Table régionale sur l’énergie et les ressources de l’Île-du-Prince-Édouard

Cadre de collaboration sur la voie d’un avenir carboneutre

Introduction

L’Île-du-Prince-Édouard poursuit l’objectif ambitieux de devenir la première province canadienne carboneutre. Elle vise à limiter ses émissions de gaz à effet de serre (GES) à un maximum de 1,2 mégatonne par an d’ici 2030, comme le prévoit sa législation, et à atteindre la carboneutralité à l’échelle de la province d’ici 2040, tout en soutenant la croissance économique et la création d’emplois.

La Table régionale sur l’énergie et les ressources Canada-Île-du-Prince-Édouard (table régionale) est un mécanisme clé de collaboration entre les administrations publiques et les Premières Nations pour atteindre ces objectifs. Lancée en 2022 en collaboration avec des partenaires autochtones, à savoir les Premières Nations Abegweit et Lennox Island, avec la contribution de parties prenantes régionales, la table régionale a pour objectif de : faire avancer la réalisation des priorités de la province en matière d’énergie renouvelable, accroître sa capacité de stockage d’énergie, accélérer sa transition des combustibles fossiles vers des combustibles propres et soutenir la croissance de son industrie des technologies propres.

Ce cadre de collaboration présente certaines des possibilités à court et moyen terme pour réduire les émissions de GES de la province en misant sur des solutions rentables qui favoriseront la création d’emplois durables et la prospérité. Trois secteurs prometteurs ont été recensés comme des leviers stratégiques pour renforcer les avantages concurrentiels de l’Île-du-Prince-Édouard dans une économie à faibles émissions de carbone, à savoir :

Collaboration avec des partenaires autochtones

Bien que la table régionale ne constitue pas un processus de reconnaissance ou de détermination des droits, les gouvernements du Canada et de l’Île-du-Prince-Édouard reconnaissent que la collaboration avec les partenaires autochtones, dès le début du processus et tout au long de celui-ci, est essentielle pour orienter l’initiative et en assurer la réussite. Les gouvernements fédéral et provincial se sont engagés à favoriser et à maintenir des relations positives avec les Premières Nations de la province. La participation des partenaires autochtones à la table régionale a permis de mieux faire connaître l’initiative et les occasions qu’elle offre, tout en permettant de mieux comprendre les perspectives et les priorités des Autochtones.

De plus, le gouvernement fédéral s’est engagé à mettre en œuvre et à appuyer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en tant que cadre pour la reconnaissance et la mise en œuvre intégrale des droits des peuples autochtones ainsi que pour la réconciliation. Ce type de collaboration et de mobilisation précoces s’inscrit dans cette démarche.

La première phase de la table régionale a consisté à établir des partenariats avec les Premières Nations Abegweit et Lennox Island.

À ce jour, les partenaires autochtones ont fait part de leurs premières réflexions sur le processus de la table régionale et ses trois secteurs prometteurs. Parmi les points soulevés figure l’importance d’établir des partenariats avec les collectivités autochtones pour le développement de projets et de financer des projets menés par des Autochtones, notamment dans la mise à l’essai de technologies et de solutions innovantes. La nécessité de soutenir le perfectionnement des compétences autochtones a également été mise de l’avant, notamment par des programmes de mentorat, de recyclage des compétences et de partenariats avec des universités et des instituts de recherche locaux. Les partenaires autochtones ont également souligné l’importance de veiller à ce que les processus réglementaires soient favorables aux technologies émergentes, de disposer d’espaces et d’équipement pour favoriser l’innovation et attirer les innovateurs, ainsi que de combler les lacunes en matière de connaissances sur les carburants propres et l’innovation dans le domaine des technologies propres par l’éducation et la sensibilisation.

Mobilisation des parties prenantes

La mobilisation initiale des parties prenantes a impliqué la participation de l’industrie, des services publics, des organisations ouvrières et des organisations à but non lucratif de l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que du milieu universitaire, des fournisseurs de solutions énergétiques et du secteur des transports de la province. Les commentaires reçus ont été intégrés aux axes de collaboration définis dans ce cadre et serviront de base aux futurs échanges. L’Île-du-Prince-Édouard et le gouvernement du Canada continueront à rechercher des possibilités de collaboration avec des partenaires clés afin de cerner les synergies dans la région et de maximiser les échanges de connaissances dans des domaines d’intérêt commun.

