tuyauteurs
    • Électriciens
    • Techniciens en instrumentation
  • Titres de compétences spécialisés en :
    • Radioprotection
    • Sûreté nucléaire
    • Instrumentation numérique
    • Systèmes de commande

Possibilités prévues pour la main-d’œuvre


  • Jusqu’à
    150 G$
    pour le marché mondial d’exportation des PRM (2030-2040)
    Footnote 1


  • 30 %
    de salaires médians plus élevés dans le secteur nucléaire par rapport aux autres technologies énergétiques
    Footnote 2


  • 6 000
    nouveaux emplois par année entre 2030 et 2040 (directs + indirects)
    Footnote 3


  • Salaires dans le secteur minier
    1,9 fois
    les salaires moyens des autres travailleurs (données de la Saskatchewan)
    Footnote 4

Renseignements et ressources supplémentaires

Ressources en matière de carrière

Autres ressources