Secteur prometteurs

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Électricité propre et stockage d’énergie

Faire progresser les priorités de l’Île-du-Prince-Édouard en matière d’électricité propre, notamment le stockage d’énergie, la modernisation du réseau électrique et les nouvelles sources d’énergie renouvelable

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Combustibles propres

Favoriser la transition de l’Île-du-Prince-Édouard des combustibles fossiles vers des combustibles propres ainsi que les investissements dans de nouvelles technologies

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Innovation en matière de technologies propres

Accélérer la croissance de l’industrie des technologies propres de l’Île-du-Prince-Édouard

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Électricité propre et stockage d’énergie

Faire progresser les priorités de l’Île-du-Prince-Édouard en matière d’électricité propre, notamment le stockage d’énergie, la modernisation du réseau électrique et les nouvelles sources d’énergie renouvelable

L’Île-du-Prince-Édouard s’est imposée comme un chef de file national dans le domaine de la production d’énergie renouvelable. Elle a notamment atteint le plus haut pourcentage de production totale d’électricité à partir de l’énergie éolienne parmi toutes les provinces et tous les territoires. Bien que la province ait adopté des sources d’énergie renouvelables et non polluantes, telles que l’énergie éolienne terrestre et l’énergie solaire, la demande d’énergie continue d’augmenter, en particulier en hiver.

L’Île-du-Prince-Édouard produit la quasi-totalité de l’électricité générée sur l’île à partir de sources renouvelables, mais elle est également un important importateur d’électricité du Nouveau-Brunswick. Bien que la province continue d’accroître sa capacité de production, sa dépendance à l’égard de l’électricité importée s’est également accrue ces dernières années en raison de l’augmentation de la demande des utilisateurs finaux. Cette croissance de la demande est due en partie aux remises attrayantes accordées par la province pour favoriser la substitution de combustibles, ce qui a contribué à stimuler l’adoption de thermopompes et de véhicules électriques.

Alors que les besoins en énergie électrique de la province continuent de croître, la modernisation du réseau électrique, le stockage de l’énergie et de nouveaux investissements en énergies renouvelables seront importants pour garantir la fiabilité et l’accessibilité financière pour les consommateurs. La table régionale permet de relier les priorités provinciales à des initiatives fédérales clés, telles que le Programme des énergies renouvelables intelligentes et de trajectoires d’électrification et le crédit d’impôt à l’investissement dans l’électricité propre, afin de soutenir les initiatives et mesures régionales cruciales.

Augmentation de la capacité de stockage d’énergie

Pour compléter les ressources éoliennes terrestres de haute qualité de l’Île-du-Prince-Édouard et permettre une meilleure faisabilité technique et commerciale d’autres énergies renouvelables intermittentes comme l’énergie solaire, la province étudie des solutions de stockage d’énergie (notamment les batteries) pour soutenir l’intégration des énergies renouvelables et les efforts d’électrification et de décarbonation de la province. Une capacité de stockage d’énergie accrue, soutenue par des solutions de stockage locales et fiables, pourrait réduire les effets de l’intermittence et améliorer la capacité de la province à exploiter les capacités locales en matière d’énergie renouvelable.

Les technologies de stockage d’énergie, dont des projets pilotes, sont importantes. Une augmentation stratégique des capacités de stockage offrirait également des avantages potentiels pour le réseau, notamment en contribuant au maintien de la tension et de la fréquence. À titre d’exemple, la Première Nation de Lennox Island envisage la création d’un microréseau sur l’île dans le cadre d’une démarche d’autodétermination et de souveraineté énergétique, projet qui comprendrait le stockage de l’énergie. La collaboration avec des collectivités autochtones sur des solutions innovantes en matière d’énergie propre, comme les projets d’énergie solaire et de stockage, favorisera également le renforcement des compétences de la main-d’œuvre locale qualifiée.

Collaboration ciblée à court terme

  • Collaborer avec des partenaires clés, notamment des partenaires autochtones, pour relever les synergies dans la province en matière de stockage d’énergie et maximiser l’échange de connaissances dans les domaines d’intérêt commun.
  • Promouvoir conjointement les possibilités de projets de stockage d’énergie, en collaboration avec les services publics et les partenaires autochtones, notamment des projets à grande échelle et des projets pilotes.
  • Étudier les cadres réglementaires et les structures tarifaires qui favoriseraient le développement du stockage d’énergie.

Modernisation du réseau pour une meilleure résilience

La modernisation du réseau électrique de la province est nécessaire pour répondre à la demande croissante d’énergie et offrir un meilleur service aux contribuables. L’Île-du-Prince-Édouard souhaite mieux comprendre les besoins futurs en matière de modernisation du réseau afin de répondre à l’augmentation de la consommation d’électricité, d’optimiser la gestion des périodes de pointe, d’intégrer des ressources énergétiques décentralisées et de faire face aux conséquences de conditions météorologiques extrêmes.

En 2017, les gouvernements du Canada et de l’Île-du-Prince-Édouard ont investi 142,5 millions de dollars dans deux nouveaux câbles électriques sous-marins traversant le détroit de Northumberland. Les deux câbles d’origine, reliant l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, mis en service en 1977 et conçus pour une utilisation de 40 ans, sont toujours en fonction et jouent un rôle essentiel dans l’acheminement de l’électricité vers l’île. Pour renforcer la résilience et la fiabilité du réseau, il est essentiel de remplacer ces infrastructures vieillissantes et d’adopter de nouvelles technologies de modernisation du réseau. La collaboration entre les gouvernements du Canada et de l’Île-du-Prince-Édouard et les services publics pourrait favoriser l’amélioration du transport interprovincial et contribuer aux efforts de résilience de la province. Par exemple, le crédit d’impôt à l’investissement dans l’électricité propre vise à accélérer l’approvisionnement et la transmission d’électricité propre, notamment en finançant des infrastructures de transport d’électricité entre les provinces et les territoires.

Parallèlement, la protection du réseau électrique de la province contre les aléas climatiques devient de plus en plus cruciale, alors que les changements climatiques entraînent une augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. En 2022, l’ouragan Fiona a frappé l’Île-du-Prince-Édouard, causant des dégâts considérables et privant la majorité de la population d’électricité pendant plusieurs jours. Au lendemain de la tempête, l’Île-du-Prince-Édouard et ses services publics ont réitéré l’importance d’accélérer le déploiement de compteurs intelligents. Ces dispositifs permettront de faciliter le rétablissement du service en cas de panne et de mieux comprendre les habitudes et les besoins des consommateurs.

Collaboration ciblée à court terme

  • Poursuivre conjointement la mise en œuvre à court terme d’une infrastructure de mesurage avancé (IMA) dans l’ensemble de la province, afin d’améliorer le fonctionnement du réseau électrique.
  • Promouvoir les possibilités régionales de transmission et d’échange d’énergie, en partenariat avec les services publics voisins, notamment pour remplacer les infrastructures vieillissantes.
  • Utiliser les outils de modélisation fédéraux pour explorer les possibilités rentables à court terme et le potentiel économique à long terme des technologies d’électrification de l’Île-du-Prince-Édouard.

Augmentation de la production d’énergie renouvelable

L’Île-du-Prince-Édouard génère déjà une part importante de son énergie à partir de ressources renouvelables, notamment l’éolien. Cette forme de production a démontré sa rentabilité et sa durabilité. En développant davantage les installations éoliennes et solaires existantes, la province pourrait renforcer sa résilience énergétique et réduire sa dépendance aux sources d’énergie externes, tout en contribuant activement aux objectifs de carboneutralité.

En plus des installations solaires existantes sur les toits, deux fermes solaires à grande échelle (le projet Sunbank de Summerside et le microréseau de Slemon Park) sont devenues pleinement fonctionnelles en 2024. Ainsi, la production d’énergie solaire de l’Île-du-Prince-Édouard a désormais plus que doublé. Promouvoir la participation des collectivités autochtones à des projets d’énergie renouvelable pourrait également créer de nouvelles possibilités économiques et favoriser la gestion durable des ressources locales.

Les provinces atlantiques travaillent à tirer parti du potentiel éolien de la région pour établir une industrie de l’éolien extracôtier, qui représenterait à la fois une source d’énergie propre et un moteur économique pour la région. À mesure que l’offre d’énergie renouvelable augmente, des occasions sur les marchés nationaux et internationaux pourraient s’ouvrir pour l’Île-du-Prince-Édouard et la région atlantique dans son ensemble, tout en garantissant un approvisionnement constant en électricité pour répondre à la demande provinciale.

Collaboration ciblée à court terme

  • Explorer les possibilités de production d’énergie renouvelable sur l’Île-du-Prince-Édouard en collaborant avec les acteurs fédéraux et provinciaux, les collectivités autochtones et les parties prenantes clés, afin de relever et d’évaluer les synergies potentielles avec les autres provinces atlantiques et de combler les lacunes en matière de connaissances sur les cadres réglementaires.
  • Travailler avec les principaux partenaires provinciaux, fédéraux et autres afin d’explorer les possibilités sur les marchés nationaux et internationaux pour les sources d’énergie renouvelable.

Réussites initiales

  • Le gouvernement du Canada offre un financement stratégique qui contribuera à faire avancer des priorités clés sur le plan de la carboneutralité. Cela comprend 10 milliards de dollars par l’intermédiaire de la Banque de l’infrastructure du Canada, destinés à son secteur prioritaire de l’énergie propre, qui comprend la production sans émission, le stockage d’énergie et la transmission (notamment les interconnexions). Le Fonds de croissance du Canada est un instrument d’investissement public autonome de 15 milliards de dollars qui aide à catalyser des investissements substantiels du secteur privé dans des entreprises et des projets canadiens pour transformer et faire croître l’économie du pays au rythme et à l’échelle nécessaires pour parvenir à la carboneutralité d’ici 2050.
  • Jusqu’à 19 millions de dollars ont été attribués à l’initiative d’électrification durable de Maritime Electric dans le cadre du Programme des énergies renouvelables intelligentes et de trajectoires d’électrification. Ce projet vise à rendre le réseau électrique de l’Île-du-Prince-Édouard plus efficace et plus résilient en remplaçant les compteurs actuels par un système d’IMA. Cela permettra de détecter plus rapidement les pannes sur l’île, accélérant ainsi le rétablissement du courant, et jettera les bases des futures initiatives de modernisation du réseau.
  • Ressources naturelles Canada a accordé 300 000 dollars à Maritime Electric pour une étude préalable visant à déterminer les connexions optimales du réseau de transmission avec le Nouveau-Brunswick dans le contexte de la boucle de l’Atlantique modifiée.
  • Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et Maritime Electric participent à l’Étude sur l’intégration et la transmission de l’énergie éolienne extracôtière dans le Canada Atlantique, lancée par Net Zero Atlantic en mars 2024. Cette étude explore les trajectoires du marché, les défis liés à l’intégration, les investissements nécessaires ainsi que d’autres possibilités et obstacles liés à l’intégration de l’énergie éolienne extracôtière dans le réseau électrique de la région. Ressources naturelles Canada soutient cette étude à hauteur de 6 millions de dollars.
  • Le gouvernement du Canada a investi un total de 12,3 millions de dollars dans le cadre du Programme des réseaux intelligents, et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard a investi 12,7 millions de dollars dans le projet de microréseau de Slemon Park. Ce projet offre de l’électricité propre et permet une gestion efficace des pics de consommation dans un parc autonome regroupant des installations résidentielles, commerciales et industrielles. L’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) a octroyé des fonds à Aspin Kemp & Associates Inc. (AKA Energy Systems) pour développer les capacités du système de gestion d’énergie en aval du compteur utilisé pour la clientèle de Slemon Park.
  • En date de janvier 2025, Ressources naturelles Canada a versé plus de 21,5 millions de dollars dans le cadre de la Subvention canadienne pour des maisons plus vertes pour plus de 4 750 projets sur l’Île-du-Prince-Édouard, aidant ainsi les propriétaires à réaliser des économies, à créer des emplois et à lutter contre les changements climatiques.
  • Dans le cadre du Programme pour la conversion abordable du mazout à la thermopompe de Ressources naturelles Canada, le gouvernement du Canada allouera 99,5 millions de dollars supplémentaires au gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard pour aider les propriétaires à passer de systèmes au mazout à des systèmes de thermopompe admissibles.
  • Ressources naturelles Canada continue de collaborer avec l’ensemble des provinces et des territoires à l’élaboration de l’approche nationale de l’étiquetage des habitations, annoncée dans le cadre de la Stratégie canadienne pour des bâtiments verts. L’objectif de cette initiative est d’aider les ménages à mieux comprendre la performance énergétique de leur domicile et à cerner des solutions pour optimiser l’efficacité, renforcer la résilience climatique et maîtriser leurs coûts énergétiques.
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Combustibles propres

Favoriser la transition de l’Île-du-Prince-Édouard des combustibles fossiles vers des combustibles propres ainsi que les investissements dans de nouvelles technologies

Favoriser la transition des combustibles fossiles vers des combustibles propres sur l’Île-du-Prince-Édouard pourrait réduire de manière importante les émissions dans la province et contribuer à l’atteinte des objectifs de carboneutralité. Une grande partie de la réduction prévue des émissions de GES de l’Île-du-Prince-Édouard proviendra du secteur de l’énergie, alors que la province passe des combustibles fossiles à l’électricité et à l’utilisation durable de la biomasse, des biocarburants, du gaz naturel renouvelable et de l’hydrogène. Grâce à sa petite taille et à sa capacité d’adaptation rapide, l’Île-du-Prince-Édouard peut réagir plus efficacement aux changements du paysage énergétique et relever plus facilement les défis à venir. L’Île-du-Prince-Édouard a donc une occasion unique de devenir un chef de file dans le secteur de l’énergie en favorisant l’innovation en matière de carburants propres et en servant de plateforme pour mettre à l’essai les technologies émergentes.

Par l’intermédiaire de la table régionale, les gouvernements du Canada et l’Île-du-Prince-Édouard collaborent avec des parties prenantes et des partenaires autochtones de la région pour faire progresser les possibilités de carburants propres dans la province (comme l’hydrogène), les technologies de transformation des déchets en énergie, la décarbonation industrielle et la réduction des émissions du secteur des transports.

Hydrogène

Ces dernières années, l’hydrogène propre est apparu comme une solution énergétique prometteuse et durable pour remplacer les combustibles émettant des GES, tels que les combustibles fossiles. L’hydrogène propre pourrait être utilisé comme carburant pour le transport longue distance et la production d’électricité, comme source de chaleur pour l’industrie et les bâtiments et comme matière première pour les processus industriels lourds.

L’Île-du-Prince-Édouard est bien placée pour tirer parti de ce secteur émergent en mettant en valeur ses ressources éoliennes abondantes et de grande qualité pour produire de l’hydrogène ou des dérivés. L’infrastructure éolienne pourrait contribuer à la décarbonation du réseau électrique de la région atlantique et soutenir la production de carburants à faibles émissions de carbone. Sa proximité géographique avec l’Europe et les États-Unis ouvre également des perspectives d’exportation.

L’Île-du-Prince-Édouard cherche à tirer parti des avancées en matière de production d’hydrogène à partir de l’énergie éolienne dans la région de l’Atlantique et à explorer d’autres possibilités de produire de l’hydrogène. Par exemple, la ville de Summerside compte devenir le chef de file des installations d’hydrogène dans la province. La ville entend faire de l’hydrogène un outil de production, de stockage, de distribution et d’approvisionnement. À mesure que le secteur se développe, il sera essentiel d’aborder les questions réglementaires et les lacunes en matière de connaissances sur les carburants propres.

Collaboration ciblée à court terme

  • Collaborer avec la PEI Energy Corporation, les services publics et les municipalités afin de favoriser l’émergence de débouchés régionaux pour l’hydrogène.
  • Étudier les possibilités commerciales relativement à l’exploitation de l’hydrogène, notamment les produits dérivés, et au stockage de l’énergie excédentaire afin de mieux comprendre le potentiel du marché de l’Île-du-Prince-Édouard.

Valorisation énergétique des déchets

Les déchets, tels que les déchets alimentaires, possèdent un potentiel énergétique qui peut être exploité de diverses manières. Par exemple, des digesteurs pour convertir les matières organiques en biocarburants peuvent être utilisés pour le chauffer des bâtiments et dans le secteur du transport. Les Fermes Cavendish, à New Annan (Île-du-Prince-Édouard), utilisent des digesteurs pour convertir les déchets de pommes de terre en biogaz, alimentant ainsi son usine et réduisant ses besoins en combustibles fossiles. Par conséquent, les Fermes Cavendish n’ont plus besoin de transporter chaque jour leurs biodéchets à l’extérieur du site et ont réduit leur production de GES de 35 %, ce qui équivaut à retirer 7 300 voitures de la circulation.

L’Île-du-Prince-Édouard a été la première province canadienne à dépasser l’objectif du gouvernement fédéral en matière de détournement des déchets des sites d’enfouissement. Il existe plusieurs options pour les matières premières organiques. Les déchets des bacs verts et agricoles de l’Île-du-Prince-Édouard pourraient être utilisés pour produire des biocarburants afin d’aider la province à répondre à la demande croissante d’énergie. Des recherches sont déjà en cours dans ce domaine. Par exemple, le laboratoire de l’Atlantique sur les systèmes énergétiques carboneutres (en anglais seulement) de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard étudie un large éventail de possibilités d’utilisation de la biomasse et des déchets organiques, allant des déchets agricoles et forestiers jusqu’aux déchets solides industriels et municipaux, pour produire des matériaux et des produits chimiques normalement dérivés des combustibles fossiles. Les technologies de valorisation énergétique des déchets sont également utilisées dans un certain nombre de bâtiments sur l’île, notamment à Enwave (en anglais seulement), l’installation de chauffage urbain à Charlottetown, qui assure l’approvisionnement en chaleur de plusieurs grands bâtiments dans la région de la capitale, dont le plus grand hôpital de la province.

Collaboration ciblée à court terme

  • S’efforcer d’harmoniser les perspectives des partenaires fédéraux et provinciaux en engageant un dialogue sur la stratégie fédérale en matière de bioénergie.
  • Tirer parti de l’expertise des partenaires fédéraux, provinciaux, autochtones et externes en matière de biodigesteurs et de technologies innovantes et cerner les possibilités et les mécanismes permettant de faire progresser les biocarburants sur l’Île-du-Prince-Édouard à partir d’une variété de sources, dont les déchets.
  • Travailler en collaboration pour soutenir les investissements dans la recherche et le développement de la production d’énergie propre et de biocarburants, en intégrant un financement particulier pour les projets menés par des Autochtones.

Décarbonation industrielle

Les émissions par habitant de l’Île-du-Prince-Édouard sont inférieures de 47 % à la moyenne canadienne. Les principaux secteurs émetteurs de la province sont les transports (42 % des émissions), l’agriculture (24 %), les bâtiments (résidentiels et commerciaux) (19 %) et l’industrie manufacturière (11 %). Bien que l’Île-du-Prince-Édouard ne dispose pas d’un grand nombre de sources fixes fortement émettrices, des pistes pour réduire les émissions industrielles sont toujours explorées.

Dans le cadre de l’objectif de réduire de 40 % les émissions industrielles d’ici 2040, l’Île-du-Prince-Édouard met l’accent sur l’élaboration et la promotion de programmes d’efficacité énergétiques globaux, visant à aider les entreprises à réaliser des économies tout en réduisant les émissions. Parmi les programmes existants, citons la remise sur l’énergie pour les entreprises de l’Île-du-Prince-Édouard, le prêt pour le programme de chauffage des immeubles locatifs, le programme de remise sur l’électricité solaire et le programme de financement de la recharge des véhicules électriques.

Parallèlement, tirer parti des connaissances et technologies existantes concernant les options viables de substitution de combustible pourrait favoriser une adoption plus large dans l’ensemble de l’île. L’expérience d’entreprises comme les Fermes Cavendish, ayant réussi leur transition énergétique, peut favoriser le déploiement de ces technologies efficaces.

Collaboration ciblée à court terme

  • Mettre en commun les connaissances sur la décarbonation industrielle afin de soutenir une mise en œuvre plus large dans la province.
  • Explorer de nouveaux programmes d’efficacité pour les grands émetteurs.

Émissions du secteur des transports

La plus grande source d’émissions de GES sur l’île provient du secteur des transports, principalement des véhicules de tourisme. C’est donc dans le secteur des transports que se trouve le plus grand potentiel de réduction des émissions à court et moyen terme.

Le principal objectif de l’Île-du-Prince-Édouard dans ce secteur est de remplacer les voitures et les camions à essence et à moteur diesel par des véhicules hybrides et des véhicules à zéro émission et de disposer de l’infrastructure nécessaire pour faciliter la croissance des véhicules à zéro émission. Il s’agit notamment de veiller à ce que le réseau électrique puisse répondre à la demande accrue en électricité pour les VZE. L’Île-du-Prince-Édouard a déjà converti environ un tiers de son parc de bus scolaires publics en véhicules électriques et offre des incitatifs pour l’achat de véhicules électriques de tourisme et l’installation de chargeurs de véhicules électriques dans la province.

Les partenaires autochtones ont également relevé des possibilités de réduire les émissions liées aux transports, comme la conversion de véhicules moyens et lourds ainsi que des navires vers les biocarburants, et l’élargissement du transport actif dans l’ensemble de la province afin de réduire le nombre de véhicules sur les routes.

Collaboration ciblée à court terme

  • Poursuivre la collaboration en vue d’accroître l’infrastructure des VZE sur l’Île-du-Prince-Édouard par le biais d’échange de données, d’investissements conjoints ainsi que d’une éducation et d’une sensibilisation accrues.
  • Soutenir conjointement la substitution des carburants et les solutions de rechange propres pour les transports en commun, les parcs de véhicules moyens et lourds et les véhicules marins.

Réussites initiales

  • En 2024, les gouvernements fédéral et provincial ont accordé un financement à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard pour la création du laboratoire de l’Atlantique sur les systèmes énergétiques carboneutres, qui produira des carburants et des matériaux propres et durables à partir de biodéchets. L’APECA a octroyé 151 439 $, Innovation I.-P.-É 64 362 $ et le Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation 147 564 $.
  • En 2024, l’APECA a versé 375 000 $ à AKA Energy Systems pour le développement d’un système de propulsion à l’hydrogène et l’intégration d’un microréseau, et a permis à AKA de modifier ses installations existantes pour intégrer les technologies de l’hydrogène dans son infrastructure de développement de produits. Le Conseil national de recherches a également participé à hauteur de 373 964 dollars.
  • Le Programme d’infrastructure pour les véhicules à émission zéro (PIVEZ) de Ressources naturelles Canada a soutenu l’installation de 332 chargeurs de véhicules électriques sur l’Île-du-Prince-Édouard, ce qui représente un financement total de 3,9 millions de dollars. Ce montant comprend 2 millions de dollars de financement du PIVEZ redistribués directement par le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard à des projets plus modestes de déploiement de chargeurs de véhicules électriques. Les habitantes et habitants de l’île peuvent combiner la remise du gouvernement fédéral avec l’incitation universelle de l’Île-du-Prince-Édouard pour les véhicules électriques, qui comprend un financement pour l’achat et l’installation d’un chargeur de niveau 2 ou pour les coûts de recharge pour les personnes qui ne sont pas en mesure d’installer un chargeur.
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Innovation en matière de technologies propres

Accélérer la croissance de l’industrie des technologies propres de l’Île-du-Prince-Édouard

Le développement du secteur des technologies propres est une priorité stratégique de l’Île-du-Prince-Édouard. À l’heure actuelle, la province connaît l’émergence d’une industrie des technologies propres qui contribue déjà à l’économie locale. L’Île-du-Prince-Édouard, à l’instar du gouvernement du Canada, définit les technologies propres comme tout processus, produit ou service qui réduit les effets négatifs sur l’environnement grâce à une efficacité énergétique importante, à l’utilisation durable des ressources ou à des activités de protection de l’environnement. La province s’efforce d’exploiter l’innovation et de tirer parti des capacités existantes pour développer ce secteur. Les investissements visant à soutenir les innovateurs de technologies propres comprennent un soutien financier par le biais du fonds de recherche et d’innovation en écotechnologie de la province et d’Innovation Î.-P.-É. (cliquer sur FR dans le coin supérieur droit), ainsi que la création du Parc des technologies propres de l’Île-du-Prince-Édouard, du Centre d’innovation en écotechnologie et de l’École d’écotechnologie (en anglais seulement).

Les collectivités autochtones de la province joueront également un rôle déterminant dans l’évolution du paysage de l’innovation dans le domaine de technologies propres. Leur participation au secteur de l’innovation dans ce domaine, par l’intermédiaire de la table régionale, soutiendra les efforts de collaboration visant à faire avancer les priorités communes.

Possibilités de développement de la main-d’œuvre

L’Île-du-Prince-Édouard met en place un parc, une école ainsi qu’un centre d’innovation dédiés aux technologies propres, qui formeront un pôle dirigé par l’industrie. Cette initiative réunira les secteurs privé et public, le milieu universitaire et d’autres acteurs afin de favoriser la collaboration dans ce domaine, le développement des compétences et la commercialisation des technologies propres. La participation des Autochtones, dont des jeunes, constituera également une part importante de la main-d’œuvre dans le domaine de l’énergie propre, et les perspectives autochtones liées aux besoins sur le plan des compétences et de la formation garantiront leur participation aux futures occasions d’emploi.

En s’appuyant sur ces investissements et les partenariats existants, l’Île-du-Prince-Édouard, le gouvernement du Canada et d’autres partenaires relèveront et échangeront des données sur les besoins futurs en main-d’œuvre dans le domaine des technologies propres, afin de soutenir les futurs programmes de formation et de recrutement et de renforcer la main-d’œuvre du secteur dans une économie à faibles émissions de carbone.

Collaboration ciblée à court terme

  • Réaliser conjointement une analyse de marché pour aider l’Île-du-Prince-Édouard à anticiper et à combler les besoins en main-d’œuvre et en développement des compétences dans le secteur de l’innovation en matière de technologies propres.

Profil provincial des technologies propres

L’Île-du-Prince-Édouard possède une solide expérience dans l’implantation précoce de solutions de technologies propres, et la croissance de ce secteur est une priorité pour la province. Afin d’appuyer le positionnement de la province en matière de technologies propres et de mieux définir ses forces et ses perspectives, l’Île-du-Prince-Édouard et le gouvernement du Canada collaboreront à l’élaboration d’un profil personnalisé des technologies propres. Ce profil reposera sur des données et des tendances propres à la région, afin de mieux cerner les domaines d’intérêt. Il offrira aux gouvernements, à l’industrie, au milieu universitaire et aux partenaires autochtones une analyse approfondie du paysage des technologies propres et des perspectives qui s’offrent à la province. Ce travail soutiendra également la Stratégie relative aux données sur les technologies propres du gouvernement du Canada.

Collaboration ciblée à court terme

  • Élaboration conjointe d’un profil de la province en matière de technologies propres, afin d’informer les partenaires autochtones et les principales parties prenantes quant aux possibilités offertes par les technologies propres, pour orienter la prise de décision et les initiatives essentielles au développement du secteur sur l’Île-du-Prince-Édouard.

Initiatives en matière de technologies propres sur l’Île-du-Prince-Édouard

L’Alliance de l’Île-du-Prince-Édouard en matière de technologies propres travaillera avec des partenaires de l’industrie pour attirer de nouvelles entreprises, donner accès à des technologies de pointe et collaborer avec les administrations publiques pour promouvoir la croissance de l’industrie. L’alliance s’inscrira dans un ensemble d’initiatives provinciales dans le domaine des technologies propres, dont l’École d’écotechnologie, qui propose des activités éducatives dans ce domaine, et les événements de collaboration en écotechnologie de l’Île-du-Prince-Édouard. Ces événements, axés sur le réseautage et la sensibilisation, réuniront des professionnelles et professionnels de l’industrie ainsi que des étudiantes et étudiants, et leur comité de planification sera composé de diverses parties prenantes du secteur des technologies propres.

Des partenariats solides établis dans le cadre de l’Alliance de l’Île-du-Prince-Édouard en matière de technologies propres et d’autres initiatives provinciales en matière de technologies propres offriront un cadre permettant à la table régionale de tirer parti de l’expertise et des connaissances pour l’élaboration du profil des technologies propres. Ces initiatives favoriseront aussi les échanges sur l’innovation dans le domaine de l’énergie et l’évaluation des besoins du marché du travail dans ce secteur.

Collaboration ciblée à court terme

  • Rechercher des possibilités de collaboration pour renforcer les relations par l’échange de connaissances et d’expertise dans le domaine des technologies propres et d’autres domaines d’innovation énergétique, notamment avec des partenaires autochtones et des parties prenantes clés.

Réussites initiales

  • En octobre 2024, le gouvernement du Canada a annoncé son soutien à l’innovation dans les technologies propres au sein des communautés des Premières Nations. Cet investissement contribuera à développer des systèmes énergétiques propres dans la région atlantique.
  • En 2023, le Fonds du Défi pour une économie à faibles émissions de carbone d’Environnement et Changement climatique Canada a approuvé le projet de dispositif de récupération de chaleur à New Annan (Î.-P.-.É.) pour un financement pouvant atteindre 1,4 million de dollars. Ce projet, qui se déroule sur l’Île-du-Prince-Édouard, utilise la récupération de chaleur pour améliorer l’efficacité de l’installation et réduire la consommation de gaz naturel.
  • En 2023, l’APECA a contribué à hauteur de 2 millions de dollars pour la construction d’un immeuble à énergie passive à usage multiple dans le cadre du projet EcoPark de Summerside. Le projet est la première installation industrielle de conception à énergie passive certifiée du Canada atlantique. Il répond à la demande actuelle d’espaces de recherche et de fabrication conformes aux bonnes pratiques de fabrication sur l’Île-du-Prince-Édouard, tout en s’intégrant aux caractéristiques écologiques du parc et en ciblant des locataires dans le domaine des technologies propres. La province de l’Île-du-Prince-Édouard a contribué à hauteur d’un million de dollars, dont 500 000 dollars ont été versés respectivement par Innovation Î.-P.-É. et la PEI Energy Corporation.
  • En juin 2023, l’APECA a contribué à hauteur de 2,9 millions de dollars à l’agrandissement de MDS Coating Technologies (MCT) pour l’aider à acheter des équipements de pointe pour l’impression, le nettoyage et le revêtement de métaux en 3D, afin d’augmenter la production et de répondre à la demande commerciale croissante. L’Île-du-Prince-Édouard a également investi 7,5 millions de dollars, dont une subvention non remboursable de 500 000 dollars accordée par Innovation I.-P.-É, pour l’achat d’équipements aérospatiaux spécialisés. MCT a remporté de nombreux prix dans le domaine de l’innovation et des technologies propres, et sa clientèle du secteur aérospatial a réduit sa consommation de carburant ainsi que son empreinte carbone.
  • En février 2022, l’Île-du-Prince-Édouard a inauguré le Parc des technologies propres de Georgetown, centre d’affaires de 25 hectares destiné aux entreprises vertes, et le Centre d’innovation en écotechnologie pour permettre aux étudiantes et étudiants, à l’industrie et aux administrations publiques de collaborer, d’apprendre et d’innover. Le centre abrite l’École d’écotechnologie, qui offrira un certificat de troisième cycle et une maîtrise dans le cadre d’initiatives conjointes avec le Holland College et l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

Emplois durables

L’Île-du-Prince-Édouard est déterminée à mener à bien la transition énergétique et à saisir les possibilités offertes par une économie à faibles émissions de carbone. À mesure que la province et la région de l’Atlantique augmentent leur production d’énergie renouvelable, de nouvelles perspectives se dessinent pour acquérir de nouvelles compétences, envisager de nouvelles carrières et mettre en place de programmes de formation et d’accréditation. Le renforcement de la main-d’œuvre qualifiée sur l’Île-du-Prince-Édouard est essentiel pour s’adapter au rythme et à l’ampleur de la transition vers l’énergie propre. L’élaboration d’initiatives stratégiques de formation, de recrutement et de maintien des travailleuses et travailleurs qualifiés sera importante pour soutenir l’industrie locale. L’établissement d’une économie à faibles émissions de carbone sera également l’occasion d’améliorer l’équité et la diversité et de lever les obstacles auxquels se heurtent les groupes sous-représentés, dont les populations autochtones.

La table régionale explorera les besoins futurs en main-d’œuvre dans un avenir carboneutre en établissant des projections de la main-d’œuvre de la province à moyen et long terme. Tirer parti des partenariats existants établis dans le cadre du parc des technologies propres, ainsi que de la collaboration avec l’industrie, les organisations syndicales et les partenaires autochtones, favorisera l’échange de connaissances sur les besoins anticipés en matière de main-d’œuvre et de compétences associés à l’économie carboneutre de l’Île-du-Prince-Édouard, afin d’orienter la prise de décision à l’échelle provinciale.

Collaboration ciblée à court terme

  • Élaborer conjointement une perspective du marché du travail, qui comprend l’analyse de la disponibilité de la main-d’œuvre, des lacunes et de l’adéquation des compétences, des possibilités futures, des risques et des obstacles, ainsi que de la participation des groupes sous-représentés et des populations autochtones.

Réussite initiale

  • L’Île-du-Prince-Édouard continue de soutenir une croissance économique inclusive et est l’une des premières provinces à s’être engagées dans la campagne Parité d’ici 30, une initiative internationale visant à faire progresser l’égalité des sexes et la diversité lors des transitions vers l’énergie propre et à combler l’écart entre les hommes et les femmes d’ici 2030.

Mise en œuvre et prochaines étapes

Le présent cadre représente un engagement durable en faveur d’une collaboration multilatérale, intégrant la mobilisation des partenaires autochtones et des parties prenantes concernées, afin de favoriser l’action, de renforcer le soutien global et d’attirer des investissements majeurs dans le secteur des ressources et de l’énergie à faibles émissions de carbone de l’Île-du-Prince-Édouard.

Il s’agit d’un guide pour harmoniser les ressources, les échéanciers et les processus, ainsi que d’un engagement à mettre en commun l’expertise et les connaissances techniques, à explorer des moyens plus systématiques et plus efficaces de cerner, de hiérarchiser et de faire avancer des projets d’envergure régionale, et à travailler ensemble pour mieux coordonner les investissements.

Au cours des années à venir, la mise en œuvre des mesures énumérées dans le présent cadre sera une priorité. Plusieurs mesures sont déjà en cours, tandis que d’autres nécessiteront la mobilisation de partenaires et l’étude des possibilités offertes par les divers instruments de financement. Des mises à jour seront effectuées pour suivre les progrès et les résultats tangibles.